Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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jeudi 15 octobre 2009

Matsumoto

De Matsumoto nous n'avions prévu de visiter que le château. Arrivés le soir dans la ville, nous avons eu l'occasion de nous promener dans les rues qui bordent la rivière Metoba enjambée par de nombreux ponts aux formes arrondies. Nawate dori est une rue piétonnière bordée de petits commerces. Le début de la rue est marqué par une imposante statue de grenouille samouraï.

Le thème de la grenouille est récurrent tout au long de la rue : statues de pierre, de bois, autel...

Une autre rue sympathique à découvrir : la nakamachi dori, les maisons y sont de style namako kabe (carreau d’ardoise en losange, jointés au plâtre). Nous avions découvert cette architecture à Shimoda l'an passé. Dans mon guide de voyage sur le Japon, les sites sont souvent présentés comme étant les plus ci ou les plus ça. Le plus beau/ grand/ vieux jardin japonais/zen, le plus vieux château, le plus haut ou le plus grand etc...

Concernant le Matsumoto-jo, mon guide nous apprend qu'il s'agit du plus vieux château en bois du Japon et l'un des 4 a avoir été déclaré trésors nationaux avec ceux d'Himeji, Hikone et Inumiya.

Il doit son surnom de "corbeau" a sa couleur noire.

Ce château du XVIème siècle fut construit pour la guerre (sans jamais la connaître). On y retrouve en effet douves, murs épais, meurtrières de formes variées (pour s'adapter aux armes)... beaucoup d’éléments semblables à ceux des châteaux du Moyen-Age à une exception près : il est fait de bois (comme souvent au Japon).

Les couloirs sont suffisamment larges pour permettre à un samouraï en arme de se déplacer en hâte, en revanche il vaut mieux se montrer prudent dans les escaliers, surtout aux étages supérieurs (porte bébé très utile).

Le château se visite entièrement, des tours en anglais sont proposés gratuitement, ça vaut le coup. On découvrira à l'intérieur une collection d'armes à feu et on pourra même voir de quoi sont fait les murs!

Le dernier étage du donjoin abrite un petit autel dédié au dieu Nijuroku-ya-shin, dieu des 26 nuits, protecteurs du château.

A chaque extrémité du toit les shachihoki protecteurs préservent le château des incendies. Issu du folklore japonais ce poisson à tête de tigre a le pouvoir de contrôler la pluie ; il orne souvent le toits des temples et des châteaux.

A la fin de l'ère Meiji, quand le système féodal est aboli le château est embelli. Deux ailes aux larges fenêtres sont ajoutées ainsi qu'un pavillon d'observation de la lune ( tsukimi yagura).

On pénètre dans le château en empruntant un joli pont rouge,

on ressort par les deux portes :
Kuro-mon (porte noire, intérieure)
et Taiko-mon (extérieure)

lundi 12 octobre 2009

En voyage

Pas de billet pendant plus d'une semaine sur le blog : nous étions en balade. Depuis bientôt 3 ans que nous sommes au Japon, nous n'avions pas encore pris de vraies vacances dans le pays. Des excursions sur des WE prolongés (Kyoto, Miyajima, Shikoku, Nikko, Aizu Wakamatsu, shimoda) mais pas de boucle telle que nous l'avons fait la semaine passée dans le Honshu. Au programme : Dans les jours qui viennent, les billets seront donc très axés sur le tourisme. Bon voyage!

vendredi 3 octobre 2008

Okichi Saito

La rubrique "le proverbe du jour" ne m'ayant pas beaucoup inspiré, j'ai décidé d'élargir son contenu aux contes, légendes et histoires japonaises.
Aujourd'hui, je vous propose de découvrir l'histoire d'Okichi Saito que nous avons découvert au musée du trésor du sanctuaire Ryoen à Shimoda.

Okichi Saito, fille d'un charpentier vivant à Shimoda, cité portuaire, naquit en décembre 1841. D'une beauté exceptionnelle, son père la destinait à vivre en geisha. Néanmoins, elle tomba amoureuse d'un charpentier et son père consentit à son mariage.

A la même période en 1856, un bateau américain apparut au large, non loin de Shimoda. A cette époque, le gouvernement japonais prônait l'ouverture culturelle du Japon. Un diplomate (Townsend Harris) s'installa quelques temps dans la petite ville portuaire et rencontra par hasard la jeune fille.

Dès qu'il la vit, il la désira. Il s’agissait d’Okichi. Le gouverneur de la région offrit la jeune fille à l'américain dans le but de faciliter les accords et négociations entre les deux pays.

Okichi n’eut guère le choix mais on lui promit que son fiancé aurait des privilèges si elle acceptait de l'abandonner, ce qu'elle fit.

Elle resta au service d’Harris pendant 5 ans et fut libérée quand il quitta le Japon...Sa vie était cependant ruinée et sa réputation entachée pour toujours...

Après quelques tentatives pour reconstruire sa vie (ouverture d'un restaurant), elle sombra dans l'alcool...

puis se jeta à la mer en 1891 ou 1892.

lundi 15 septembre 2008

Shimoda (2)

Shimoda est aussi connue pour ses plages de sable fin (assez rare au Japon, sauf peut être du côté d’Okinawa ?). Nous avons pu faire « trempette » dans le Pacifique.

Cette fois encore le temps était nébuleux, ce qui ne m’a pas empêché de prendre des coups de soleil (soupir….).

Nous avons ensuite pris le téléphérique qui se trouve à la sortie de la gare pour monter en haut du mont Nesugata.

Par temps clair on peut admirer la vue dégagée assez remarquable.

Nous avons surtout profité du magnifique jardin

et du temple Aizendo qui abrite un Bouddha de l’époque Kamakura. 150 statues de jizô y contemplent la baie.

Billet précédent ici.

dimanche 14 septembre 2008

Shimoda (1)

Shimoda est une ville portuaire située à l'extrémité sud de la péninsule d'Izu.
La ville est célèbre pour avoir été un des deux ports ouverts aux étrangers par la Convention de Kanagawa signée en 1854 sous la férule du commodore Matthew Perry.

La convention permettait aux navires noirs (en japonais kurofune) de s'arrêter et d'obtenir vivres et charbon dans le port. Ce terme était donné aux navires occidentaux entre les XVe et XIXe siècles du fait de la couleur de la coque badigeonnée au goudron de bois et, peut-être, à la fumée émise par la chaudière fonctionnant au charbon des navires américains.

Le trajet dure 2h45 depuis Tokyo ou Shinjuku. A l’aller, nous avions choisi un train super view (fenêtres jusqu’au toit). Alexandre a beaucoup apprécié le compartiment réservé aux jeunes voyageurs.

La première chose que nous ayons remarquée à la sortie de la gare : des panneaux de mise en garde :

Après avoir longé le port, sommes allés admirer la vue depuis le parc (à visiter en juin lorsque les hortensias sont en fleur) qui domine la baie à flanc de colline.

En chemin, nous avons découvert des maisons typiques aux murs namako-kabe (carreau d’ardoise en losange, jointés au plâtre).

Le temps étant très brumeux la vue n’était pas exceptionnelle.

Comme souvent au Japon, la ville en elle-même était très moche. Nous avons cependant découvert une petite ruelle en bordure de ruisseau assez sympathique à la tombée de la nuit.

La suite ici.