Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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jeudi 26 juin 2008

Cuisine de mai : sushi en pagaille

Mieux vaut tard que jamais. ..

Le terme sushi signifie marinade de riz dans le vinaigre. Permettant de conserver le poisson, le riz vinaigré était autrefois jeté. De nos jours, il est devenu l’élément essentiel : toutes les préparations contenant du riz vinaigré étant désignées par ce terme.

Vous retrouverez sur notre site la recette pour le préparer « à la main », le riz vinaigré (sushi meshi), mais vous pouvez aussi acheter le vinaigre à sushi prêt à être mélanger au riz.

Je ne suis pas fan de poisson de cru (en dehors du thon rouge, je n’aime pas), mais il est possible de faire des sushi sans poisson cru. Par exemple au saumon fumé, au surimi, aux crevettes cuites, à l’omelette, au concombre etc…

Commençons par l’omelette. La confection des tamago yaki peut se faire avec une poêle classique mais les japonais préfèrent utiliser une poêle rectangulaire le tamago yaki nabe, parfaitement adapté.

La cuisson se fait en plusieurs étapes, comme vous pouvez le découvrir sur la vidéo suivante. Il est à noter que la poêle doit être suffisamment chaude pour pouvoir « rouler » la crêpe d’omelette facilement. Ce n’est pas le cas au début de la vidéo.

Mais heureusement, nous sommes sauvés par le makisu, un petit tapis en tige de bambou.

L’omelette peut être mangée telle quelle ou bien servir à la préparation de sushi. Nous avons étudié deux techniques permettant d’obtenir

  • des sushis en rouleau : les fameux makisushi
  • des sushis décoratifs en forme de fleur (temari sushi).
Pour préparer les maki-sushis, l’usage du makisu (tapis en tige de bambou) est fort utile.

1

Il existe en fait deux sortes de makisu. L’un spécifique aux sushis avec un côté brillant vert pâle très plat. L’autre est destiné plus particulièrement à l’omelette : plus grand, les tiges de bambou ont une section triangulaire ou ronde permettant d’imprimer des motifs à la surface des rouleaux.

Au début, il faut maintenir une pression avec les doigts sur la garniture en direction du cœur du rouleau.
Pour préparer les sushi en forme de fleur, un peu de cellophane et une dosette à café feront l’affaire.

Qui dit sushi, dit wazabi. Cette racine qui sert de condiment épicé se rape sur une peau de requin. Exotique non?

Pour terminer ce copieux repas, nous avons confectionné une mousse aérienne au matcha.

Bonne appétit !

Retrouver toutes les recettes sur les pages gastronomie de notre site.

lundi 9 juin 2008

Fabriquer son Umeshu

Si vous habitez au Japon, vous avez peut être vu depuis une dizaine de jours dans votre supermarché, l'arrivée sur les étals de belles prunes vertes. Peut être même en avez vous acheté.

Si c'était pour les manger, j'imagine votre déception : elles ne sont pas comestibles (pas encore). Ces belles prunes vertes, dures comme du bois servent à préparer l'umeshu, l'alcool de prune japonais. Nous en avons fabriqué le WE dernier, grâce à la recette d'Hiroko, ma "prof" de cuisine. C'est ultra simple et très rapide (...)
Pour un kilo de prunes vous aurez besoin :

  • d'une bombonne de 4 litre,
  • de 500 à 700 g de cristaux de sucre et
  • de 1,8 L d'alcool (white liquor)

  1. Nettoyer les prunes
  2. Oter la base du pédoncule avec un cure dent en prenant soin de ne pas piquer le fruit
  3. Verser la moitié des prunes dans la bonbonne, recouvrir avec la moitié du sucre puis faire une nouvelle couche
  4. Enfin, verser le white liquor
  5. Inscrire la date sur le couvercle, couvrir de papier d'aluminium pour protéger de la lumière et conserver dans un endroit frais.
C'est là qu'il faut faire preuve de patience : attendre au moins un an.

Au bout d'un an : retirer les prunes (vous pouvez alors les manger ou les préparer en marmelade ou confiture). Vous pouvez entammer votre umeshu si vous avez mis beaucoup de sucre (700g) sinon, il vaut mieux attendre. Plus vous patienterez longtemps (3, 6 ou même 12 ans!) et moins vous mettrez de sucre.

jeudi 24 avril 2008

Jour de fête

Dans certains lieux publics, Hanami est vraiment l’occasion de faire la fête. Quand par-dessus vient se greffer un tournoi de sumo…
Voici donc à quoi ressemblaient les allées menant au sanctuaire Yasukini le 4 avril dernier.

Elles étaient bordées de part et d’autre par des stands de nourriture, l’occasion de vous présenter quelques spécialités qui ne se trouvent pas dans les restaurants japonais de France.
Quelques douceurs au riz (brochettes de
mochi… à la sauce soja) ou bien à la pâte de haricots rouges

Des okonomiyakis version Tokyoïte

La majorité des stands étaient plutôt marins, forcement, le japon est une île.
Au menu : les incontournables beignets aux poulpes

Les brochettes de bébés poulpes

Les brochettes de poisson.

Ne reste plus qu’à trouver les bonnes poubelles pour jeter qui des baguettes en bois, un verre en carton ou une barquette en plastique.

jeudi 17 avril 2008

Tofu farci

Aujourd’hui, mon amie Na est venue déjeuner à la maison. En entrée, je lui ai proposé un plat que Stan apprécie bien. Facile à préparer, il est plutôt original : un sujet de blog idéal pour un jour en manque d’inspiration.
Ingrédients :
  • 3 abura age (tofu frit)

  • 4 cs de ciboule ciselée

  • 2 cs de nira ou 2 gousses d’ail

  • 2 cs shoyu (sauce soja)
  • 2 cs de graines de sésame
  1. Ebouillanter les tofus pour les dégraisser puis coupez les en deux et les ouvrir pour faire des poches
  2. Mélanger les autres ingrédients et en remplir les poches de tofu
  3. Passer au grill 5 min de chaque côté (puis recouper les carrés dans la diagonale)

vendredi 11 avril 2008

Cuisine d’avril

Alors que je vous présentais récemment le takenoko (pousse de bambou), Hiroko (ma prof de cuisine) nous proposait ce mois d’Avril, une recette l'utilisant. Quoi de plus naturel vu que c’est la pleine saison. Nous avons pu ainsi comparer le takenoko frais et celui sous vide, déjà cuit. J’ai préféré le frais, celui en conserve ayant conservé une note d’amertume. Hiroko nous a expliqué comment préparer les pousses* : c’est un peu contraignant et l’on comprend qu’on le trouve facilement déjà cuit.

Autre produit saisonnier, le kinome, une petite herbe à la senteur de citronnelle, qui, comme par hasard, accompagne très bien le takenoko.

Pour les amateurs de miso, le repas commençait par une salade de poireaux et thon rouge en sauce miso, franchement délicieux

suivi de pousses de bambou et ailes de poulet à la sauce soja accompagné de riz au poulet et légumes.

Le repas se terminait sur un dessert qui fut fort apprécié par tout le monde : le flan de tofu au coulis de fraise.

Frais et faussement léger (il y a quand même de la crème fraîche), c’était l’occasion de profiter une dernière fois des fraises, dont la saison ici, se termine.
Comme toujours, vous pouvez retrouver toutes les recettes sur les pages gastronomie de notre site. Et pour faire vos courses au Japon, ci-dessous la photo de bric de lait de soja (pour le dessert) et de son de riz.

*cuisson des takenokos :
Eliminer 1/3 du bout des pousses et faire une incision sur toute la longueur. Cuire entre 30 et 60 min dans de l’eau additionnée de son de riz (à défaut utiliser de l’eau de rinçage du riz ou de vinaigre) pour chasser l’amertume. Rincer pour éliminer le son de riz puis effeuiller comme un artichaut. Se conserve plusieurs jours dans de l’eau. Voir aussi le blog de Baiya.

samedi 29 mars 2008

Cuisine de mars

Avant de passer à la cuisine d’avril, il est temps que je vous présente le cours de mois de mars. Comme toujours, toutes les recettes sont disponibles sur notre site.
En mars, nous avons goûté de nouvelles saveurs et découvert un nouvel aliment. Depuis le temps que je me demandais de quoi il s’agissait, voici la réponse. Ces bottes de verdure qui une fois passée sous l’eau s’épanouissent en fleurs jaunes sont

….du colza. Colza que les japonais affectionnent en dépit d’une amertume certaine.
Le repas a débuté par du tofu frit en sauce de légumes.

La sauce est épaissie avec de la fécule et convient bien à un repas d’hiver.
Ensuite praires au colza et soja (Asari to nanohana no mushiyaki)

puis une recette que j’avais déjà testée de pot au feu japonais (nigujiyaga).

Un plat typiquement familial, dont chaque grand-mère japonaise possède une recette unique et personnelle.
Pour terminer, un parfait au sésame.

Comme nous sommes en pleine période de contemplation des cerisiers en fleurs, les piques niques s’imposent. Quoi de plus local qu’en bento à emporter ? Voici, pour le plaisir des yeux le san shoku bento

  • Garniture jaune : 3 œufs, 2 cc de sucre et 1 pincée de sel. Battre en omelette et cuire à feu moyen en remuant en permanence avec une baguette ou une cuillère en bois jusqu’à obtenir des petits morceaux bien cuits.
  • Garniture rose : 100g de poisson blanc (cabillaud), 1cc sucre, du sel, 1cc sake, colorant végétal dilué dans une cs d’eau.

    Cuire le poisson à l’eau puis le sécher avec du papier. Transférer dans une casserole avec le reste des ingrédients et émietter le poisson. Ajouter le colorant et continuer à émietter jusqu’à obtenir des pailettes.

  • Garniture beige : 200g de poulet haché, 3 cs sake, 1cc sucre, 1 cs shoyu. Faire cuire à feu moyen pendant 3 min tous les ingrédients avec un peu d’eau en remuant en permanence puis réduire et faire cuire jusqu’à complète absorbance du liquide.
  • Riz
    Rincer minutieusement le riz japonais à grains ronds et le mettre dans une casserole avec 1,3 fois son volume d’eau. A couvert, amener à ébullition pendant 3 minutes puis laisser frémir pendant 10 à 15 minutes. Attendre encore 10 minutes avant de découvrir. Mélanger avec du sésame noir (ou blanc).
Bon appétit

dimanche 9 mars 2008

Miso rouge

Avant même de parler miso rouge, peut être devrais-je introduire le miso.
Le miso est un condiment japonais qui remonte au XII ième siècle. Il est préparé à partir de graines de soja, de ferments à base de céréales (riz ou orge) et de champignons. Le tout est mélangé avec du sel puis placé dans des cuves en cèdre pendant un à trois ans.
Le miso se présente sous la forme d’une pâte de couleur allant du jaune pâle au brun foncé en fonction de sa composition et de son temps de fermentation. Ce produit à haute teneur en protéines, au goût plus ou moins prononcé est très salé.

On distingue généralement le shiro miso (blanc, au goût léger voir très subtil, moins salé), l’aka miso de couleur ocre à rouge à la saveur moyenne,(l’hatcho miso est le miso rouge de Nagoya) et le kuro miso très sombre, au goût très prononcé. J’ai acheté récemment plusieurs misos dont un très sombre que j’ai pris pour du miso rouge mais peut être est-ce du kuro miso ?

L’aspect et le goût nous ont fait penser vaguement à de la tapenade. J’ai demandé à Baiya, qui habite depuis longtemps au japon, de me conseiller sur quelques recettes. Voici le résultat :

En entrée : daikon mijoté à la sauce salée sucrée FURO FUKI DAIKON

Le daikon est un très gros radis blanc que l’on trouve en toute saison. Il n’a pas beaucoup de goût et jusqu’à présent je me contentais de le cuire dans un bouillon de poule ou autre bouillon kub. Voilà qui va modifier mes habitudes. La sauce est franchement délicieuse et peut parfaitement accommoder d’autres légumes.

En plat du miso soboro

Que j’ai réalisé avec de la viande de bœuf car j’en n’avais que ça sous la main. Très bon également mais trop salé à notre goût. Le rab a été accommodé avec du choux cuit à l’eau et de la crème pour adoucir le goût. Délicieux !

Un grand merci donc à Baiya.

J’avais également prévu des pickles au miso rouge dont voici la recette :

  • Queues de brocolis ou de choux
  • Petits concombres
  • 2 cs de miso rouge
  • 1 cs de saké
  • 1 gousse d’ail écrasée ou du gingembre ou du piment, ou des zestes
  1. Eplucher les queues de brocolis ou de choux, les couper en lamelle de 5 mm d’épaisseur
  2. (peler les concombres) couper les concombres dans la longueur et les évider avec une cuillère
  3. Mélanger le miso, le saké et l’ail avec une cc d’eau
  4. Badigeonner copieusement les légumes avec la préparation et conserver dans un petit récipient hermétique de 1 à 5 jours au réfrigérateur. Les légumes vont dégorger.
  5. Laver les légumes à l’eau froide et les essuyer avec un papier absorbant
  6. Couper en lamelle le concombre et en bâtonnet le brocoli.
  7. Peut se faire avec toute sorte de légumes : navet, choux rave, céleri, radis, daikon….
Vous trouverez les autres recettes sur le blog de Baiya et prochainement sur les pages gastronomies de notre site.
Bon appétit

mercredi 27 février 2008

Okura à la bonite et shoyu

Dans la lignée de mon billet d’hier, voici aujourd’hui deux aliments qui ne se trouvent pas (facilement) en France.
  • L’okura est un légume connu également sous le nom de gombo ou okra dans la cuisine africaine. Il est bourré de petits pépins. J’ai mis longtemps avant de savoir comment le cuisiner. Quand on le tranche, il en sort un liquide visqueux. Coupé en lamelle et cuit à l’eau, il faut du temps pour l’égoutter à la passoire car l’eau est devenue elle-même assez visqueuse. Quand on le prend ensuite à la baguette, de long fils gluants se forment. Cela ne vous fait pas envie ? La première fois qu’on en a goûté, on a trouvé cela très insipide. Ajoutez à ça, l’aspect visqueux, nous n’avions pas envie de recommencer.

    Mais j’ai fini par trouver une recette ultra simple et qui donne un résultat plutôt satisfaisant. J’ai même osé en proposer aux VSM et ils en ont mangé sans difficulté. Je trouve ça bon ...

  • Les copeaux de bonites , sont fabriqués à partir de bonites (poissons) préalablement séchées. Ils servent à faire le dashi (bouillon de poisson à la base de nombreuses recettes japonaises).

La recette :

  1. Couper en fines rondelles les okura et les faire cuire 5 minutes dans de l’eau bouillante
  2. Egoutter les okuras
  3. Verser de la sauce soja
  4. Saupoudrer de copeaux de bonites
C’est prêt.

Les copeaux de bonites sont tellement fins qu’ils bougent en permanence donnant l’impression que le plat respire !

mercredi 30 janvier 2008

Cuisine de janvier

Avant qu'il ne soit trop tard, les recettes du cours de janvier. J’étais absente au dernier cours de cuisine (malade) mais depuis j’ai récupéré recettes et photos.
Alors voici ce qui était au programme du mois de janvier :
Flan chawan mushi,

espadon teriyaki ,

Horenso (épinard japonais) sauce sésame,

et pour finir, gelée mousseuse à la fraise.

J’ai déjà testé les épinards et c’était délicieux. Je suis tentée d’essayer avec du shungiku la prochaine fois.

Le shungiku est une feuille de légume de chrysanthème, originaire des côtes méditerranéennes. C’est riche en calcium, fer, carotène et vitamines C : tout ce qu’il me faut. J’en ai mis un peu hier soir dans le sukiyaki, j’ai trouvé le goût puissant.
Le poisson aussi n'était pas mauvais du tout (c'est un euphémisme). Stan a bien aimé le dessert. J’aimerai essayer avec du kiwi mais je crains que la couleur rende la chose peu présentable. Je vous tiendrais au courant.
Une dernière recette du cours de cuisine que je ne mettrais pas sur le site car à mes yeux elle ne présente que peu d’intérêt est celle de la mayo au sésame. Contrairement aux japonais, je ne suis pas fan de mayo mais je vous livre les explications ultras simples :

  1. Griller 2 cuillères à soupe de sésame et piller au mortier.
  2. Mélanger avec 6 cuillères à soupe de mayonnaise
C’est tout. Pour accompagner légumes (asperges, bardane, carotte, haricot vert, brocoli, pousse de bambou…) et crustacés.

Il semblerait que le thème de ce cours est était le GOMA (sésame). C’est un ingrédient que l’on retrouve fréquemment dans la cuisine japonaise sous diverse formes :

  • Kuro-goma sésame noir
  • Shiro-goma sésame blanc
  • Cha-goma sésame jaune
  • Kin-goma sésame d’or
Il est vendu cru (arai-goma), grillé (iri-goma), moulu (suri-goma) ou en pâte (neri-oma).

Les japonais utilisent un mortier spécial le suribashi qui possède de fines rayures permettant de bien écraser les graines (le pilon s’appelle surikogui). Dernièrement, j’ai acheté des marshmallow fourrés à la pâte de sésame noir. Stan a bien aimé.

Pas de cours le mois prochain, la belle fille de notre prof doit accoucher et lui confie donc son premier enfant.

mardi 29 janvier 2008

Daifuku

Petite douceur...

Stan voulait gouter, je me suis régalée…

(quelle idée aussi d’acheter ça et de partir ensuite une semaine en Thaïlande. La DLC n’était que d’un jour !)

dimanche 27 janvier 2008

Hachi japonais

Comme promis, la recette du Hachi Parmentier version japonaise, qui s’est révélé fort bon.

Pour 4 personnes :

  • 400 g de bœuf ou poulet haché
  • 1kg de pomme de terre ou patate douce
  • 4 cs de sauce soja (60 ml)
  • 3 cs de sake (45 ml)
  • lait

  1. Faire cuire les patates à la vapeur puis les passer au presse purée (pas au mixeur !!)
  2. Dans une poêle anti adhésive, faire revenir la viande dans le shoyu et le sake
  3. Mélangez, ajoutez du lait à votre convenance, décorez avec du persil et servez.
Pas besoin de saler car le shoyu (la sauce soja) est déjà salée.
J’ai testé une première fois avec pdt et poulet puis avec patate douce et bœuf. La patate douce qu’on trouve à Tokyo est violacée extérieurement, sa chair blanche se colore en jaune après cuisson. Mieux vaut aimer les plats sucrés pour tester la version patate douce...

dimanche 20 janvier 2008

Chirashi

L’image typique que l’on a du sushi est celle d’un rouleau de papier noir farci de riz avec en son centre un morceau de poisson cru. Cette présentation est en fait une variante appelée maki sushi (maki venant du verbe rouler).

Le mot sushi signifie marinade de riz dans le vinaigre. A l’origine, le riz vinaigré était un simple conservateur : le poisson était salé puis pressé dans du riz pendant 1 an pour s’imbiber du vinaigre formé par la fermentation du riz. Celui –ci était ensuite jeté au moment de la consommation.
Le temps de préparation fut d’abord raccourci à 10 jours ce qui permit de consommer le riz avant qu’il ne fermente. Pour accélérer encore le processus, du vinaigre fut rajouter pour se prémunir du pourrissement du poisson et cela donna le oshi sushi ou sushi pressé qui est une spécialité du Kansai. Au XIXème siècle à Tokyo le processus fut encore accéléré pour aboutir au sushi instantané appelé nigiri sushi.

Aujourd’hui, le terme sushi, désigne en fait toutes les préparations contenant du riz vinaigré (le su meshi). Les sushis se présentent sous diverses formes : hoso-maki et futo-maki (petit et gros rouleaux coupés en tronçon), oshi sushi (pressé), nigiri sushi, temaki sushi (en cornet dans une feuille de nori, algues séchée).

Ce que Stan préfère dans les sushis : c’est le poisson, au restaurant, il préfère donc commander des sashimis « simples » morceaux de poissons crus :

Pour ma part, je ne suis pas fan de poisson cru alors quand je ne peux pas éviter les sushi ou bien je prends ceux à l’omelette ou encore les végétariens (concombre souvent).

Vous l’avez compris, sushi ne veut pas dire systématiquement poisson cru. Et c’est bien ainsi que l’entend la ménagère japonaise lorsqu’elle prépare « du » sushi pour toute la famille le chirashi.

Chirashi sushi signifie sushi éparpillé. C'est un plat simple et familial, à base de su-meshi, sur lequel sont dispersées diverses garnitures telles que saumon grillé émietté, omelette en lamelles ou en fins filaments, crevettes cuites, bâtonnets de concombre, carottes grossièrement râpées, œufs de saumon, feuilles de salade émincées, champignons cuisinés...
Hier, je me suis lancé dans la préparation de ce plat en suivant la recette du livre « la cuisine japonaise » d’Emi Kazu ko et Yasuko Fukuoka aux éditions la martinière isbn 2841981835 dont je vous recommande la lecture si le sujet vous intéresse. Comme d’habitude, vous pouvez retrouver la recette (modifiée) sur la page gastronomie de notre site.

mercredi 5 décembre 2007

Guide Michelin

Michelin lance son premier guide sur l’Asie et a choisit : Tokyo.

Le guide MICHELIN Tokyo 2008 a une particularité par rapport aux autres guides de la collection : il ne propose que des restaurants étoilés. Ainsi, cette première édition propose une sélection de 8 restaurants trois étoiles, 25 restaurants deux étoiles, et 117 restaurants une étoile. Avec ses 191 étoiles, Tokyo devient LA ville de la haute gastronomie mondiale, la ville la plus étoilée au monde
Il faut dire que la ville compte quelques 160 000 restaurants !

lundi 3 décembre 2007

Cuisine de décembre thé et navet

Tout est bon dans le navet.
Ce mois ci nous avons appris deux recettes à base de navet. La première recette utilisait la racine « navet en fleurs de chrysanthème » (visuellement très chouette, idéal pour décorer une assiette de charcuterie ou de saumon fumé),

La deuxième recette utilisait les tiges et les feuilles. C’était absolument délicieux.

Nous avons également vu les boulettes de poulet en brochette (succès garanti chaud ou froid, c’est pratique pour les buffets)

Puis nous avons confectionné un risotto aux coquilles saint jacques (produit de saison toujours !) Et pour finir : des tuiles aux sésames, je vous les recommande.

Hiroko, notre professeur, nous a présenté les différents thés japonais. Cela tombait plutôt bien, peu de temps après notre expérience de la cérémonie du thé.

Le matcha est un thé en poudre utilisé pour la cérémonie.
Le Gyokuro est un thé vert de très bonne qualité, au gout amer. Il faut utiliser de l’eau à 60°C et laisser infuser 1minute. Je ne suis pas prête d’en boire (cher, amer et contraignant à préparer !).
Le sencha (à gauche sur la photo) et le bencha thé vert de tous les jours. Le premier se prépare avec de l’eau à 80 90°, infusion 80 à 90s, les feuilles sont plus petites que le deuxième meilleur marché.
L’houjicha (au milieu) est un thé grillé, peu fort, il se prépare avec de l’eau bouillante et se prend en fin de repas.
Enfin, le genmaicha (à droite et en zoom), thé vert mélangé avec du riz grillé, se prépare à l’eau bouillante, plutôt original.

Non, ce ne sont pas des asticots mais bien des grains de riz!
Retrouvez les recettes sur notre site.

samedi 1 décembre 2007

Sobas 2


Toujours à Kappabashi, nous sommes rentrés dans un commerce spécialisé dans les soba. Souvenez-vous. L’occasion pour moi de revenir sur la préparation de ce plat typiquement japonais.

Sachant qu’un plat de soba dans un restaurant moyen coûte environ 600 yens, le prix du matériel m’a laissée perplexe.
Couteaux : entre 6 000 et 158 000 yens (1 000 euros)
Jarre : entre 18 000 et 62 000 yens
Bâton : entre 9 000 et 32 000 yens.
Combien faut-il faire de soba pour rentabiliser son matériel ?

jeudi 8 novembre 2007

Cuisine de novembre

On entend souvent dire que la cuisine japonaise est très saine, pas grasse. C’est globalement vrai mais il existe tout de même un certain nombre de plats à base de friture. Citons les tempuras déjà évoqué dans ce blog, le tofu frit vu le mois dernier. Ce mois-ci au cour de cuisine, nous avons préparé des fritures d’aubergines, de poulet, de porc et de champignons ! Un repas un peu lourd mais délicieux.

Nasu no ageni (Aubergines frites en sauce soja)

Au japon, c’est la meilleure saison pour les aubergines. Mangez-en :  it’s good for health! (private joke)

Soupe miso. Traditionnellement, la soupe miso se sert en fin de repas, aujourd’hui exceptionnellement, nous l’avons prise en milieu de repas.

Préparation des rouleaux de poulet : les feuilles de shisso sont déposées sur le blanc de poulet, celui-ci est ensuite roulé et maintenu avec un cure dent. Pour le service, le rouleau est tranché en 2.

Tonkatsu (porc pané), sasami no shisomaki katsu (rouleaux de poulet panés farcis aux feuilles shisso) accompagnés de champignons panés et choux chinois finement râpé Sauce à Tonkatsu

Sorbet à l’Yuzu (citron japonais).

Bon appétit. Retrouvez toutes les recettes sur notre site.

dimanche 4 novembre 2007

Sukiyaki

Le sukiyaki (すき焼き)  est un plat japonais très populaire. Il est servi en famille ou entre amis. C'est une sorte de fondue à base de sauce warishita dans laquelle on trempe du bœuf ou autre viande débitée très finement et des légumes crus.

Une marmite spéciale appelée sukiyaki-nabe est placée au centre de la table avec la sauce warishita composée de mirin, de sake, de shoyu et de sucre. Chacun fait cuire les aliments de son choix dans la marmite puis les trempe dans un petit récipient individuel dans lequel un œuf a été cassé.

Les premiers frimas m’ont  donné envi de tester ce plat. J’avais depuis longtemps acheté une bouteille de sauce dont je savais grâce à Sumiko sensei qu’il s’agissait de sauce à sukiyaki. Il ne restait donc plus qu’à choisir des légumes (il existe des kits tout prêt à l’image des kits pour le pot au feu en France), de la viande (déjà tranchée toute fine) et du shirataki (pain gélatineux élaboré à partir d’une racine de naga-imo et débité en filament).

J’ai tous mis dans la casserole (la viande en dernier), c’était délicieux.

Quelles astuces prochainement sur notre site pour faire la recette sans kit.

mardi 9 octobre 2007

Sobas

Connaissez-vous les soba ?

Définition de wikipédia : Les soba (en japonais 蕎麦) sont avec les udon les pâtes les plus consommées au Japon. On les prépare avec de la farine de sarrasin mélangée à de l'eau, que l'on étale à l’aide d’un grand bâton et qu'on tranche en fines lamelles d'environ 1 à 2 mm de largeur. On les plonge ensuite dans de l'eau bouillante, comme on le fait pour les pâtes européennes. Elles sont généralement consommées soit dans un bol rempli de tsuyu chaud (sorte de bouillon), soit rincées à l'eau froide. On pense qu'elles sont apparues entre le XVIe et le début du XVIIe siècle.

Un professionnel des sobas, nous a dévoilé tous les secrets pour bien réussir ces pâtes. Pour l’instant je n’ai pas de photos pour illustrer mais peut être prochainement.

La pâte (1 vol de farine pour 2 vol d’eau environ) est d’abord pétrie du bout des doigts dans d’énormes saladiers de 60 cm de diamètre puis étalée sur une grande table avec un long bâton (1 m). D’abord circulaire, la pâte prend rapidement une forme de carré si on suit correctement les instructions. Elle est ensuite pliée en 4 et coupée en fines lamelles grâce à un couteau spécial (attention aux doigts).

Suivant l’épaisseur des pâtes, la cuisson varie entre 30 et 90 secondes, puis les sobas sont rincées avec de l’eau froide et des glaçons. Il est possible de récupérer l’eau de cuisson que l’on sert avec du shoyu (sauce soja). A la fin de l’exercice, le maître d’enseignement nous a proposé de manger nos propres sobas et de les comparer avec les siennes…. Honnêtement, elles avaient le même gout mais les nôtres beaucoup plus épaisses, étaient très al dente !

Lire la suite

jeudi 4 octobre 2007

Cuisine d'Octobre

Ce mois ci au menu :

Salade de concombre et wakame

Tofu frit

Consommé aux nuages

Papillote de saumon

Parfait au macha

Pour ce deuxième cours de cuisine de l’année nous avons fait de la magie :

Prenez des morceaux d’algues wakame séchés, trempez les dans l’eau 5minutes, et voilà le résultat.

Bientôt sur notre site le détail des recettes.

jeudi 6 septembre 2007

Cours de cuisine (septembre)

Aujourd’hui je commence les cours de cuisine avec Hiroko. Au menu, salade de tofu en entrée, riz aux champignons, poulet laqué teryaki en résistance, pêches coco en gelée pour le dessert.

Nous passons en revu un certains nombre de condiments japonais tel que les shoyu (sauces soja), toute une série de champignon

et découvrons le kanten, une algue permettant d’obtenir de la gelée. Il s’agit en fait de ce que l’on connait sous le nom d’agar agar. Cette algue se trouve soit séchée en long bâtonnet de 25 cm soit, directement en poudre.

Depuis notre arrivée au japon, j’ai déjà acheté du Tofu, mais globalement je le trouvais franchement insipide. En fait, il suffit de pas grand-chose pour en apprécier la finesse. Si cela vous intéresse, reportez vous prochainement aux pages gastronomie de notre site.

Vers 12h30 environ, la plupart des portables se sont mit à sonner. L’école française prévient les mamans qu’en raison du typhon à venir, les enfants peuvent être récupérés dès 14h au lieu de 15h30.

Tous comme ces mamans, je rentre rapidement car le landau offre une bonne prise au vent. Je regarde la météo en rentrant : le taux d’humidité atteint 90%...un vrai hammam.

Au boulot Stan a aussi reçu un bulletin d’alerte, il est préférable de partir avant 21h car après les transports risquent d’être fermés. Chouette, ce soir on pourra ce voir un peu

samedi 31 mars 2007

Tempura

Le tempura (tenpura en Japonais) est un assortiment de Beignets à la fois très savoureux et très digeste (une des rares fritures à basse calorie), populaire au Japon depuis le XVIIe siècle. Il s'agit d'une version plus légère d'une technique de friture (rebozado) introduite par des missionnaires jésuites Espagnols et Portugais un siècle plus tôt.

Petite sortie ce soir pour comparer les tempuras que j’ai confectionnés avec ma mère avec celle des restos.

Visuellement, les miennes ne sont pas appétissantes, mais elles se laissent manger.