Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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lundi 7 juillet 2008

Un vélo, ça change la vie

Un vélo, ça change la vie ;
un vélo diminue les distances ;
un vélo fait gagner du temps.

Depuis que j’ai mon vélo japonais (avec béquille et antivol intégré), la corvée d’achat de couches et lait en poudre s’est transformée en balade.
Depuis que j’ai mon vélo, j’ai découvert des petits temples, des parcs ombragés, des commerces cachés… Tout plein d’endroits qui n’offrent pas suffisamment d’intérêt pour figurer dans un guide et qui de la maison étaient trop loin pour être découverts au cours d’une promenade... mais qui tout à coup deviennent accessible facilement à vélo.

Ma première balade, en avril dernier, m’a menée jusqu’à un sanctuaire dans le quartier de Nakano. J’ai observé pour la première fois que les yeux de certaines statues étaient polis, leur donnant un reflet « vivant ».

J’ai découvert, que certaines statues de pierre étaient peintes.

J’ai découvert l’énorme attribut masculin de ces statues que l’on rencontre pourtant très souvent.

Un sac côté droit, un pot côté gauche, de quel Dieu s'agit-il?

dimanche 15 juin 2008

Tsukiji (marché aux poissons)

Voici une vision personnelle du marché aux poissons de Tokyo, Tsukiji. Merci de m'envoyer vos commentaires ! Stanislas

mercredi 11 juin 2008

Meguro ku

Le quartier de Meguro, (“yeux noirs ”), tire son nom de la divinité Fudô* qui y est vénérée. Il est divisé en deux par la ligne de chemin de fer. Avec des amis, je me suis rendue dans le quartier ouest, la semaine dernière entre 2 journées de pluie, munie du guide «Sur les Pas des ALF»*.

Temple du bouddhisme ésotérique fondé en 1624, le Daien-ji est dédié à la divinité Dainichi Nyorai (forme japonaise de la plus grande divinité bouddhique Vairochana). En 1772, un incendie parti de ce temple, ravagea un tiers de Tokyo.

Aujourd’hui, dans l'enceinte du temple se tiennent 519 Rakan (disciples de Bouddha, en arrière plan sur la photo), dont la présence est sensée consoler l'âme des victimes de cet incendie. On retrouve également de nombreux jisô, coiffés de leur bonnet rouge,

une pierre aux drôles d’empreintes

ainsi qu’une collection complète des 7 dieux de la fortune.

En bas de la rue se dresse l’hôtel Meguro Gajo-en, (jardin de l'élégance), l'un des endroits les plus réputés pour les cérémonies de mariage. La décoration intérieure très kitch, est l'une des plus luxueuses de Tokyo parait-il. Ce n’est pas trop à mon goût mais je dois reconnaître que cela vaut le coup d’œil : des portes d’ascenseur incrustées de jade,

à la cascade du jardin en passant par…. les toilettes.

Si, ce sont bien des photos des toilettes que vous découvrez ci-dessus : coiffeuse pour se remaquiller, plafond doré et petit pont enjambant un ruisseau pour accéder aux cabinets…..
En ressortant de l’hôtel, on aperçoit au loin un love hôtel, tout aussi kitch mais sans la même classe !

Nous nous sommes ensuite rendues au Gohyaku Rakan-ji. L’entrée est normalement payante (300 Yens quand les caissiers sont là…) mais cela vaut vraiment le détour : le pavillon renferme 287 Rakan de bois peints. Tous ont été sculptés par le moine bouddhiste zen Shôun (il en a fait 536 en tout). Très représentatives de la sculpture de l'époque Edo, ces superbes statues sont classées “ Biens Culturels ”. Les photos étant interdites, le mieux est d’y aller !!

Meguro Fudô

En bas du temple se trouve une cascade dont l'eau est sacrée.

Autrefois des moines priaient sous cette cascade, ce que symbolise surement cette statue de pierre.

Une statue de Fudô Myô ô aux yeux noirs (divinité ésotérique, considérée comme une émanation “ terrible ” de Dainichi Nyorai), se dresse au milieu de l’eau.

Fudô Myô fait partie des “ rois de sciences magiques ” chargés de combattre les forces mauvaises et contraires à la loi bouddhique et de protéger les fidèles. On le représente debout ou assis, tenant en main un glaive parfois flamboyant et un lacet pour attraper les méchants ou lier les fidèles.
Comme dans chaque temple dédié à la divinité Fudô*, une fête se tient dans l'enceinte du temple tous les 28 du mois.

*Sur les Pas des ALF : est un recueil de balade dans Tokyo et le Japon réalisé par les ALF. La plupart des informations de ce billet sont issues du guide.

mercredi 28 mai 2008

Roppongi Hills et Tokyo midtown, la suite du triangle

Roppongi Hills s’illustre par la tour Mori, haute de 54 étages.

Le complexe désigné « la ville dans la ville » compte pas moins de 200 restaurants et cafés. Chaque jour 100 000 personnes y viennent en visites (300 000 les jours de WE).

On y trouve aussi le Grand Hyatt Tokyo, dont la suite avec vue sur le Mont fuji avoisine les 230 000 yens la nuit. A ce prix, souhaitons aux clients que la vue soit dégagée !

Au pied de la tour Mori, se trouve le complexe de cinéma Toho dont certaines séances sont ouvertes aux parents accompagnés de très jeunes enfants (lumières tamisées, sons doux et le droit à bébé de pleurer !) .

En haut de la tour se trouve le musée Mori.
Plus loin, on découvre le tout nouveau complexe Tokyo Midtown achevé en Mars 2007 pour une somme faramineuse de 3 milliards de dollars. Ce complexe regroupe 569 000 mètres carrés de bureaux, appartements, magasins ainsi que le plus haut building de Tokyo (248m).

Outre les 132 restaurants et luxueuses boutiques, "Tokyo Midtown" héberge le premier Ritz-Carlton de la capitale, ainsi que le nouvel emplacement du musée contemporain Suntory et le premier haut lieu exclusivement consacré au design de Tokyo, le "21_21" conçu par la star de la mode japonaise, Issey Miyake et le non moins célèbre architecte Tadao Ando.
En face, un parc offre un peu de verdure et des formes étranges .

Voir le billet précédent sur Roppongi.

vendredi 23 mai 2008

Roppongi : le triangle de l’Art à Tokyo

Autrefois surtout connu pour ses boîtes de nuit et bars à hôtesse, Roppongi est devenu un quartier incontournable pour qui s’intéresse à l’Art. C’est au cœur de ce quartier d’affaire que Tokyo s’est doté d’un ensemble artistique avec le Mori Art Museum, le Centre national d’Art et le Suntory Museum of Art. Si vous recherchez du « Japon authentique », évitez ce quartier. Ici, tout n’est que luxe et modernité. Nous y sommes allés cet hiver (pas de feuilles aux arbres sur les photos).

Centre national de l’art : Doté d'une immense façade en verre "high tech" et d'une superficie d'exposition de 14.000 m2, la principale originalité de ce musée est due à l'absence de collection permanente, ce qui fait de lui le plus grand centre d'art mondial d'expositions temporaires, selon son architecte.

La suite prochainement !

lundi 19 mai 2008

Sanctuaires à Ueno

Retour à Ueno avec tante B la semaine dernière pour découvrir les temples et sanctuaires que renferme le parc. Nous avons commencé par le petit sanctuaire dédié à Inari, le renard protecteur des récoltes.

Juste à côté se trouve le sanctuaire Gojo tenjinsha suivi de près par un monticule en haut duquel s’élève cette statue :

Ensuite, à voir absolument, le sanctuaire Tôshôgû, classé trésor national (entrée 200 Y). Comme à Nikkô, il est dédié à Ieyasu Tokugawa, le fondateur du shôgunat des Tokugawa, l'homme qui a élevé Tokyo (à l'époque Edo) au rang de capitale politique.

On y accède par une allée bordée de lanternes de pierre et de bronze (en photo ici sur le blog). Le style architectural de ce sanctuaire est appelé «gongen-zukuri». La porte d’entrée est ornée de dragons qui vont parait-il boire la nuit venue dans l’étang du parc. Nombreux murs peints et laqués à découvrir à l’intérieur (les photos sont interdites). Toujours dans le parc, une des nombreuses cloches qu'affectionnent les japonais. Le son émis par celle ci est classé!

A voir également : Le Kiyomizu Kannondo, une prochaine fois.

vendredi 2 mai 2008

Ginza : Corporation de ceux qui travaillent l’argent

Alors que je rédigeais le billet sur le tapis de pétales de tulipe, j'ai voulu faire un lien vers le billet sur ginza, rédigé lors de la venue de Yove au Japon. C'est ainsi que je me suis rendue compte que je ne l'avais pas publié! Voilà chose faite! :

Autrefois, connu pour ses artisans frappant l’argent, Ginza est devenu le quartier le plus cher de Tokyo (le mètre carré y a atteint le record de 91 470 euros (610 000 francs) il y a quelques années). La plupart des visiteurs se contentent donc de faire du lèche vitrine ce qui a donné naissance à une expression : ginbura signifiant musarder à Ginza. A travers tout le Japon, de nombreux centres commerciaux sont d'ailleurs baptisés Ginza. Alors, si on n’est pas fan de lèche vitrine, il n’y a pas grand-chose à faire dans ce quartier. Quelques immeubles à l’architecture insolite ou la visite des grands magasins pour admirer les kimonos. A côté du magasin Cartier, un immeuble qui a trop bu semble tanguer de toute sa structure.

Plus loin, l’immeuble abritant un célèbre bijoutier japonais parait cloqué de toute part.

C'est dans ce quartier que se trouve le kabukiza (théâtre de kabuki), en photo dans ce billet.
Le très célèbre immeuble san ai qui visiblement n’offre d’intérêt que la nuit.

(la photo de nuit est prise sur google) En se rapprochant des immeubles de presse, le show room de sony fait face à une tour de verre.

A l’opposé du carrefour, un autre immeuble réfléchissant.

Non, ce n’est décidemment pas mon quartier préféré. Mais peut être ai-je loupé quelque chose. Des suggestions?

jeudi 1 mai 2008

1 200 000 pétales de tulipes

A raison de 6 pétales par fleurs, ce n’est pas moins de 200 000 tulipes qui chaque année sont effeuillées à Ginza pour fabriquer le tapis floral de Miyuki dori à Ginza long de 300 mètres environ. En comparaison, la décapitation de 65 tulipes par un salaryman en colère parait ridicule.
Evénement très éphémère puisqu’il ne dure qu’une journée (pendant midori no hi), la rue est rendue aux automobilistes le jour suivant. Cette année le thème concernait les jeux olympiques.

Médailles,

natation,

foot, athlétisme etc…. Un tapis nous a cependant surpris : celui appelé owara. Le tapis représente des danseurs (?) en costumes traditionnels…

Manifestation gratuite, tout le monde a pu profiter des tapis colorés,

pas autant que les papillons cependant.

L'événement était d’intérêt moyen, mais nous avons profité du beau temps dans les rues de Ginza. Retour sur le célèbre koban grenouillesque au pied de l’immeuble san ai,

mélange de genre

et encore un détail d’architecture torturée.

lundi 28 avril 2008

Les pivoines de Yakuo

Sumiko san m’a suggéré d’aller profiter des pivoines du temple Yakuo-in. Quelle bonne idée.

Le site, tout en dénivelé offre de belles perspectives et bien sûr des pivoines magnifiques.

Ne pas manquer à proximité le parc Otomeyama ainsi que le sanctuaire Hikawa jinja.
Yakuo-in : 4-8-2 Shimo Ochiai . Pour y aller, station : Shimo Ochiai ou Takadanobaba

dimanche 27 avril 2008

Azalées au sanctuaire Nezu

Dans les environs de Kyoto, les allées de Toris rouges flamboyants du sanctuaire Fushimi me font rêver. Nous n’avons pas pu le visiter lors de notre passage à Kyoto l’année dernière.
Hier, à l’occasion de la pleine floraison des azalées, nous nous sommes rendus dans le sanctuaire Nezu à Tokyo, connu pour son jardin d’Azalées mais également pour être un pâle reflet du Fushimi.

On y trouve en effet, quelques allées de toris au charme saisissant.

La colline d’Azalée offre de magnifiques bosquets de toutes les couleurs, mais l’enceinte même du sanctuaire m’a plu d’avantage.

Des cryptomères entourent majestueusement la scène de théâtre Noh et les différents bâtiments dégageant une atmosphère sereine en dépit de la foule drainée par les fleurs et le beau temps.

Pour y aller : Station Nezu (chiyoda line), Hakusan (mita line) ou Todaimae (namboku line)

vendredi 25 avril 2008

Balade en bus

Depuis la naissance d’Alexandre, je me rendais à l’ambassade de France (où se trouve une bibliothèque) en bus. Depuis qu’il va à la crèche, j’ai repris mes habitudes souterraines, beaucoup plus rapides…mais bien moins intéressantes. En effet, le métro ne permet pas de profiter des arbres en fleurs ou encore de l’architecture chaotique de la ville qui réserve parfois des surprises : couleurs inattendues, ponctuations géométriques, style art nouveau, ondulations de verre.
Exemple avec cet immeuble rose à Hiroo,

ou encore cette façade agrémentée de sculptures évoquant des muses délurées. (immeuble du ice bar).

Partant de shinjuku, le bus 97 de la compagnie Toei descend droit vers le sud après avoir passé Yotsuya. La ballade devient intéressante à partir de shinanomachi dont voici la gare.

Face à la gare, se trouve cet étrange bâtiment à l’architecture imposante. Une banque y a élu domicile (ou une compagnie d’assurance).

Plus loin, après s'être « faufilé » entre l’asakasa impérial palace d’un côté et le Meiji shrine outer garden suivi du cimtière d’Aoyama très chouette à l’époque d’Hanami, on peut apercevoir la tour imposante de Roppongi Hill

ainsi que le National art center faisant partie du triangle d’art de Roppongi (billet à venir).

mardi 15 avril 2008

Absolut Ice Bar Tokyo

Après l’allocution de F. Fillon et le délicieux buffet français de samedi dernier, nous avons poursuivi la soirée avec nos amis Nat et Fab dans un bar un peu spécial. Préparée en secret, Stan ignorait tout de notre petite soirée et de notre destination finale. Quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver au Ice bar de Tokyo, un lieu qui n’est pas sans rappeler l’hôtel de glace de Jukkasjärvi en Suède, le service à la japonaise en plus.
Le service c’était le prêt de vêtements chauds et de gants pour supporter la température négative (-5°). Ne sommes-nous pas mignons dans ces ponchos fourrés ?

le bar de glace,

le mobilier de glace

Le réfrigérateur de glace,

Les verres de glace

Afin d’éviter toute condensation et formation de cristaux, l’air à l’intérieur est extrêmement sec. Ce n’est qu’en ressortant que l’on constate que l’humidité est de retour à Tokyo.
Les créneaux de 45 minutes se réservent à l’avance. Compte tenu du prix de l’entrée, on regrette tout d’abord de ne pas pouvoir rester plus longtemps mais finalement, au bout de 35 minutes, il n’y a plus personne (allez savoir pourquoi…glaglagla). L’entrée donne droit à une boisson qui à l’exception des softs contient forcément de l’Absolut Vodka…
Il faut compter 1200 yens pour une nouvelle boisson et 800 yens pour un nouveau verre, ce qui pour certains d’entre nous au sang chaud était presque nécessaire.
Après être passée des dizaines de fois devant ce bâtiment de jour à me demander ce qu’il renfermait, je l’ai donc vu de nuit.

Pas mal non ? Allez, kanpai ! (à la votre)

Pour y aller : 4-2-4 Nishi Azabu, Minato-ku, station Hiroo, Roppongi ou Nogizaka.
Pour connaître toute l’histoire de ce concept

jeudi 10 avril 2008

Sanctuaire Yasukuni

Depuis quelques jours, le sanctuaire Yasukuni est sous les feux de l’actualité :
Les trois cinémas de Tokyo qui prévoyaient de projeter un documentaire sur le sanctuaire de Yasukuni, qui a remporté un prix international, ont annulé sa sortie en salles, ont déclaré lundi des responsables des salles de la capitale japonaise. (Brève parue dans aujourd’hui le japon). Ce sanctuaire (et certains de ses visiteurs) sont assez controversés car ils honorent depuis 1978 la mémoire de criminels de guerre condamnés par le tribunal des Alliés à la fin des années 40.
Je ne rentrerais pas dans la polémique mais vous présenterai juste quelques photos. Un plan détaillé du temple en anglais est disponible ici.

Le sanctuaire compte 3 Toris. Le plus monumental (26 m de haut) et le plus éloigné des bâtiments s’aligne avec un deuxième tori, le plus grand de bronze du Japon. Le troisième se trouve face au Haiden, le bâtiment principal.

Le toit du Honden (temple principal) illustre parfaitement l’architecture des sanctuaires shinto avec le chigi (épis fourchu servant à consolider la charpente) et les coiffes métalliques dorées qui protègent le bois.

En revanche, pas de toit de chaume ici, mais toujours des cerisiers (photos faites le 4 avril)

A l’arrière du temple, se trouve un petit jardin avec une mare et d’inévitables carpes, une cascade etc…

Il est probable qu’un spectacle de Noh était programmé dans les jours à venir puisque plusieurs centaines de chaises étaient installées face au nogakudo (scène de Noh), dont les peintures murales semblent être invariablement les mêmes d’un sanctuaire à l’autre.

Le temple offre la possibilité de réserver une salle pour travailler en groupe le shanshuden.

Pour ceux qui en auraient marre des sakuras, voici un rosier.

Pour ceux qui en auraient marre des temples, une lanterne :

Ce jour là, avait lieu un tournoi de sumo (raison de ma présence), on pouvait donc apercevoir des sumos en pyjama ou yukata, se balader dans les allées.

vendredi 4 avril 2008

Kitanomaru

A l’occasion d’une visite au sanctuaire Yasukini que je vous relaterai prochainement, je suis allée admirer aujourd’hui les sakuras autour du palais impérial de Tokyo.
Le long de la très réputée balade de Sakurada-bori :

et depuis le parc de kitanomaru :

Et oui, encore des photos de cerisiers, je japonise à fond, mais c’est tellement beau…. Et aussi très frustrant car la réalité est bien BIEN plus belle que ces quelques photos.

Le budôkan (palais des sports de combat) se trouve juste à côté du parc.

Pour y aller : station Kudanshita ou Takebashi (Toei shinjuku, Hanzomon ou Mita line)

mercredi 2 avril 2008

Dragon doré de senso ji

Chaque 18 mars et chaque 18 octobre, le temple senso ji à Asakusa organise une danse du dragon. A chaque date, une commémoration différente mais un spectacle identique. L’année dernière j’expliquais les raisons de cette danse du 18 mars mais étant arrivée assez tard, nous (mes parents étaient là pour préparer l’arrivée d’Al), nous avions manqué la majorité du spectacle. Cette fois-ci, hors de question de rater l’événement. J’y suis allée, en compagnie de Yove, « armée » de la caméra et d’appareil photo !

Il y avait foule pour admirer le dragon

Ou même le caresser, cela doit porter bonheur j’imagine.

La cérémonie a commencée avec des chants orchestrés par un religieux. Puis sont arrivés des dignitaires et des maikos (apprenties geishas). Enfin, ondulant, est apparu le dragon suivi par un char de maikos et de geishas jouant de la musique.

Photos souvenir du dragon

Photos souvenir portraits

Photos pour Sabine :

lundi 31 mars 2008

Il repassera par là...

il est passé par ici...

samedi 29 mars 2008

Il est passé par ici

dimanche 16 mars 2008

Bonsaïs

Après les averses de vendredi, nous en avons profité samedi du soleil au parc showa kinen à tachikawa (Tokyo). Le parc est connu pour son jardin japonais et ses bonsaïs et offre à chaque saison de nouvelles couleurs. De mars à février on peut y admirer :
-Colzas, pruniers, tulipes, poppys, cerisiers
-Iris, tournesols, orchidées
-Cosmos, ginkgos, érables
-Hellébores, abricotiers
…et tout ce que je n’ai pas su traduire. A l’entrée, des plans sont disponibles en anglais avec le calendrier des saisons.
A cette époque de l’année, l’herbe est encore jaune et les arbres n’ont pas encore de feuilles. Cependant, nous avons pu admirer les parterres de crocus, les pruniers en fleurs et nous avons profité de la tranquillité du lac avant de nous consacrer aux bonsaïs, motif de notre venue.

Où l’on apprend les 3 éléments du bonsaï idéal :

  • Le nebari : la base de l’arbre doit être large et stable, les racines visibles s’étalant dans toutes les directions
  • Le tronc : naturellement évasé à la base, il s’effile en hauteur
  • L’edakukari : les branches doivent être de taille, de silhouette et d‘intervalle harmonieux.
Mais pour que la réussite soit totale, le pot du bonsaï doit être choisi avec le plus grand soin pour s’harmoniser au mieux avec cet art vivant.

Où l’on découvre les types de silhouettes propres aux bonsaïs (en espérant ne pas avoir commis d'erreur dans l'attribution des images):

  • Kabudachi : Base commune à 5 troncs ou plus


  • Chokan : un tronc bien droit et des racines apparentes qui partent dans toutes les directions.


  • Celui ci est un peu empaté au niveau du tronc mais vu son âge, on lui pardonne (300ans)
  • Yoseue : une multitude d’arbres plantés dans un même pot représentant une forêt


  • Moyougi : arrangement harmonieux des branches et du tronc


  • Kengai : évoque l’arbre s’élevant vers les airs et redescendant dans la falaise


  • Ishiyuku : évoque un arbre poussant naturellement sur un rocher


  • Bunjigi : caractérisé par un tronc – branche fin et unique.
Il y aussi le bonsaï qui nous rappelle des films, ….

Indépendamment des bonsaïs, le parc vaut le détour. C’est sur, nous y reviendrons à une autre saison.
Pour y aller : Ome line jusqu’à Tachikawa-kita (ou Chuo line super rapide jusqu’à Tachikita puis correspondance avec Ome line).

jeudi 13 mars 2008

Shibuya

En septembre 2006, nous sommes venus au Japon pour un voyage de reconnaissance. Offert par la boîte de Stan, ce voyage avait pour but de nous décider à venir nous installer à Tokyo. Le bureau se situant à Shibuya, c’est dans ce quartier, à 3 minutes de la gare que nous séjournâmes. A l’époque, j’étais sur la fin du premier trimestre de grossesse qui rimait pour moi avec grosse fatigue et sensibilité aux odeurs accrue. Or, le Japon est un pays de gros fumeurs, et contrairement à le France, fumer est autorisé dans les cafés et restaurants. Chaque matin commençait donc par un petit déjeuner à la fumée de tabac. Ensuite, Stan partait au bureau (semaine de reconnaissance mais déjà au boulot) et moi en vadrouille. Il fallait pour cela :
passer devant les canaux d’évacuation des eaux de pluies

emprunter les hautes passerelles qui me coupaient le souffle,

traverser la gare routière,

passer sous l’autoroute intra-urbaine,

bref, aller à la gare de shibuya.

Beaucoup de bruit, de monde, d’escaliers, pas grand-chose de joli dans ce paysage urbain désordonné. Heureusement, il m’en faut plus que ça pour me décourager et nous sommes donc venus vivre à Tokyo.
A de rares occasions, de n’ai pas remis les pieds à Shibuya. Aujourd’hui, j’ai donc décidé d’accompagner Yove dans ce quartier réputé jeune et branché. Nous sommes allés au temple de la mode jeune au 109.

Chaque boutique affiche son style et met sa sono a fond : oreilles sensibles, s’abstenir !
Nous avons beaucoup aimé les sacs chiens avec chaussures assorties :

Les mannequins sans têtes :

La vendeuse assortie au mannequin :

Les lunettes années…. :

Nous nous sommes rendus ensuite au copo, un magasin spécialisé dans les chaussettes, à droite du 109, recommandé par les VSM. Là, une multitude de gants de pieds.

Les bas amaigrissants

Les achats cadeaux du jour :

Ne pas être pressé le matin car l’enfilage peut être laborieux : il y a un pied droit et un pied gauche !

Autre visite de shibuya ici.

samedi 8 mars 2008

Pèlerinage de Lourdes à Bunkyo ku – Tokyo

Quel plaisir de retrouver Na après ses 6 semaines d’absence. Nous avons repris nos sorties du mercredi et pour l’occasion, avons opté pour un pèlerinage à Lourdes (…en plein Tokyo).

Nous nous sommes retrouvées devant la cathédrale Ste Marie, œuvre de l’architecte Kenzo Tange. Ce n’est pas la première réalisation que je vous montre sur ce blog. Il a également réalisé, la mairie de Tokyo à shinjuku, le stade Olympique à Yoyogi, le siège social de Fuji à Odaiba. A Paris, il a réalisé le centre commercial Galaxie (Place de l’étoile dans le XIIIième).

Construite en 1964 pour commémorer le centième anniversaire de la reconnaissance du catholicisme par le dernier shogun, elle est entièrement recouverte d’acier. L’intérieur tout en volume impressionne par sa taille et son harmonie. Les photos étant interdites à l’intérieur, je me suis rabattue sur l’extérieur. D’en bas, la cathédrale évoque la forme d’une grue, oiseau emblème du japon, mais vu du ciel, c’est bien (parait il) une immense croix qui marque Bunkyo-ku. C’est dans la cour de la cathédrale que se trouve la reproduction grandeur nature de la grotte de Lourdes.

A deux pas de là, se trouve l’hôtel Four Saisons, un palace pouvant accueillir des cérémonies de mariages (l’un des plus cher de Tokyo). L’hôtel tient probablement son nom de son jardin japonais de 7 hectares qui de part sa diversité offre à chaque saison un ravissement pour les yeux. Je vous laisse découvrir sur leur site la galerie de photos. Ci-dessous, une photo de la chapelle de l’hôtel et du jardin.

Nous nous sommes enfin rendues au temple Gokoku érigé en 1681 par le 5ième shogun Tokugawa.

Après avoir grimpé plusieurs palliers, on accède à une charmante petite pagode et à de magnifiques arbustes, en fleurs actuellement.

Pour y aller : station Gokokuji sur la Yurakucho line.

mercredi 5 mars 2008

Ikebukuro (1)

Mercredi dernier je suis allée me balader du côté d’Ikebukuro.
Situé au nord de shinjuku, ce quartier a de forte similitude avec Shinjuku. Réputé jeune et branché, on y trouve de très nombreux grands magasins, et centres de jeux.
J’avais oublié mon guide, heureusement, cette grande tour blanche est comme un phare en mer. Une très bonne balise pour retrouver son chemin.

J’ai commencé ma balade par le Tokyo metroplitan Art space.

Et comme lors de ma première visite, j’ai franchement été déçue. Le lieu est désespérément vide et c’est le seul et unique endroit à Tokyo où je me sois fait accostée (à deux reprises). On y découvre des immeubles à l’architecture intéressante, mais l'imposante statue de la place n’est pas (cela n’engage que moi) à la hauteur du lieu : espace de l’art.

Mais il est vrai qu’en matière d’Art, il faut avoir l’esprit très large…
Au hasard de mes pas, je me suis retrouvée au centre de sport d’ikebukuro, un immeuble de verre de 11 étages qui abrite à son sommet une piscine offrant une vue largement dégagée sur la ville (ou peut emprunter l’ascenseur, ce que je n’ai pas manqué de faire).

J’ai ensuite découvert un quartier remplis de love hotel aux façades variées :

Je suis ensuite revenue vers la gare pour passer de l’autre côté des voies ferrées (qui coupent le quartier du nord au sud, créant une zone est et une ouest). Face à la gare (sortie est) se trouve cette statue :

Il s’agirait d’une copie de l'humanité s'étalant à la surface de la Terre, œuvre de Louis Debré, sculpteur français. L'original de cette statue se trouverait à Paris, dans le quartier de La Défense... Perdue au milieu des voies de circulation, on la remarque à peine et aucun guide ne la mentionne.
Pour terminer, je vous laisse découvrir le koban de la gare.

"Chouettissime" non?

mardi 4 mars 2008

Aoyama : rencontre de la mode et de l’architecture

Le mois dernier, je vous ai présenté le quartier d’Harajuku. Ce même jour, j’avais poursuivi plus loin la balade, dans la continuité d’Omote sando pour découvrir la rue des couturiers.
Yoji Yamamoto, Issey Miyake, Cartier, Prada, certains noms m’étaient inconnus mais les amateurs de haute couture s’y retrouveront.

Sur ma lancée architecturale, voici également quelques immeubles que l’on retrouve sur Omote sando et les rues adjacentes.

A chacun sa pudeur : pour terminer voilà qui détonne avec la discrétion japonaise (les couples ne se tiennent pas la main dans la rue, s’embrasser en public dans les rues est considéré comme très indécent, mais se protéger dans la bonne humeur et sans discrétion semble parfaitement normal)

le magasin condomania s’affiche à l’un des carrefours les plus renommé de Tokyo.

dimanche 24 février 2008

Terre de contraste : Dimanche à Yoyogi

Il y a presque 1 mois, je vous promettais des photos du parc Yoyogi. Voilà chose faite grâce à VSM (je n’ai pu y aller moi-même à cause de la tempête, la poussette se serait envolée).
On le dit souvent, le japon est une terre de contraste. Le quartier d’Harajuku et le parc Yoyogi en sont une bonne illustration. Jugez par vous-même ces photos prises à quelques centaines de mètres d’intervalle de façon quasi simultanée.
A l’intérieur du parc, le Tori du sanctuaire Meiji est construit dans un bois vieux de 1700 ans.

A l’extérieur, le stade olympique construit par l’architecte Kenzo en 1964.

Le sanctuaire Meiji est le plus populaire au japon si on n’en juge par la foule qui s’y retrouve le 31 décembre.

A l’entrée du parc, des rockers en pantalon de cuir et bananes gominées s’en donnent à cœur joie tandis que des jeunes filles posent dans des tenues plus qu’extravagantes.

Au même instant dans le sanctuaire, un mariage est consacré selon le rite shinto.

Terre de contraste, un dimanche à Yoyogi…

Pour y aller : JR yamanote line, station Harajuku.

samedi 23 février 2008

Mochi (2)

M est plutôt sage et calme, S est très bavarde, V fait des blagues.
Comment réagir ? Réponse au temple de Nakano:

Tu peux répéter, j’ai pas compris….

Mouai, c’est rigolo…

Qu’est-ce qu’on se marre !

M’énerve, j’comprends rien !

Restons Zen…

Cet après midi, nous nous sommes rendu au jidokan d'ichibancho. Grâce à l’association des amis de Chiyoda, nous avons confectionné du mochi, que nous avons ensuite dégusté version sucrée, salée.

V, S et M ont bien pilonné,

quand à moi, j’ai confectionné un daifuku.
Le tout en image : (avec une déformation de l'image non résolue...!)

mercredi 20 février 2008

VSM de Ryogoku à Asakusa

VSM sont trop occupés pour vous faire le récit de leur aventure. Alors je prends la relève.
Ils sont allés visiter le musée Edo (vraiment très bien) puis celui-ci étant situé à côté du stade des sumos, ils ont déjeuné d’une potée du sumo. Nous nous sommes retrouvés sous le bâtiment pour le moins imposant du musée. Le parvis dégagé est pas mal aussi.

Le temps était magnifique. Le stade des sumos (kokujikan) renferme un petit musée libre d’accès sur le sujet.. Nous l’avons donc visité et appris que le sumo est un sport vieux de 1500 ans dont les origines sont religieuses. Au 8ième siècle, il fut introduit dans les cérémonies de la cour impériale, les règles furent formalisées et les techniques développées pour aboutir à l’actuel sumo.

Niché dans l’enceinte du stade, un double sanctuaire fait face au stade. Les statues d’Inari (renard) font office de gardiens. Ces animaux seraient friands de tofu frit : il y en avait donc en offrande.

Nous avons ensuite poursuivi à pied jusqu’à Asakusa où se trouve le temple le plus visité de Tokyo. En chemin, nous sommes passé devant (le siège ?) de Bandai.

Leur plus grands succès s’étalaient sur le trottoir : Anpanman bien sûr mais aussi d’autres créatures…

Enfin, nous sommes arrivés à Asakusa. Sélection de quelques photos.

Billets précédent sur Asakusa : 1 et 2