
Nous sommes bien chargés :
30 kilos d’excédent de bagage (comptez 30euros par kilo excédentaire et
faites le calcul). Entre la carte de fidélité de Stan, le retour en bagage à
main d’une valise et le temps limite pour embarquer, nous n’avons finalement
rien payé.
Après 12 h d’avion et 1h30 de
transfert, nous voilà arrivé à destination
Tokyo, capital du pays du soleil
levant.
C’est peu dire : il fait
jour à 6h du matin et nuit à partir de 16h30. En juin, il fera grand jour à
4h20, et nuit noire à 19h00.
Il fait un temps magnifique,
frais mais ensoleillé.
La personne de l’agence de
« relocation » nous attend à l’arrêt de bus : direction
notre nouvelle demeure.
Superbe mais il y règne un
froid glacial et comme on se déchausse toujours quand on rentre dans une
demeure japonaise, on ne tarde pas à voir les pieds gelés.
Et voilà le premier défi :
comprendre la signification des boutons de la télécommande de la clim réversible.
Bouton bleu pour le mode clim et rouge pour le mode chauffage, jusque là, je maîtrise,
pour le reste c’est une autre histoire.
L’agent nous installe le
chauffage dans le salon. Nous explique comment programmer l’eau du bain depuis
la cuisine, comment faire fonctionner l’interphone.
On passe ensuite aux boutons de
réglage de la ventilation dans la salle de bain, puis aux commandes de la
machine à laver.
Les machines japonaises lave à
l’eau froide (en fait l’expérience
montrera plus tard que l’eau à 5° ça ne lave pas le linge)
Tout ça en anglais, 14 heures
après avoir quitté Roissy, ça commence à être dur. Heureusement toutes les
notices concernant l’appart sont consignées dans un gros classeur :
clim, four à poisson, toilette électrique, bloc salle de bain, parquet, échelle
de secours. Le hic : nous ne lisons pas le japonais. On verra plus tard.
Déballons nos affaires
Popote de camping, matelas
gonflable, petite couverture (vraiment trop petite), quelques vêtements, 25
kilos de papiers divers à emmener avec soi : contrats de travail, impôts,
, cartons de remerciement pour le mariage (il en manque la moitié qui sont
partis dans la malle avion), bijoux, parfums (tout ce qui est entamé ne peut
pas voyager en bateau…), et quelques bouquins pour tenir le coup. L’appart
paraît gigantesque comparé au volume de nos affaires.
Faisons la sieste avant que
monsieur gaz ne vienne ouvrir la ligne et nous expliquer comment ça marche en
japonais.
Le décalage horaire se fait
durement ressentir mais il faut lutter et faire des courses avant la fermeture
des magasins car il n’y a d’ampoule dans les pièces