
Lorsque Takayama tomba sous le contrôle direct du shogun Tokugawa, la plupart des samouraïs quittèrent la ville, celle-ci prospéra alors comme ville de commerce et de villégiature. Pendant le seconde guerre mondiale, la ville fut épargnée des
bombardements.

On y trouve donc encore de nombreuses maisons de bois (et de papiers), témoignages non pas liés à la "caste" des samouraïs mais aux gens du peuple : maisons de marchands, fabriques de saké, travail du bois sont à découvrir.

Le quartier le plus parcouru par les touristes est celui de san machi-suji où se succèdent magasins traditionnels, musées, restaurants et demeures particulières. L'endroit est très touristique mais ne manque pas de charme même sous un ciel gris.


En effet, nous sommes partis juste avant l'arrivée d'un typhon sur le Japon et contrairement à ce que je pensais, un typhon s'aventure à l'intérieur des terre jusque dans les montagnes.

Ainsi le beau ciel bleu que nous avions eu à Matsumoto nous a quitté pour ne réapparaître qu'à la fin de notre voyage quand nous quittions Kanazawa... Soupirs... (mais nous avons quand même été chanceux puisque nous n'avons eu qu'une seule journée de pluie).

Certains parcourent ces rues en jinriki-sha (le pousse pousse japonais).

Les distilleries de saké sont aisées à repérer grâce aux grosses boules suspendues au dessus de l'entrée. Ces boules sont constituées d'aiguilles de cyprès. Nous n'avons pas eu le temps d'en visiter, dommage.
Nous avons en revanche déambulé à loisir dans les rues,
apercevant tonneaux de saké marqués des yatais qui font la célébrité de la ville,

chat porte bonheur,

mitarashi dango : version locale des dangos (boules de pâte de riz) enrobées d'un sirop au shoyu sucré,


norens en tout genre

et nombres de sarubobos, le porte bonheur emblème de la région d'Hida.


Nous avons également testé quelques spécialités locales : notamment le bol d'udon aux légumes des montagnes

et le célèbre bœuf d'Hida, fondant, très fondant (et pour cause, la viande doit sa saveur à son persillage de gras : bon mais à consommer avec modération).



Version sashimi, nabé ou grillé.
Nous avons également découvert l'artisanat local en visitant le musée de la laque d'Hida "Hida Shunkei" (un peu déçue par la visite).

La particularité de la laque d'Hida est qu'elle laisse apparentes les veinures du bois grâce à son vernis transparent (ailleurs il est souvent noir ou rouge).

Takayama est aussi reconnue pour ses sculpteurs de bois d'if. Ici un masque de tengu.

Enfin, une curiosité, à l'écart du centre ville, le musée commémoratif Hikaru. Ouvert il y a seulement 10 ans, son architecture tranche avec le reste de la ville : murs en blocs de calcaire (importés de France !),

grands volumes, luminosités ( 365 fenêtres dans la pyramide centrale).

L'architecture s'inspire de modèle méso-américain ancien.

On y découvre des objets provenant des 7 grandes civilisations, l'histoire géologique de la région

et des œuvres d'art japonaises principalement peintures et calligraphies. Un musée immense et ... vide, ce qui a permis à Grand Al de se défouler dans les salles sans gêner grand monde.
Un endroit vraiment détonnant avec le reste de la ville.



A suivre... ici