Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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jeudi 5 juin 2008

Crèche, chapitre 2

3 semaines avant la fin mai, la mairie nous a demandé de renvoyer un papier expliquant que nous désirions arrêter la crèche car je n’avais pas trouvé de travail. Bien que sans espoir dans la politique de l’autruche, nous n’avons pas renvoyé le dit papier puisque nous voulions rester, mais la crèche s’est chargée de nous en fournir un second exemplaire et la marie a rappelé à l’ordre la DRH de Stan. Nous avons donc envoyé le papier : belle hypocrisie.
Bref, nous étions prévenus et nous avons donc engagé des mesures pour qu’Alexandre ne souffre pas de la situation. A l’aide des ressources humaines de la boîte de Stan, nous nous sommes procurés une liste de crèches privées dans notre quartier. Le premier repérage ne m’a pas trop emballée mais on a tenté le coup. La première crèche visitée était dans une rue plutôt glauque, entourée de building. Le local étant en rez de chaussée, toutes les fenêtres étaient occultées, la porte donnait directement sur la rue (un peu dangereux quoi).

A l’intérieur, une grande pièce unique, ne sentant pas spécialement bon avec 5 ou 6 enfants de 3 à 6 ans jouant ensemble et, isolé dans un coin, un bébé de 10 mois dans un lit à barreau avec une peluche en guise de jouet. Pas terrible terrible… Impression avec le personnel : pas terrible non plus. Dans ces conditions, nous préférions abandonner la crèche.
Finalement nous en avons visité une autre, à proximité de la maison de type familiale : 1 couple (à la retraite ? : ils paraissent jeune les japonais) et leur fille, qui gèrent dans leur appartement une petite structure de 5- 6 places maximum. A proximité, un jidokan (structure de quartier ouverte aux enfants accompagnés d’adultes et proposant plein d’activités gratuites) ainsi qu’un petit parc de jeux. Les gens avaient l’air plutôt sympa.
Nous y avons inscrit Al. Certes ça ne vaut pas la crèche publique en terme d’activité, de stimulation etc… mais ça devrait être pas mal pour petit Al. Et de mon côté je fais plein d’économie de couches (seulement 2 par journées contre 5 à 6 dans le publique) et des économies de lessives : pour l’instant aucune tenue de rechange n’a été nécessaire, bavoir et serviette reviennent vierge de toute nourriture (ce qui me laisse à pense que ce n’est pas dans cette structure qu’il va apprendre à manger tout seul, contrairement à la crèche publique : bah, il faut bien que je bosse un peu !). Certains ne manqueront pas de demander le prix : le même que la crèche publique. Assurément, le couple a un autre revenu (retraite) car sans cela, ils ne pourraient pas vivre avec seulement 6 enfants à garder.

Voici la photo de l'immeuble (peu d'intérêt mais il n'y avait pas beaucoup de photo dans ce billet). L'appart est au troisième : tous les matins j'abandonne donc la poussette en bas et je prends le paquet (Al et son sac) sous les bras pour monter les 2 étages. Puis je rentre à la maison en ramenant la poussette : ils n'ont pas la place pour la stocker : dommage!!

lundi 2 juin 2008

Crèche, fin du chapitre premier

La crèche « publique », c’est fini. Je n’ai pas rempli mon contrat (à savoir trouver du travail en deux mois), donc Alexandre ne peut plus aller à la crèche. Triste nouvelle pour lui (il y faisait plein d’activités) et pour moi (qui en profitais bien aussi).

L’heure est donc au bilan. C’est comment une crèche japonaise publique ?
Plutôt pas mal ! Certes, je ne peux pas comparer avec la France faute d’expérience, mais je crois que c’était vraiment bien.
L’encadrement : petit Al était dans la classe des 0 an. Il y avait 1 adulte pour 2 enfants je pense. Certains étaient des sensei (prof) d’autres des assistants ?

Voici ses petits camarades (extrait de l'album souvenir offert au départ d'Al)

Les relations avec le personnel : en japonais exclusivement à grand renfort de post-it dans le carnet de liaison. Chaque enfant possède un carnet dans lequel sont notés ses repas, sa température, ses temps de repos et ses activités.

La partie du haut est à remplir par les parents quand l’enfant est à la maison, celle du bas, par la crèche. Quand ils avaient des questions à me poser, ils les notaient sur un papier en alphabet syllabique pour que je puisse (Stan surtout) traduire à la maison. Vers la fin, l’une des prof apportait son dictionnaire électronique. De plus, ils ajoutaient parfois des petits dessins pour illustrer les activités : une note de musique, un tricycle….
Petits mots des puéricultrices : (extrait de l'album souvenir offert au départ d'Al)

Le suivi médical : tous les matins, je devais prendre la température d’Al. Celle-ci était vérifiée à l’arrivée à la crèche ce qui était toujours ponctué d’une séance de chaudes larmes de la part d’Al. Les premiers temps Al était fréquemment renvoyé de la crèche pour cause de fièvre puis, ils se sont habitués à sa température d’occidental. Il paraît que la température moyenne d’un bébé japonais est de 36,5. Donc à partir de 37, bébé a de la fièvre…

Mensurations : en 2 mois, Al aura été mesuré 4 fois

  • 8 avril : 76.8 cm pour 9.06 kg. Appréciez la précision métrique !
  • 22 avril 76.2 pour 8.92 kg (une angine est passée par là)
  • 13 mai 77.7 pour 9.3
  • 20 mai 77.7 pour 9.2
Quand je mesure Al, je le trouve plutôt à 80 cm mais bon ….
Nous avons aussi du faire un test bien mystérieux dont nous ignorons tout jusqu’au résultat. Il fallait 2 jours de suite tamponner un morceau de plastique sur une partie très intime de l’anatomie de petit Al. Un test pour détecter la présence de vers ?? Mystère.

Les activités : très nombreuses à en juger par le magnifique album souvenir qui nous a été offert par les professeurs le dernier jour.

Quelques extraits scannés :
Le repas :

Le gâteau d’anniversaire :

La ballade en poussette 4 places avec chapeaux assortis :

Sortie culturelle :

Premiers pas :

souvenir de la fêtes des garçons avec les empreintes de pieds de petit Al :

Et aussi, la séance de déguisement pour confectionner le cadeau de la fête des pères (photos censurée car si le cadeau nous a été remis nous attendons le jour J pour que Papa l’ouvre), séance de marionnette etc….
Bon, il semblerait qu’il ait aussi pas mal pleuré :

Mais c’est la vie ; Courage Al!