Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mercredi 24 novembre 2010

Grand jeu concours

Un nouveau nom pour le blog

Ce n’est pas toujours évident de trouver un nom pour un blog. Sans être d’une très grande originalité, Sophie no Sekai (le monde de Sophie) était une bonne suggestion de Stan, rendue possible par la pratique de la langue (les six premiers mois de messages du blog sont postdatés) et que j’ai tout de suite adoptée.
Aujourd’hui, me voilà à la recherche d’un nouveau nom.

1/ N’ayant pas (encore ?) débuté les cours d’hindi, je ne peux pas actualiser la proposition de Stan.

2/ Les jeux de mot : les meilleurs sont déjà pris

  • Flagrant Delhi : excellent blog avec de belles photos, (le rédacteur a quitté l’Inde cet été)
  • Daily Delhi : dont j’ai reconnue la rédactrice comme étant ma baby sitter (Delhi est petit)
  • Delhi d’initié (qui était trop prétentieux pour une nouvelle arrivante comme moi)
  • Delhicieux, Delhicatessen : conviendraient mieux à une rubrique qu’à tout le blog
  • Delhirant Delhirious
3/ Pas pris mais pas top

  • Delhightfully : ne me plait pas trop
  • Delhivision : un peu plus tordu et beaucoup moins attractif : je ne poste pas ou très peu de vidéo donc sans intérêt pour moi.
4/ vos suggestions

Delhire chronique : une nouvelle trouvaille de Stan, à retenir.

….

Aujourd’hui je vous propose de participer à mon grand concours de fin d’année : trouver un nom pour le blog dédié à notre nouvelle vie à Delhi. Faites tourner vos méninges, plusieurs prix sont en jeux !!!

Jeux concours sans règlement, non supervisé par un huissier, blablabla blablabla!

mercredi 17 novembre 2010

Le Japon .... toujours???

Parce que je ne désespère pas de continuer à vous faire partager mon stock de photos et billets faits au Japon et non publiés mais que, vraiment en ce moment, je n'ai ni le temps ni la tête à ça, je vous propose de découvrir un nouveau blog sur le Japon, réalisé par deux illustrateurs Alex et Delfine, tout en dessins (humoristiques) et en photos. Un blog pas comme les autres à découvrir sans attendre !! : Issekinicho

Ce dessin fait référence à un article sur les cotons tiges, c'est bien plus rigolo dans le contexte.

Et aussi, vu sur le net, la manucure de toutou, sacrés japonais!!!

mardi 9 novembre 2010

Le gaz à Delhi

A Delhi, le gaz de ville existe. Franchement, voilà une nouvelle qui est loin de me rassurer, au contraire. Quand on voit le chaos perpétuel et surtout quand on connait la politique systématique du « moindre coût », on a de quoi se poser des questions quand à la sécurité. Ce sont surtout les immeubles neufs qui en bénéficient, même si souvent, l’architecte n’a pas anticipé que le gaz ne s’utilisait pas sur le palier mais devait être acheminé jusque dans la cuisine. Il arrive donc que des tuyaux de gaz apparents passent à travers les chambres à coucher…
Pour nous, pas de problème, nous sommes sur un système de bonbonnes.
Dans ce cas, il existe deux possibilités :
1. Passer par l’une des 3 compagnies publiques qui propose un meilleur tarif (environ 380 Rs la recharge de 14kg). Inconvénient : les délais d’installation peuvent être extensibles et il faut attendre au minimum 21 jours pour demander une nouvelle bouteille
2. Passer par une compagnie privée qui proposent des bouteilles de 18 kg à 980Rs, donc beaucoup plus cher.
Le choix est définitif : si vous optez pour une compagnie privée « en attendant » que la compagnie publique vous fasse l’installation, c’est foutu, car au moment de l’installation, la compagnie publique va voir que vous avez déjà des bouteilles et refusera de vous servir. Vous pouvez toujours planquer la bouteille à l’avance mais la précision indienne des RV étant ce qu’elle est, vous risquez de passer votre temps à déménager votre bonbonne….
Certains ont attendu plus d’un mois avant d’avoir du gaz. Nous sommes beaucoup plus chanceux, nous avons fait la demande une semaine avant d’emménager et avons obtenu les premières bouteilles le lendemain de notre arrivée. Le gros coup de pouce : un indien (que j’appellerai pour les besoin de l’histoire le cow boy) de la société qui nous aide dans notre relocation a fait toutes les démarches.

L’installation :
Le cow boy arrive lundi matin avec 2 bouteilles de gaz (on a droit à une bouteille d’avance), une plaque de 4 bruleurs (alors que c’est ce même cow boy qui nous a fait visiter l’appart et qu’il sait que celui-ci est équipé de bruleurs) et un tuyau neuf pour la connexion.
Cow boy me montre comment faire l’installation.

  • On ne devrait pas utiliser le tuyau neuf fourni par la compagnie ?
  • Non, non celui-ci à l’air en bon état.
  • Peut être, mais on ne sait pas depuis combien de temps il est là et je ne vois la date de péremption dessus
  • Ben, il n’y en a pas. Il y a une date de fabrication (sur l’emballage que l’on retire pour poser le tuyau)
  • Mais alors, comment peut-on savoir quand il faut changer le tuyau?
  • Ben ((c’est évident)), vous changez le tuyau quand il fuit
Bon vous l'aurez compris on est enfin chez nous.

dimanche 24 octobre 2010

Panne

Une panne d'ordinateur paralyse le blog depuis deux semaines. Heureusement, on emménage dans deux jours (on a enfin les clefs) et on espère pouvoir alors réinstaller windows dont le CD se trouve dans les cartons pour l'instant ) et redémarrer une vie normale...
On y croit!!
A bientôt

samedi 9 octobre 2010

Les jeux du commonwealth à Delhi

Le Commonwealth, un lointain souvenir des cours d'histoire géo. Avec l'arrivée des jeux du Commonwealth à Delhi, une petite révision s'imposait. J'ai ainsi découvert qu'outre la GB, le Canada, l'Afrique du Sud, la nouvelle Zélande, l'Australie ... il y avait au total 54 pays, dont une petite moitié dont j'ignorais jusqu'au nom (!) et 74 délégations. Tous les continents sont représentés. Mais je ne vous ferai pas ici un cours d'histoire.

Les Jeux de Commonwealth, ont lieu cette année pour la première fois en Inde. Voilà qui a fait couler beaucoup d'encre. Delhi sera t-elle prête?
Beaucoup de scepticisme, beaucoup d'inquiétude. Le compte à rebours était dans tous les journaux, chaque jours de nouveaux mini scandales (un pont d'accès au stade qui s'effondre, le village des athlètes insalubre, des retards partout qui mettent en difficulté les responsables de sécurité (risque d'attentats élevés) etc...)

Et puis, finalement une cérémonie d'ouverture splendide, qui ferait presque oublier tout le reste (sauf pour tout ceux qui, coincés par la panne de métro, n'ont pas pu y assister).

La grosse inquiétude des Delhites concernait la circulation. Alors que les voies de circulation sont engorgées quotidiennement, des voies spéciales ont été réservées pour les jeux.

Appréciez au passage, la qualité des informations fournies par la mairie (2ème image à 100%)

Alors beaucoup ont pris des vacances et toutes les écoles ont fermé pendant la durée des jeux. Toutes? non : l'école française est restée ouverte, probablement la seule école de Delhi.... Bilan pour nous : on circule mieux qu'à l'ordinaire.

Parmi toutes les mesures mises en place pour les jeux, j'ai retenu celle-ci :

dimanche 3 octobre 2010

Shinning India

j'aime bien cette pub et je trouve qu'elle reflète bien le côté esclavagiste de certains indiens vis à vis de leurs employés de maison.

mercredi 29 septembre 2010

1ers jours à Delhi

(billet rédigé il y a une vingtaine de jours)
Dernière nuit à l’hôtel Tokyo Dome : je tombe par hasard sur la BCC et découvre avec consternation que la mousson prend fin mi septembre et non pas fin août sur Delhi…
Mais arrivés à Delhi il ne pleut pas, l’air et très lourd mais pas plus qu’à Tokyo : température et humidité comparables. En revanche, on colle, on sent bien la pollution. Aucun bagage de perdu, un miracle quand on connaît le nombre de bagages que nous transportions et aucun problème aux douanes, la bonne surprise. Le chauffeur de l’hôtel est très sympa et nous voilà vite arrivés au Radisson (qui est loin de valoir son homologue parisien je le crains (bien que je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller)).

C’est peu dire que la vue est différente de celle que nous avions la veille.

Comme pour tous les grands hôtels et centres commerciaux modernes les voitures sont fouillées (ouverture du coffre et miroir sous la voiture pour vérifier qu'une bombe ne soit pas planquée là), les sacs à mains et bagages passent au scanner comme à l'aéroport et les humains sous un portique puis au détecteur manuel (hommes et femmes séparés). Doit on pour autant se sentir en sécurité? Vu la notice laissée dans la chambre, pas sûr...

Le surlendemain de notre arrivée, Stan attaque le boulot (pas de temps à perdre hein…) et je m’occupe du transfert de nos affaires de l’hôtel à notre logement temporaire.
Le gérant rencontré la veille est plutôt sympa et l’appart aussi propre que l’on pouvait l’espérer.

Le logement est plutôt sombre cuisine-salon aveugle et fenêtres opaques dans les chambres.

Bon, compte tenu de la vue une fois la fenêtre ouverte, on se dit que c'est peut être pas plus mal :
la cour arrière

le générateur de secours pour pallier aux pannes d'électricité quotidienne et la citerne d'eau (non potable, on est en Inde hein) pour alimenter la maison : qui a dit qu'il y avait l'eau courante à Delhi?

Je ne vous montre pas l'avant de la maison : il y siège une banque avec en faction 6 jours sur 7 un gars (fort sympathique) armé d'une mitraillette. Une fois franchie la mare boueuse et bouseuse (les vaches ce n'est pas un mythe mais bien une réalité) à l'avant de la maison, on peut enfin marcher tranquillement la tête en l'air sur l'allée de marbre (juste un peu hyper glissante hyper dangereuse par temps de mousson pour les enfants).

Malgré ce descriptif peu élogieux, nous ne sommes pas malheureux! (mais assez fatigués)

mardi 21 septembre 2010

La persévérance du cafard

Mon dernier quizz était une question ouverte puisqu'en terme de réponse je ne pouvais que formuler les mêmes hypothèses que vous. Alors en effet, comme la majorité, je pense que le capot est là pour éviter que les cafards grillent en même temps que le pain.
Malheureusement, cette protection s'avère totalement inefficace puis que nous avons eu la surprise d'y découvrir un résident qu'il a été difficile de déloger.

10 jours après notre arrivé, Stan veut se servir du grille pain.

  • Sophie : vérifie quand même avant que ce ne soit pas trop dégueux
  • Stan : OK... Ahhh, beurk
  • Sophie : Quoi?
  • Stan : regarde
  • Sophie : ben je vois rien de spécial. Plutôt clean par rapport au reste..... Haaa, mais ça bouge là dedans! Fais le tomber dans les toilettes et tire la chasse

Et bien sachez qu'on ne se débarrasse pas d'un cafard indien juste en tirant la chasse. Vous avez intérêt à tirer la chasse plusieurs fois ou mieux à écraser la "pauvre" bête, c'est plus sûr. (par ce que notre clandestin du grille pain est revenu 2 fois avant d'être complètement exterminé) Quand au capot... pour la déco si vous voulez, mais maintenant Stan vérifie par deux fois avant de se faire griller du pain. Bon appétit!

jeudi 16 septembre 2010

Le quizz du jour

Pourquoi en Inde, les grille-pains sont-ils équipés d'un capot?

lundi 13 septembre 2010

Derniers jours à Tokyo

Avant l'inévitable, nous avons pris des photos de nuit de la superbe vue que nous avions depuis notre immeuble.
Je vous avais parlé de mon intérêt particulier pour le parc de Koishikawa Koraku, et bien nous avions une vue plongeante sur ses cerisiers, ses érables, son bassin aux lotus, sa maison de thé etc…

Splendide vue également sur le Tokyo Dome (à la tombée de la nuit c’est génial, dans la journée, ça reste quand même un gros œuf) et son hôtel que nous avons testé avant de partir.

Nous pouvions aussi suivre les entrainements er rencontres amicales de foot et de baseball, profiter des illuminations de LaQua au premier plan de la mairie de notre quartier.

Pour nos dernières nuits Tokyoïtes, Stan nous a gâtés : le Tokyo Dome Hotel (que tout compte fait nous ne recommandons pas : le rapport au prix ne le vaut pas).

Nous avons bien profité de la vue sous un angle nouveau et avec beaucoup plus de hauteur : 35ème étage. Absolument génial.

Nous avons vidé notre compte en banque (plus d’un mois de salaire) en prévision de sa clôture et avons garni le coffre de la chambre avec les billets et nos passeports avant de nous rendre compte que nous nous étions planté dans le code et que nous ne pouvions le rouvrir…
No stress, le problème est réglé en 5 minutes, voilà qui me met un gros doute sur l’utilité des coffres (surtout dans notre nouveau pays d’accueil).

Nous sommes aussi passés à l’agence de téléphonie mobile pour annuler mon abonnement : impossible d'en faire la demande par anticipation, il faut passer le jour même de l’arrêt. Problème, nous prenons la navette pour l’aéroport à 8h un dimanche. No stress : une agence softbank (notre opérateur) ouvre ses portes dès 9h à l’aéroport, tous les jours de la semaine…

Ne restait plus qu'à dire au revoir une dernière fois à tous nos amis présents sur Tokyo. Merci à tous pour votre présence et vos cadeaux (tout est arrivé sans casse)

mercredi 8 septembre 2010

Etat des lieux

Ce n’est pas nous qui ferons l’état des lieux de notre appart tokyoïte faute de temps, mais la compagnie de Stan. Je peux cependant vous raconter les anecdotes concernant notre précédent déménagement intra Tokyo.
A l’entrée dans notre appart, nous déclarons que la porte du placard de l’entrée est mal fixée. Deux clés nous sont remises, malheureusement, l’anneau permettant de l’accrocher au porte clef est en plastique ; après 3 mois d’utilisation, ça casse … Stan perd une clef, il la retrouve mais entre temps fait faire un double.

Quand nous rendons l’appart, je remets 3 clefs (dont une abîmée).

  • Ah, je crains qu’il faille que vous ne payiez pour le remplacement de cette clef madame, elle est abîmée et le propriétaire sera mécontent.
  • Dans ce cas là, rendez la moi.
  • Pardon ?
  • Vous nous avez fourni 2 clefs, on vous en rend 3 ; deux en bon état, une abîmée. Si cela pose problème on s’en tiendra à 2.
  • Ah oui…. Bon,,, je vais garder les 3 clefs.
    Dites moi la porte du placard n'était elle pas abîmée?
  • En effet, et comme votre compagnie ne s’est vraiment pas pressée pour venir la réparer, nous l'avons réparée nous même. Mais si ça pose un problème, je peux la défoncer cette porte, comme ça on sera quitte (cela exprimé dans ma tête uniquement)
  • Il va aussi falloir changer toutes les portes de placard de tout l’appart (16 portes), cela va vous coûter cher. Je dois préciser que nous sommes fautifs : dans la chambre de bébé, nous avions mis des stickers (ceux qui adhèrent sans colle, qu’on place généralement sur des vitres). La couleur a transféré sur la porte d’un placard
  • Pardon, pourquoi toutes les portes ?
  • La gérance de l’immeuble a changé, nous ne disposons plus de la même gamme de couleur. Or, pour préserver l’harmonie (il ne s’agit surement pas d’une grosse variation de couleur mais bon, NDR), il faudra tout changer.
A ce stade, intervention quasi divine de notre agent immobilier :
  • Peut être pourriez vous vous en tenir aux placards de la chambre uniquement ? Et plutôt que de changer les portes, peut être pourriez vous vous contentez de changer le revêtement uniquement (ben oui, ce n’est pas du massif mais du contreplaqué recouvert de papier déco…).
J’ignore le fin mot de l’histoire puisque c’est la société de Stan qui était responsable du contrat…

Dernière étape avant de se quitter :

  • vous recevrez la facture pour le nettoyage de l’appart. C’est 12 000 JPY par clim (4 dans l’appart) et tant par m2.
Leçon retenue : inutile de s’acharner jusqu’à la dernière minute pour conserver l’aspirateur et traquer la poussière, récurer à fond salle de bains et cuisine.

jeudi 2 septembre 2010

On déménage

Le déménagement, s’est très bien passé (parce que super bien préparé par moi-même ?) et j’ai pu « avaler » tranquillement tout un livre pendant que les gars emballaient. On fournit un inventaire détaillé et valorisé pour l’assurance, la compagnie de déménagement se charge de faire l’inventaire (dévalorisé ?) pour les douanes. Ils mettent à part les équipements électroniques et les alcools qui seront (sur)taxés ainsi que la nourriture. Là, mauvaise surprise : on avait droit d’emporter de la nourriture (non périssable, non entamée) pour un montant maximum de 100 000 INR, j’ai donc tout pré emballé dans mes Tupperwares ce qui augmente le volume de ladite nourriture et le déménageur vient me voir en me demandant :
• Mam’, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse de ça ?
• Ben emballez et mettez dans les cartons !
• Mais non mam’, vous n’avez droit qu’à deux cartons.
• Ah non, non.
• Ah si si.
Adieu petits sembeis japonais offerts à l’occasion de notre départ par mon sensei de japonais (gomen nasai, Kumiko san, rassurez vous, le dashi est bien parti). Au moment du check out, je découvre plusieurs placards de la cuisine encore pleins.
• Heps, ne remballez pas tout de suite vos cartons, il reste des choses à emballer !
Quelques minutes après,

• Mam’ qu’est-ce qu’on fait de ça ? (bouteille de vinaigre balsamique acheté à prix d’or)
• On emballe
• Mais mam’…
• On emballe.
• Ok mam’, je le mets dans un autre carton et si les douaniers tombent dessus, vous n’aurez qu’à dire qu’il y a eu erreur.
Bon, on croise les doigts pour que l’intégralité de notre container ne soit pas bloquée en douane pour une bouteille de vinaigre balsamique… (Stan a des collègues dont le chargement a été bloqué 8 mois (pas en Inde) pour des questions qui paraissaient aussi futiles)

mercredi 1 septembre 2010

télégramme

SOMMES BIEN ARRIVES - ENFANTS EN FORME - PARENTS CREVÉS -LA CLIM FONCTIONNE - PAS TROP DE MOUSTIQUES

BIEN A VOUS

mardi 17 août 2010

Aedes albopictus, le moustique-tigre

Je vous avais déjà parlé de problèmes de moustique. Nous n'en trouvons presque plus dans l'appart. Non pas grâce à ma dernière acquisition (le Ka exterminator (découvert cet été chez Auchan format raquette de tennis)), qui ne fait que les éliminer une fois présents mais simplement parce qu'il fait bien trop chaud la nuit et qu'il est donc inutile d'ouvrir les fenêtres pour rafraîchir. (Au passage, quand nous sommes rentrés en France en juillet et qu'on nous parlait de canicule, on a bien rigolé : à 5h du matin à l'aéroport il ne faisait que 13°C...)
Plus trop de moustique dans l'appart donc mais des myriades dehors. Pour la promenade quotidienne des enfants au parc, il nous faut choisir entre la morsure du soleil en journée ou les piqûres des moustiques en début de soirée. Et là, vous pouvez essayer tout les répulsifs que vous voulez, rien n'y fait. Spray, patch ou bracelet, tous sont plus inutiles les uns que les autres.

D'ailleurs, notre médecin japonais nous a conseillé d'acheter pour l'Inde nos produits anti-moustique en France plutôt qu'au Japon, au motif que ces derniers ne sont pas (assez) efficace. Ce qui nous pose des inquiétudes pour notre prochaine destination mais c'est une autre histoire.
D'habitude, je ne constate les piqûres que le lendemain, quand elles commencent à me gratter. Depuis que nous habitons notre nouveau quartier, j'ai remarqué une espèce différente dont je sens la piqûre au moment où elles se produit. Cette espèce à la particularité d'être rayée. Renseignement pris, il s'agirait du moustique Tigre, en forte expansion à travers le monde depuis quelques décennies.


photo wikipedia

C'est une espèce agressive qui pique de jour comme de nuit, avec une prédilection pour l'aube et le crépuscule. Elle est aussi très résistante aux insecticides...Hier, ma petite raquette a eu raison d'un individu kamikaze qui s'est introduit chez nous sans y être invité. En comparant les photos, il semble bien s'agir de la même espèce.

C'est une espèce que nous serons amenés à rencontrer fréquemment et dont il nous faudra nous méfier (oui mais comment?) puisqu'elle est responsable -entre autre- de la transmission de la dengue, présente dans la région de New Delhi. C'est aussi l'espèce responsable de la transmission du chikungunya.
Pour conclure ce billet, si les répulsifs japonais sont totalement inefficaces, je trouve en revanche que leurs produits pour calmer les démangeaisons sont plutôt bien.

mardi 10 août 2010

Acheter des lunettes au Japon...

...c'est beaucoup plus facile qu'en France, et certains diront moins cher (ça reste à voir).

Si vous parlez Mégane à un japonais, il comprendra lunette, pas voiture.

1ère sonnette d'alarme lors de nos vacances à Bali. Je fais tomber mes lunettes et un verre se raye. Heureusement, je peux toujours m'en servir mais je réalise que je n'ai pas de lunettes de secours et sans lunettes, si je vois sans problème, j'attrape vite un mal de tête terrible.
De retour à Tokyo, je fais changer le verre. L'opticien n'arrive à démonter qu'un seul verre (ça c'est la deuxième sonnettes d'alarme), celui qui est abîmé, ouf! Coût de l'opération, environ 7'500 JPY de mémoire, un prix raisonnable ... mais des verres tout simples qui aujourd'hui sont déjà rayés alors que je n'enlève mes lunettes que pour les nettoyer ou dormir....
3ème sonnette : je perds un patin qui permet de poser les lunettes à monture métallique sur le nez. Me voilà pendant une semaine avec un bout de sparadrap sur le nez en guise de protection. Cette fois la décision est prise, après 3 années de bons et loyaux services, je m'achète une nouvelle paire de lunettes. Direction l'ophtalmo, ben non.... direction l'opticien !
Au Japon, pas besoin d'attendre 6 mois un RV chez l'ophtalmo pour ensuite vous rendre chez l'opticien. Ce dernier vous fait lui même l'examen (si vous le souhaitez) et détermine ainsi la correction adaptée - ou bien, il reprend la correction de vos précédentes lunettes.
Tant qu'à faire de nouvelles lunettes, j'ai fait faire l'examen (gratuit) et j'ai ainsi eu la confirmation que ma vue n'avait quasiment pas bougé. Cette fois-ci, j'ai choisi des verres un peu plus chers qui, j'espère, seront de meilleure qualité. Au passage, l'opticien remplace, à l'œil, le patin manquant.

Les opticiens japonais proposent d'autres services gratuits, et pas uniquement à leur clients : à tous les passants.

Il s'agit du nettoyage de lunette, aux ultra sons ou micro onde, allez savoir. Le mode d'emploi est très simple. Plonger ses lunettes dans la cuve bleue, appuyer sur le bouton, attendre une minute puis rincer dans la cuve encastrée.

Résultat : nickel. J'aimerai bien essayer pour ma bague de fiançailles mais Stan est un peu réticent...

Alors, les opticien japonais, rien à redire? Si, leur mascotte :

pas très vendeuse je trouve....

Et si vous souhaitez vous procurer le nettoyeur de lunette, c'est par ici.

PS : les photos sont prises sur internet, je n'avais pas mon appareil sur moi.

vendredi 6 août 2010

Ôgi, éventail japonais

Probablement l'objet le plus universel de la civilisation Japonaise, l'éventail, en plus de son aspect purement utilitaire lorsque la chaleur de l'été devient étouffante, a toujours joué un rôle symbolique. Utilisés depuis des temps très anciens (on retrouve sa trace dans des écrit datés du 7ème siècle), l'éventail va rapidement prendre une connotation artistique et sociale importante (en 1701, le Shogunat promulgue un édit pour limiter l'achat d'éventails trop coûteux).

Leur usage est répandu dans toutes les classes de la société, depuis le shibu_uchiwa qui sert à attiser les braises dans la cuisine jusqu'au gumpai-uchiwa de métal utilisé par les chefs de guerre pour diriger leurs troupes. Prêtres shintô, religieux bouddhistes, acteurs de Nô, musiciens, arbitres de Sumô, il n'est pas une catégorie de personnes qui ne les utilise quotidiennement.

On distingue deux types d'éventails :

  • Les Uchiwa, de formes rondes, ou en demie ailes de papillons. Ce sont les plus anciens, ils ne sont pas pliable. A l'époque Heian, leur surface servait de support au soupirant pour déclarer sa flamme sous la forme d'un poème ou d'une calligraphie élégante.

      De nombreux peintres s'en servaient également comme support. Aujourd'hui, ces modèles s'utilisent beaucoup comme support publicitaire.

    • Les éventails pliants, les ôgi n'étaient utilisés à l'origine que par les hommes. Constitués à l'origine par des plaquettes de bois reliées entre elles,

      ils s'allégèrent par la suite et furent alors réalisés en papier ou tissu collé sur de fines lamelles de bois ou d'ivoire. Ils devinrent vite la parure indispensable des femmes de l'aristocratie civile et militaire. Ils se répandirent ensuite à toute la population. Parmi les ôgi, on distingue ceux fabriqués à Edo (Tokyo) généralement plus simples, composés de 15 baguettes environ,

      de ceux fabriqués à Kyoto, 35 baguettes en moyenne, beaucoup plus élégant.

    Les ALF, ont organisé une rencontre dans l'atelier d'un artisan de sensu qui a partagé son art avec nous .

    Une trentaine d'opération sont nécessaires pour fabriquer un éventail de qualité. A Kyoto, une trentaine d'artisans interviennent donc dans la fabrication d'un éventail. A Tokyo, un artisan réalise à lui seul plusieurs étapes de fabrications. Voici les principales étapes.

    1. On encolle tout d'abord 3 feuilles de papier au format de l'éventail (ça nous ne l'avons pas fait)
    2. une fois la colle séchée, on humidifie légèrement le papier pour le plier à l'aide d'un calibre
    3. ensuite, on insère une baguette pointue entre deux épaisseurs de papiers collés pour faire un passage aux tiges. Chaque tige se compose d'une partie visible, de largeur constante, et d'une partie qui va en s'effilant, sous le papier. Elles sont légèrement incurvées en dedans pour tenir les autres tiges bien serrées, quand l'éventail est fermé.
    4. on monte alors le papier sur les tiges pré-assemblées
    5. on referme l'éventail pour bien marquer les plis et on coupe pour ajuster papier et baguette
    6. dernière étape (pas fait), on encolle les baguettes extérieures.
    Bien sûr, nous n'avons pas réalisé un éventail vierge. La plus grande partie de la séance a donc été consacrée à la décoration. J'ai choisi les pruniers. le modèle :

    le mien :

    Au final, beaucoup de motifs typiquement japonais : libellule, prunier, bambou, campanule, iris et quelques motifs géométriques. Il manque des carpes pour compléter le tableau.

    Comme nous étions en pleine saison des pluies, il a fallu attendre 2 semaines pour que le papier sèche. Nous n'avons donc pas monté nous même nos œuvres sur les tiges.
    Et voila le résultat :

lundi 2 août 2010

De retour avant le grand départ pour ...

Bonjour,
Ce n'est pas notre (imminent) déménagement qui m'a réduite au silence mais des vacances en France ponctuées de plusieurs visite chez le médecin.
Alors la réponse concernant notre nouvelle destination, que certains attendent avec impatience :
  • Le premier indice "nous restons en Asie" élimine d'office USA, Québec et Suède.
  • Le deuxième indice "à l'opposé du Japon au sens figuré" élimine -selon ma vision des choses- Singapour et la Corée du Sud
  • Corée du Nord et Mongolie étaient des réponses intéressantes même si je doute, moi aussi qu'il soit possible de s'expatrier en Corée du Nord. Une personne a cité la bonne réponse : nous partons en Inde.

A la question, vais-je créer un nouveau blog pour l'Inde, je ne sais pas encore quoi répondre. En revanche, Sophie no sekai va continuer, du moins quelque temps. Il me reste des tas de billets partiellement rédigés et des "tonnes" de photos inexploitées. Cependant, comme il ne nous reste que quelques semaines avant notre départ (Stan attaque son nouveau poste le 1er septembre), je ne promets pas pour les deux mois à venir une grande régularité).

lundi 5 juillet 2010

Good Bye kaaaaaaaaaaaa

En Japonais, moustique se dit KA. Et cette année, nous avons beaucoup de moustiques. Peut être est-ce du à notre nouvel emplacement, à proximité d'un parc avec étang et petit lac... Nous avons bien des moustiquaires aux fenêtres mais, les portes fenêtres étant équipées d'un système de protection pour que les petits doigts ne se retrouvent pas tranchés, on ne peut les ouvrir entièrement. La conséquence : un espace de 1,5cm entre moustiquaire et fenêtre que les moustiques les plus tenaces empruntent pour rentrer dans l'appart. Les coquins!

Après un certain nombre de nuits entrecoupées de vrombissements, je suis pas passée à l'offensive, et j'ai découvert le "Ka exterminator". Peut être en trouve-t-on en France,mais je trouve cela tellement japonais comme approche : un appareil électrique. Ce qui me séduit c'est l'absence de produit chimique. 2 piles de 2,5V et le tour est joué. L'exterminator se présente comme une raquette de ping pong.

Il est muni d'une grille de protection (dès fois qu'on s'électrocute avec 5V) et d'une grille à faire "griller" les moustiques. Lorsqu'on approche la raquette du moustique, on ne crée pas de courant d'air qui avertit ce dernier d'un danger imminent et il devient très facile de le coincer dans le maillage. Reste alors à appuyer sur le petit bouton pour électrocuter le prisonnier. Dit comme cela, ça parait sadique, mais les nuits sont plus tranquilles....

mercredi 23 juin 2010

En Asie un jour, en Asie toujours?

Le quizz du jour

C'est décidé, nous quittons le Japon....mais nous ne rentrons pas en France. La question est donc où allons nous?

  • Indice N°1: on reste en Asie
  • Indice N°2 : difficile de trouver plus opposé (au sens figuré)

A vous de jouer

J'en profite pour faire de la pub pour ma sayonara sale. Si vous venez d'arriver sur Tokyo, en ce moment vous avez bien chaud et vous souffrez de l'humidité. Cet hiver, vous aurez sûrement besoin d'un humidificateur ou et d'un radiateur d'appoint (ha ces japonais ; à la pointe de la technologie et si Nuls en isolation). Besoin de rideaux ou de plafonniers? D'électroménager ?
Allez faire un tour ici.

mardi 22 juin 2010

Sirop de Ume

Il y a deux ans, je vous livrais la méthode pour fabriquer son umeshu maison (alcool de prune). L'année dernière, je vous donnais des recettes pour utiliser les prunes ayant servi à la confection de l'umeshu. Cette année, voici d'autres idées.

Kanten d'ume

  • Après avoir laissé tremper pendant 24h les prunes de l'umeshu, récupérer l'eau de rinçage, ajouter du kanten à raison d'un sachet de 4g pour 700 à 800ml et porter à ébullition.
  • En parallèle, bouillir les prunes quelques minutes pour les attendrir et leur retirer la peau facilement.
  • Dans des moules, verser un fond d'eau de rinçage, laisser prendre puis ajouter une prune et remplir à nouveau d'eau de rinçage.
  • Servir frais une fois que la gelée à pris. On connaissait le trou Normand, voici une idée de trou japonais

Sirop de Ume

Pour ceux qui affectionnent l'umeshu mais qui pour une raison ou une autre ne peuvent pas boire d'alcool, pour ceux qui ont des enfants, voici une recette toute simple pour obtenir un délicieux sirop au goût de prune. Cette recette m'a été confiée par une amie japonaise, qui m'a offert une bouteille de son excellent sirop.

  • Congeler un kilo de prunes à umeshu (ces prunes ne se consomment pas crues)
  • Les décongeler puis les transférer dans un bocal avec 1kg de sucre en poudre. Toutes les prunes doivent être en contact avec le sucre.
  • Conserver 3 semaines à l'abri de la lumière.

A consommer dilué dans de l'eau fraîche. Les petits et les grands en redemandent.