Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mercredi 4 mars 2009

Hina matsuri

Hier, c’était Hina matsuri, littéralement le festival des poupées, en fait, la fête des petites filles. J’en ai déjà parlé l’année dernière. Pour l’occasion, les familles exposent leur collection de poupées transmises de génération en génération.

Sur la photo, la collection d’Hiroko, ma prof de cuisine avec Alexandre en 2008.
Cette année, on m’avait proposé de visiter une collection de poupées. Je n’ai pas pu y aller mais voici quelques photos.

Les poupées sont en différents matériaux, de différentes tailles. Elles sont disposées sur un autel à gradin. Bien sûr chaque emplacement est spécifique. Je vous en parlerai peut être l’année prochaine si on est encore là. On retrouve, la coquille de Saint Jacques peinte et le hishomochi* tricolore

des détails de « bento »

etc…

Bien qu’il n’y ait que des garçons à la maison, la nounou de Grand Al, m’a offert un plat de riz reprenant les 3 couleurs de l’évènement : le rouge, le blanc et le vert.

On retrouve ces couleurs dans les différentes pâtisseries faites à base de riz pour l’occasion (sakuramochi). La plus typique est celle taillée comme un diamant le hishimochi.

Le rouge pour chasser le mal, le blanc pour la pureté et le vert pour la santé. La collation est souvent accompagnée de shirozake, un sake peu alcoolisé et sucré.

mardi 3 février 2009

Setsubun à Hosen-ji – Nakano

Bien que le soleil n’ait pas été au rendez-vous, la météo pour setsubun était plus clémente que l’année dernière.
C’est au temple Hosen-ji que nous nous nous sommes rendus pour chasser les démons et fêter l’arrivée du printemps. Car en dépit du calendrier météorologique, c’est au 4 février que les japonais attribuent risshun, le premier jour du printemps. Et pour l’occasion, il faut chasser les démons.

Pour ce faire, les gens autrefois accrochaient devant la maison des choses puantes, telles des têtes de sardines. De nos jours la préférence va aux branches d'épineux ou de houx. L’objectif reste le même, les odeurs en moins !
Pratiqué aussi bien à la maison que dans les temples, le mame maki (lancer de haricot) est un rite vieux de 1000 ans et qui perdure aujourd’hui ... La tradition de jeter des graines de soja pour chasser les démons viendrait d’un prête bouddhique qui il y a 1000 ans, exorcisait les démons en leur jetant des haricots, ceux-ci fuyant alors pour ne pas devenir aveugle….
Pour en savoir plus sur les démons et les rites c’est ici (blog en anglais).

A Tokyo, le temple Senso-ji à Asakusa ou le temple Zojo-ji à Hamamatsucho sont des lieux très courus pour le mame maki. Des vedettes de la télé ou des sumos prennent part aux cérémonies.
A Nakano, moins de foule et plus de folklore.

La cérémonie commence par l’arrivée de bonzes guerriers qui s’installent autour de l’emplacement où se tiendra le feu sacré.

Les bonzes (hommes et femmes) portent des costumes amples de toiles brutes et de couleurs sobres. Ils sont accompagnés de prêtes.

Certains jouent de la conque. A la suite d’un rituel occulte, le feu est mis au tas de branches de pin réunies dans un espace délimité par ces fameux papiers pliés les kamishidés.

Commence alors une distribution de boisson et mikan (mandarine) auprès des spectateurs qui font la queue (ce qui n’est pas sans rappeler la distribution de l’hostie dans une église).

Ensuite a lieu le mame maki quelque peu déformé : en effet, les haricots de soja sont remplacés par des gousses de cacahouètes … et de mandarines.

Le lancer de mandarine, voilà bien une chose étrange et quelque peu dangereuse. Nous nous éloignerons vite pour protéger d’un projectile inopportun petit Em qui dort tranquillement dans sa poussette.

samedi 15 novembre 2008

Shichi go san

Le 15 novembre a lieu chaque année le festival shichi go san (sept, cinq trois), un rituel traditionnel shinto de passage de la petite enfance à la moyenne. Tous les garçons âgés de 3 et 5 ans ainsi que toutes les filles de 5 et 7 ans se rendent aux sanctuaires vêtus spécialement pour l’occasion de somptueux vêtements.

3, 5 et 7 sont bien sûr des chiffres qui portent chance. Cette tradition remonte au 8ème siècle. Pendant la période Edo (17 – 19ème s), les enfants de 3 ans et plus étaient autorisé à garder les cheveux longs. Les garçons âgés de 5 ans pouvaient commencer à porter le Hakama (sorte de jupe culotte alors portée par les samouraïs)

tandis que les fillettes de 7 ans pouvaient remplacer la cordelette de leur kimono par un obi.

Les fillettes de 5 ans, portent couramment un hifu (sorte de veste) par-dessus leur kimono.

De nos jours, la tradition des cheveux n’est heureusement plus respectée et les vêtements de cérémonie, extrêmement couteux sont parfois remplacés par des habits plus classiques. (le moindre kimono coûte au minimum 30 000 yens et à cela s’ajoute toutes sortes d’accessoires, en particuliers pour les filles).

Ce festival est l’occasion pour les plus jeunes d’aller au sanctuaire pour la première fois. Des prières sont adressées pour éloigner les mauvais esprits et apporter longue vie et santé. A l’occasion de cette fête, les enfants se font offrir des chitose ame (sucre candy) blanc et rouge dont la forme allongée ainsi que les couleurs symbolisent la longévité.

Ces chitose ame sont généralement emballés dans une grande sacoche de papier aux motifs de héron et de tortue, autres symboles de longévité.

Cette année, le 15 novembre tombe un samedi. Mais comme ce n’est pas toujours le cas et qu’il ne s’agit pas d’un jour férié, il est courant tout au long du mois de novembre de croiser des familles se rendant au sanctuaire pour ce rituel.
Ce WE, nous serons à Kyoto, peut être pourrons nous croiser quelques unes de ces familles…

mardi 7 octobre 2008

Urayasu Sanja Matsuri

Bonjour,
Voici le film réalisé lors du "festival des trois sanctuaires" à Urayasu. Urayasu est la ville la plus proche de Disneyland, à une heure de Tokyo. Un collègue Shinohara san m'avait proposé de venir porter le Mikoshi (voir la vidéo pour plus d'explications), malheureusement nous sommes arrivés trop tard et nous n'avons pas pu retrouver son cortège.
Le festival était très intéressant, et le temps magnifique. Comme vous pourrez le voir l'ambiance est très animée, et porter le Mikoshi comprend aussi certains risques...

mardi 16 septembre 2008

O Bon

Toujours mon rattrapage sur les jours fériés du Japon, bien qu’ici, il ne s’agisse pas à proprement parler de jours fériés mais plutôt de jours offerts par l’employeur ou d’incitation à prendre des congés ces jours là.

O Bon désigne une période de quatre jours, généralement du 13 au 16 août, pendant laquelle on se remémore et on remercie les ancêtres de leurs sacrifices. Cette fête a lieu durant le mois des fantômes, la seule période où les morts peuvent retourner sur Terre. Pour guider les âmes des morts pendant la journée, des lanternes sont allumées devant chaque maison. Certaines lanternes peuvent être extrêmement élaborées, faites pour l'occasion.
Le dernier soir, un “feu d’accompagnement” guide les âmes des ancêtres vers l’autre monde. Il s’agit souvent de Toro Nagashi des petites lanternes carrées de papier déposées sur l’eau. Une petite bougie est allumée à l'intérieur de la lanterne qui flottera ensuite sur la rivière ou la mer.

Dans de nombreuses villes, des cérémonies collectives sont organisées. A Kyoto notamment, la montagne s’enflamme pour former des motifs (bateau, tori et des kanjis : grand, miracle, doctrine). Ici, le célèbre daimonji yaki à Kyoto (le kanji de grand).

O Bon est aussi l’occasion de retourner dans son pays natal pour se retrouver en famille. Alors que les enfants ne pensent qu’à s’amuser, notamment avec des feux d’artifices, les parents profitent de ces petites vacances pour éliminer le stress de la vie quotidienne. De nos jours, la presque totalité des compagnies japonaises accordent quelques jours de congés pour O Bon.
C’est pendant l’ère Edo que l’idée de prendre des vacances pendant O Bon trouve ces origines : “si le monde spirituel a le droit à une trêve, pourquoi pas nous autres, mortels ? ”. Ces trois jours furent longtemps les seuls jours fériés de l'année.

Pour en savoir plus.

A venir, un article sur la danse associée à cette fête : Bon Odori.

samedi 6 septembre 2008

Koenji - Awa Odori

Bonjour, Voici une vidéo que nous avons tournée lors du festival Awa Odori, qui a lieu chaque année à Koenji.
Ma collègue Hayashida san nous a proposé d'y aller avec ses amis ; Koenji est situé près de notre appartement, sur la ligne Maruのuchi. Comme vous le verrez l'ambiance est animée, et Al a particulièrement apprécié...
Voici une petite explication selon Wikipedia - pour information Tokushima est située sur l'île rurale de Shikoku, les shamisens sont des sortes de guitares.
"Le festival awa-odori célébré à Tokushima, du 12 au 15 août durant le O-Bon, le festival des Morts, est la célébration la plus animée du Japon. Les awa-odori (阿波踊り) (littéralement danse d'Awa, du nom de l'ancienne province d'Awa), sont des danses particulières qui saluent l'arrivée annuelle des esprits des ancêtres sur la terre des vivants. Surnommée « danse des fous » en raison du refrain qui dit : « Que tu danses ou non, tu es un fou, alors autant danser », l'awa-odori provient certainement de l'époque où l'alcool de riz était distribué aux citadins de Tokushima lors de l'achèvement d'un château. Les danseurs marchent et dansent dans les rues de la ville en scandant « Ah! Yatosa! Yatosa! », accompagnés par le sons des shamisens, tambours, cuivres et flûtes. Ils portent des costumes régionaux. Les troupes professionnelles se nomment Ren (連)." (Wikipedia)


Pour plus d’informations, vous trouverez sur le site http://ikjeld.com/features/awa/ des photos et des explications détaillées.

mercredi 2 avril 2008

Dragon doré de senso ji

Chaque 18 mars et chaque 18 octobre, le temple senso ji à Asakusa organise une danse du dragon. A chaque date, une commémoration différente mais un spectacle identique. L’année dernière j’expliquais les raisons de cette danse du 18 mars mais étant arrivée assez tard, nous (mes parents étaient là pour préparer l’arrivée d’Al), nous avions manqué la majorité du spectacle. Cette fois-ci, hors de question de rater l’événement. J’y suis allée, en compagnie de Yove, « armée » de la caméra et d’appareil photo !

Il y avait foule pour admirer le dragon

Ou même le caresser, cela doit porter bonheur j’imagine.

La cérémonie a commencée avec des chants orchestrés par un religieux. Puis sont arrivés des dignitaires et des maikos (apprenties geishas). Enfin, ondulant, est apparu le dragon suivi par un char de maikos et de geishas jouant de la musique.

Photos souvenir du dragon

Photos souvenir portraits

Photos pour Sabine :

vendredi 14 mars 2008

White day

Apparu dans les années 80, le white day se veut le pendant de la saint Valentin. C’est une fête purement commerciale mais qui fait un tabac au japon ainsi qu’en Corée et à Taiwan.
Wikipedia propose une théorie sur l’origine de cette fête qui me plait bien. Un fabricant de guimauves aurait proposé aux hommes de renvoyer l’ascenseur aux femmes en leur « remboursant » les chocolats et les autres cadeaux qu'ils recevaient pour la Saint-Valentin sous forme de guimauves. A l'origine le nom de cette journée était d'ailleurs le « Marshmallow Day ».

Peu après les industries ont réalisé qu'elles pouvaient gagner de l'argent grâce à cette tradition, en proposant aux hommes d'acheter du chocolat blanc. À l'origine, le cadeau offert par les hommes était donc blanc, ce qui explique le nom de cette journée. Aujourd’hui, les white cadeaux ne se cantonnent pas à des gourmandises comme en témoigne cette pub pour un grand magasin d’ikebukuro.

lundi 3 mars 2008

Hina matsuri

Fête des filles, fêtes des poupées, fêtes des fleurs de pêchers
3 noms pour une même fête qui se tient chaque année le 3 mars. A cette occasion, on célèbre en famille la croissance réussie des fillettes en exposant un ensemble de poupées sur un autel à 7 gradins tapissé de rouge.

Les poupées représentent des aristocrates de l’ère Heian (VIII au XII siècle). Des petits biscuits de riz multicolore servent à la décoration et s’accompagnent de saké et d’eau bouillante. Les biscuits que j'ai acheté sont salés et pas mauvais du tout en apéro.

Les petites filles portent pour l’occasion un furisode (kimono), et reçoivent des cadeaux de leurs proches. Elles se rendent, accompagnées de leurs parents, au sanctuaire local pour solliciter la bienveillance des divinités shintô. Pour en savoir plus.
Si on ne veut pas dépenser des fortunes en poupées, il est possible de les faire soi même en origami. L’année dernière, Sumiko san ma prof de japonais m’a appris à faire la princesse (mebina) et le prince (obina). J'en ai donc refait cette année :

Comptez 5 feuilles pour le prince à gauche et 6 pour la princesse à droite.
Retrouvez prochainement sur notre site, les patrons pour réaliser ses poupées origami. Plus simple, ce site, propose des coloriages et pliages pour enfants pour faire des petites princesses.

Pour les garçons, il faut attendre le 5 mai.

Retrouvez tous les origamis publié sur le blog, sur les pages japon/origami de notre site internet.

dimanche 3 février 2008

Setsu-bun

Ou comment fêter l’arrivée du printemps sous la neige

Au Japon setsu-bun (la chandeleur locale) célèbre l’arrivé du printemps le 3 ou 4 février (la date varie avec le calendrier lunaire). Des cérémonies de purifications sont organisées dans les maisons, les temples bouddhiques et les sanctuaires shintô.

(Ci-dessus affiches dans un sanctuaire à Harajuku et à Kabuchichô) Les cérémonies consistent à jeter alternativement des haricots de soja aux quatre vents (mamemaki) en criant "Oni wa Soto" ("dehors les démons!") et à l'intérieur en criant "Fuku wa Uchi" ("entre bonheur!"), ce rituel est censé chasser les mauvais esprits et faire venir le printemps. Il est déconseillé de laisser les graines trainer sur son balcon, cela attire les corbeaux!)
Vidéo sur You tube.

On trouve alors facilement dans les magasins des graines de soja grillées avec des masques de démon et de pureté ?

J’avais donc fait ma provision de graines il y a 15 jours. Et comme il est coutume de manger un nombre de haricots égal à son âge pour s'assurer une longue vie j’ai choisit des graines légèrement enrobées de sucre, meilleur au goût.
Dans les écoles, les enfants fabriquent des masques de démons.
Cette cérémonie ayant pour but essentiel de faire venir la chance, certains magasins vendent des décorations porte-bonheur qui peuvent coûter plusieurs milliers d'euros. Une autre façon de se garantir une bonne année moins onéreuse consiste à manger un rouleau de sushi spécial qui fait 20 cm de long d'un coup sans dire un mot. Voir le blog de Baiya
Nous nous sommes rendus à Kabukichô (quartier « chaud » à shinjuku) où se trouve un magnifique sanctuaire pour assister à une cérémonie.

Bravant la neige qui tombait drue depuis tôt le matin, nous y sommes allés avec notre poussette japonaise pas du tout adaptée à ces conditions météorologiques. Une vraie séance de sport (à quoi bon payer un abonnement dans un club finalement…)

Mais la cérémonie était plutôt confidentielle, il fallait faire la queue sous la neige, dans les flaques. Or cette ballade a révélé que la semelle de mes chaussures était percée… Bref, notre sortie s’est terminée dans un café devant un bon gâteau et un chocolat chaud.

On y retournera l'année prochaine...