Après la cérémonie commémorative (voir billet de la veille), nous avons pris le train en gare de Shinjuku pour nous rendre à Hakone à 1h30 de Tokyo. Cet endroit est connu pour son lac tapi au fond d’un cratère de végétation, ses sources naturelles (onsen) et sa vue sur Fuji san (le célébrissime mont Fuji). L’arrivée à Hakone est semblable à l’arrivée dans n’importe quelle station touristique française. Rues étroites, embouteillage, vitrines de souvenirs éclairées à la tombée de la nuit. Nous avons raté le car et décidons d’aller à l’hôtel en taxi. En deux jours, Alexandre a pu tester de multiples moyens de locomotion : train, taxi, poussette, porte-bébé, bateau, funiculaire et téléphérique. Arrivés à l’hôtel, nous avons rejoint des amis arrivés quelques heures avant nous. Sur leurs conseils, nous sommes allés profiter du onsen de l’hôtel avant le repas. Etant pudique par nature, j’appréhendais un peu cette nouvelle expérience. En arrivant dans les douches, une jeune maman et son petit garçon se lavaient mais, le bassin du onsen était vide. La surface de l’eau était tellement lisse que j’ai cru que le bassin était vide (il faisait nuit). J’ai été très surprise par la température de l’eau (environ 50°C) et au bout de 10 minutes de suis retournée dans les douches. Rien de tel pour bien dormir, après le onsen, nous étions tous très fatigués. Le lendemain, nous avons commencé notre excursion en longeant le lac Ashi pour accéder au sanctuaire d’Hakone cerné de pinède et dont le portique rouge est ancré dans les flots du lac.

 

Le sanctuaire aurait été édifiait au 8ième siècle mais le bâtiment actuel date de 1667. Nous avons abandonné la poussette en bas des marches et sommes montés jusqu’au temple.

2007 est l’année du sanglier, après avoir accroché un vœu de bonheur pour Alexandre (regardez bien au milieu de la photo)

nous sommes retournés au pied du lac pour visiter l’ancienne barrière d’Hakone (Hakone sekisho, sekisho désignant un octroi), construite en 1618 par le shogunat Tokugawa pour la défense d’Edo.

Toute personne voulant se rendre à Edo (ancien Tokyo) devait se déclarer et payer un tribut. Un mensonge pouvait vous transformer en esclave ou vous ôter la vie.

Après avoir traversé le lac en bateau, nous avons pris de la hauteur pour admirer Fuji san.

En haut du téléphérique (sommet du mont Koma), le panorama est grandiose en revanche l’odeur pas terrible car des panaches de fumées sulfureuses s’échappent des solfatares qui émaillent le champ de lave.

Nous sommes redescendus du mont Koma par le funiculaire et avons pris le train pour Tokyo enchanté de notre WE.