En mai dernier nous avons emmené nos visiteurs du moment dans une izakaya cuisine japonaise, très axée sur le poisson et les fruits de la mer.
Un assortiment de mises en bouches pour commencer avec du confit d’algues, du pain de poisson, de l’anguille, une fève et une tomate un sushi marin et au centre un coquillage.
Ensuite des crudités : sashimi de poulpe, poisson blanc, thon rouge et coquilles St Jacques.
Puis une grillade de saumon tériyaki
Suivi d’un plat de pousses de bambou et porc à l’aigre doux
Puis un plat de bébés calamar servis en vinaigrette avec du myoga (un peu comme l’échalote)
Enfin, le clou du repas : petits poissons frits à gober
A Tokyo, on trouve de tout.
Y compris un restaurant la Tour d'Argent. Il s'agit bien de la célèbre enseigne parisienne.
En février dernier, nous y sommes allés. Diner surprise de Saint Valentin.
Le restaurant se trouve à l'intérieur du New Otani hotel à akasaka mitsuke.
Au menu, une cuisine très classique avec en entrée : Ambroisie de fois fras de canard en gelée de Sauternes
suivi de Quenelles de brochet "André Terrail" et de Bisque de homard du café anglais
Ensuite, un inévitable plat de canard : Caneton rôti "Marco Polo" aux quatre poivres
et en dessert un Gâteau au chocolat "Vasco de Gama" suivi de mignardises.
La soirée était organisée par l'AFJ (l'association des Français du Japon) ce qui nous a valu une visite des cuisines (très intéressant) et tout pleins d'anecdotes.
Par exemple, cette imposante table au drapé de marbre :
certains clients japonais ont fait remarquer au directeur que la nappe n’était pas bien repassée… Voilà qui ferait plaisir à l’artiste qui l’a taillée si bien que les clients s’y trompent ! Ou encore, « vos miroirs sont un peu vieillots » « Ah mais monsieur, ce sont des miroirs fabriqués à l’ancienne, alors oui, ils s’oxydent… »
Et bien sûr, pour finir, qu’en avons-nous pensé ?
Je regrette que comme pour la plupart des grands restaurants, l’accompagnement des plats soit négligé et réduit à une portion congrue. Si la bisque de homard m’a déçue (elle me rappelait plutôt la bouillabaisse), le reste était bon, fin, joliment présenté, mais….. rien d’exceptionnel. Déception donc, surtout compte tenu du coût du repas.
Encore un billet “bouffe”. Ce mois-ci sera donc gastronomique. Pour conclure le séjour de nos visiteurs d’octobre, nous avons testé un restaurant spécialisé dans la viande de bœuf et en particulier dans le shabu-shabu.
Le shabu-shabu (しゃぶしゃぶ) est une variante du sukiyaki (sorte de fondue japonaise).
Shabu-shabu est l’onomatopée de la viande plongée dans le bouillon chaud. Mon beau-père dirait qu’il s’agit de l’onomatopée d’une personne parlant avec un chewing-gum dans la bouche (ça bout, ça bout).
Le shabu-shabu traditionnel utilise seulement de fine tranches de bœuf, mais le porc peut être utilisé. La viande est accompagnée de tofu et de légumes comme le chou chinois, les negis, les chrysanthèmes légumes et les champignons coupés finement.
Les ingrédients sont plongés dans un bouillon en ébullition puis trempés dans deux sauces froides. L’une, le gomadare, parfumée au sésame, est obtenue en mélangeant la sauce de soja au sésame finement broyé. L’autre, le ponzu, est un mélange de jus de yuzu ou d’orange amère et de shoyu (sauce soja).
Les restaurants spécialisés utilisent un bouillon de bœuf et de légumes, mais un bouillon d’algue kombu est également courant.
Le récipient traditionnel dans lequel se fait la cuisson est un pot chinois en anneau avec une cheminée au centre (le huo guo zi).
Une grande casserole sur un réchaud suffit amplement.
Une fois toutes les victuailles épuisées, le bouillon restant peut être utilisé pour faire cuire des nouilles. Notre repas fut donc délicieux mais bien copieux d’autant plus que le samedi soir, le restaurant Imahan, où nous nous sommes rendus, propose un menu shabu shabu avec mises en bouche
Après le style Okinawa de septembre, nous avons testé pour cette édition d'octobre la cuisine 'fusion' italiano-japonaise dans une izakaya de nishi-shinjuku.
Pour rappel, la soirée FAF réunit une fois par mois des DH « desperate housewife » 'exilées' au Japon, autour d’une bonne table, sans bambins ni maris.
Tout d’abord installées dans une alcôve, le retard de certaines nous a permis de troquer la table basse version « je m’assois en tailleur » contre une table occidentale avec Window’s view. Vue sur la mairie de Tokyo irremplaçable.
En dehors d’un plat de sushi,
le reste du repas fut très italien avec tomate / mozzarella (la mozzarella au Japon n’est jamais exceptionnelle et celle-là ne sortait pas du lot malheureusement), poulpe à l’huile d’olive, magret de canard sur lit de purée,
spaghetti aux champignons, saumon grillé (la présentation laissait à désirer vu la classe du restaurant).
Avec une mention spéciale pour le dessert : un délicieux fondant au chocolat assorti d’une boule de glace.
En conclusion : service irréprochable comme souvent, ambiance sophistiquée mais bien moins chaleureuse que notre première sortie. Le repas fut beaucoup moins diversifié mais plus cher que notre première expérience. Pour moi, ce n’est pas vraiment une izakaya. (Qu’en pensent les autres participantes ?) Bilan positif, mais…
Une pointe de déception, vite éclipsée par les rencontres que j’ai pu faire à cette soirée. J’ai ainsi pu rencontrer Armelle (qui contrairement à la majorité des particpantes n'est pas une DH mais travaille au Japon depuis 8 ans) et dont je suis le blog avec intérêt depuis plus d’un an. Nous avions déjà eu l’occasion de discuter via blog interposé sans jamais nous rencontrer. J’ai également pu me faire confirmer un certain nombre d’informations d’ordre administratif concernant les bébés français nés à l’étranger qui feront l’objet d’un prochain billet…
Hier, à l’initiative de Flo B, c’était soirée entre FAF, comprenez Femmes Au Foyer (merci à Ariane pour l'inspiration de l'acronyme). L’idée initiale était de faire rentrer nos maris tôt pour nous permettre de sortir (la majorité étant mère de famille). Perso, si Stan rentre tôt du boulot (ce qui n’arrive ((presque)) jamais), je préfère profiter de la soirée avec lui. J’avais donc prévu un baby sitter. Bien m’en a pris car Stan était finalement en déplacement ces derniers jours en Thaïlande.
Cette soirée à été l’occasion de découvrir une nouvelle Izakaya, dans le quartier de Shibuya. Spécialisé dans la cuisine d’Okinawa, le teyandei, se révéla un très bon choix tant sur la qualité gustative que sur le coût de l’addition.
La carte étant exclusivement en Japonais, les serveurs, forts sympathiques nous ont recommandés le party menu, une succession de petits plats. Double avantage : il y en a pour tous les goûts et il n’y a plus besoin de se creuser les méninges pour déchiffrer la carte.
Parmi les plats, nous avons pu goûter :
Roulé de jambon cru à Okura,
toast à la pomme de terre et omelette farcie à l’anguille
Salade sauce samouraï (avec une belle mise en scène des serveurs pour finaliser la sauce devant nos yeux)
Sashimi de « poisson blanc » dixit
Tempura de crevette en sauce blanche, boulette de poulet et beignet de patate douce,
Porc en daube japonaise
Pour conclure, riz nappé d’œuf battu et petits légumes et, une fois n’est pas coutume, le menu comportait même un dessert : baguette de pain sucré farcie à la glace…
Le tout pour 2500 Yens (16 euros) sans les boissons, voilà un budget raisonnable pour une soirée très sympathique.
Petite précision, le plus dur de la soirée, fut de trouver l’entrée du resto. Je vous ai déjà parlé de la gestion des adresses à la japonaise ;
le numéro des blocs est en général assez facile à trouver en revanche, les numéros de maison étaient inexistant. Et pour arranger le tout, l’entrée du resto était anonyme. Même pas une pancarte en Japonais. Heureusement, l’immeuble se trouve à l’angle de 4 blocs de numéros différents…..
L'izakaya occupe au Japon la place de la brasserie en France ou du restaurant à tapas en Espagne. Très fréquentée le soir, on y commande des rations de plats chauds ou froids que l’on partage entre convives. La carte, plus ou moins élaborée, va de quelques plats familiaux à une carte gastronomique. L’isakaya est détentrice d’une identité forte qui a pu être déclinée en de nombreuses variantes mais dans tous les cas, quand on est dans un isakaya, on est au Japon. (wikipedia)
Pour fêter l’anniversaire de Stan, j’avais réservé une table dans une Izakaya dans les grattes ciels de nishi-shinjuku (vue grandiose garantie).
La première étape consiste à trouver une izakaya classe pas trop loin de la maison.
Très facile, il suffit de se rendre sur le site bento.com. On y trouve non seulement des restos classés par spécialité (cuisine française, italienne, japonaise, végétarienne…) mais aussi par genre (pub, buffet, ouverture tardive….) et enfin par quartier. On trouve également au passage des recettes de cuisines japonaises, une liste des endroits où acheter des aliments d’importations, des vins, bières, des fromages etc…. Bref, un site à découvrir pour ceux qui résident au Japon et qui ne connaissent pas encore.
Mon choix s’est porté sur le Yuian, au 52ième étage de la tour sumitomo.
Deuxième étape : faire la réservation.
Là pas de chance, personne ne parlait anglais au téléphone, mais il faut croire que mes quelques cours de japonais supportés par le guide de conversation m’auront été utiles.
Le Yuian (Ici, la revue complète)
On commande un menu de 7 ou 8 plats auxquels viennent s’ajouter des plats à la carte (disponible en anglais) - selon son envie et son appétit - et les boissons. Eté oblige, nous avons eu en amuse-gueules (servis en milieu de repas) des eda mame (poids de soja vert) servis bouillis que l’on mange avec les doigts (ou avec les baguettes si on veut faire "son malin stylé" comme Stan.
Très populaire, ils sont souvent servis avec une bière fraîche et du sel en accompagnement. Bandai (fabriquant de jouet) en a même fait un gadget (rigolo ?) que voici :
En plus du menu qui ne comportait que des choses mangeables (selon mes critères : pas de bizareté de la mer, un seul plat de sashimi (thon rouge), peu de coquillage), nous avons commandé des chips de sardines et crabes originales et fort bonnes ainsi que du Yuba (seule déception de la soirée). Le yuba (peau de lait de soja) était une spécialité de Nikko que nous avions dégustée en soupe salée et en version sucrée également. Mais hier soir, c’était plutôt fade, juste accompagné de sauce soja.
A part ça, j’étais très satisfaite de mon choix et Stan a bien apprécié la soirée. Je n’avais pas pu réserver de table côté fenêtre, c’est donc face aux cuisiniers que nous avons mangé, ce qui nous a permis d’apprécier tout l’art de la confection des sushis.
Pour terminer le billet, j’aimerais revenir sur l’eda mame de Bandai. Stan a une collègue dont le mari travaille chez Bandai. Petit Al a reçu de la part de ce couple, plusieurs cadeaux Bandai. Les incontournables dérivés d’anpanman dont j’ai promis de vous parler depuis janvier, (ça viendra) mais Al a également reçu le fameux gadget en question. Est-ce pour se détendre ou pour apprendre à manger les eda mama. Je vous laisse choisir.
Sur les trois pois, celui du milieu possède une tête dessinée. Bien sûr, on ne sait jamais quelle tête on va avoir avant d'ouvrir l'emballage. Cela promet une belle collection aux passionnés et de meilleures vente à Bandai. En tous les cas, ce gadget est censé vous procurer des crises de larmes comme le montre cette pub japonaise, très japonaise...
Après l’allocution de F. Fillon et le délicieux buffet français de samedi dernier, nous avons poursuivi la soirée avec nos amis Nat et Fab dans un bar un peu spécial. Préparée en secret, Stan ignorait tout de notre petite soirée et de notre destination finale. Quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver au Ice bar de Tokyo,
un lieu qui n’est pas sans rappeler l’hôtel de glace de Jukkasjärvi en Suède, le service à la japonaise en plus.
Le service c’était le prêt de vêtements chauds et de gants pour supporter la température négative (-5°). Ne sommes-nous pas mignons dans ces ponchos fourrés ?
le bar de glace,
le mobilier de glace
Le réfrigérateur de glace,
Les verres de glace
Afin d’éviter toute condensation et formation de cristaux, l’air à l’intérieur est extrêmement sec. Ce n’est qu’en ressortant que l’on constate que l’humidité est de retour à Tokyo.
Les créneaux de 45 minutes se réservent à l’avance. Compte tenu du prix de l’entrée, on regrette tout d’abord de ne pas pouvoir rester plus longtemps mais finalement, au bout de 35 minutes, il n’y a plus personne (allez savoir pourquoi…glaglagla). L’entrée donne droit à une boisson qui à l’exception des softs contient forcément de l’Absolut Vodka…
Il faut compter 1200 yens pour une nouvelle boisson et 800 yens pour un nouveau verre, ce qui pour certains d’entre nous au sang chaud était presque nécessaire.
Après être passée des dizaines de fois devant ce bâtiment de jour à me demander ce qu’il renfermait, je l’ai donc vu de nuit.
Pas mal non ?
Allez, kanpai ! (à la votre)
Pour y aller : 4-2-4 Nishi Azabu, Minato-ku, station Hiroo, Roppongi ou Nogizaka.
Pour connaître toute l’histoire de ce concept
L'équinoxe de printemps est un jour férié au japon. Pendant la période de 7 jours qui entoure l’équinoxe (Haru no higan) se déroulent des fêtes traditionnelles bouddhiques au cours desquelles, les familles se rendent au cimetière pour apaiser l’esprit des anciens. A cette occasion, les japonais confectionnent des o’hagi, des boules de riz couvertes de pâte d’azuki.
Nous, nous avons profité de ce jour férié pour tester le brunch d’un grand hôtel à deux pas de chez nous avec de bons amis. Délicieux !