Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mardi 3 février 2009

Setsubun à Hosen-ji – Nakano

Bien que le soleil n’ait pas été au rendez-vous, la météo pour setsubun était plus clémente que l’année dernière.
C’est au temple Hosen-ji que nous nous nous sommes rendus pour chasser les démons et fêter l’arrivée du printemps. Car en dépit du calendrier météorologique, c’est au 4 février que les japonais attribuent risshun, le premier jour du printemps. Et pour l’occasion, il faut chasser les démons.

Pour ce faire, les gens autrefois accrochaient devant la maison des choses puantes, telles des têtes de sardines. De nos jours la préférence va aux branches d'épineux ou de houx. L’objectif reste le même, les odeurs en moins !
Pratiqué aussi bien à la maison que dans les temples, le mame maki (lancer de haricot) est un rite vieux de 1000 ans et qui perdure aujourd’hui ... La tradition de jeter des graines de soja pour chasser les démons viendrait d’un prête bouddhique qui il y a 1000 ans, exorcisait les démons en leur jetant des haricots, ceux-ci fuyant alors pour ne pas devenir aveugle….
Pour en savoir plus sur les démons et les rites c’est ici (blog en anglais).

A Tokyo, le temple Senso-ji à Asakusa ou le temple Zojo-ji à Hamamatsucho sont des lieux très courus pour le mame maki. Des vedettes de la télé ou des sumos prennent part aux cérémonies.
A Nakano, moins de foule et plus de folklore.

La cérémonie commence par l’arrivée de bonzes guerriers qui s’installent autour de l’emplacement où se tiendra le feu sacré.

Les bonzes (hommes et femmes) portent des costumes amples de toiles brutes et de couleurs sobres. Ils sont accompagnés de prêtes.

Certains jouent de la conque. A la suite d’un rituel occulte, le feu est mis au tas de branches de pin réunies dans un espace délimité par ces fameux papiers pliés les kamishidés.

Commence alors une distribution de boisson et mikan (mandarine) auprès des spectateurs qui font la queue (ce qui n’est pas sans rappeler la distribution de l’hostie dans une église).

Ensuite a lieu le mame maki quelque peu déformé : en effet, les haricots de soja sont remplacés par des gousses de cacahouètes … et de mandarines.

Le lancer de mandarine, voilà bien une chose étrange et quelque peu dangereuse. Nous nous éloignerons vite pour protéger d’un projectile inopportun petit Em qui dort tranquillement dans sa poussette.

mardi 23 décembre 2008

Tennô-Tanjôbi

Anniversaire de l’empereur

L’empereur au Japon ne détient aucun pouvoir politique mais le jour de son anniversaire est férié. Akihito, fils de Hirohito - dernier empereur à détenir un pouvoir politique - est né en 1933 (le 23 décembre) et a débuté son règne en 1989 (intronisé officiellement en 1990). A sa mort, il prendra le nom posthume d’empereur Heisei (empereur de l'accomplissement de la Paix, idée de la Paix Universelle).
Aujourd'hui était donc férié au Japon, de quoi remplacer Noël...!

lundi 24 novembre 2008

Kinrō Kansha no Hi

Encore un jour férié. La fin de l’année approchant, j’en aurai bientôt fait le tour (15 billets quand même !). Que vous raconterais-je l’année prochaine ?

Aujourd’hui, ou plutôt hier, le 23 novembre c’était la fête du travail. Comme le gouvernement japonais a instauré cette sympathique coutume de décaler au lundi le jour férié tombant un dimanche, nous avons donc profité d’un long WE une fois encore. Notre escapade prévue à Okinawa ne s’est pas faite (pas très raisonnable après Kyoto) Nous irons donc une fois bébé né car maintenant, je n’ai plus le droit de prendre l’avion.

Revenons à nos moutons. Aujourd’hui nous fêtions donc Kinrô Kansha no Hi. Une fête pour commémorer le travail accompli et remercier les travailleurs qui par leur travail quotidien assurent la prospérité du pays.
Cette fête tire son origine d'un ancien rite shintô auquel se prêtait l'empereur chaque année. A l'issue des récoltes de riz, l’empereur offrait du riz nouveau aux divinités du ciel et de la terre. Ce rituel appelé niinamesai ("festival des récoltes") fut par la suite perpétué dans les campagnes par les communautés paysannes.
A l’ère Meiji, la coutume fut instaurée dans tout le pays le 23 novembre. Elle prit sa forme actuelle après la seconde mondiale.

lundi 3 novembre 2008

Bunka no hi

L'empereur Meiji est né un 3 novembre. Autrefois, à cette date anniversaire, la nation japonaise témoignait sa profonde reconnaissance au père de la modernisation du pays. Mais depuis que le Japon devint officiellement une démocratie en 1946, le 3 novembre fut rebaptisé Bunka no Hi , le jour de la culture.
Le Jour de le Culture sert à mettre en avant les valeurs de la constitution (la vie, la liberté, la paix), les arts et différentes matières académiques. A cette occasion, de nombreuses manifestations culturelles sont organisées dans tout le pays. Le gouvernement japonais distingue tous ceux et celles qui ont grandement contribué à l'avancement de la culture nationale et les plus talentueux reçoivent, au cours d'une cérémonie officielle dans l'enceinte du Palais impérial, la "médaille de la culture" des mains même de l'empereur.

lundi 13 octobre 2008

Taiiku no hi

Le sport s’est bon pour la santé.
En octobre 1964, avaient lieu à Tokyo les Jeux Olympiques d’été.

Pourquoi si tard dans la saison ? Pour des raisons météorologiques : éviter une fin de printemps instable, un été très chaud et très humide. Deux ans plus tard, était célébré pour la première fois la journée du sport et de la santé - Taiiku no hi - qui devint dès lors un jour férié. Ce jour-là de nombreuses manifestations sportives ont lieu dans tout le pays afin de rappeler à tous l'importance du sport pour le développement d'un corps sain et d'un esprit sain.
Pour en savoir plus, notamment sur l’esprit créatif des japonais en matière de compétitions sportives, je vous conseille vivement : de regarder cette page.

Nous avons profité de ce jour férié pour nous rendre au parc Toyoma afin d’assister à une démonstration de Yabusame (tir à l’arc à dos de cheval).

mardi 23 septembre 2008

Tsukumi et shûbun no hi

La nuit de la pleine lune, vers la mi-septembre, les japonais honorent la première pleine lune automnale en la contemplant et en exposant près de la fenêtre, un plateau de boulette de pâte accompagné d’un aliment caractéristique des récoltes d’automne et décoré d'herbes de Pampa. C’est tsukimi. La pleine lune suivante est honorée de la même façon avec des noisettes. Est-ce encore vraiment pratiqué, je l’ignore, cependant, l’année dernière, ma prof de japonais me l’avait mentionné.

Cette fête (non fériée) est suivie de près par l’équinoxe d’automne (shûbun no Hi) qui lui est férié. Comme pour l’équinoxe de printemps, le plat lié à l’évènement est l’O’hagi. On se rend au cimetière pour honorer ses morts et déposer des chrysanthèmes.

samedi 13 septembre 2008

Keiro no Hi

Au Japon, le nombre de centenaires a été estimé à 36.276 pour le mois de septembre, soit une augmentation de près de 4.000 depuis l'an passé. Les femmes représentent 86% des centenaires japonais.
Le gouvernement a envoyé une carte de félicitations à chacun des centenaires. Parmi eux, Tomoji Tanabe, 113 ans cette semaine, présenté au Japon comme le plus vieil homme du monde
.

Le troisième lundi de septembre est un jour férié au Japon. On y célèbre les personnes âgées. Cette fête instaurée en 1951 s’appelait à l’origine Toshiyori no Hi (le jour des personnes âgées). En 1966, elle a pris son nom actuel Keiro no hi qui signifie la journée du respect aux personnes âgées…

Ce WE c’est aussi matsuri dans notre quartier. Je vous en avais parlé l’année dernière. J’avais même promis une vidéo, mais là, il va falloir attendre encore un peu.
Non que nous soyons blasés par ces fêtes, il faut quand même bien avouer que c’est un peu toujours la même chose. Nous avons assisté en mai dernier à un grand matsuri dans les environs de Tokyo, alors pour ce WE prolongé, nous allons snober le matsuri et nous évader de Tokyo.

mardi 9 septembre 2008

Umi no hi

Petit rattrapage... Je devais cette année vous présenter tous les jours fériés au Japon. M'étant absentée presque un mois, j'ai loupé celui de juillet.

Umi no hi, littéralement le jour de la mer, est une fête récente (instaurée en 1996) qui n'a donc pas (encore) de cérémonie traditionnelle qui lui soit associée. Célébré le 3ème lundi de Juillet, Umi no hi était initialement fêté le 20 juillet, date anniversaire de l'arrivée de l'empereur Meiji dans le port de Yokohama en 1876.
Généralement, les Japonais en profitent pour se rafraîchir à la mer ou à la montagne ou bien pour visiter les nombreux aquariums du pays qui organisent des activités particulières à cette occasion. En effet, l'objectif de cette fête est de sensibiliser les gens à l'importance économique et culturelle de la mer. De nombreuses manifestations en lien avec la mer sont donc organisées ce jour là.
A noter que ce jour férié marque le début des vacances estivales des écoliers japonais. Ces vacances durent 1 mois environ mais ne correspondent pas à un changement d'année scolaire comme c'est le cas chez nous. Au Japon, le calendrier académique débute en avril.

lundi 5 mai 2008

Kodomo no Hi

(fêtes des enfants, fêtes des garçons par opposition au 3 mars (fêtes des filles)

L’élément le plus représentatif de cette journée est la carpe (koi), symbole de bravoure donné aux petits garçons pour qu’ils deviennent aussi courageux et fort qu’elle. On les retrouve un peu partout : dans la cour de la crèche bien sûr,

mais aussi dans les jardins privatifs accrochés à des mats (koi nobori), les magasins.

Il y a toujours au minimum 3 carpes : la plus grande en noir représente le père suivi d’une carpe rouge pour la mère et d’une ou plusieurs autres petites carpes en fonction du nombre de garçons.
De même que pour Hina masturi, les familles aisées installent une estrade à trois niveaux sur laquelle elles placent des poupées à l'image de héros légendaires, une réplique miniature d'armure de samouraï, avec un arc, des flèches, un sabre, un casque (kabuto), une bannière en soie portant les armoiries familiales, etc ...) ainsi que les objets du culte shintô nécessaires pour invoquer les kami de la guerre. Ces éléments décoratifs coutent une véritable fortune.
Comme c’est aussi l’époque de la floraison des iris, cette fleur est très présente pendant la fête. Dans certaines familles, on fait prendre aux garçons un bain parfumé à l’iris. Certaines pâtisseries utilisent même les feuilles comme enrobage (chimaki) et les enfants sont parfois autorisés à boire du saké aromatisé à l’iris. Une autre pâtisserie associée à cette fête est le kashiwa mochi, un mochi enveloppé dans une feuille de chêne.
Sumiko san nous avait offert un ravissant koi nobori l’année dernière. Cette année, Alexandre s’est vu offrir deux jolies petites boîtes contenant de délicieuses gaufrettes.

De mon côté, je lui ai confectionné des carpes et un casque de samouraï (kabuto) en origami.

samedi 3 mai 2008

Kempô kinenbi : commémoration de la constitution

Ce jour à haute valeur patriotique commémore la constitution actuelle du japon adoptée en 1947 après la défaite. Elle repose sur une version présentée par le général Mac Arthur. Grand sujet de fierté parmi les japonais, l’article 9 est certainement le plus connu : il concerne l’interdiction du Japon à participer à des activités de guerre (sauf en cas d’auto défense).
Les autres changements importants apportés par la nouvelle constitution sont :
  • La perte du pouvoir gouvernemental de l’empereur qui n’occupera désormais plus qu’un rôle purement symbolique
  • La souveraineté du peuple
  • La séparation complète des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs.
A l’occasion de cette journée, le bâtiment de la diète (assemblée nationale) ouvre ses portes au public.

mardi 29 avril 2008

Midori no Hi : journée verte

Empereur du japon pendant la seconde guerre mondiale, Hirohito est né le 29 avril 1901.Lorsqu’il accéda au trône en 1926, le 29 avril devint un jour férié. A sa mort en 1989, cette journée fut déclaré journée verte en mémoire à la passion de l’empereur pour la nature.

jeudi 20 mars 2008

Shunbun no hi au Hilton de Nishi shinjuku

L'équinoxe de printemps est un jour férié au japon. Pendant la période de 7 jours qui entoure l’équinoxe (Haru no higan) se déroulent des fêtes traditionnelles bouddhiques au cours desquelles, les familles se rendent au cimetière pour apaiser l’esprit des anciens. A cette occasion, les japonais confectionnent des o’hagi, des boules de riz couvertes de pâte d’azuki.

Nous, nous avons profité de ce jour férié pour tester le brunch d’un grand hôtel à deux pas de chez nous avec de bons amis. Délicieux !

lundi 11 février 2008

Kenkoku Kinen no Hi 11 février

Jour férié
Depuis 1966, le 11 février est officiellement le jour anniversaire de la fondation (mythique) de l'état japonais par l'empereur Jimmu (660 avant JC).

Cette fête nationale, Kenkoku Kinen no Hi, donne toujours lieu à de vives controverses et manifestations dans tout le pays car elle présente une forte connotation nationaliste.

En effet elle correspond aussi à la date de la proclamation de la constitution de 1889 qui mit définitivement fin à l'ère des shôgun et promut l'empereur chef suprême de l'Empire du Soleil Levant en cultivant le mythe de son essence divine.

Stan travaillait le matin et en se rendant au travail, il a pu observer des camionnettes noires qui pullulent ce jour là et dont les hauts parleurs devaient certainement débités des messages nationalistes. En le rejoignant, j'ai rencontré le même genre de camionnettes sur mon chemin.

Stan travaille à Shibuya, juste à côté de la gare ; voici la vue qu'il a depuis son bureau :

lundi 14 janvier 2008

Seijin no Hi ou le passage à l'âge adulte

Dans la religion shintô, un ancien rite appelé gempuku ("don du chapeau d'homme") permettait aux jeunes garçons de passer à l'âge adulte. Jusqu'au 19e siècle, les garçons issus d'une famille de samouraï recevaient entre 10 et 16 ans un chapeau et un nom d'adulte au cours d'une cérémonie. Une variante appelée kanrei était observée dans l'aristocratie et les garçons du peuple recevaient un fundoshi (un pagne semblable à celui des sumos). A l'issue de la cérémonie, ils devenaient des membres à part entière de la communauté; pouvaient notamment se marier et participer aux affaires politiques et religieuses.
Quant aux filles, elles étaient déclarées bonnes à marier entre 12 et 16 ans au cours d'une cérémonie appelée mogi ("revêtir une robe"). De nos jours, l'esprit de ces rites ancestraux de passage à l'âge adulte subsiste dans le "Jour de la Maturité", Seijin no Hi.
Officialisée en 1948, ce jour férié a lieu depuis l'an 2000 le second lundi du mois de janvier.
A cette occasion, tous les jeunes gens qui ont eu 20 ans dans l’année universitaire (soit d’avril à avril) retournent dans leur ville d'origine pour assister à une petite cérémonie au cours de laquelle le maire les instruit des devoirs qu'ils auront à assumer tout au long de leur vie d'adulte.

Ensuite, filles et garçons vont en groupes prier dans les grands sanctuaires de leur ville.
A cette occasion, chaque sanctuaire organise une séance de tir à l'arc qui a pour but de montrer aux jeunes que l'âge adulte est une épreuve continuelle qui ne peut être surmontée qu'avec patience et maîtrise de soi...
Au Japon, l'âge de la majorité est de 20 ans. Les Japonais atteignant cet âge obtiennent le droit de vote et sont légalement autorisés à boire de l'alcool, à fumer d’où certains débordements à la fin de la fête…