Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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samedi 5 juillet 2008

JR

La réponse au quizz de la semaine dernière.
Pour rappel :

De quoi s'agit-il?

Alors il ne s'agit pas de sonneries de téléphone portable quoi que je n'ai aucun doute sur le fait qu'elles aient été adaptées à cette usage, il ne s'agit pas non plus des mélodies que l'on peut entendre aux passages piétons pour guider les aveugles, ni de celles indiquant aux enfants qu'il est l'heure de rentrer à la maison, ni des musiques d'ascenseurs. Merci à Philippe38 pour son imagination débordante!

Il s'agissait d'un petit clin d'oeil à tous les usagers du JR, le train japonais. C'est en effet, les petites musiques que l'on entend lorsque les portes des rames s'ouvrent et se ferment. Elles varient en fonction de la ligne et de la station.

Je vous propose pour conclure, cette vidéo décalée sur le JR, je ne m'en lasse pas!

J'ignore qui est le type qui apparaît en photo, probablement le créateur de la vidéo qui doit être un accro du film "electric dreams" (en français : La belle et l'ordinateur 1984).

vendredi 4 juillet 2008

Un parapluie pour......

La question était : à quoi ça sert?

Vous avez été nombreux à trouver la bonne réponse, y compris parmi les non résidents au Japon, preuve que l'esprit du blog vous imprègne (?) ou juste un bon sens de l'observation. Voici la réponse

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Il s'agissait d'un parapluie pour chien, typiquement japonais!!

mardi 1 juillet 2008

Tsuyu : les gadgets

Comme promis, le billet sur (une partie) des gadgets que l’on trouve au Japon pour surmonter la saison des pluies.

Il y a bien sûr les parapluies et tout ce qui tourne autour.

Commençons par ce parapluie qui résiste au vent (l'air circule grâce à l'ingénieux système de double toit):


Ensuite, pour éviter de transformer le sol en pataugeoire : pratique dans le métro par exemple.

En bas, le capuchon se dévisse, permettant de faire la vidange. Trop fort !
Les japonais sont des adeptes du téléphone portable. Il est donc fréquent de croiser des cyclistes en pleine conversation téléphonique « au guidon ». Mais quand il pleut, il ne leur reste plus de main pour porter le parapluie. Heureusement :

La photo suivante permet d’apprécier le sens pratique des japonais (qui n’est pas toujours évident) : L’eau récupérée par le porte parapluie alimente le gazon…

Passons maintenant à la protection des pieds.
Qui nous viennent du pays d’Oz (Australie), les Crocs, qui se déclinent dans une gamme de couleurs presque infinie.

Et pour celles qui trouvent que ce n’est pas très féminin, quelques modèles plus gracieux :

Et des pins pour customiser le tout :

Pour assortir à son téléphone portable : le croc porte-téléphone…

Les femmes japonaises plébiscitent plutôt les grandes bottes dont voici un maigre aperçu :

Enfin, si malgré toutes ces précautions, vous êtes quand même mouillé, vous n’avez plus qu’à sortir de votre sac, une petite serviette éponge. En fait, ces petites serviettes sont présentes toute l’année dans les sacs, quand il pleut ou qu’il fait très chaud pour s’éponger et d’une manière générale pour se sécher les mains dans les toilettes publiques (pas de papier, ni soufflerie en général). Là encore, les japonais sont épatants ; jugez par vous-mêmes ces serviettes éponges :

Appétissant non? Retrouvez sur le blog de Baiya, d’autres photos et un article très inattendu sur le métier de « sommelier des serviettes » !!!

Pour conclure, à quoi cela vous fait-il penser?

lundi 30 juin 2008

Nouveauté KKt

Bouble baie :

Pas mal....

Voir toute la collection

samedi 28 juin 2008

Quizz

Je vous propose aujourd'hui de découvrir des sons très familliers des Tokyoïtes.

La vidéo n'a d'intérêt que pour le son à moins de savoir lire le japonais. (Elle dure 10 minutes, mais la première minute est suffisante pour répondre à la question du jour :

De quoi s'agit-il?

Ultra facile pour ceux qui résident au Japon, peut être un peu plus dur pour nos visiteurs passés? J'attends vos réponses (pbubliées avec la solution dans une semaine)

vendredi 20 juin 2008

Tsuyu

Wikipédia : La saison des pluies japonaise ou tsuyu débute généralement début juin et finit à la mi-juillet. Elle touche tout l'archipel à l'exception du territoire d'Hokkaidō (au nord). Elle est due aux fronts pluviaux saisonniers qui se maintiennent au dessus du Japon entre les hautes pressions d'origine tropicale et les anticyclones sibériens.
En surfant sur internet, j’ai découvert une vielle tradition japonaise : le teru teru bozu.

Le teru teru bôzu est une petite poupée artisanale fabriquée avec du papier ou du tissu blanc que l'on accroche aux fenêtres des maisons avec une corde les jours de pluie. Cette amulette est censée faire revenir le beau temps ou s'assurer qu'il ne pleuvra pas lors d'un événement (pique-nique notamment). Il tient son nom du verbe japonais « teru » (briller) et du mot « bôzu » (le bonze). D’après wikipedia, Il est encore très courant d'en voir au Japon, bien que leur efficacité ne soit toujours pas scientifiquement prouvée ! Je n’en ai encore jamais vu…

Cette année, tsuyu a commencé en avance et je pensais (naïvement) vu la météo de la semaine dernière qu’elle s’arrêterait en avance également. C’est d’ailleurs le cas dans la région d’Okinawa (au sud). Les pluies de ce WE m’ont ramené à la réalité. Tout le monde se plaint de ces pluies qui pour moi sont une bénédiction : elles rafraichissent l’atmosphère. Oui mais,

elles n’annoncent pas que de jolies fleurs (les hortensias et les iris drainent beaucoup de visiteurs dans les parcs) ;

elles marquent le début de la saison humide. L’année dernière je vous racontais quelles mesures j’avais prise pour éviter les inconvénients de cette saison (moisissure et pourriture). En ainsi, nous avions limité les dégâts. Cette année, j’ai remis le plan en application avec quelques améliorations.
Tout d’abord, dans la cuisine. J’ai dégotté des sachets capteurs d’humidité destinés à être mis en contact avec les aliments. Pratique pour les pots de sels et de sucre notamment. (magasins shimojima à Asakusabashi).

Ensuite, plus écologique que les bacs remplis de sels et autres sachets du genre, les sacs à vide. Je ne sais pas comment appeler cela mais c’est très pratique. On remplit le sac de vêtements, couettes etc…, on ferme, un petit coup d’aspirateur pour faire le vide et voilà toutes les affaires d’hiver à l’abri de l’humidité et des bébêtes. En plus, on gagne une place folle. J’adore. (magasins Tokyu Hand à Shinjuku et ailleurs).

D’une manière générale, ce ne sont pas les gadgets qui manquent pour faire face à la saison des pluies. Mais ce sujet mérite bien un billet à lui tout seul…

mercredi 18 juin 2008

Fukutoshin sen

Evénement très attendu, l’ouverture d’une nouvelle ligne de métro sur le réseau Tokyo metro. La ligne Fukutoshin a été ouverte au public le 14 juin dernier, venant s’ajouter aux 8 autres lignes de la compagnie et portant à 13 le nombre total de ligne de métro. (je ne parle pas des innombrables lignes de « RER ») dont voici un apercu partiel.

Qu’est ce que cela va changer pour nous ?
Au début, je pensais : pas grand-chose.
En effet, cette ligne sert surtout à désengorger la ligneYurakucho : leurs 9 premières stations sont communes (en haut en marron).

Sur les 16 stations de la nouvelle ligne, seules 3 ont été créées.
En fait, cela va permettre de faire des économies de temps et d’argent.

Le réseau de transport public de Tokyo à la particularité de ne pas être géré par une seule compagnie mais par une multitude de compagnies différentes, la majorité privée. De nombreux « dépato » grands magasins style le printemps, possèdent leur propre ligne du même nom. Ainsi, il existe la ligne seibu à ikebukuro, la ligne Keio à Shinjuku, les lignes Tokyu, keiyo etc…

Qui dit changement de compagnie, dit changement de tarif. Si le tarif augmente avec le nombre de stations, il existe un prix de départ identique pour les 3 ou 5 premières stations : que l’on parcourt 1, 2 ou 5 stations, on paiera le même tarif (qui sera variable d’une compagnie à l’autre).

Ainsi, pour aller à Shibuya, je prenais d’abord la ligne Marunouchi (tokyo métro) jusqu’à shinjuku : 1 station 160 Y. Là je changeais pour prendre la ligne Yamanote (JR) : 3 stations 150Y. Total : 310 yens.
Avec la nouvelle ligne, je reste sur le même réseau, j’ai juste une correspondance. Résultats : 5 stations 160 yens. En plus, comme la ligne est nouvelle, il y a des ascenseurs partout ce qui devrait faciliter les déplacements en poussette. Très appréciable. En fin, la moitié des rames est locale, l’autre moitié fonctionnant en express : depuis ma correspondance à shinjuku san chome, pas d’arrêt jusqu’à shibuya !
Voici la nouvelle carte des métros de tokyo, téléchargeable ici.

Comme dans chaque occasions, spéciales ou non, les japonais dégainent leur appareils photos :

Seul bémol, si les rames ne me paraissent pas toutes neuves, les stations elles sont rutilantes et « puent » le neuf : peinture, plastique, goudron… nez sensibles, prenez garde.

mardi 10 juin 2008

mélange de genre

mardi 3 juin 2008

nouveauté KKt

A l'azuki (haricot rouge japonais) :

Pour tout voir c'est ici !

jeudi 8 mai 2008

Shinbun

Tante B est arrivée à Tokyo mardi.
Aujourd’hui, elle m’a accompagnée à mon cours mensuel de cuisine. Principal sujet de conversation du jour, outre la confection de sushi : la nuit agitée (au sens propre) qu’ont connu les Tokyoïtes. Pas moins de 12 secousses auront perturbés notre sommeil. Les premières ne m’ont pas complètement réveillées, dans un semi « coma » j’avais juste une sensation étrange et désagréable. Mais elles se sont amplifiées et allongées. Le mobile en bambou a eu maintes occasions de se rapeller à nous. Difficile de se rendormir dans ses conditions mais bon, tout va bien, c’est l’essentiel !

La plus puissante secousse a atteint la magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter et le degré "5 inférieur" sur l'échelle sismique japonaise, qui mesure les effets ressentis à la surface. Un séisme d'une telle violence est susceptible d'endommager les routes, les poteaux électriques et les bâtiments les plus fragiles, et de provoquer des chutes d'objets et des bris de vitres. Heureusement, la secousse a eu lieu au fond de l’océan et non sur la terre ferme. Bonne nouvelle également : pas d’alerte tsunami.

Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit des milliers de tremblements de terre chaque année. Selon une étude gouvernementale publiée en 2006, un tremblement de terre de magnitude 7,3 qui frapperait Tokyo pourrait faire 4.700 morts, endommager 440.000 bâtiments et laisser des milliers de personnes coincées pendant des heures dans des trains ou des ascenseurs.

Demain, nous partons en WE prolongé à Nikko, pas de billet pendant 3 jours...

dimanche 4 mai 2008

Kokumin no kyujitsû : jour de repos national

Le japon est un des pays au monde qui a le plus de jours fériés : pas moins de 15 !
Voici les règles à connaître en rapport avec les jours fériés:
  • Si un jour férié tombe un dimanche, le jour suivant devient férié.
  • Un jour entre deux jours fériés (sauf si c’est un dimanche et dans le cas mentionné ci-dessus) devient un jour férié, comme le 4 mai.
Le jour de repos national a été instauré en 1985 afin d’officialisé le « pont » entre le 3 mai (jour de la nature) et le 5 mai (fête des garçons) et favoriser la consommation et l’industrie touristique.
La période comprise entre le 29 avril et le 5 mai compte ainsi 4 jours de congés. C’est pourquoi, la plupart des entreprises, administrations, écoles et universités ferment pendant toute cette période que l’on appelle Golden Week. Pendant la golden week, tous les lieux touristiques sont bondés et les prix flambent : nous voulions aller à Pékin pour l’occasion (et fuire en même temps la foule de touristes japonais) mais les prix étaient deux fois supérieur à la normale !

Pour info : le 25 décembre n’est pas férié au Japon.

mercredi 30 avril 2008

Vélos

Le vélo fait partie du paysage urbain de Tokyo. Il est omniprésent. Pour un scooter, combien de vélo compte-t-on?

Quand nous avons emménagé à Tokyo, nous avions placé dans le container mon vélo. Très vite, nous nous sommes rendus compte qu’il n’était pas du tout adapté à cette ville. La première chose à savoir est que tous les vélos doivent être immatriculés. Cela pour deux raisons : les contraventions et les vols. Ensuite, un vélo doit être équipé d’une béquille car il n’est pas question de le poser contre un mur ou sur la marche du trottoir.

Avec l’entrée d’Alexandre en crèche, est venue l’occasion de m’acheter un vélo. Voici l’acquisition.

Je l’ai acheté à l’occasion d’une sayonara sale : des expats qui repartent et revendent ce qu’ils n’emportent pas. Très pratique. Bien que son ancienne propriétaire l’ait jugé trop petit, je le trouve plutôt grand. Surtout que les japonais en moyenne ne sont pas spécialement grands. Je le trouve aussi très lourd. L’anti vol en revanche est très pratique.

Mes premiers essais furent catastrophiques : j’avais l’impression de ne pas réussir à maintenir le guidon droit. J’ai rapidement pris le pli mais je préfère éviter les trottoirs encombrés. Cette expérience m’a permis de comprendre pourquoi, les japonais paraissent si dignes même à vélo. Cela tient tout simplement à la forme de leur vélo. Une fois dessus, on est assis comme sur une chaise, les coudes contre le corps d'où la gène du début.
Cependant, je généralise, car il existe une diversité impressionnante de vélo. Jugez donc (toutes les photos sont des vélos d’adultes)
Vélo pliable :

Vélo à grand guidon :

Vélo à armature renforcée :

Vélo à petites roues :

Tricycle :

Tout ça prend de la place. Le moindre espace est donc utilisé :

L’effet domino : une scène très courante en hiver et lors de la saison des typhons :

La police veille :

Et pour finir, illustration du vélo pliable :

samedi 26 avril 2008

Azalées

L’azalée est la fleur emblème de shinjuku, l’arrondissement où nous habitons. Depuis deux semaines, les fleurs ont commencé à s’épanouir dans tout le quartier et dans toute la ville.

Il existe de nombreuses variétés, à petites ou grosses fleurs, simple ou multiple, à floraison précoce ou tardive, de diverses couleurs etc….

mercredi 23 avril 2008

La saga des KK

Voilà un billet que certains attendent avec impatience et qui arrive plus tôt que prévu car j’ai décidé de jeter l’éponge. Quand nous sommes arrivés au Japon en septembre 2006 pour la semaine de reconnaissance, nous avons découvert des kit kat au chocolat blanc et au chocolat noir. Quand nous nous sommes installés quelques mois plus tard, j’ai découvert un kit kat à la cerise qui m’a beaucoup plus. Quand j’ai voulu en racheter quelques mois plus tard, je n’en ai plus trouvé. Grosse déception. En revanche, j’ai découvert un autre parfum (il ne devait pas être exceptionnel car je ne me souviens plus de quoi il s’agissait. Au bout d’un certains temps, j’ai fini par comprendre que régulièrement, de nouveaux kit kat remplaçaient les anciens. J’ai donc commencé une petite collection.

A raison de 2 nouveaux parfums par mois, cela promettait un beau billet pour le blog. Mais voilà, le rythme s’est cassé, et les gros sachets ont remplacé les petites boîtes, pas terrible pour la ligne. J’ai donc décidé aujourd’hui de publier sans plus tarder ma collection.
Un parfum qui inspire beaucoup les japonais : le thé (vert de préférence). Sur cette photo : deux formats série limitée et une édition spéciale Kyoto (merci VSM).

Un autre thème qui inspire beaucoup nos amis nippons : les sakuras. J’en ai trouvé sous toutes les formes : kit kat ball, boîte classique, paquet bicolore, et même un ensemble spécial examen fourni avec l’incontournable crayon de papier et la gomme assortie.

Sur le paquet il est écrit kitto sakura saku yo. Traduit littéralement : "assurément, les cerisiers seront en fleurs", autrement dit : toute entreprise sera couronnée de succès.

D’une façon générale, manger des kit kat ou des ton katsu (porc pané) porte bonheur car Kit-Kat, prononcé à la japonaise, se dit "kitto katsu to" autrement dit "assurément on va gagner"! Pour développer ce thème, lisez donc ce billet de Baiya sur le sujet.
Les fruits sont aussi très présents : melon, citron, fraise, kiwi, banane, marron, framboise, pomme, noisette (délicieux), orange, mikan, pêche….

Généralement, ces parfums précèdent la saison des fruits en question, tout comme les kit kat thématiques. Ainsi, les kit kat sakura sont apparus dès février, et les kit kat halloween début octobre.
Quelques parfums inattendus comme le kit kat au sel de Lorraine, oui, vous avez bien lu. (à droite au milieu de la photo).

Il y a les formats édition limitée, les sachets, les KK ball et même des KK promotionnels tel que ce fut le cas pour le film Midnight Eagle.

Enfin, il y a des goûts typiquement japonais tel les KK aux haricots rouges ou encore ceux au kinako (poudre de soja grillé), en vente ce moi-ci avec les KK ball banane (très très banane !).

Est-ce que c’est bon ? Souvent, c’est trop sucré à mon goût, particulièrement ceux au chocolat blanc.
Stan a bien aimé ceux parfumés à la crème renversée,

moi j’ai adoré ceux à la noisette, au caramel (mais très sucrés). Ceux au citron ont l’avantage d’être moins sucrés ainsi que ceux au Kinako que je recommande.

Ajout du 3 juin

Ajout du 30 juin

mercredi 16 avril 2008

Rationnement

Il ya quelque temps, je faisais un billet sur les aliments japonais dans lequel je me réjouissais de trouver facilement du beurre à Tokyo. Je mangeais sans le savoir mon pain blanc.
Deux jours plus tard, j’entamais une nouvelle plaquette de beurre qui était en fait du « butter blend » au gout douteux et à la consistance de margarine. Impossible par la suite de retrouver dans mon magasin de quartier, le beurre d’avant. Il n’y avait plus que du butter blend . Cette semaine, en allant au National Azabu, un supermarché pour expat proposant plein de produits étrangers et toutes les étiquettes de prix en anglais, j’ai eu confirmation que le butter blend n’était pas du beurre.

J’ai aussi découvert pourquoi il était désormais si dur de trouver du vrai beurre : la production est trop faible. Ceci est dû à trois principaux facteurs :

  • faible demande des années précédentes,
  • augmentation du prix du grain et
  • augmentation des demandes d'autres pays en produits laitiers au détriment de la production de beurre.

On en arrive donc à une situation de rationnement : vrai beurre ou faux beure limité à 2 plaquettes par personne lors du passage en caisse, cela peut paraître raisonnable mais c’est en fait tout un symbole quand on sait que certains expat viennent de très loin et donc rarement pour faire les courses dans ce magasin.

J’en profite pour vous donner le prix d’une plaquette de 450 g :

  • Butter blend: 5.6 euros
  • Beurre 100% : 10 euros

Qui dit mieux ?

National Azabu : Minami-Azabu 4-5-2. station Hiroo sortie 1

samedi 12 avril 2008

A bord du mistral

La France et le Japon, fêtant cette année les 150 ans de leurs relations diplomatiques, il fallait marquer le coup.

François Fillon (accompagné de Valérie Pécresse, qui parait-il parle japonais et d’Anne Marie Idrac) a fait une visite éclair au Japon pendant laquelle il a rencontré l’empereur, le premier ministre Fukuda, des industriels (air bus etc..) et pas moins de 800 ressortissants français, dont nous faisions partie. L’ambassade de France s’était chargée de l’organisation de la réception des français à bord du Mistral, un « bâtiment de projection et de commandement », en fait un porte hélicoptère.

Stan et moi avons donc eu la chance de visiter un bâtiment de la marine nationale, aux dimensions impressionnantes pour les néophytes que nous sommes. Munis de notre invitation, nous nous sommes présentés au Mistral qui mouillait dans le port de Tokyo. Les contrôles de sécurité m’ont paru bien sommaires (même si j’ai faillit me faire refouler, mes papiers d’identité étant à mon nom de jeune fille). Nous avons eu droit à un discours du premier ministre nous rappelant la grandeur de la France (à laquelle nous - les expats – « contribuons grandement au Japon » dixit) qui fut suivi par un cocktail adapté à notre situation d’éxilés : pains, fromages et charcuteries à profusion, ainsi que petits fours servis par de gentils marins en uniformes. Merci M Faure !
Ci dessous, vues depuis le pont du mistral :

mercredi 9 avril 2008

PESO

Public Employment Security Office

Mardi j’avais rendez vous au bureau Hello work de Shinjuku, une antenne PESO spécialisée dans les demandeurs d’emplois étrangers vivant à shinjuku. J’y allais sans grande conviction mais j’ai été assez surprise.
J’avais pris rendez vous (indispensable) en précisant que je ne parlais pas japonais. Une interprète avait donc été prévue. Question : est ce qu’un service similaire existe en France pour les étrangers ???
Après avoir créé ma carte en 5 minutes (apporter pour cela passeport, alien card et permis de travail), l’employé s’est inquiété de savoir si j’avais un moyen pour faire garder mon bébé. Ce point abordé nous avons discuté de mon domaine de compétence puis il a lancé les recherches. Au final, il m’a été proposé une offre, malheureusement, les attentes pour ce poste incluaient la rédaction de protocoles en japonais.
L’employé m’a expliqué que les entreprises qui recrutaient des étrangers ne passaient généralement pas par leur service et m’a invité à repasser quand même tous les 15 jours pour lancer une nouvelle recherche. Je me souviens qu’à l’ANPE de Compiègne, l’employé avait fait les yeux ronds quand je lui avais dit : j’ai des compétences en biologie moléculaire et cellulaire, en biochimie des protéines etc…. Ici, l’interprète m’a bluffée en me demandant si apoptose était relié à la thématique mort des cellules et cancer !
Ces deux personnes m’ont consacré presque 2 heures de leur temps pour une tâche (presque) perdue d’avance, le tout avec le sourire.

Avant de terminer cette longue bafouille, j’aimerais vous donner les lignes directrices à suivre pour rédiger un CV en Japonais.

  • Photo : obligatoire, parfaitement alignée avec le texte et de bonne qualité
  • Formation : par ordre chronologique (pas comme en France) en débutant par l’école élémentaire.
1981- 1986 école primaire de Chazay d’Azergues
1986 – 1990 collège A Kandelaft…… Etc…
  • Diplôme : toujours par ordre chronologique, tous doivent figurer même si ils n’ont aucun lien avec le boulot en question (j’en ai compté 14 avec le brevet des collèges!).
Je vous laisse découvrir ici, le reste des caractéristiques du CV japonais. Ce qui est sûr, c’est qu’un CV rédigé de la sorte en France atterrirait direct dans la corbeille.

Doc complète

mardi 8 avril 2008

Après la neige, la pluie

Ce WE, il neigeait sur Tokyo et malgré une température moyenne de 15 °C, les flocons tenaient bien dans les rues et mêmes sur les plans d’eau :

Cette neige de pétale nous annonçait la fin d’hanami. Hier, le vent a transformé les derniers pétales en flocons et la pluie venteuse d’aujourd’hui a balayé le manteau rose (et cassé en moins d’une heure, deux de mes parapluies).

Pas de regret pour les sakuras, ils se teintaient déjà du vert des feuilles

mardi 1 avril 2008

Le phénomène Krispy kreme

Stan me demande souvent si j’ai enfin mis sur le blog le billet krispy kreme. Alors voici :

Tout d’abord, il faut savoir que les japonais adorent faire la queue. C’est du moins l’impression qu’ils donnent. Krispy Kreme est une marque américaine de doughnuts qui s’est implantée à Shinjuku en décembre 2006. Pour l’ouverture, il y aurait eu une distribution gratuite et une offre alléchante : 1 an de doughnuts offerts!

Les passants voyant la queue énorme générée par la distribution se sont alors dit : il y a du monde, ça doit vraiment valoir le coup. On pourrait croire que tel un soufflet, le phénomène allait retomber. Et bien un an plus tard, le succès est toujours là. Il faut parfois faire la queue 3h pour pouvoir acheter ses petits beignets qui je dois l’avouer sont finalement fort bons. Le mois dernier, après une visite matinale du marché aux poissons, Stan et moi sommes passés devant la boutique où la queue n’était que de 35 minutes (à 9h du matin un samedi). Alors nous avons tenté le coup !

Les tokyoïtes seront d’accord pour dire que la queue est vraiment courte sur cette photo. Mais comme le phénomène est vraiment marquant je me doutais bien que je trouverais plein de vidéo très démonstratives sur you tube prises de jours comme de nuits et quelque soit la météo. La preuve en image :

Lorsqu’il ne reste plus que 30 minutes d’attente, chaque personne dans la queue reçoit un glacé original, la recette succès de la marque.

Oui, c’était BON !!
A 15minutes, on est contre les vitres du « théâtre des activités » qui permettent de visionner toutes les étapes de fabrications.

A 5min, on reçoit la carte pour faire le choix. Voici le mien :

Il y a cependant un coupe file : si vous achetez des boîtes déjà remplies (soit des glacés, soit un assortiment surprise), vous pouvez couper la file.)

Pour y aller : shinjuku sortie southern terrace

lundi 31 mars 2008

Hanami encore et encore

Aujourd’hui je devais faire Hanami avec mon groupe de conversation en japonais. La faute au mauvais temps, la rencontre a été annulée. Ce n’est qu’en fin d’après midi, que le ciel s’est dégagé grâce au vent froid qui soufflait. Nous avons donc fait un Hanami furtif avec Alexandre car, vraiment, on « caillait » !

Jeudi dernier, c’est avec Yove que nous avons fait un vrai Hanami (avec pique nique sous les sakuras) au parc de Shinjuku, juste avant leur retour en France.

Les sakuras sont aussi beau en grand ensemble qu’isolés.

Là rien à voir avec le chmilblic mais c’est chouette quand même

Samedi, je récupérais mon vélo acheté dans une sayonara sale chez sa propriétaire. Le rendez vous avait lieu à Roppongi (voilà un billet Tokyo par quartier qui attend depuis un mois d’être publié) et en chemin, se trouvait le cimetière d’Aoyama autre lieu réputé à Tokyo pour admirer les cerisiers en fleurs. Nous avons donc fait un petit arrêt, et nous n’étions pas les seuls !

Certains irréductibles faisaient hanami entre les tombes, encouragés par les restaurateurs ambulants. Mais le ciel décidemment trop blanc nous a convaincu d’acheter un trépied et de photographier les sakuras de nuit. 1er essai avant l’achat du pied plutôt encourageant.

vendredi 28 mars 2008

Le panier de la ménagère (2)

Aujourd’hui au programme racines et tubercules en tous genre.

Commençons par quelque chose de bien connue : les pommes de terre. A Tokyo, on trouve deux types de pommes de terre. Les petites rondes et les petites allongées.
Les rondes servent pour les purées tandis que celles au format allongé s’adaptent à toutes les autres situations : sautées, frites, en soupe… elles ont plus de tenue.
Généralement, on trouve ces tubercules par paquet de 0,5 à 1 kg (ça ne va pas chercher bien loin tous ça !)

Utilisées comme des pommes de terres, voici les satoimos.

C’est l’une des plantes potagères les plus anciennes du Japon (et de Chine). Elle a une saveur proche de la pomme de terre, plus riche et plus douce. Sa consistance bien que ferme est moelleuse sous la dent. Elle est très légèrement gluante (plutôt glissante en fait). Elle se consomme en bouillon mijotée ou cuite à la vapeur. Une fois achetée, se conserve une semaine maximum.

Le gobo Cette racine longue de plus d’un mètre (coupée en 3 sur la photo) est longtemps restée un mystère.

Il s’agit tout simplement de bardane. Les japonais en on fait un aliment de consommation courante. Le gobo se mange cuit. La chair grisâtre est très filandreuse et légèrement amère. Sur ce blog, plusieurs recettes.

J’ai testé la recette de gobo sautés sans grand succès.

Takenoko
Il s’agit tout simplement de pousse de bambou mais sous un format bien différent de celui auquel nous sommes habitués. Je n’ai jamais pensé à le prendre en photo jusqu’ici alors voici une image trouvée sur le net.

Peu calorique, croquant c’est idéal en ragout car la pousse prendra le goût de la sauce. Les japonais utilisent également l’écorce séchée pour envelopper certains aliments.

Je terminerai aujourd‘hui sur cette racine qui tire son originalité de sa forme plus que de son goût (quasi inexistant) : le renkon.

Il s’agit de racine de lotus. Utilisé en tempura, fondue ou salade, il est souvent cuit ou assaisonné avec du vinaigre pour souligner sa douceur.

Voir le précédent billet le panier de la ménagère (1)

mercredi 26 mars 2008

Sakura : les nouvelles du front

En cette journée ensoleillée, petit Al et moi, sommes allés suivre de près l’évolution de la floraison des cerisiers, événement national. Petit détour par la ganda gawa river (à côté de chez nous)

pour aller au final à shinjuku gyoen.

Les narcisses tiennent le coup.

Le clou de la balade : cet ensemble multicolore :

mardi 25 mars 2008

Kafun-sho

Depuis plus d’un mois, nous observons une recrudescence des fameux masques d’hôpitaux que beaucoup croient liés à la pollution alors qu’il n’en est rien. Le responsable : le sugi ou cèdre du japon.
Pour combler la pénurie de bois dûe aux incendies de la Deuxième Guerre Mondiale, le cèdre a été planté massivement de 1949 à 1970. Choisi pour sa croissance rapide, il couvrirait aujourd’hui près de 12% de la surface du territoire. Ce cryptomère commence à produire le pollen au bout de 30 à 40 ans, ce qui correspond parfaitement à l'explosion du phénomène "Kafun-sho".
Kafun-sho ou rhume des foins est un mot dans toutes les conversations et tous les médias au Japon, de février à avril. Ainsi, sur la page météo de yahoo japon, il est possible de visionner la carte de l’intensité du phénomène.

Tokyo est dans le rouge et ma gorge le ressent... Ces allergies touchent environ 14 millions des japonais et le moyen le plus efficace pour se prémunir des inconvénients paraît dérisoire : port de masque en tissu ou coton et de lunettes spéciales. Alors ne dites jamais à un japonais allergique qu’Hanami est la plus belle période de l'année !

samedi 22 mars 2008

Bientôt Hanami

Voici la carte de la floraison des sakuras qui permet à tous les japonais de faire Hanami dans tous le Japon. Même Hokkaido?

Retrouvez l'info complète (en japonais) ici.

vendredi 14 mars 2008

White day

Apparu dans les années 80, le white day se veut le pendant de la saint Valentin. C’est une fête purement commerciale mais qui fait un tabac au japon ainsi qu’en Corée et à Taiwan.
Wikipedia propose une théorie sur l’origine de cette fête qui me plait bien. Un fabricant de guimauves aurait proposé aux hommes de renvoyer l’ascenseur aux femmes en leur « remboursant » les chocolats et les autres cadeaux qu'ils recevaient pour la Saint-Valentin sous forme de guimauves. A l'origine le nom de cette journée était d'ailleurs le « Marshmallow Day ».

Peu après les industries ont réalisé qu'elles pouvaient gagner de l'argent grâce à cette tradition, en proposant aux hommes d'acheter du chocolat blanc. À l'origine, le cadeau offert par les hommes était donc blanc, ce qui explique le nom de cette journée. Aujourd’hui, les white cadeaux ne se cantonnent pas à des gourmandises comme en témoigne cette pub pour un grand magasin d’ikebukuro.