En complément des billets sur le 7ième art et plus facile à emporter sur la plage, je vous présente aujourd'hui des romans japonais.
Les dunes de Tottori de Nishimura Kyōtarō (1982)
Pour éponger une partie de son déficit, la Compagnie nationale des chemins de fer japonais organise des excursions surprises d’un WE dites «train du Mystère». Personne n’en connait la destination, cette interrogation constituant un des attraits majeurs de l'affaire. La formule a un tel succès qu'il faut s'inscrire quatre mois à l'avance.
Parmi les visites surprises, figure souvent celle des célèbres dunes de Tottori. Mais un jour, les 407 voyageurs du « Train du mystère » sont enlevés par des truands qui exigent... un milliard de yens de rançon.
Les inspecteurs Honda et Totsugawa enquêtent. Parviendront-ils à empêcher l'exécution des otages, à récupérer le convoi disparu et à arrêter les gangsters avant que les parents des voyageurs ne découvrent l'horrible tragédie ? Telles sont les prémices de ce roman d'action, mais surtout de déduction, que nous propose l'un des plus grands maîtres du policier japonais.
J’aime bien les romans policiers en général et je n’ai eu aucun problème à rentrer dans l’histoire qui illustre de façon délectable la passion des japonais pour leur compagnie de chemin de fer, et la rigueur et le respect tout japonais des horaires.
Kyoto de Yasunari Kawabata (1962)
Histoire de deux jumelles, très tôt orphelines, qui ont été élevées séparément. Elles ne se retrouvent qu'une fois devenues jeunes filles. Mais elles ont été formées par des milieux à ce point différents que, d'elles-mêmes, elles décident de ne plus se revoir.
Au-delà de ce thème très simple, c'est tout le drame du Japon moderne qui est le sujet de Kyôto : l'européanisation puis, après Hiroshima, l'américanisation accélérée d'une société qui avait jusqu'alors vécu sur des bases sociales, culturelles et morales entièrement autres.
Ce roman sobre et pur plaira aux amoureux de l’entente entre l’homme et la nature mais ennuiera ceux en attente d’action : « écrit en 1962, Kyoto est sans doute l’ouvre qui exprime le plus profondément le déchirement métaphysique et psychologique de l’écrivain japonais ».
Je poursuis la série "billet culturel de l'été" avec 2 nouveaux films : Kaosu de Hideo Katana 1999
Synopsis : Un homme se retrouve complice d'un faux kidnapping, celui de la femme d'un riche homme d'affaires qu'elle met elle-même en place. Elle se laisse cloitrer dans sa maison, tandis qu'il envoie la demande de rançon. Mais lorsqu'il rentre chez lui au soir, il retrouve la femme morte, son cadavre allongé sur le sol...
Mon avis : Un thriller tout en suspens qui n'a rien à envier à Hitchcock
Blood and bones de Yoichi Sai, 2005
avec Kitano
Synopsis : En 1923, un jeune paysan coréen, quitte son île natale et débarque à Osaka. Son obsession : faire fortune. Le film retrace le parcours de cet être à la limite de l’humain dont les actions et réactions imprévisibles vont détruire sa famille
Mon avis : Kiatano incarne le rôle à la perfection mais le film ne fait que ressasser la même violence complaisante. L'absence de sens et de synthétisme, la durée trop longue plombe ce film.
Le bentō désigne le casse croûte contenu dans un coffret pris hors de la maison. On pourrait le comparer au sandwich en plus complet et plus nutritif.
Traditionnellement, c’est un plat préparé à la maison tous les matins (par l’épouse, la mère) pour être consommé à l'école ou sur le lieu de travail, mais on peut en acheter sur tous les quais de gare au Japon, dans les combinis …...
Il est difficile d'imaginer un écolier ou un travailleur manuel sans son bentō "maison" et sa bouteille de thé dans son sac ou dans son cartable. (il n’y a pas de cantine au Japon. Les élèves mangent dans la salle de classe le bento qu’ils ont apporté).
La préparation du bento joue un rôle symbolique dans de nombreux récits de la littérature ou du cinéma japonais. D’ailleurs, les japonais utilisent le préfixe honorifique « o » O-bentô ce qui souligne son importance dans la civilisation et la vie japonaise quotidienne.
Pour peu qu’on ait une âme d’artiste, le bento peut revêtir bien des formes.
Bento coquin
Bento travailleur
Bento de Noël
Bento anpanman
Et bien d'autres bentos en tous genres pour petits et grands.
J’ai toujours été épatée de voir la minutie de ces préparations. Et je me demandais combien de mères japonaises apportaient quotidiennement un tel soin à la préparation de ces bentos.
Et puis j’ai découvert leurs secrets : il existe toute une batterie d’instrument dédiés à la préparation des bentos.
Les moules : en forme de winnie l’ourson, de voiture, train, avion, bateau, étoile, oiseau etc….
Les petits pics pour les boulettes
Les poinçonneuses pour fabriquer les yeux et autres éléments délicats de décorations
Les pinces fines pour positionner correctement les-dits éléments
Les stylos à réservoir de ketchup, sauce soja etc… pour faire des dessins
Les moules à blancs et jaunes d’œufs
Et pour compléter, une panoplie de gourdes très kawai (mignon)
Ainsi que des boîtes à bento et sacs à bento.
A fond jusqu’au bout !!
Je vous invite à cliquer ici pour découvrir plein de bentos rigolos. Le site est en japonais mais il suffit de cliquer sur les dates pour voir des bentos différents à chaque mois. Allez voir notamment celui du 23 janvier 2008 et passez la souris sur la photo...
L’été approche et pour beaucoup ce sera bientôt les vacances : farniente ou sport, mer ou montagne, à vous de choisir. Côté culture, voici pour vous détendre un peu de Japon. Je commence aujourd’hui avec 2 films assez récents :
Nobody knows de Kore-eda Hirokasu 2004
(Prix d’interprétation masculine du festival de Cannes pour Yagira Yuya qui a 14 ans devient le plus jeune comédien récompensé sur la croisette).
Synopsis : Quatre enfants vivent avec leur mère dans un petit appartement à Tokyo. Ils sont tous de père différent et ne sont jamais allés à l’école. Le propriétaire ignore même l’existence de 3 d’entre eux qui ne devant pas se montrer sont consignés à l’intérieur de l’appartement. Un jour, leur mère disparaît en leur laissant un peu d’argent et un mot à l’attention de l’aîné pour qu’il s’occupe de ses frères et soeurs. Ainsi commence une vie que nobody knows.
Mon avis: Issu d’un fait réel cette histoire émouvante permet de découvrir Tokyo au quotidien loin des clichés touristiques. J’ai adoré
Après le pluied'Akira Kurosawa 1999 (Ame agaru)
Synopsis : Dans le Japon féodal, un groupe de voyageurs est bloqué par la rivière en crue dans une petite auberge de campagne. Parmi eux se trouvent Ihei Misawa, un samourai sans maître qui excelle dans l'art du combat. Il va vite être remarqué par le seigneur de la région qui lui propose de devenir son maître d’armes.
Mon avis : l’histoire est simple mais les images et les combats très esthétiques
Du 12 au 17 juin au 11ième étage de Takashimaya shinjuku se tient une exposition d’ikebana de l’école sogetsu
Je m’y suis rendue hier en compagnie d’amies françaises et japonaises, c’était vraiment splendide. Dommage que mon appareil photo ait une nouvelle fois mis de la mauvaise volonté. Voici quand même quelques photos de piètre qualité pour vous présenter la diversité de forme et de couleur que recèle cet art floral.
Le thème de l’expo portait sur les contenants : les vases et récipients étaient pour certains créés par les artistes eux-mêmes.
Nous avons pu rencontrer l’actuelle dirigeante de l’école qui avait composé une œuvre grandiose et un petit bouquet modeste dans un vase bien moins modeste : Picasso !
Pour terminer, un bouquet hors expo, comment le trouvez-vous ?
Le mois dernier, les amis de Chiyoda, proposaient une initiation à l’ikebana. Je m’y suis rendue.
La pratique de l’ikebana nécessite peu d’outils : un récipient, un ciseau
et un pique fleur (kenzan).
Les professeurs appartenaient à l’école sogetsu et nous ont enseigné 2 arrangements que nous avons réalisé en utilisant les mêmes fleurs. La composition s’articule autour de 3 lignes principales (Shin, Soe, Hikae) utilisant 2 végétaux différents.
Les tiges vertes et tendres doivent être coupées dans l’eau pour éviter la formation de bulle d’air privant les fleurs d’eau. 1ère composition : le style basique :
1ère étape mesures : soit A la longueur du vase et B sa hauteur
2ième étape coupe :
symbole rond (shin) : 1.5 x A+B
Symbole carré (soe) : 0.75 x shin
Symbole triangle (hikae) : entre 0.75 et 0.5 x soe
3ième étape disposition des 3 éléments (vu de profil et d'au dessus)
4ième étape finalisation : on ajoute une troisième variété de plante
2ième composition : le style penché
Les étapes sont les mêmes que précédemment : le shin mesure A+B, les autres éléments sont coupés en conséquence.
La disposition des éléments est la suivante :
Pour cette composition penchée, il est important de bien planter les tiges sur le kenzan. Voici comment procéder :
Plus la tige est lourde ou longue, plus le kenzan devra être lourd. A la fin de la séance, nous avons reçu en cadeau souvenir un petit kenzan. Il ne m’a pas permis de refaire le bouquet à la maison, j’ai donc du innover et surtout m’adapter au poids des tiges. Plus rien à voir avec ce qu’on nous avait appris, mais j’étais plutôt satisfaite du résultat !
Dans le cadre des activités ALF, j’anime un groupe de conversation en français. Le terme groupe est un peu usurpé puisque dans les premiers temps, je n’avais qu’une seule « élève ». Celle-ci est professeur d’ikebana, elle m’a donc expliqué l’ikebana et la philosophie de son école, l’école sogetsu.
L’ikebana est une composition florale traditionnelle de la culture japonaise. Le terme vient de Ikeru : composer et Hana : fleur. Introduit par les moines, l’ikebana s’est développé dans la bourgeoisie puis les femmes y ont eu accès avec l’ouverture du Japon en 1868.
Il existe différentes formes d’ikebana.
Les formes figées telles :
ika (fleur dressée, très complexe)
O kaka notion confucéenne ternaire : le ciel, l’homme, la terre (ten chi jin). Cette base est toujours d’actualité dans les écoles d’aujourd’hui.
Les formes plus libres telle le chabana, une forme très simple, que l’on retrouve à l’intérieur des maisons dans le tokodoma.
Il existe plus de 1000 écoles d’ikebana.
L’école Sogetsu a été fondée en 1927 par Shigatana san alors âgé de 25 ans. Elle repose sur trois concepts :
Idée : ossature
Matière : chair
Savoir faire : l’enveloppe, le mouvement.
Il faut faire preuve d’innovation (sans rechercher la rareté). Les ciseaux sont très utilisés puisqu’il faut éviter la surcharge.
Il existe de nombreux sites parlant d’ikebana. J’en ai sélectionné deux pour vous.
Un site international en anglais, très complet (différentes écoles, matériel, événement ….) ici
Un site japonais consacré à l’école sogetsu (en anglais, recense les évènements au Japon et à l’étranger. ici
Enfin, un blog photo ici.
(fêtes des enfants, fêtes des garçons par opposition au 3 mars (fêtes des filles)
L’élément le plus représentatif de cette journée est la carpe (koi), symbole de bravoure donné aux petits garçons pour qu’ils deviennent aussi courageux et fort qu’elle. On les retrouve un peu partout : dans la cour de la crèche bien sûr,
mais aussi dans les jardins privatifs accrochés à des mats (koi nobori), les magasins.
Il y a toujours au minimum 3 carpes : la plus grande en noir représente le père suivi d’une carpe rouge pour la mère et d’une ou plusieurs autres petites carpes en fonction du nombre de garçons.
De même que pour Hina masturi, les familles aisées installent une estrade à trois niveaux sur laquelle elles placent des poupées à l'image de héros légendaires, une réplique miniature d'armure de samouraï, avec un arc, des flèches, un sabre, un casque (kabuto), une bannière en soie portant les armoiries familiales, etc ...) ainsi que les objets du culte shintô nécessaires pour invoquer les kami de la guerre. Ces éléments décoratifs coutent une véritable fortune.
Comme c’est aussi l’époque de la floraison des iris, cette fleur est très présente pendant la fête. Dans certaines familles, on fait prendre aux garçons un bain parfumé à l’iris. Certaines pâtisseries utilisent même les feuilles comme enrobage (chimaki) et les enfants sont parfois autorisés à boire du saké aromatisé à l’iris. Une autre pâtisserie associée à cette fête est le kashiwa mochi, un mochi enveloppé dans une feuille de chêne.
Sumiko san nous avait offert un ravissant koi nobori l’année dernière. Cette année, Alexandre s’est vu offrir deux jolies petites boîtes contenant de délicieuses gaufrettes.
De mon côté, je lui ai confectionné des carpes et un casque de samouraï (kabuto) en origami.
Ce jour à haute valeur patriotique commémore la constitution actuelle du japon adoptée en 1947 après la défaite. Elle repose sur une version présentée par le général Mac Arthur. Grand sujet de fierté parmi les japonais, l’article 9 est certainement le plus connu : il concerne l’interdiction du Japon à participer à des activités de guerre (sauf en cas d’auto défense).
Les autres changements importants apportés par la nouvelle constitution sont :
La perte du pouvoir gouvernemental de l’empereur qui n’occupera désormais plus qu’un rôle purement symbolique
La souveraineté du peuple
La séparation complète des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs.
A l’occasion de cette journée, le bâtiment de la diète (assemblée nationale) ouvre ses portes au public.
Empereur du japon pendant la seconde guerre mondiale, Hirohito est né le 29 avril 1901.Lorsqu’il accéda au trône en 1926, le 29 avril devint un jour férié.
A sa mort en 1989, cette journée fut déclaré journée verte en mémoire à la passion de l’empereur pour la nature.
Il y a deux semaines environ, je suis allée au sanctuaire Yasukuni pour assister à des combats de sumo. N’étant pas fan de sumo, c’était pour moi l’occasion de découvrir ce sport autrement qu’à la télé et à moindre frais puisque l’entrée était libre d’accès à condition de faire partie des 6000 premiers. (Les billets d’ordinaire sont plutôt chers).
Une heure avant le début des combats, les ¾ des places étaient déjà occupées.
En attendant, j’ai pu assister à la préparation de la piste, le dohyô, constitué de terre battue surélevée de 60 cm environ.
Chaque combat débute par une annonce chantée. Le chanteur, le yodibashi muni d’un éventail se tourne vers les 2 écuries de sumo, appelant ainsi les prochains combattants.
Ceux-ci, une fois en piste effectuent des shiko, assouplissements établis selon un rituel très stricts issu du shintoïsme.
Un mythe s’effondre : tous les sumos ne sont pas énormes :
Les combats sont très court, souvent moins d’une minute. L'arbitre, le gyôji, vérifie que tous ce passe dans les règles. Il change régulièrement.
Le spectacle commençait à 11h et se terminait à 15h. Au bout de 80 minutes, je suis partie. Ceux qui sont resté jusqu’au bout, ont pu voir les sumos dans leurs belles tenues de combat ; le matin, ils ne portaient qu’un pagne. Tant pis pour moi, j’en avais assez vu.
J’en avais déjà croisé au cours de mes promenades et même mis sur le blog, mais c’est à Hiroshima puis Miyajima que j’ai vraiment découvert les Shichifukujin, aussi appelés Fuku no Kami.
Il s’agit du groupe des sept divinités du bonheur censées apporter fortune et bonne santé. Composé de divinités bouddhistes, brahmaniques, taoïstes et shintoïstes d’origine Japonaise, Chinoise et Indienne, ce groupe symbolise pour les confucéens les sept vertus essentielles de l’Homme: Longévité, Chance, Popularité, Magnanimité, Candeur, Dignité et Gentillesse.
Fuku no Kami est souvent représenté dans des sculptures et peintures naviguant sur un takara-bune (le bateau des trésors).
Les sept divinités sont (de bas en haut et de gauche à droite): Daikoku-ten, Hotei, Fukurokuju, Benzai-ten, Bishamon-ten, , Ebisu, et Jurôjin.
Daikokuten (nom shinto) est le dieu de la richesse. Il est également considéré comme le dieu des cuisines. Généralement, il est représenté, debout sur des balles de riz, coiffé d'un bonnet et portant à l’épaule un gros sac contenant la sagesse et la patience, ainsi qu'un maillet porte-bonheur (uchide no kozuchi). Il est parfois représenté sur un sanglier. Ici, le Daikikuten du temple Hase à Kamakura.
Hotei est le dieu du contentement et du commerce. Il est vénéré dans certains monastères zen. Son gros ventre et son sourire symbolise la générosité. Il est représenté tenant un gros sac plein de richesses et un éventail ou levant ses bras en direction du ciel ou bien encore assis dans un sac contenant des trésors. On dit qu’il est le seul mortel parmi les Shichifukujin. Une statue d’Hotei est souvent placée à l’entrée des magasins ou de restaurants comme ici à Shinjuku, ou chez un marchand de bonsaï ou encore à Kamakura.
Fukurokuju, est le dieu de la richesse, de la longévité, de la virilité, de la sagesse et de la fécondité (quel drôle d’assemblage !) Il habite le corps d’un vieillard à la tête allongée ou conique, portant une barbe blanche (symbole de sagesse et de l’âge) et tenant une canne ornée d’un rouleau de parchemin sur lequel est inscrite la sagesse du monde et d’un éventail.
Benzaiten (ou Benten), la déesse bouddhique de l’éloquence, de la musique, de la littérature, des arts et des sciences, de la vertu et de la sagesse, de la prospérité et de la longévité. Parfois accompagnée par un serpent blanc elle est représentée jouant du biwa(mandoline japonaise). Elle symbolise la beauté, l’amour. Elle est particulièrement vénérée des joueurs, des artistes et des marchands.
Bishamon-ten : Pour le bouddhisme il est le gardien de la loi bouddhique. Il est souvent représenté, vêtu d’une armure tenant en ses mains une lance ou une pagode (symbole du Bouddisme). Pour le Shintô il est l’un des 3 « kami » de la guerre (San-Senji).
Ebisu, le dieu shinto des pêcheurs et de la prospérité incarne également la santé. Il est représentant vétu d’un kimono et tenant dans ses mains une daurade rouge symbole de bonne fortune et une canne à pêche.On le vénère aussi comme dieu du foyer et, dans les villages agricoles, comme dieu des rizières. Il est célébré tous les ans le 20 janvier dans les sanctuaires qui lui sont dédiés.
Jurôjin, dieu de la prospérité et de la longévité est dépeint sous les traits d’un vieillard portant une longue barbe blanche et une coiffe d’érudit. Il est souvent accompagné d’un cerf ou d’une grue (messager). On le représente parfois portant une canne et un parchemin sur lequel est inscrit le secret de la longévité.
L’image des Shichifukujin est considérée par la plupart des Japonais comme un charme puissant. Ainsi, pour les fêtes du nouvel an de nombreux Japonais font un pèlerinage appelé Shichifukujin meguri dans les lieux dédiés à un ou plusieurs Shichifukujin. Pour O-Shôgatsu (nouvelle année) les japonais s’offrent des enveloppes contenant de l’argent. Ces enveloppes de couleur rouge sont souvent ornées du bateau des trésors « takara-bune ».
L'équinoxe de printemps est un jour férié au japon. Pendant la période de 7 jours qui entoure l’équinoxe (Haru no higan) se déroulent des fêtes traditionnelles bouddhiques au cours desquelles, les familles se rendent au cimetière pour apaiser l’esprit des anciens. A cette occasion, les japonais confectionnent des o’hagi, des boules de riz couvertes de pâte d’azuki.
Nous, nous avons profité de ce jour férié pour tester le brunch d’un grand hôtel à deux pas de chez nous avec de bons amis. Délicieux !
L'encens japonais joue un rôle très important dans la société nippone. Au même titre que la cérémonie du thé, le rituel de l'encens fait partie d'un certain art de vivre.
Vers la seconde moitié du VII° siècle, les riches japonais se mirent à utiliser couramment l’encens pour embaumer les pièces d'habitation (soradaki) et pour parfumer les vêtements (ikô). Ils utilisaient, pour ce faire, un encens (nerikô) préparé en malaxant une poudre de bois parfumé, des produits aromatiques d'origine animale et du miel, selon un procédé d'origine chinoise. Chacun gardait jalousement sa formule ce qui développa une sorte de compétition appelée takimono-awase, dont le vainqueur était celui qui présentait le mélange de la meilleure qualité.
Aux XIV° et XV° siècles ils commencèrent à utiliser les bois eux-mêmes, avec lesquels ils pratiquèrent un autre jeu, le meikô-awase. Il s'agissait non seulement de juger des qualités et des défauts des encens présentés, mais également de l'adéquation des appellations en fonction de leur couleur, de leur forme, de leur provenance, ainsi que des références poétiques et littéraires auxquelles ils renvoient.
ci-dessus, jeton pour jouer.
Rapidement, des amateurs de parfums, des lettrés et gens de culture s'employèrent à relever le niveau de cette cérémonie en sélectionnant les meilleurs bois aromatiques, puis en les reliant à la culture littéraire. De plus en plus raffinés, ces jeux finirent par donner naissance à la "voie de l'encens", le kôdô, un art japonais "total".
On retrouve dans la composition des encens japonais deux bois précieux : le bois d'Agar et le bois de Santal. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Grâce aux ALF, j’ai participé à une cérémonie du Kôdô.
Installées sur des tatamis comme pour une cérémonie du thé, nous avons « écouté » 3 encens différents. Ensuite, nous avons ré-écouté ces 3 encens, le jeu étant de déterminer dans quel ordre par rapport au premier passage.
Beaucoup de matériels sont nécessaires pour la cérémonie. Des cendres sont chauffées à blanc puis disposées en forme de cône.
Un étroit tunnel vertical est percé pour permettre à la température de remonter. Dessus est déposée une plaque de verre sur laquelle l’encens sera posé. Trop chaud ou trop froid et l’encens ne peut pas être entendu correctement.
Fête des filles, fêtes des poupées, fêtes des fleurs de pêchers
3 noms pour une même fête qui se tient chaque année le 3 mars. A cette occasion, on célèbre en famille la croissance réussie des fillettes en exposant un ensemble de poupées sur un autel à 7 gradins tapissé de rouge.
Les poupées représentent des aristocrates de l’ère Heian (VIII au XII siècle). Des petits biscuits de riz multicolore servent à la décoration et s’accompagnent de saké et d’eau bouillante. Les biscuits que j'ai acheté sont salés et pas mauvais du tout en apéro.
Les petites filles portent pour l’occasion un furisode (kimono), et reçoivent des cadeaux de leurs proches. Elles se rendent, accompagnées de leurs parents, au sanctuaire local pour solliciter la bienveillance des divinités shintô.
Pour en savoir plus.
Si on ne veut pas dépenser des fortunes en poupées, il est possible de les faire soi même en origami. L’année dernière, Sumiko san ma prof de japonais m’a appris à faire la princesse (mebina) et le prince (obina). J'en ai donc refait cette année :
Comptez 5 feuilles pour le prince à gauche et 6 pour la princesse à droite.
Retrouvez prochainement sur notre site, les patrons pour réaliser ses poupées origami. Plus simple, ce site, propose des coloriages et pliages pour enfants pour faire des petites princesses.
Jour férié
Depuis 1966, le 11 février est officiellement le jour anniversaire de la fondation (mythique) de l'état japonais par l'empereur Jimmu (660 avant JC).
Cette fête nationale, Kenkoku Kinen no Hi, donne toujours lieu à de vives controverses et manifestations dans tout le pays car elle présente une forte connotation nationaliste.
En effet elle correspond aussi à la date de la proclamation de la constitution de 1889 qui mit définitivement fin à l'ère des shôgun et promut l'empereur chef suprême de l'Empire du Soleil Levant en cultivant le mythe de son essence divine.
Stan travaillait le matin et en se rendant au travail, il a pu observer des camionnettes noires qui pullulent ce jour là et dont les hauts parleurs devaient certainement débités des messages nationalistes. En le rejoignant, j'ai rencontré le même genre de camionnettes sur mon chemin.
Stan travaille à Shibuya, juste à côté de la gare ; voici la vue qu'il a depuis son bureau :
Ou comment fêter l’arrivée du printemps sous la neige
Au Japon setsu-bun (la chandeleur locale) célèbre l’arrivé du printemps le 3 ou 4 février (la date varie avec le calendrier lunaire). Des cérémonies de purifications sont organisées dans les maisons, les temples bouddhiques et les sanctuaires shintô.
(Ci-dessus affiches dans un sanctuaire à Harajuku et à Kabuchichô)
Les cérémonies consistent à jeter alternativement des haricots de soja aux quatre vents (mamemaki) en criant "Oni wa Soto" ("dehors les démons!") et à l'intérieur en criant "Fuku wa Uchi" ("entre bonheur!"), ce rituel est censé chasser les mauvais esprits et faire venir le printemps. Il est déconseillé de laisser les graines trainer sur son balcon, cela attire les corbeaux!)
Vidéo sur You tube.
On trouve alors facilement dans les magasins des graines de soja grillées avec des masques de démon et de pureté ?
J’avais donc fait ma provision de graines il y a 15 jours. Et comme il est coutume de manger un nombre de haricots égal à son âge pour s'assurer une longue vie j’ai choisit des graines légèrement enrobées de sucre, meilleur au goût.
Dans les écoles, les enfants fabriquent des masques de démons.
Cette cérémonie ayant pour but essentiel de faire venir la chance, certains magasins vendent des décorations porte-bonheur qui peuvent coûter plusieurs milliers d'euros. Une autre façon de se garantir une bonne année moins onéreuse consiste à manger un rouleau de sushi spécial qui fait 20 cm de long d'un coup sans dire un mot. Voir le blog de Baiya
Nous nous sommes rendus à Kabukichô (quartier « chaud » à shinjuku) où se trouve un magnifique sanctuaire pour assister à une cérémonie.
Bravant la neige qui tombait drue depuis tôt le matin, nous y sommes allés avec notre poussette japonaise pas du tout adaptée à ces conditions météorologiques. Une vraie séance de sport (à quoi bon payer un abonnement dans un club finalement…)
Mais la cérémonie était plutôt confidentielle, il fallait faire la queue sous la neige, dans les flaques. Or cette ballade a révélé que la semelle de mes chaussures était percée… Bref, notre sortie s’est terminée dans un café devant un bon gâteau et un chocolat chaud.
Cela faisait un bout de temps que nous souhaitions essayer un kimono. Le prix d’un kimono pouvant être élevé (plusieurs milliers d’euros) et le vêtir soi même s’avérant très compliqué, nous avons saisi l’opportunité que nous offrait l’association chiyoda friendship pour nous habiller en tenues traditionnelles japonaises.
Le Japon compte plus d’une dizaine de types de kimono différents, selon l’événement auquel on le porte, l’âge de la personne, son sexe, son statut social (marié, célibataire, acteur, famille impériale…).
Le kimono pour homme est le plus sobre. Il est toujours de couleur foncé (noir, bleu marine, vert sombre, parfois marron) et ses manches sont plutôt courtes. Le sous kimono est souvent plus « bariolé » mais reste invisible.
Les Kimono pour les jeunes filles appelés "furisode » sont souvent très colorés et ont les manches longues (jusqu’à 1m10). Les kimono pour femmes mariées "Tomesode" sont plus sobres, les manches sont également plus courtes. A gauche : furisode, à droite tomesode :
Le kurotomesode, kimono noir avec des motifs seulement en dessous de la taille est le kimono le plus formel pour les femmes mariées. Il a cinq kamon (blasons de famille) : répartis sur les manches, le dos et les épaules. Sans le savoir, j’ai donc choisi un kimono en accord avec ma condition sociale.
L'obi est une ceinture de soie, pouvant atteindre 4 mètres de long, qui se noue, serrée dans le dos. Il permet d’ajuster le kimono (de taille unique) en serrant la taille et en masquant l’obashiori (pli plat permettant d’ajuster la longueur). La forme du nœud varie là encore selon les âges, les saisons et les occasions. Le kimono des hommes est aussi maintenu par un obi mais sa largeur est plus petite. A gauche : obi femme célibataire, à droite, femme mariée :
Sous le obi, se glisse une ceinture de coton en shibori (technique de teinture) et par-dessus une cordelette. A gauche : femme célibataire, à droite, femme mariée :
Vêtir un kimono pouvant être compliqué il est recommandé de se faire aider. Les barbiers et coiffeurs peuvent fournir ce type de service moyennant finance.
La suite du reportage, prochainement sur notre site.
Pour en savoir plus : ici
Lors de mes visites je vous montre souvent des photos de temples ou de sanctuaires. Connaissez-vous la différence ?
Un temple est un monument bouddhique tandis qu’un sanctuaire est shintoïste.
La plupart des temples est construit selon un ordre immuable.
Une grande porte généralement flanquées de 2 Niô (gardiens chassant les mauvais esprits) permet d’accéder à l’ensemble composé souvent de plusieurs bâtiments, d’un jardin et d’un cimetière. Les toits sont recouverts de tuiles et des clochettes ou autres objets pendent fréquemment aux gouttières. On trouve parfois un tô (pagode).
Dans la plupart des temples, le bâtiment principal (Hondô) fait face à l’est.
Il contient la grande statue (Honzon) au pied de laquelle sont placées des offrandes telles que des fleures, de la nourriture ou de l’encens.
Le rite consiste à faire une offrande et à s’incliner devant les représentations de Bouddha en joignant les mains. Il faut se déchausser. Dans l’enceinte du temple, on trouve des représentations de Rakan (hommes ayant atteint le satori c'est-à-dire la l’éveil et la vertue), de Shaka-sama (nom du Bouddha vivant) et de Jisô divinité bouddhique à la recherche de la vérité et protecteurs des enfants. Ces derniers portent souvent une bavette et un bonnet rouge offert en remerciement.
Un sanctuaire se reconnait au torii (littéralement : perchoir aux oiseaux) portique sacré dont la forme évoque la lettre grecque PI,
et au shimenawa (corde de paille tressée chargée de papier pliés en accordéon) qui marquent les lieux sacrés.
Torii et shimenawa sont de dimentions très variables.
Passé l’entrée, on trouve toujours une fontaine garnie d’une louche en bois pour se purifier.
Le bâtiment principal (honden) se présente comme un oratoire, il est réservé à la pratique du culte mais on n’y pénètre généralement pas.
Le rite consiste à faire une offrande (une pièce dans l’urne faisant barrage à l’entrée de la salle) après avoir fait une courte prière (inclinaison respectueuse de rigueur), agité un grelot, une crécelle ou une cloche et tapé 2 fois dans ses mains pour attirer l’attention du kami.
On trouve souvent un kiosque vendant des amulettes et autres portes bonheurs. L’année dernière à Kyoto, j’avais acheté une amulette pour «une naissance facile»…
Dans la religion shintô, un ancien rite appelé gempuku ("don du chapeau d'homme") permettait aux jeunes garçons de passer à l'âge adulte.
Jusqu'au 19e siècle, les garçons issus d'une famille de samouraï recevaient entre 10 et 16 ans un chapeau et un nom d'adulte au cours d'une cérémonie. Une variante appelée kanrei était observée dans l'aristocratie et les garçons du peuple recevaient un fundoshi (un pagne semblable à celui des sumos). A l'issue de la cérémonie, ils devenaient des membres à part entière de la communauté; pouvaient notamment se marier et participer aux affaires politiques et religieuses.
Quant aux filles, elles étaient déclarées bonnes à marier entre 12 et 16 ans au cours d'une cérémonie appelée mogi ("revêtir une robe").
De nos jours, l'esprit de ces rites ancestraux de passage à l'âge adulte subsiste dans le "Jour de la Maturité", Seijin no Hi.
Officialisée en 1948, ce jour férié a lieu depuis l'an 2000 le second lundi du mois de janvier.
A cette occasion, tous les jeunes gens qui ont eu 20 ans dans l’année universitaire (soit d’avril à avril) retournent dans leur ville d'origine pour assister à une petite cérémonie au cours de laquelle le maire les instruit des devoirs qu'ils auront à assumer tout au long de leur vie d'adulte.
Ensuite, filles et garçons vont en groupes prier dans les grands sanctuaires de leur ville.
A cette occasion, chaque sanctuaire organise une séance de tir à l'arc qui a pour but de montrer aux jeunes que l'âge adulte est une épreuve continuelle qui ne peut être surmontée qu'avec patience et maîtrise de soi...
Au Japon, l'âge de la majorité est de 20 ans. Les Japonais atteignant cet âge obtiennent le droit de vote et sont légalement autorisés à boire de l'alcool, à fumer d’où certains débordements à la fin de la fête…
Me voilà de retour plus tardivement que prévu car j’étais clouée au lit par la fièvre, une énorme fatigue avec un bon rhume en prime.
Le premier billet de l’année sera donc consacré au mochi puisqu’il parait (information non certifiée) que c’est ce jour ci précisément que les japonais le consomment. Mais qu’est-ce donc ?
C’est une préparation à base de riz. Après avoir fait cuire le riz gluant, il est pilonné dans un mortier jusqu’à obtention d’une pate visqueuse et épaisse. On y ajoute parfois des parfums tel le matcha. Des boulettes sont alors confectionnées et empilées deux par deux. La préparation en elle-même est un rituel qui donne lieu à des fêtes de rues en fin d’année (la mochi sera consommé pour célébrer la nouvelle année). Principe
L’année dernière à notre arrivée, on en trouvait partout dans les magasins d’alimentation. Intriguée, j’avais finit par en acheter. Après avoir ouvert le paquet et mordue dedans avec difficulté, le mochi était catégorisé « on a essayé, on ne nous y reprendra plus ». Immangeable, on aurait dit de la paraffine. J’ai quand même demandé à ma prof de japonais qui m’a gentiment expliqué qu’il fallait le faire cuire au four et le servir accompagné de sauce soja, sirop d’érable, fromage, kanuki ( poudre de graines de soja grillées, photo ci dessous) etc…
Le résultat était mieux mais quand même pas terrible, sans assaisonnement, ça n’a franchement pas de goût. Cela ne nous a pas empêché cette année d’en ramener en France pour les fêtes puisqu’il était prévu que nous fassions un repas japonais (quelle idée ! ça nous manquait….). Cette fois ci nous l’avons fait cuire dans l’eau et servi avec une sauce tsubuan après avoir conseillé à tous les convives de bien mâcher : tous les ans des japonais meurent d'étouffement à cause du mochi!
Pour réaliser le tsubuan, faites cuire longtemps des haricots rouges azuki dans de l’eau et ajoutez un volume égale de sucre, ou bien achetez en tout prêt !
En fait, les japonais en mangent toute l’année mais l’achètent alors sous une forme moins festive : en bâtonnets prêts à cuire pour mettre dans les bouillons ou bien déjà préparé sous forme de gâteaux ou de boulettes en brochettes (recouvert de pate d’azuki ou de sauce soja ci-dessous).
Pour terminer : un concours débile de la TV nippone.
Origami
Tout le monde connait les origamis.
Il s'agit de l'art du pliage de papier. Le terme origami vient du japonais "oru" qui veut dire plier, et "kami" qui veut dire papier. L'origami est né avec le papier, en Chine, 1 siècle avant J.C.
A l’occasion de Noël, je vous propose de découvrir deux façons de fabriquer un sapin. J’avais prévu de vous mettre cela sur le site mais je n’ai pas le temps de le mettre en forme alors, voilà le principe sans trop de détail sur le blog.
1er pliage : sapin sans pied
Plier selon les 2 diagonales un carré de papier.
Retourner la feuille et plier selon les deux médianes.
Plier à nouveau en faisant coïncider les bords du papier selon les plis des diagonales (sur les 4 côtés)
Déplier et retourner la feuille, plier les 4 coins vers l’intérieur. Le sommet du triangle doit s’aligner avec le pli de la diagonale, la base du triangle coïncide avec le départ des plis des médianes.
Plier en accordéon la feuille en prenant garde de faire des plis saillant au niveau des triangles
Regrouper les 8 pans par 4 et avec un ciseau pratiquer des fentes horizontales (ne pas dépasser la ligne centrale !)
Rabattre les fentes comme sur la photo sur les 8 pans
Pour obtenir une étoile :
Regroupez 5 pans d’un côté et 3 de l’autre.
Coupez en biais comme sur le schéma. Cette fois il faut dépasser la ligne centrale (attention de ne pas tout couper !!) et ouvrez l’étoile
Sapin avec pied
Plier selon les 2 diagonales un carré de papier. Retourner la feuille et plier selon les deux médianes. En respectant les plis, rabattre les 4 pointes l’une vers l’autre.
Plier à nouveau en faisant coïncider les bords du papier selon les plis des diagonales (sur les 4 côtés)
Glisser le doigt dans chaque nouveau pan pour l’ouvrir comme sur la photo.
Couper le pied du sapin et pratiquer les incisions pour les branches.
Rabattre les fentes comme sur la photo sur les 8 pans
Faire l’étoile
Idée : vous pouvez coller le sapin dans une carte de vœux de sorte qu’il se déploie en ouvrant la carte.
Les occasions de cadeaux les plus importantes dans la tradition japonaise sont le O-Chugen, en juillet-août, et le O-Seibo, en décembre.Ne soyez pas surpris qu’un japonais range le cadeau que vous lui avez offert sans le déballer. Vous n’ouvrez pas le cadeau en présence de la personne qui vous l'a offert...
Evitez d’offrir des objets par nombre pair (sauf si il y en a plus de dix), et surtout, n'offrez jamais quatre objets car le chiffre quatre (shi) est un synonyme de "mort".
Les cadeaux sont toujours emballés d'une façon élégante et sobre, même s'il s'agit de somme d'argent. Il existe pour cela des enveloppes spéciales " noshi bukuro " ou « shugi bukuro ». A chaque occasion, son enveloppe: mariage, anniversaire, funérailles...
La manière de confectionner les noshi-bukuros fait appel à plusieurs arts traditionnels japonais.
-L’orikata : technique de pliage qui se distingue de l'origami plutôt destiné aux enfants.
Il existerait plus de 500 pliages différents.
- Le Mizuhiki : cordelette traditionnelle.
La façon de nouer les ficelles est elle aussi un art qui permet de subtiles distinctions. Les couleurs des brins varient selon les circonstances : or et argent pour le mariage, blanc et rouge pour d'autres occasions heureuses, blanc et noir ou argent pour les cérémonies de condoléances.
Les enveloppes sont souvent décorées d'un noshi.
Le Noshi est une bande d'abalone séché et bien étalé. Elle est utilisée pour purifier le cadeau, car les japonais considèrent que les fruits de mer ont des vertus purificatrices. Le Noshi est aussi un symbole de longévité et d'éternité du bonheur. Il est enveloppé dans un papier blanc et rouge de forme hexagonale, fixé en haut à droite du cadeau. Aujourd'hui le noshi est souvent stylisé parfois même, il est remplacé par l'inscription en caractères hiragana du mot lui même (のし).
Il est important pour un mariage de prendre une carte avec un double nœud, car si l’on tire sur les boucles d’un nœud simple, celles-ci peuvent se déséquilibrer signifiant qu’un membre du couple prendra le dessus sur l’autre !
Ci-dessous, des explications sur la façon de placer l’argent offert dans la pochette.