En janvier, Delhi accueil nous proposait la visite du fort Rouge de Delhi.

Monument imposant de l'extérieur, l'intérieur n'a rien d'oppressant, une grande partie des bâtiments ayant été détruit au cours des siècles. Construit entre 1638 et 1648 à l'apogée de la dynastie moghole, il témoigne des fastes de cette époque.

Imaginez dans chaque alvéoles une bougies colorées et coulant par devant un rideau d'eau parfumé aux pétales de roses... On accède au fort par la porte de Lahore, symbole fort de l'Inde moderne puisqu'il y flotte depuis 1947 le drapeau indien conformément au souhait des nationalistes pendant la guerre contre les britanniques.

On traverse ensuite un bazar devenu échoppes à touristes pour arriver au Naubat Khana, la maison des tambours où les visiteurs étaient annoncés par des rythmes propres à leur rang.

L'empereur écoutait les doléances de ses sujets dans la salle des audiences publiques Diwan-i-Am.

Les dignitaires étaient reçus dans la salle des audiences privées Diwan-i-Khas, tout de marbre blanc incrusté de pierre. Le trône du paon en or massif et pierres précieuses ainsi que le plafond d'argent furent retirés en cours du 18ème siècle. C'est dans ce pavillon que se trouve l'inscription perse : "S'il existe un paradis sur terre, il est ici, il est ici, il est ici".

A proximité se trouvent les bains royaux, bâtiments fermés (contrairement aux autres) qui ne se visitent pas.

Ce bâtiment est jouxté par Moti masjid, mosquée de la perle construite par Aurengzeb pour son usage privé. Par soucis d'harmonie, les murs extérieurs de la mosquée respectent l'orientation du fort tandis que ceux intérieurs, permettent à la mosquée d'être tournée vers la Mecque.

Après la révolte des Cipayes en 1857, les britanniques rasèrent la plupart des bâtiments pour les remplacer par des casernes et bureaux.

Ainsi, de nombreuses cours délimitées par les bâtiments ont disparu. On y tendait autrefois à l'aide d'anneau de grands panneaux de soie. Aujourd'hui , les anneaux servent aux oiseaux.