Sophie no sekai (le monde de Sophie)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 26 juin 2008

Cuisine de mai : sushi en pagaille

Mieux vaut tard que jamais. ..

Le terme sushi signifie marinade de riz dans le vinaigre. Permettant de conserver le poisson, le riz vinaigré était autrefois jeté. De nos jours, il est devenu l’élément essentiel : toutes les préparations contenant du riz vinaigré étant désignées par ce terme.

Vous retrouverez sur notre site la recette pour le préparer « à la main », le riz vinaigré (sushi meshi), mais vous pouvez aussi acheter le vinaigre à sushi prêt à être mélanger au riz.

Je ne suis pas fan de poisson de cru (en dehors du thon rouge, je n’aime pas), mais il est possible de faire des sushi sans poisson cru. Par exemple au saumon fumé, au surimi, aux crevettes cuites, à l’omelette, au concombre etc…

Commençons par l’omelette. La confection des tamago yaki peut se faire avec une poêle classique mais les japonais préfèrent utiliser une poêle rectangulaire le tamago yaki nabe, parfaitement adapté.

La cuisson se fait en plusieurs étapes, comme vous pouvez le découvrir sur la vidéo suivante. Il est à noter que la poêle doit être suffisamment chaude pour pouvoir « rouler » la crêpe d’omelette facilement. Ce n’est pas le cas au début de la vidéo.

Mais heureusement, nous sommes sauvés par le makisu, un petit tapis en tige de bambou.

L’omelette peut être mangée telle quelle ou bien servir à la préparation de sushi. Nous avons étudié deux techniques permettant d’obtenir

  • des sushis en rouleau : les fameux makisushi
  • des sushis décoratifs en forme de fleur (temari sushi).
Pour préparer les maki-sushis, l’usage du makisu (tapis en tige de bambou) est fort utile.

1

Il existe en fait deux sortes de makisu. L’un spécifique aux sushis avec un côté brillant vert pâle très plat. L’autre est destiné plus particulièrement à l’omelette : plus grand, les tiges de bambou ont une section triangulaire ou ronde permettant d’imprimer des motifs à la surface des rouleaux.

Au début, il faut maintenir une pression avec les doigts sur la garniture en direction du cœur du rouleau.
Pour préparer les sushi en forme de fleur, un peu de cellophane et une dosette à café feront l’affaire.

Qui dit sushi, dit wazabi. Cette racine qui sert de condiment épicé se rape sur une peau de requin. Exotique non?

Pour terminer ce copieux repas, nous avons confectionné une mousse aérienne au matcha.

Bonne appétit !

Retrouver toutes les recettes sur les pages gastronomie de notre site.

lundi 9 juin 2008

Fabriquer son Umeshu

Si vous habitez au Japon, vous avez peut être vu depuis une dizaine de jours dans votre supermarché, l'arrivée sur les étals de belles prunes vertes. Peut être même en avez vous acheté.

Si c'était pour les manger, j'imagine votre déception : elles ne sont pas comestibles (pas encore). Ces belles prunes vertes, dures comme du bois servent à préparer l'umeshu, l'alcool de prune japonais. Nous en avons fabriqué le WE dernier, grâce à la recette d'Hiroko, ma "prof" de cuisine. C'est ultra simple et très rapide (...)
Pour un kilo de prunes vous aurez besoin :

  • d'une bombonne de 4 litre,
  • de 500 à 700 g de cristaux de sucre et
  • de 1,8 L d'alcool (white liquor)

  1. Nettoyer les prunes
  2. Oter la base du pédoncule avec un cure dent en prenant soin de ne pas piquer le fruit
  3. Verser la moitié des prunes dans la bombonne, recouvrir avec la moitié du sucre puis faire une nouvelle couche
  4. Enfin, verser le white liquor
  5. Inscrire la date sur le couvercle, couvrir de papier d'aluminium pour protéger de la lumière et conserver dans un endroit frais.
C'est là qu'il faut faire preuve de patience : attendre au moins un an.

Au bout d'un an : retirer les prunes (vous pouvez alors les manger ou les préparer en marmelade ou confiture). Vous pouvez entamer votre umeshu si vous avez mis beaucoup de sucre (700g) sinon, il vaut mieux attendre. Plus vous patienterez longtemps (3, 6 ou même 12 ans!) et moins vous mettrez de sucre.