Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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jeudi 2 septembre 2010

On déménage

Le déménagement, s’est très bien passé (parce que super bien préparé par moi-même ?) et j’ai pu « avaler » tranquillement tout un livre pendant que les gars emballaient. On fournit un inventaire détaillé et valorisé pour l’assurance, la compagnie de déménagement se charge de faire l’inventaire (dévalorisé ?) pour les douanes. Ils mettent à part les équipements électroniques et les alcools qui seront (sur)taxés ainsi que la nourriture. Là, mauvaise surprise : on avait droit d’emporter de la nourriture (non périssable, non entamée) pour un montant maximum de 100 000 INR, j’ai donc tout pré emballé dans mes Tupperwares ce qui augmente le volume de ladite nourriture et le déménageur vient me voir en me demandant :
• Mam’, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse de ça ?
• Ben emballez et mettez dans les cartons !
• Mais non mam’, vous n’avez droit qu’à deux cartons.
• Ah non, non.
• Ah si si.
Adieu petits sembeis japonais offerts à l’occasion de notre départ par mon sensei de japonais (gomen nasai, Kumiko san, rassurez vous, le dashi est bien parti). Au moment du check out, je découvre plusieurs placards de la cuisine encore pleins.
• Heps, ne remballez pas tout de suite vos cartons, il reste des choses à emballer !
Quelques minutes après,

• Mam’ qu’est-ce qu’on fait de ça ? (bouteille de vinaigre balsamique acheté à prix d’or)
• On emballe
• Mais mam’…
• On emballe.
• Ok mam’, je le mets dans un autre carton et si les douaniers tombent dessus, vous n’aurez qu’à dire qu’il y a eu erreur.
Bon, on croise les doigts pour que l’intégralité de notre container ne soit pas bloquée en douane pour une bouteille de vinaigre balsamique… (Stan a des collègues dont le chargement a été bloqué 8 mois (pas en Inde) pour des questions qui paraissaient aussi futiles)

vendredi 29 janvier 2010

Recyclage, le casse-tête

Notre déménagement est l'occasion de faire de nouveaux billets dans la catégorie "les débuts" longtemps délaissée.
En déménageant, nous avons changé d'arrondissement. Chaque arrondissement gère à sa façon un certain nombre d'éléments. Ainsi, les règles de tri des ordures ont elles changé pour nous. A shinjuku, nous avions 3 catégories principales combustibles, non-combustibles, recyclage avec de nombreuses sous catégories. Voir ici pour plus de détails.

Ce qui semble être la norme. Ce qui diffère en revanche c'est le contenu de chaque catégorie.

A shinjuku les produits portant le logo recyclage vont dans la catégorie recyclage. Normal non, sauf que dans le Bunkyo ku, il faut les mettre avec les poubelles combustibles.

Bien sûr, il y a toujours des exceptions. Ainsi, à shinjuku, les bouteilles de cosmétique portant le logo recyclage, doivent cependant être jetées avec les incombustibles.

A l'inverse, Bunkyo ku qui n'organise pas de collecte spécifique pour les produits "recyclages", fait une exception pour ces mêmes bouteilles.

Je me demande si ils parlent bien des mêmes produits ou si dans un cas il s'agit de bouteilles en plastiques et dans l'autre en verre...
On comprend mieux pourquoi, dans ces conditions, il existe des brigades de quartiers qui viennent vérifier le contenu de vos poubelles pour vous rappeler à l'ordre. Heureux habitants d'immeuble que nous sommes, nous échappons à ce genre d'inspection.

mercredi 16 janvier 2008

Emménagement

C’était il y a un an. Après 10 jours d’attente à vivre, dormir et manger par terre sur le matelas gonflable nous achetions un canapé lit et une petite table de camping, de quoi soulager mon ventre « enflé », une semaine après la TV (japonaise) arrivait apportant un peu de bruit dans un appart si calme dans la journée.

Il ne fallut pas moins de 8 semaines à notre container pour nous apporter toutes nos affaires. L’équipe de déménageurs nous procura un agréable contraste. Alors qu’en France, ils n’avaient même pas un escabeau pour décrocher les appliques et ne respectaient ni la moquette, ni les tapisseries, au japon ce fut un luxe de précaution pour ne pas abimer le sol et les murs de l’appart.

Illustration : pose de plaque de polystyrène sur les murs et les angles saillants, couverture au sol. Ils se déchaussaient dès qu’ils rentraient. A Compiègne, il pleuvait le jour du chargement du camion, je revois encore ces lourdauds monter l’escalier recouvert de moquette avec leurs chaussures crottées sans prendre la peine d’utiliser les divers paillassons que j’avais ressorti exprès. Ou bien fourrant des papiers fragiles dans des cartons remplis d’objets divers ou lieu de poser tout cela bien à plat...

Nous avons eu quelques surprises : le canapé n’a pas pu passer la porte d’entrée, les chaises de bureau qui devaient rester en garde meuble sont arrivées ainsi que nos réserves d’ampoules 220V, tous les exemplaires de ma thèse, le ventilateur 220V...

Et puis il nous manquait un certain nombre d’affaire mais comment savoir si elles sont perdues ou au garde meuble ? Ce qui est sur c’est que la bouteille de vodka pour laquelle nous avons payé des droits de douane, n’a pas été perdue pour tout le monde ! Et pas d’indemnité car la déclaration en douane (qui passe par l’entreprise de déménagement) n’est pas une preuve pour le déménageur, il fallait aussi la noter sur la liste de nos affaires !

dimanche 2 décembre 2007

Un an déjà (2)

Il y a un an nous prenions l’avion pour « emménager » à Tokyo. Emménager, c’est un peu exagérer car l’appart était vide et nos affaires arrivaient par bateau bien plus tard. Voici à quoi ressemblait notre appart :
Le salon et la vue depuis l’appart

La cuisine et la salle de bain

La master bed room

Devant de l’immeuble (toujours en travaux)

Arrière de l’immeuble (toujours en travaux)

Et pour finir, voici la vue que nous aurions pu avoir si nous avions choisi d'habiter près de la baie (en cas de problème, il fallait plus d'une heure pour descendre les escaliers de l'étage où nous avons visité l'appart...) :

mercredi 10 janvier 2007

1er cours de japonais

Un mois après notre arrivée, nous commençons enfin les cours de japonais. La vingtaine d’heure de cours prise à Compiègne me parait bien loin. Notre professeur Sumiko san se rend d’abord à Shibuya là où travail Stan puis vient ensuite à la maison. Nous allons ainsi chacun à notre rythme et c’est très bien. Nous commençons les cours avec la méthode « japonese for busy people » ce qui me fait réviser un peu mon anglais également. Heureusement, notre professeur parle très bien français. Je débute l’apprentissage des Hiragana l’alphabet syllabique pour les mots japonais.

mardi 9 janvier 2007

Galette gourmande

Après la trêve de Noël, la bibliothèque de l’ambassade rouvre ses portes avec en cadeau de la femme de l’ambassadeur : une galette des rois. Je ne sais pas chez qui elle se fournit mais c’était délicieux. Depuis que nous sommes à Tokyo, nous nous ne sommes toujours pas équipés de four, et nous contentons de cuisiner dans une popote de camping. Le reste des casseroles poêles et autres ustensiles arrivera bientôt par bateau. Vous comprenez mieux combien j’apprécie cette galette !

dimanche 10 décembre 2006

1ere semaine

Commence une longue semaine de silence et de vide. Stan part au boulot vers 7h30 et rentre le soir vers ….

Je suis dans l’appart vide : un matelas et des valises vidées, des placards presque vides

Je suis dans l’appart silencieux : pas de radio, pas de musique, pas de télé, pas d’ordi, personne…..

Je suis dans l’appart, vide silencieux….

Petite balade jusqu'à la mairie de Tokyo qui se trouve proche de notre uartier. Ce bâtiment offre gratuitement au sommet de chacune de ses tours une vue panoramique sur Tokyo et Fuji san par beau temps. De jour choisissez la tour sud, de nuit la tour nord. En face se trouve un parc qui abrite un petit temple.

Pour notre premier WE à Tokyo, nous sommes invités à une fête d’anniversaire organisée par un collègue de Stan. A cette occasion un autre collègue expat m’a dit grand philosophe ; «finalement, l‘expatriation, ces deux mois pendant lesquels on attend ses affaires qui arrivent par bateau, permettent de réaliser que l’on peut vivre avec presque rien ». Douces paroles de l’ignorant qui toute la journée a l’esprit occupé par son boulot, rencontre des collègues, déjeune sur une table et non pas par terre sur un matelas gonflable seule etc….

Il est évident que Stan et moi n’allons pas vivre tout à fait la même expérience : lui va découvrir le monde du travail japonais, moi plutôt la vie courante.

mardi 5 décembre 2006

Oasis francophone

La difficulté de la langue étant ce qu'elle est, il existe sur Tokyo plusieurs associations françaises qui permettent au français de se retrouver et de s'entre aider.

Tous les mardis matins dans les locaux de l'ambassade de France, une petite bibliothèque est accessible. On y trouve de nombreux livres et DVD français et japonais, tous en français. Petit oasis de langue française dans ce désert aride de "hiéroglyphes".

Le premier mardi de chaque mois, l'association Tokyo Accueil y tient une permanence. Après une demi-heure pendant laquelle j'explique que comme nous n'avons pas encore notre visa, nous n'avons pas internet, la responsable conclue la discussion en me donnant son adresse mail... Le puits est sec et l'abime profond. Une âme charitable face à ma mine déconfite me propose de venir manger chez elle. Quel réconfort. Merci encore C de cette parenthèse dans ma semaine de silence.

L'ambassade de France vue de l'extérieur.

et de l'intérieur :

dimanche 3 décembre 2006

2ieme jour

Hier Stan à jouer à l’équilibriste : comment accroché une ampoule au plafond sans chaise ? Empiler vos valises et monter dessus en priant pour ne pas tomber.

Cette première nuit s’est bien passée malgré la clim trop bruyante, nous étions tellement fatigués …. Et puis la couverture est vraiment trop petite. Premier petit déjeuner dans l’appart : comme tout bon occidental nous utilisons le four à poisson pour toaster le pain de mie (ou plutôt carboniser les très épaisses tranches 2 cm environ). Dans le salon, la clim est réglée au hasard des boutons différemment et fait moins de bruit que dans notre chambre : nous déménageons donc le matelas dans cette pièce qui nous servira également de siège pour les repas.

 

Au japon les magasins sont ouverts tous les jours jusqu’à 20 – 22h y compris le dimanche ce qui nous facilite la tache. Demain Stan travaille et nous devons acheter un fer à repasser pour qu’il ait l’air présentable.

 

samedi 2 décembre 2006

Nous voilà débarqués à Tokyo !

Nous sommes bien chargés : 30 kilos d’excédent de bagage (comptez 30euros par kilo excédentaire et faites le calcul). Entre la carte de fidélité de Stan, le retour en bagage à main d’une valise et le temps limite pour embarquer, nous n’avons finalement rien payé.

Après 12 h d’avion et 1h30 de transfert, nous voilà arrivé à destination

Tokyo, capital du pays du soleil levant.

C’est peu dire : il fait jour à 6h du matin et nuit à partir de 16h30. En juin, il fera grand jour à 4h20, et nuit noire à 19h00.

 

Il fait un temps magnifique, frais mais ensoleillé.

La personne de l’agence de « relocation » nous attend à l’arrêt de bus : direction notre nouvelle demeure.

Superbe mais il y règne un froid glacial et comme on se déchausse toujours quand on rentre dans une demeure japonaise, on ne tarde pas à voir les pieds gelés.

 

Et voilà le premier défi : comprendre la signification des boutons de la télécommande de la clim réversible. Bouton bleu pour le mode clim et rouge pour le mode chauffage, jusque là, je maîtrise, pour le reste c’est une autre histoire.

L’agent nous installe le chauffage dans le salon. Nous explique comment programmer l’eau du bain depuis la cuisine, comment faire fonctionner l’interphone.

On passe ensuite aux boutons de réglage de la ventilation dans la salle de bain, puis aux commandes de la machine à laver.

Les machines japonaises lave à l’eau froide  (en fait l’expérience montrera plus tard que l’eau à 5° ça ne lave pas le linge)

Tout ça en anglais, 14 heures après avoir quitté Roissy, ça commence à être dur. Heureusement toutes les notices concernant l’appart sont consignées dans un gros classeur : clim, four à poisson, toilette électrique, bloc salle de bain, parquet, échelle de secours. Le hic : nous ne lisons pas le japonais. On verra plus tard.

 

Déballons nos affaires 

 

Popote de camping, matelas gonflable, petite couverture (vraiment trop petite), quelques vêtements, 25 kilos de papiers divers à emmener avec soi : contrats de travail, impôts, , cartons de remerciement pour le mariage (il en manque la moitié qui sont partis dans la malle avion), bijoux, parfums (tout ce qui est entamé ne peut pas voyager en bateau…), et quelques bouquins pour tenir le coup. L’appart paraît gigantesque comparé au volume de nos affaires.

Faisons la sieste avant que monsieur gaz ne vienne ouvrir la ligne et nous expliquer comment ça marche en japonais.

 

Le décalage horaire se fait durement ressentir mais il faut lutter et faire des courses avant la fermeture des magasins car il n’y a d’ampoule dans les pièces

 

vendredi 1 décembre 2006

Le compte à rebours

Une semaine avant notre départ : le déménagement à l’internationale.

Entre les cours d’anglais, de japonais, l’écho du bébé, les visites de la maison qui est mise en location, le solde de tout compte à Evreux pour moi, à Compiègne pour Stan, les achats des cadeaux sur notre liste de mariage, les remerciements…. nous avons aussi étiqueté toutes nos affaires selon le code suivant : garde meuble, air, mer.

Inutile d’emmener le taille haie au japon, il ne nous servira pas. Impossible d’emporter la haut du buffet, le plafond sera trop bas, inutile encore tous l’électroménager, le japon fonctionne en 110V… : ça part au garde meuble.

Impossible d’attendre 2 mois une couette et une batterie de casseroles, des vêtements en nombre suffisant et l’ordinateur : ça part en malle avion (nous avons droit à 50kg).

Le reste partira en bateau. Nous devons abandonner tout ce qui est entamé : adieu ma collection d’épices de cuisine, adieu notre bar bien garni etc….Nous abandonnons à nos locataires engrais et produits d’entretien divers qui sont interdits dans les containers.

Direction l’hôtel étape de Compiègne, pour notre dernière nuit, nous n’avons plus de lit.