Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mardi 20 mai 2008

Ecrire en japonais

Les japonais utilisent 3 écritures différentes : les hiragana et les katakana qui sont des alphabets syllabiques, et les kanjis qui sont des idéogrammes chinois.

Les kanjis
Au 4ième siècle, les japonais sans système d’écriture, se sont approprié les caractères chinois. Certains caractères ont été pris pour leur sens, d’autres pour leur valeur phonétique : le début des problèmes.
Les prononciations issues du chinois, (lecture par le son), ont donné ce qu'on appelle les prononciations ON, tandis que les prononciations issues du japonais, (lecture par le sens) sont appelées KUN .
Pour corser les choses, il peut exister plus d'une lecture ON, suivant l'époque à laquelle elle fut introduite au Japon (le chinois ayant évolué), ou encore suivant la région de Chine d'où elle est venue. De même, il existe plusieurs lectures KUN. Dans certains cas, on dénombre 20 lectures différentes pour un même kanji…
Illustration pour ce kanji de première année :

Prononciation ON : shô ou jô, prononciation kun : ué, uwa, kami, a, noba.

Les hiraganas
Les hiraganas, comme les katakanas, ont été formés par inspiration d'un kanji de même son : ce sont donc des formes simplifiées de caractères chinois. Ils auraient été inventés par les femmes.
Ils permettent d’écrire les mots japonais auxquels ne correspond aucun kanji, telles que les particules grammaticales, les suffixes, les terminaisons grammaticales. Ils servent également à indiquer la phonétique d’un kanji peu connu.

  • Il existe 46 hiraganas de base auxquels peuvent s'ajouter des doubles traits ou des petits ronds.
    Exemple : TE" se prononce DE, ou encore HA° se prononce PA.
  • Il existe également des associations d'hiragana pour former les syllabes supplémentaires : SHI + ya se prononce SHA ou RI + yo se prononce RYO.

  • Les voyelles doubles :
    hâ s'écrit haa,
    hî s'écrit hii,
    hû s'écrit huu,
    hê s'écrit hei,
    hô s'écrit hou
  • Les consommes doubles : pour doubler une consomme, on lui fait précéder un petit "tsu" つ.

Les katakanas :

Ils sont utilisés dans le système d'écriture japonais pour les mots et noms étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Ils peuvent également servir à mettre en valeur dans un texte des mots qui s'écrivent normalement en kanjis ou en hiraganas.
Illustration avec mon nom :
ソフィ (sofi)
デノビオン (dé nobion) Le V n'existe pas

La construction de cet alphabet est le même que celui des hiraganas. Il existe 46 caractères de bases, auxquels viennent s’ajouter 18 autres correspondant à des sons qui n’existent pas dans la langue japonaise.

Appréciez le subtil de ces quelques caractères :
N : ン  et SO : ソ
SHI : シ et TSU : ツ
KU : ク et KE : ケ
ME : メ et NA : ナ
Soyez attentif, ce ne sont pas les mêmes!

samedi 5 avril 2008

Nouvelle déco

Un article paru dans le bulletin de novembre des ALF m’avait fait doucement rigoler :
La question était : Pourquoi apprendre les kanjis ?
Et la réponse : parce que c’est facile
(QUOI !!!!! me suis-je exclamée !)
On nous explique que le chiffre 1 s’écrit一, le chiffre deux : 二et le chiffre 3 : 三.
Ensuite on passe à des mots tels que montagne 山: ou rivière : 川. Ne voyez vous pas la forme de la montagne et l’eau couler ?? Vu comme cela, les kanjis paraissent enfantins. Alors voici la suite :

4 : 四 ; 5 : 五 ; 6 : 六 ; 7 : 七 ; 8 : 八 ; 9 : 九.

Puisqu’on est dans les chiffres, savez vous que le les japonais ne disent pas cent mille mais dix man (dix dix-mille). Ils ont un mot pour dire 10 000 et dès qu’on parle de gros chiffres c’est la cata car il faut déplacer tous nos repères d’un zéro.

De même, il est important de connaître le kanji voulant dire 1000 et 10 000 lorsqu’on retire des sous aux distributeurs si l’on veut éviter cette petite mésaventure arrivée à Marie.

Bon, quel rapport avec le titre de ce billet ?
Cette semaine, nous avons refait la décoration de nos toilettes. Pour moi, la déco pour élèves de CP : 80 kanjis à apprendre, pour Stan, la version CE1 : 160 kanjis .

Nous avons converti le « je vais aux toilettes » par « je vais réviser mes kanjis »…

dimanche 10 février 2008

Yonkyuu.. suite et fin

Enfin...

Après plusieurs semaines - mois - d'attente, voici le résultat tant attendu. Je suis diplômé du Japanese Language Proficency Test level 4 (Yonkyuu) avec un score de 90 % (d'accord, en arrondissant un peu).
Voici la preuve... (cliquer pour agrandir)



Quant à dire que ce score reflète une aptitude à communiquer en japonais, il y a un pas que je ne franchirais pas...
Néanmoins cela fait plaisir de voir que les heures passées à réviser Kanji, vocabulaire, grammaire sont récompensées.
UN GRAND MERCI A OYA SAN POUR SON AIDE DANS LA PREPARATION 大家さん どうもありがとうございました (et à Sophie pour sa patience à m'avoir vu des soirées entières écrire des kanji sur des cahiers).

Yonkyuu

Tout sur le fameux JLPT...

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dimanche 2 décembre 2007

Nihongo nôryoku shiken (JPLT)

Le JPLT (Japanese Language Proficiency Test) ou Nihongo nôryoku shiken est un test officiel sanctionnant le niveau de japonais. C’est le seul à être vraiment reconnu au Japon.
La session annuelle se tient le même jour pour le monde entier. On s’inscrit en septembre, on passe l’examen en décembre et on a les résultats en février - mars (pourquoi si tard alors qu’il s’agit d’un QCM avec correction par lecture optique ?)
Il y a 4 niveaux :
Le niveau 4 nécessite la connaissance d’environ 250 kanji (idéogramme)
Le niveau 3 environ 500 kanji
Le niveau 2 environ 1000 kanji. Ce niveau est nécessaire et suffisant pour travailler au Japon avec des Japonais.
Et le niveau 1 : les 1945 kanji officiels. Le niveau 1 représente le niveau "courant". Il est requis pour pouvoir s’inscrire à l’université.
Stan passait le niveau 4 aujourd’hui. Voici les attentes : maîtrise des éléments de la grammaire, acquisition d’environ 100 kanji et 800 mots, capacité à tenir une conversation simple, lire des textes faciles et écrire des phrases simples et courtes (équivalant à 150 heures d’étude).
Alors l’inévitable question qui nous a déjà été posée :
Q : « et toi tu as passé l’exam ? »
R : « non »
Q : « pourquoi »
R : « j’ai arrêté les cours à la naissance d’Alexandre, je les ai repris en septembre, il me manque 5 mois de cours. Stan est plus studieux et pratique plus souvent que moi qui n’ai pas vraiment de collègues pour mettre en pratique ce que j’apprend ».
Cet examen était l’occasion de créer une nouvelle rubrique dans ce blog, qui vous permettra petit à petit de découvrir cette langue si facile (…) ! !!!