Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mardi 9 novembre 2010

Le gaz à Delhi

A Delhi, le gaz de ville existe. Franchement, voilà une nouvelle qui est loin de me rassurer, au contraire. Quand on voit le chaos perpétuel et surtout quand on connait la politique systématique du « moindre coût », on a de quoi se poser des questions quand à la sécurité. Ce sont surtout les immeubles neufs qui en bénéficient, même si souvent, l’architecte n’a pas anticipé que le gaz ne s’utilisait pas sur le palier mais devait être acheminé jusque dans la cuisine. Il arrive donc que des tuyaux de gaz apparents passent à travers les chambres à coucher…
Pour nous, pas de problème, nous sommes sur un système de bonbonnes.
Dans ce cas, il existe deux possibilités :
1. Passer par l’une des 3 compagnies publiques qui propose un meilleur tarif (environ 380 Rs la recharge de 14kg). Inconvénient : les délais d’installation peuvent être extensibles et il faut attendre au minimum 21 jours pour demander une nouvelle bouteille
2. Passer par une compagnie privée qui proposent des bouteilles de 18 kg à 980Rs, donc beaucoup plus cher.
Le choix est définitif : si vous optez pour une compagnie privée « en attendant » que la compagnie publique vous fasse l’installation, c’est foutu, car au moment de l’installation, la compagnie publique va voir que vous avez déjà des bouteilles et refusera de vous servir. Vous pouvez toujours planquer la bouteille à l’avance mais la précision indienne des RV étant ce qu’elle est, vous risquez de passer votre temps à déménager votre bonbonne….
Certains ont attendu plus d’un mois avant d’avoir du gaz. Nous sommes beaucoup plus chanceux, nous avons fait la demande une semaine avant d’emménager et avons obtenu les premières bouteilles le lendemain de notre arrivée. Le gros coup de pouce : un indien (que j’appellerai pour les besoin de l’histoire le cow boy) de la société qui nous aide dans notre relocation a fait toutes les démarches.

L’installation :
Le cow boy arrive lundi matin avec 2 bouteilles de gaz (on a droit à une bouteille d’avance), une plaque de 4 bruleurs (alors que c’est ce même cow boy qui nous a fait visiter l’appart et qu’il sait que celui-ci est équipé de bruleurs) et un tuyau neuf pour la connexion.
Cow boy me montre comment faire l’installation.

  • On ne devrait pas utiliser le tuyau neuf fourni par la compagnie ?
  • Non, non celui-ci à l’air en bon état.
  • Peut être, mais on ne sait pas depuis combien de temps il est là et je ne vois la date de péremption dessus
  • Ben, il n’y en a pas. Il y a une date de fabrication (sur l’emballage que l’on retire pour poser le tuyau)
  • Mais alors, comment peut-on savoir quand il faut changer le tuyau?
  • Ben ((c’est évident)), vous changez le tuyau quand il fuit
Bon vous l'aurez compris on est enfin chez nous.

samedi 9 octobre 2010

Les jeux du commonwealth à Delhi

Le Commonwealth, un lointain souvenir des cours d'histoire géo. Avec l'arrivée des jeux du Commonwealth à Delhi, une petite révision s'imposait. J'ai ainsi découvert qu'outre la GB, le Canada, l'Afrique du Sud, la nouvelle Zélande, l'Australie ... il y avait au total 54 pays, dont une petite moitié dont j'ignorais jusqu'au nom (!) et 74 délégations. Tous les continents sont représentés. Mais je ne vous ferai pas ici un cours d'histoire.

Les Jeux de Commonwealth, ont lieu cette année pour la première fois en Inde. Voilà qui a fait couler beaucoup d'encre. Delhi sera t-elle prête?
Beaucoup de scepticisme, beaucoup d'inquiétude. Le compte à rebours était dans tous les journaux, chaque jours de nouveaux mini scandales (un pont d'accès au stade qui s'effondre, le village des athlètes insalubre, des retards partout qui mettent en difficulté les responsables de sécurité (risque d'attentats élevés) etc...)

Et puis, finalement une cérémonie d'ouverture splendide, qui ferait presque oublier tout le reste (sauf pour tout ceux qui, coincés par la panne de métro, n'ont pas pu y assister).

La grosse inquiétude des Delhites concernait la circulation. Alors que les voies de circulation sont engorgées quotidiennement, des voies spéciales ont été réservées pour les jeux.

Appréciez au passage, la qualité des informations fournies par la mairie (2ème image à 100%)

Alors beaucoup ont pris des vacances et toutes les écoles ont fermé pendant la durée des jeux. Toutes? non : l'école française est restée ouverte, probablement la seule école de Delhi.... Bilan pour nous : on circule mieux qu'à l'ordinaire.

Parmi toutes les mesures mises en place pour les jeux, j'ai retenu celle-ci :

dimanche 3 octobre 2010

Shinning India

j'aime bien cette pub et je trouve qu'elle reflète bien le côté esclavagiste de certains indiens vis à vis de leurs employés de maison.

mercredi 29 septembre 2010

1ers jours à Delhi

(billet rédigé il y a une vingtaine de jours)
Dernière nuit à l’hôtel Tokyo Dome : je tombe par hasard sur la BCC et découvre avec consternation que la mousson prend fin mi septembre et non pas fin août sur Delhi…
Mais arrivés à Delhi il ne pleut pas, l’air et très lourd mais pas plus qu’à Tokyo : température et humidité comparables. En revanche, on colle, on sent bien la pollution. Aucun bagage de perdu, un miracle quand on connaît le nombre de bagages que nous transportions et aucun problème aux douanes, la bonne surprise. Le chauffeur de l’hôtel est très sympa et nous voilà vite arrivés au Radisson (qui est loin de valoir son homologue parisien je le crains (bien que je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller)).

C’est peu dire que la vue est différente de celle que nous avions la veille.

Comme pour tous les grands hôtels et centres commerciaux modernes les voitures sont fouillées (ouverture du coffre et miroir sous la voiture pour vérifier qu'une bombe ne soit pas planquée là), les sacs à mains et bagages passent au scanner comme à l'aéroport et les humains sous un portique puis au détecteur manuel (hommes et femmes séparés). Doit on pour autant se sentir en sécurité? Vu la notice laissée dans la chambre, pas sûr...

Le surlendemain de notre arrivée, Stan attaque le boulot (pas de temps à perdre hein…) et je m’occupe du transfert de nos affaires de l’hôtel à notre logement temporaire.
Le gérant rencontré la veille est plutôt sympa et l’appart aussi propre que l’on pouvait l’espérer.

Le logement est plutôt sombre cuisine-salon aveugle et fenêtres opaques dans les chambres.

Bon, compte tenu de la vue une fois la fenêtre ouverte, on se dit que c'est peut être pas plus mal :
la cour arrière

le générateur de secours pour pallier aux pannes d'électricité quotidienne et la citerne d'eau (non potable, on est en Inde hein) pour alimenter la maison : qui a dit qu'il y avait l'eau courante à Delhi?

Je ne vous montre pas l'avant de la maison : il y siège une banque avec en faction 6 jours sur 7 un gars (fort sympathique) armé d'une mitraillette. Une fois franchie la mare boueuse et bouseuse (les vaches ce n'est pas un mythe mais bien une réalité) à l'avant de la maison, on peut enfin marcher tranquillement la tête en l'air sur l'allée de marbre (juste un peu hyper glissante hyper dangereuse par temps de mousson pour les enfants).

Malgré ce descriptif peu élogieux, nous ne sommes pas malheureux! (mais assez fatigués)

mardi 21 septembre 2010

La persévérance du cafard

Mon dernier quizz était une question ouverte puisqu'en terme de réponse je ne pouvais que formuler les mêmes hypothèses que vous. Alors en effet, comme la majorité, je pense que le capot est là pour éviter que les cafards grillent en même temps que le pain.
Malheureusement, cette protection s'avère totalement inefficace puis que nous avons eu la surprise d'y découvrir un résident qu'il a été difficile de déloger.

10 jours après notre arrivé, Stan veut se servir du grille pain.

  • Sophie : vérifie quand même avant que ce ne soit pas trop dégueux
  • Stan : OK... Ahhh, beurk
  • Sophie : Quoi?
  • Stan : regarde
  • Sophie : ben je vois rien de spécial. Plutôt clean par rapport au reste..... Haaa, mais ça bouge là dedans! Fais le tomber dans les toilettes et tire la chasse

Et bien sachez qu'on ne se débarrasse pas d'un cafard indien juste en tirant la chasse. Vous avez intérêt à tirer la chasse plusieurs fois ou mieux à écraser la "pauvre" bête, c'est plus sûr. (par ce que notre clandestin du grille pain est revenu 2 fois avant d'être complètement exterminé) Quand au capot... pour la déco si vous voulez, mais maintenant Stan vérifie par deux fois avant de se faire griller du pain. Bon appétit!

jeudi 16 septembre 2010

Le quizz du jour

Pourquoi en Inde, les grille-pains sont-ils équipés d'un capot?