Sophie no sekai (le monde de Sophie)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 13 mai 2008

Nikkô 2

Ce WE nous avons accompagné tante B à Nikkô. Nous nous sommes équipés pour affronter les nombreuses marches qui nous attendaient.

Nous avions prévu qu’il y ferait plus froid qu’à Tokyo mais nous n’avions pas anticipé une chute des températures de 10 degrés sur l’ensemble de la région. Nous avons donc écourté d’un jour notre « long» WE et nous sommes contentés de visiter les temples et sanctuaires édifiés à la gloire de Ieyasu Tokugawa, fondateur du shogunat Tokugawa.
Nous avons commencé par le rin nô-ji et son hall aux trois Bouddha (sambutsu-dô). Les 3 statues en bois doré hautes de 8 mètres sont très impressionnantes, on circule à leurs pieds pour ainsi dire, mais les photos sont interdites…

Ensuite passage devant la pagode à 5 étages, déjà montrée dans ce blog, pour rejoindre le Tôshô-gû, mausolée sanctuaire le plus connu de Nikkô. Piliers, linteaux, tout est sculpté, orné, et peint de couleurs vives.

Porte Omotemone vue de dos avec des sculptures de Karajishi (lion) donne accès aux trois magasins sacrés (sanjinko) dont l’un possède des reliefs représentant des éléphants :

Passage sous le premier torii en bronze du Japon haut de 6m (karadou Torii).

Pour accéder à la pagode qui renferme les cendres de Ieyasu (207 marches à gravir)

il faut au préalable passer une porte sculptée d’un chat gris endormi.

Contrairement à l’adage français « quand le chat dort, les souris dansent », le sommeil du chat ici annonce que les rongeurs ont été chassés de l’enceinte sacrée. Au dos de la porte, une autre sculpture représente un moineau. Celui-ci doit être mangé au réveil du chat, or chat et moineau coexistent, signifiant que le chaos fait place à une société de paix.

Nous nous sommes ensuite rendus au sanctuaire Futarasan et au mausolée Daiyûin. Quelques photos des alentours :

Nos souvenirs de Nikkô : des emas. Ceux qui sont déjà allés à Nikkô reconnaîtront la trinité simiesque, le chat qui dort et le dragon gémissant.

Pour en savoir plus :
Un site en français, un site très complet en anglais, des photos.
Pour y aller : à 2 heures de Tokyo, Shinkansen au départ de Tokyo ou Ueno jusqu’à Utsunomiya puis JR Nikkô line. Il existe un direct depuis Shinjuku (ligne privée).

dimanche 30 mars 2008

Miyajima : fin (de notre première visite ?)

Vraiment très jolie cette petite île de Miyajima. Et tellement calme…

Quoi que … que faisait ce daim avec son haut parleur ?

Il jouait au guide touristique ...

Je ne pouvais conclure sans vous parler de notre expérience de « Ryokan de luxe ». Le repas, (une succession de petits plats variés) est servi dans la chambre qui permet d’accueillir 4 convives.

Une fois la table desservie, le personnel prépare les futons pour la nuit. Des massages (40 min quand même) sont proposés en service de chambre. De l’eau fraîche est à dispo dans le mini bar. Et la crème hydratante vendue à la boutique de l’hôtel est disponible dans la salle de bain et dans les vestiaires de l’onsen. Le top !

jeudi 27 mars 2008

Miyajima, l’île où cohabitent les hommes et les dieux….

…et les daims

Le shinto primitif considérait la naissance et la mort impures et pendant longtemps il était interdit de naître et mourir à Miyajima. Ces superstitions archaïques, n’ont cependant pas empêché les daims de proliférer sur l’île en toute liberté. Comme à Nara, nous avons croisé de nombreux daims aux alentours des temples et sanctuaires. Mais ici, il est interdit de les nourrir.

…alors, quand j’ai sorti des petits biscuits pour Alexandre, j’ai du me réfugier dans une boutique pour ne plus être harcelée par ces animaux (limite agressifs). Même les tigres ne nous ont pas protégés

J’ai eu droit à des coups de têtes (heureusement les bois sont coupés) et Stan a même eu droit à une petite ruade sans conséquence. Il faut dire qu’ils n’ont pas apprécié qu’on leur retire de la bouche le reste du plan de la ville qu’ils nous avaient arraché ni qu’on les houspille pour qu’ils aillent voir ailleurs.

C’est à Miyajima, que Stan a découvert une façon originale et « naturelle » de se coiffer….

Temples et sanctuaires à Miyajima

Nous n’avons pas compté les temples et sanctuaires qui émaillent l’île de Miyajima, mais ils sont nombreux.
Nous avons commencé par le temple Daiganji qui abrite le Benzaiten caché d’Itsukushima. Tellement bien caché d’ailleurs que nous n’avons aperçu que son gardien ce magnifique Fudo Myo.

Nous sommes également passés devant le sanctuaire de Kiyomori et celui d’Omoto, dont l’intérêt est relatif.

Après avoir dégusté une spécialité régionale (des huitres pour Stan)

nous sommes allés admirer sous tous les angles la pagode à 5 étages Goju no to qui harmonise les styles japonais et Tang à merveille.

La pagode fait face au pavillon aux mille tatamis (857 exactement).

C’est le plus grand bâtiment de l’île. Cette librairie de sutra date de 1587. Y sont exposés entre autres choses, ce tableau de daims et cette cuillère à riz géante...

C’est dans ces lieux, que certains d’entre nous ont pu assister à une représentation de biwa, et même s’y essayer.

lundi 24 mars 2008

Miyajima notre premier San-kei

Les japonais ont pour habitude de dresser des classements des lieux ou monuments remarquables de leur pays. Il existe un top 3 des plus beaux jardins, un top 5 des plus belles pagodes. Miyajima fait partie du Nihon sankei, le top 3 des plus beaux lieux.

L’une des images les plus connues de Miyajima, et à travers elle, du Japon, est sans doute celle du grand Tori rouge flamboyant qui prend racine dans la mer face aux montagnes et au sanctuaire d’Itsukushima. Stan l’a photographié avec tous les réglages possibles du nikon.
Voici quelques extraits à marée haute, à marée basse, depuis le sanctuaire ou depuis la mer…. :

Le Torii correspond à la porte d'entrée du sanctuaire. Autrefois, les pèlerinages se faisaient en arrivant par la mer, le Torii a donc été construit sur la mer face au lieu saint. Ce portique date de 1874, il remplace celui qui existait depuis 700 ans
Mensurations : hauteur de 16,8 m ; poids environ 60 tonnes, il se compose de 2 grands piliers principaux et de quatre piliers secondaires en bois de camphriers âgés de 500 à 600 ans . Grâce à la technique de construction antique japonaise, il ne tient debout que par le poids naturel de ses éléments.

Quand je vous disais que le tori prend racine...

Miyajima l’île sanctuaire : le sanctuaire d'Itsukushima

La consécration de l’île remonte à la nuit des temps. Le premier sanctuaire itsukushima fut édifié en VI ième siècle en l’honneur des 3 filles d’Amaterasu déesse du soleil puis reconstruit en 1168. Le honden, bâtiment principal, leur est encore consacré aujourd’hui.

Bâti sur pilotis, le sanctuaire parait flotter à marée haute tel un immense vaisseau.

Face au Honden, un grand ponton (Hirabutai) de 553 mètres repose sur 239 piliers de pierre.
Comme dans chaque sanctuaire, on retrouve les barils de saké offert en offrande et les chapelets d’omukiji de mauvais augures.

Le seul accès au sanctuaire itsukushima depuis la terre ferme est le Sori Bashi (bashi veut dire pont). Sa cambrure très accentuée le rend difficilement praticable.

C’est dans l’enceinte du sanctuaire que se trouve l’unique scène de théâtre Nô bâtit sur la mer au Japon.

Les différents pavillons du sanctuaire sont reliés entre eux par des galeries en bois d’une longueur totale de 275 m.

Pour terminer, des vues des toits de chaume et du sanctuaire à marée basse.

vendredi 21 mars 2008

Hiroshima

Ce WE de pont, nous sommes allées avec Stan et Yove à Miyajima avec un passage obligé par Hiroshima qui constitue la porte d’entrée de cette île magnifique. J’ai longuement réfléchi à la façon dont j’allais présenter la ville et rédiger le billet. Voici comment mon guide entre en matière : Le 6 août 1945 à 8h15, la ville d’Hiroshima entrait dans l’histoire en disparaissant. Ce n’est pas sous l’angle de la tragédie historique que je souhaitais aborder cette ville et c’est pourtant bien difficile de faire autrement. Nous n’avons pas visité le château avec son donjon à 5 étages mais sommes allés profiter de la douceur du soleil au parc mémorial de la paix dont les plans ont été dessinés par Kenzo Tange.
Heiwa Kinen Kôen
Là se trouve le cénotaphe sur lequel est gravée la liste des victimes. Derrière, la flamme Restez en Paix pour que l’erreur ne soit pas commise à nouveau. De part et d’autre, une allée d’arbres taillés en formes oblongues. L’interprétation que j’en fais n’est pas très réjouissante, je vous laisse vous faire votre propre idée.

Face au cénotaphe, avait lieu une cérémonie religieuse.

Senbazuru
Au font du parc, près du dôme de la bombe atomique, se trouve le monument dédié aux enfants hibakusha (survivants). Là, sont rassemblés de nombreux senbazuru : des guirlandes composées de 1000 grues en origami. La légende veut que quiconque plie mille grues de papier voie son vœu exaucé. Sakado Sasaki fut exposé à l’âge de 2 ans aux irradiations. Elle développa quelles années plus tard une leucémie et entreprit de réaliser un senbazuru. Elle mourut avant d’avoir fini. Ses camarades complétèrent alors sa guirlande et depuis, de nombreux senbazuru symbole de paix venant du monde entiers sont déposés ici et enregistrés officiellement par la ville d’Hiroshima.

Alors que nous découvrions ces centaines de senbazuru, un vieux monsieur japonais, nous a demandé de poser pour des photos. Pas moins d’une vingtaine de photos ont été prises de Yove, autant pour Stan et moi et de nombreux autres passant avant et après nous ! Il faisait cela pour son plaisir.

Genbaku dômu
Pour reprendre le tramway, nous sommes repassés devant le dôme de la bombe atomique, situé à la verticale du point d’impact présumé de la bombe. Ce bâtiment renfermait l’office de la promotion industrielle. C’est l’un des rares bâtiments à ne pas avoir été complètement détruit (probablement parce qu’étant à la verticale de la bombe, il n’en n’a pas ressenti le souffle). Le toit de cuivre a fondu, mais la charpente métallique est restée intacte. Il est conservé en guise de témoignage.

Sur ce blog, d'excellent billets sur la visite du mémorial de la paix, rélaisée par une journaliste ayant effectué un séjour de 6 mois au Japon.
La vie dans la ville
Certaines personnes croient qu’Hiroshima n’est plus. Et pourtant, plus d’un million de personnes vivent aujourd’hui à Hiroshima. (419 000 en 1942, 137 000 en 1945).
La ville a une délicieuse spécialité culinaire : l’okonomiyaki qui ravira tout le monde puisqu’on y met ce que l’on veut (okonomo signifiant ce que vous voulez, ce que vous aimez). Il s’agit d’une sorte d’omelette avec du choux,des pâtes de la viande ou du poisson, crevette….

Miamm
Pour venir, nous avons pris le shinkansen. J’en ai déjà parlé, il s’agit du TGV local. Pas de compartiment à bagages mais beaucoup d’espace : on peut même caser entre deux rangées de sièges une poussette (format japonais !)

vendredi 7 mars 2008

Jimmuji et Taura

Au-delà de Kamakura, dans la péninsule de Miura, les collines autour de Zushi et Yokosuka, deux cités balnéaires, offrent une vue sur la mer d’un côté et Fuji san de l’autre…par beau temps. Les ALF, nous proposaient ce jour, une balade dans les collines alentour.
En sortant de la gare nous sommes tout d’abord passées dans une pépinière de bonzaïs.

Au milieu des bonzaïs, trônait un dieu de la fortune. Puis nous sommes montées jusqu’au temple Jimmu-ji, très sobres, aux sculptures de bois brut.

Une petite grotte ouverte, offrait abri à des jizôs en traditionnelles bavettes et bonnets rouges. Nous avons ensuite rejoint un Bouddha taillé à même la pierre en 1946.

Après le pique nique nous sommes redescendues dans la vallée pour rejoindre une autre colline : celle de Taura, qui à cette époque de l’année attirent de nombreux visiteurs : elle est couverte de pruniers en fleur (et de narcisses). Le temps n’était pas idéal pour les photos mais voici un petit aperçu.

Dans une semaine, la floraison devrait être à son comble.

Pour y aller : depuis shinjuku/shibuya… : Shonan shinjuku line ou depuis Tokyo/ shinagawa : Tokaido line. A Zushi prendre le train local direction Kurihama.

jeudi 28 février 2008

Kawagoe (2)

Alexandre et moi sommes retournés à Kawagoe, pour accompagner les VSM dans leur dernière ballade. Pour l’occasion, j’avais emprunté l’appareil photo de Stan, mon petit numérique de poche donnant des signes de faiblesses dans la mise au point.

Nous avons visité les mêmes endroits que précédemment : le temple Kitain et le sanctuaire Narita san Betsuin suivi d’une pause gourmande de pâtisserie à la patate douce et d’un passage par Kurazukuri, une rue commerçante dont les maisons datent de l’ère Edo : épais volets, lourdes toitures (photo ci-dessus).

Décidemment, le temple Kitain doit être assez quelconque puisque à nouveau je n’ai pas pensé à le photographier, ni les VSM. Seule la pagode a eu droit à notre attention. Pendant qu’ils visitaient le petit musée, je me suis baladée dans l’enceinte de temple pour faire des essais :

Plaques de bois (ema) portant des vœux et des prières rédigés par les visiteurs. On ne les trouve que dans les temples

Gros plan sur un ema

Collection d’omikuji (horoscope ou Oracle des Dieux). Il prédit l’année dans tous les domaines de la vie : amour, santé, voyages, argent, projets... Si l’oracle est mauvais, il faut s’en débarrasser près d'un lieu saint pour permettre aux esprits divins de l'exorciser et d'éviter qu'il ne se réalise. On en trouve dans les temples et les sanctuaires

Prunier en fleur, un avant gout coloré des cerisiers

Vue de la pagode depuis la fontaine de purification

Lanterne de bois.

Après un passage obligé par les statues de Rakan,

(est-ce son âme ou son cœur qu’il offre à la vue des visiteurs ? ) nous sommes allés au temple de Naritasan où se tenait comme chaque 28 du mois un marché aux puces.

Vu l’attention que son maître lui porte, ce chien ne devait pas trop en avoir.

lundi 25 février 2008

Nikko

Grace au JR pass, VSM ont entamé une série d’excursion hors de Tokyo.
Après Chôshi et Kamakura, ils ont pris le shinkansen (TGV)

pour aller à Nikko, lieu connu pour être le réfrigérateur du Japon (sic).

... Et, ils ont eu froid,

(ici les toilettes publiques gelées) contrairement aux petits singes de chairs ou de bois, qui eux supportaient bien ces températures glaciales.

Niché dans un écrin de montagnes à 150 km au nord de Tokyo, Nikkô est considéré comme un joyau tant pour la richesse du patrimoine que pour la beauté des paysages. La plupart des monuments sont classés trésors nationaux. Cascade de glace, lac paisible, temple baroque….

La trinité simiesque l’une des sculptures les plus connues du monde : « Ne pas écouter le mal, ne pas dire le mal, ne pas voir le mal »

Un proverbe dit que nul ne peut dire kekkô (beau) avant d’avoir vu Nikkô.

Pour y aller : depuis Ueno, prendre la Tôhoku shinkansen jusqu’à Utsunomiya puis l’omnibus.

vendredi 22 février 2008

De Choshi ville côtière à Inubo bordure du pacifique

Après une course poursuite vers nos réservations JR Pass pour un train ayant aussi des voitures disponibles sans réservation (oups), nous avons donc quitté en autonome Tokyo sans l'aide de Sophie et Al en direction de Choshi, ville cotière.
La direction nous tentait bien, mais nous n'avions que peu d'information sur ce qui nous attendait là-bas.
Les informations pour nos successeurs sont donc les suivantes :
  • en arrivant à Choshi, allez vers la correspondance voie 2 où vous attend un petit train de la Dentetsu Line, le billet se prenant dans le train
  • 1/4 d'heure et après avoir traversé quelques "gares" (1 à 3 personnes, 1 machine à boisson et une cabane) vous arriverez à Inubô

Nous avons testé pour vous, de chaque côté de la gare :
  • en suivant la mouette, via une balade de 20 minutes, le mémorial de l'amitié des peuples japonais et philippins et son magnifique point de vue

    En passant par les chemins indiqués, vous croiserez comme souvent un temple...et des choux

  • A la pointe des terres, le phare et son bord d'océan . Pour nous il était temps de rentrer mais nous pensons qu'y manger face à l'océan pourrait être une bonne idée...
Il y avait certainement d'autres choses, que vous découvrirez en vous vous munissant d'un guide de conversation japonais et d'un peu de patience (l'anglais n'y passe pas vraiment)...la ballade mérite le détour. Signé V de VSM

jeudi 21 février 2008

Journée sportive à Kamakura

On ne le dira jamais assez, le japon est un pays montagnard. 70% de la surface du territoire est occupée par les montagnes.
Notre sortie à Kamakura fut donc sportive car la poussette malheureusement, ne sait pas monter toute seule les escaliers nombreux qui menaient aux différents temples.
Kamakura est une petite ville au sud de Tokyo (1h30 de train) qui abrite de nombreux temples bouddhiques, certains zens ainsi que des sanctuaires shinto, le tout en pleine végétation. Au XII et XIII siècle, la ville fut la résidence des shoguns.
Nous avons commencé par le temple zen Engaku-ji, parmis les plus célèbres temples zen du pays. Les différents bâtiments s’échelonnent dans la colline de bambous et de cèdres. Détruit et reconstruit plusieurs fois, la salle des reliques date de 1285.

C’est ici qu’est enterré le cinéaste Ozu. En haut d’une colline, se trouve une cloche vielle de 700 ans. De là, la vue est dégagée.

Nous nous sommes ensuite rendus au temple Hase, célèbre pour sa statue de Kannon aux 11 visages.

Le Kannon est le Bodhisattva de la compassion et de la miséricorde (sage ayant franchi tous les degrés de la perfection sauf celui qui fera de lui un bouddha). Cette statue haute de 9 m est l’une des plus grande en bois du japon. Il est interdit de la photographier (voir le site du temple). Le temple renferme un joli jardin de style japonais le long de la colline et offre une vue sur l’océan plutôt sympa.

A mi hauteur, on découvre un nombre incalculable de Jizô de taille variées (entre 15 et 60 cm), déposée en mémoire des enfants morts. Jisô : divinité bouddhique à la recherche de la vérité, représentée sous l’aspect d’un religieux au crâne rasé, tenant un bâton de pèlerin et portant à la main un joyau. Il est le protecteur des voyageurs et des enfants. Ces statues portent souvent une bavette et un bonnet rouge offert en remerciement.

Un des bâtiments renferme une statue de daikoku, l’un des Dieux de la fortune le plus populaire. Il est toujours représenté tenant un maillet doré et des sacs de riz. Là encore il est interdit de prendre des photos mais VSM n’ont pas vu la pancarte (oh, c’est pas bien de cafter !)

Nichée dans la colline et cachée au fond du jardin, les visiteurs curieux (notre cas) ou renseignés, peuvent pénétrer dans une grotte où sont sculptés des statues dont celle de la déesse de la beauté et de la santé, seul élément féminin des 7 dieux de la fortune. Pour 300 yens, on peut acheter une petite statuette et la déposer dans les anfractuosités de la roche.

Enfin, nous avons terminé la journée en allant rendre hommage au grand Bouddha (daibutsu) édifié en 1252 et haut de 11m environ. Il est après celui de Nara, le plus grand Bouddha du Japon. J’ai bien aimé les ventilations dans le dos.

Pour y aller :

  • JR Yokosuka à Shinagawa ou à Tokyo, ou Shonan shinjuku line à Shinjuku. Descendre à Kita kamakura.
  • Au retour, prendre à Hase la ligne Enoden jusqu'à Kamakura puis la Yokosuka ou la Shonan shinjuku line.

samedi 16 février 2008

vacances au ski

La semaine dernière, nous quittions Tokyo sous la neige pour aller à la découverte des montagnes nippones. Si les paysages sont assez semblables aux Alpes, nous avons pu observer quelques différences.
La station sans intérêt était bien enneigée et la vue depuis les pistes plutôt sympa :

Un moyen simple mais efficace (jusqu’à quelle température négative ?) pour déneiger les sorties de garages et les trottoirs : de l’eau. Toutes les rues de la station en sont équipées.

L’hôtel possédait un local spécial takkyubin. Nous y avons récupéré mes ski partis deux jours avant nous et les avons ramené là avant de partir. Le lendemain, ils étaient livrés à la maison !

Aux pieds des remontes pentes, les perchistes rivalisaient de technique pour sculpter la plus belles statues de neige.

En haut, des bancs étaient à la disposition des surfeurs pour qu’ils puissent le rechausser les fesses au sec (jamais vu ça dans les stations alpines). S’agissant d’une petite station, je m’attendais à trouver des téléskis. En fait, je n’ai vu que des télésièges. Certains étaient monoplaces (une première pour moi) et la plupart sans garde du corps (une première la encore, pas terrible).

Alors qu’en France le port du masque est généralement réservé aux mauvaises conditions météorologiques, il semble être la norme au japon même par beau temps. Des différences donc, mais vraiment mineures à une exception : la salle de repos au bord de la piste : avec des tatami bien sûr!

Quand au plaisir de skier : identique et toujours aussi grisant !
Et Al ? Il n’a pas trop apprécié la neige, mais comme il ne sait pas encore marcher…. Même le croqueur de boule de neige ne l’a pas fait rire. Heureusement, il y avait une garderie qu’il semble avoir bien apprécié. Il n’a pas souvent l’occasion de voir des enfants ! Et les shôji de la chambre lui ont beaucop plu.

Et pour finir une petite anecdote : pendant notre séjour Stan a eu besoin de joindre un collègue à l’étranger. Il n’avait plus de batterie et l’hôtel ne proposait pas les appels à l’international. Il s’est donc débrouillé pour faire parvenir le numéro de l’hôtel et de notre chambre à son collègue. Après avoir attendu un certains temps il apprend (via un collègue au japon) que son autre collègue n’arrive pas à ce faire comprendre. La réception est persuadée qu’il veut faire une réservation. Stan appelle donc la réception pour les prévenir qu’il attend un appel. Et il finit par recevoir l’appel. Que s’est il passé ? Nous étions chambre 1439 one four three nine, la réception comprenait : one for three nigth….

jeudi 17 janvier 2008

Kyoto Nara

Il y a un an, pour les fêtes de la nouvelles année nous sommes allés à Kyoto et Nara. A l'époque je ne rédigeais pas encore le blog et je n'ai par la suite jamais relaté ce voyage dans un billet post daté. Voici chose faite en photos.
Pêle mêle et sans commentaire : jardin zen, palais du shogun, gare de Kyoto, les fans de Nara, pavillon doré etc...
Ok, c'est un billet très facile à faire mais à ma décharge, l'ophtalmo que j'ai vu en France s'est complètement plantée dans sa prescription de correction et je me retrouve maintenant avec des verres pas adaptés à ma vue qui me filent un mal de tête lorsque je reste trop longtemps devant l'écran.

vendredi 9 novembre 2007

Mont Mitake

Escapade d'une jornée avec les ALF

S’élevant à 929 m d’altitude, le Mitake-san est depuis toujours la montagne sacrée du « froid ». On y accède à pieds ou par funiculaire. Arrivé en haut de la station, les couleurs d’automne subliment la vue.

Nous commençons notre promenade en longeant la maison des prêtres au toit de chaume,

puis un zelkova âgé de plus de 1000 ans !

Nous entamons ensuite la descente vers le jardin de pierre et ses cascades.

Le retour est physique mais distrayant.

C’est après avoir gravi de nombreuses marches, bordées de stèles de granit noir, puis de lanternes de pierre que l’on découvre le sanctuaire shinto Mitake-jinja, superbe et d’un rouge flamboyant. Un sanctuaire qui se mérite !

Fondé  à l’époque Nara (710 – 794 début du bouddhisme) il connut un grand essor à l’époque Kamakura (1192 – 1333 apparition de l’influence zen). On y vient, depuis, prier pour obtenir de bonnes récoltes.

Pèle mêle de photos prises sur place :

statue équestre d’un samouraï,

linteau du bâtiment principal,

offrandes au sanctuaire (des bidons de saké).

 

Et pour terminer, voilà une scène quotidienne des transports en commun :

Pour y aller : depuis shinjuku prendre la chuô line direction Ome puis l'ome line.

lundi 29 octobre 2007

Kawagoe (1)

Au début du siècle dernier, Kawagoe avait des relations commerciales et culturelles étroites avec Edo (ancien nom de Tokyo) et les commerçants de Kawagoe ont imité les bourgeois d’Edo en construisant nombres de Kurazukiri (magasins résistants au feu). En 1923, Edo a été dévasté par un énorme tremblement de terre) et le reste n’a pas survécu aux bombardements. Aujourd’hui Kawagoe est donc un bon moyen de se  représenter le Tokyo d’autrefois.

En prenant l’express de la tobu toju line au départ d’Ikebukuro, la ville de Kawagoe se trouve à seulement 30 minutes de Tokyo. Nous nous y sommes rendues avec Na et son amie Sy.

Nous avons remonté une rue commerçante où nous avons découvert une lingerie un peu spéciale au milieu de boutiques plus traditionnelles…

Puis nous sommes arrivées dans l’enceinte du temple Kitain. L’habitude de voir des temples m’a fait oublier de prendre une photo pour mes lecteurs…. Ce temple est le siège régional d’une secte bouddhiste (tendaishuu). L’intérieur se visite on y admire en chaussettes des estampes et autres vieux objets. Vue de l'extérieur :

 Juste à côté, dans un espace clos, « reposent » 538 statues  de Rakan (personnage qui  a atteint l’éveil et possède une vraie vertu). Les statues ont subi l’outrage du temps mais l’ensemble est remarquable. Pas 2 statues identiques.

Petite séance photos

puis nous voici en route pour les veilles maisons de l’époque Edo. Dommage cet ensemble donne sur une rue ouverte à la circulation. Les façades sont très sombres mais est ce due à la pollution ou aux matériaux ?

En chemin, nous croisons également la Toki no Kane (tour de l’horloge). L’original de 1624 a était détruit par un incendie, cette tour en bois de 16 mètres de haut a été rebâti en 1893 et constitue un bien rare et précieux à l’échelle du japon.

De retour vers la gare, nous avons traversé un quartier calme et reposant.

samedi 20 octobre 2007

Mariage à Daegu (Corée du Sud)

Un bon ami de Stan en expatriation en Corée, se mariait ce WE. Nous avons fait le déplacement.

Le mariage était célébré à l’académie confucianiste de Daegu. Quelques photos

Le lendemain ; en attendant l’avion, nous nous sommes baladés dans Séoul.

Plus de détails prochainement sur notre site.

vendredi 5 octobre 2007

Les Higambanas de Kinchakuda

Au programme aujourd’hui une escapade à la campagne loin de la pollution et de la foule tokyoïte avec les ALF (Amies de la Langue Française). Le RV était donné à Ikebukuro en tête de train de la ligne seibu ikebukuro direction Hanno. Arrivées à destination, nous avons pris un bus qui nous a menées au lac miyazawa (je dirais plutôt un plan d’eau).

Après avoir contourné ce petit coin de paradis des pêcheurs, nous avons longé des rizières et observé comment le riz était cueilli et mis à sécher.

Le but de cette escapade était d’admirer des Higambana : lys rouges qui à cette époque de l’année fleurissent par milliers dans cette région. L’amaryllis lycoris, (fleur de l’équinoxe d’automne) est également désignée sous le nom de Manjushage. Nous nous sommes donc rendues au parc de Kinchakuda.

Le parcours était fléché (bien que je n’aie vu les flèches que cette unique fois).

En chemin, nous sommes passées devant des poulaillers aux distributeurs inhabituels (…) et enfin, nous avons aperçu le tapis rouge gigantesque, admirez :

 

Ci-dessus l’adresse d’un site avec plein de photo et le site du parc

http://u-ki.jp/contents/photo-gallery/flowers/2005-09-flower-manjusyage-kinchakuda/index.html

http://www.kinchakuda.com/

 

lundi 24 septembre 2007

Hakone

Après la cérémonie commémorative (voir billet de la veille), nous avons pris le train en gare de Shinjuku pour nous rendre à Hakone à 1h30 de Tokyo. Cet endroit est connu pour son lac tapi au fond d’un cratère de végétation, ses sources naturelles (onsen) et sa vue sur Fuji san (le célébrissime mont Fuji). L’arrivée à Hakone est semblable à l’arrivée dans n’importe quelle station touristique française. Rues étroites, embouteillage, vitrines de souvenirs éclairées à la tombée de la nuit. Nous avons raté le car et décidons d’aller à l’hôtel en taxi. En deux jours, Alexandre a pu tester de multiples moyens de locomotion : train, taxi, poussette, porte-bébé, bateau, funiculaire et téléphérique. Arrivés à l’hôtel, nous avons rejoint des amis arrivés quelques heures avant nous. Sur leurs conseils, nous sommes allés profiter du onsen de l’hôtel avant le repas. Etant pudique par nature, j’appréhendais un peu cette nouvelle expérience. En arrivant dans les douches, une jeune maman et son petit garçon se lavaient mais, le bassin du onsen était vide. La surface de l’eau était tellement lisse que j’ai cru que le bassin était vide (il faisait nuit). J’ai été très surprise par la température de l’eau (environ 50°C) et au bout de 10 minutes de suis retournée dans les douches. Rien de tel pour bien dormir, après le onsen, nous étions tous très fatigués. Le lendemain, nous avons commencé notre excursion en longeant le lac Ashi pour accéder au sanctuaire d’Hakone cerné de pinède et dont le portique rouge est ancré dans les flots du lac.

 

Le sanctuaire aurait été édifiait au 8ième siècle mais le bâtiment actuel date de 1667. Nous avons abandonné la poussette en bas des marches et sommes montés jusqu’au temple.

2007 est l’année du sanglier, après avoir accroché un vœu de bonheur pour Alexandre (regardez bien au milieu de la photo)

nous sommes retournés au pied du lac pour visiter l’ancienne barrière d’Hakone (Hakone sekisho, sekisho désignant un octroi), construite en 1618 par le shogunat Tokugawa pour la défense d’Edo.

Toute personne voulant se rendre à Edo (ancien Tokyo) devait se déclarer et payer un tribut. Un mensonge pouvait vous transformer en esclave ou vous ôter la vie.

Après avoir traversé le lac en bateau, nous avons pris de la hauteur pour admirer Fuji san.

En haut du téléphérique (sommet du mont Koma), le panorama est grandiose en revanche l’odeur pas terrible car des panaches de fumées sulfureuses s’échappent des solfatares qui émaillent le champ de lave.

Nous sommes redescendus du mont Koma par le funiculaire et avons pris le train pour Tokyo enchanté de notre WE.