lundi 1 décembre 2008
Fushimi-inari taisha
Par Sophie de Novion, lundi 1 décembre 2008 à 18:47 :: Au delà de Tokyo
Voilà longtemps que je voulais y aller ! La pluie du matin s’étant calmée,
nous avons pu arpenter les pentes de la colline Inari sans parapluie.
Inari est le kami (divinité) des céréales. Certains guides parlent de la déesse de la croissance du riz. C’est pourquoi, nous avons pu observer, accrochées aux shimenawas (cordelette sacrée indiquant le territoire d’un kami) des gerbes de blé.
Le messager d’Inari est un renard (kitsune), dont les sculptures de pierre ornent tous les sanctuaires dédiés à la déesse.
Si en ville, les offrandes dédiées aux renards sont souvent du tofu frit,
ici, les pèlerins déposent des emas (tablettes votives en bois) peu conventionnelles, en forme de torii.
Le renard sacré serait capable de posséder les humains. Il tient souvent dans sa gueule la clef du grenier à céréales ou bien une gerbe de blé.
Bâti au 8ème siècle, le sanctuaire de fushimi est à la tête des 30 000 autres sanctuaires dédiés à Inari à travers tout le Japon.
L’ensemble comporte 5 sanctuaires étagés sur les pentes boisées du mont Inari.
Les sanctuaires sont desservis par des allées bordées de torii. Ordinairement, le torii est le portique marquant l’entrée d’un sanctuaire.
Il n’est pas forcement rouge.
Ici, les toriis, tous peints en rouge orangé, sont offerts par les fidèles.
Le nom des donateurs est inscrit sur l’arrière du torii en « lettres » noires.
En bas de la colline, se trouvent les plus grands toriis. En montant, leur taille diminue et leur alignement forme une voute protectrice.
Nous avons aperçu quelques familles venant célébrer Shichi-go-san.
Depuis Kyoto, prendre la ligne JR Nara (même ligne que celle desservant Uji) et descendre à la gare d’Inari (7 min).
Ce billet achève la série consacrée à notre WE à Kyoto.
