Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mardi 17 août 2010

Aedes albopictus, le moustique-tigre

Je vous avais déjà parlé de problèmes de moustique. Nous n'en trouvons presque plus dans l'appart. Non pas grâce à ma dernière acquisition (le Ka exterminator (découvert cet été chez Auchan format raquette de tennis)), qui ne fait que les éliminer une fois présents mais simplement parce qu'il fait bien trop chaud la nuit et qu'il est donc inutile d'ouvrir les fenêtres pour rafraîchir. (Au passage, quand nous sommes rentrés en France en juillet et qu'on nous parlait de canicule, on a bien rigolé : à 5h du matin à l'aéroport il ne faisait que 13°C...)
Plus trop de moustique dans l'appart donc mais des myriades dehors. Pour la promenade quotidienne des enfants au parc, il nous faut choisir entre la morsure du soleil en journée ou les piqûres des moustiques en début de soirée. Et là, vous pouvez essayer tout les répulsifs que vous voulez, rien n'y fait. Spray, patch ou bracelet, tous sont plus inutiles les uns que les autres.

D'ailleurs, notre médecin japonais nous a conseillé d'acheter pour l'Inde nos produits anti-moustique en France plutôt qu'au Japon, au motif que ces derniers ne sont pas (assez) efficace. Ce qui nous pose des inquiétudes pour notre prochaine destination mais c'est une autre histoire.
D'habitude, je ne constate les piqûres que le lendemain, quand elles commencent à me gratter. Depuis que nous habitons notre nouveau quartier, j'ai remarqué une espèce différente dont je sens la piqûre au moment où elles se produit. Cette espèce à la particularité d'être rayée. Renseignement pris, il s'agirait du moustique Tigre, en forte expansion à travers le monde depuis quelques décennies.


photo wikipedia

C'est une espèce agressive qui pique de jour comme de nuit, avec une prédilection pour l'aube et le crépuscule. Elle est aussi très résistante aux insecticides...Hier, ma petite raquette a eu raison d'un individu kamikaze qui s'est introduit chez nous sans y être invité. En comparant les photos, il semble bien s'agir de la même espèce.

C'est une espèce que nous serons amenés à rencontrer fréquemment et dont il nous faudra nous méfier (oui mais comment?) puisqu'elle est responsable -entre autre- de la transmission de la dengue, présente dans la région de New Delhi. C'est aussi l'espèce responsable de la transmission du chikungunya.
Pour conclure ce billet, si les répulsifs japonais sont totalement inefficaces, je trouve en revanche que leurs produits pour calmer les démangeaisons sont plutôt bien.

mardi 10 août 2010

Acheter des lunettes au Japon...

...c'est beaucoup plus facile qu'en France, et certains diront moins cher (ça reste à voir).

Si vous parlez Mégane à un japonais, il comprendra lunette, pas voiture.

1ère sonnette d'alarme lors de nos vacances à Bali. Je fais tomber mes lunettes et un verre se raye. Heureusement, je peux toujours m'en servir mais je réalise que je n'ai pas de lunettes de secours et sans lunettes, si je vois sans problème, j'attrape vite un mal de tête terrible.
De retour à Tokyo, je fais changer le verre. L'opticien n'arrive à démonter qu'un seul verre (ça c'est la deuxième sonnettes d'alarme), celui qui est abîmé, ouf! Coût de l'opération, environ 7'500 JPY de mémoire, un prix raisonnable ... mais des verres tout simples qui aujourd'hui sont déjà rayés alors que je n'enlève mes lunettes que pour les nettoyer ou dormir....
3ème sonnette : je perds un patin qui permet de poser les lunettes à monture métallique sur le nez. Me voilà pendant une semaine avec un bout de sparadrap sur le nez en guise de protection. Cette fois la décision est prise, après 3 années de bons et loyaux services, je m'achète une nouvelle paire de lunettes. Direction l'ophtalmo, ben non.... direction l'opticien !
Au Japon, pas besoin d'attendre 6 mois un RV chez l'ophtalmo pour ensuite vous rendre chez l'opticien. Ce dernier vous fait lui même l'examen (si vous le souhaitez) et détermine ainsi la correction adaptée - ou bien, il reprend la correction de vos précédentes lunettes.
Tant qu'à faire de nouvelles lunettes, j'ai fait faire l'examen (gratuit) et j'ai ainsi eu la confirmation que ma vue n'avait quasiment pas bougé. Cette fois-ci, j'ai choisi des verres un peu plus chers qui, j'espère, seront de meilleure qualité. Au passage, l'opticien remplace, à l'œil, le patin manquant.

Les opticiens japonais proposent d'autres services gratuits, et pas uniquement à leur clients : à tous les passants.

Il s'agit du nettoyage de lunette, aux ultra sons ou micro onde, allez savoir. Le mode d'emploi est très simple. Plonger ses lunettes dans la cuve bleue, appuyer sur le bouton, attendre une minute puis rincer dans la cuve encastrée.

Résultat : nickel. J'aimerai bien essayer pour ma bague de fiançailles mais Stan est un peu réticent...

Alors, les opticien japonais, rien à redire? Si, leur mascotte :

pas très vendeuse je trouve....

Et si vous souhaitez vous procurer le nettoyeur de lunette, c'est par ici.

PS : les photos sont prises sur internet, je n'avais pas mon appareil sur moi.

vendredi 6 août 2010

Ôgi, éventail japonais

Probablement l'objet le plus universel de la civilisation Japonaise, l'éventail, en plus de son aspect purement utilitaire lorsque la chaleur de l'été devient étouffante, a toujours joué un rôle symbolique. Utilisés depuis des temps très anciens (on retrouve sa trace dans des écrit datés du 7ème siècle), l'éventail va rapidement prendre une connotation artistique et sociale importante (en 1701, le Shogunat promulgue un édit pour limiter l'achat d'éventails trop coûteux).

Leur usage est répandu dans toutes les classes de la société, depuis le shibu_uchiwa qui sert à attiser les braises dans la cuisine jusqu'au gumpai-uchiwa de métal utilisé par les chefs de guerre pour diriger leurs troupes. Prêtres shintô, religieux bouddhistes, acteurs de Nô, musiciens, arbitres de Sumô, il n'est pas une catégorie de personnes qui ne les utilise quotidiennement.

On distingue deux types d'éventails :

  • Les Uchiwa, de formes rondes, ou en demie ailes de papillons. Ce sont les plus anciens, ils ne sont pas pliable. A l'époque Heian, leur surface servait de support au soupirant pour déclarer sa flamme sous la forme d'un poème ou d'une calligraphie élégante.

      De nombreux peintres s'en servaient également comme support. Aujourd'hui, ces modèles s'utilisent beaucoup comme support publicitaire.

    • Les éventails pliants, les ôgi n'étaient utilisés à l'origine que par les hommes. Constitués à l'origine par des plaquettes de bois reliées entre elles,

      ils s'allégèrent par la suite et furent alors réalisés en papier ou tissu collé sur de fines lamelles de bois ou d'ivoire. Ils devinrent vite la parure indispensable des femmes de l'aristocratie civile et militaire. Ils se répandirent ensuite à toute la population. Parmi les ôgi, on distingue ceux fabriqués à Edo (Tokyo) généralement plus simples, composés de 15 baguettes environ,

      de ceux fabriqués à Kyoto, 35 baguettes en moyenne, beaucoup plus élégant.

    Les ALF, ont organisé une rencontre dans l'atelier d'un artisan de sensu qui a partagé son art avec nous .

    Une trentaine d'opération sont nécessaires pour fabriquer un éventail de qualité. A Kyoto, une trentaine d'artisans interviennent donc dans la fabrication d'un éventail. A Tokyo, un artisan réalise à lui seul plusieurs étapes de fabrications. Voici les principales étapes.

    1. On encolle tout d'abord 3 feuilles de papier au format de l'éventail (ça nous ne l'avons pas fait)
    2. une fois la colle séchée, on humidifie légèrement le papier pour le plier à l'aide d'un calibre
    3. ensuite, on insère une baguette pointue entre deux épaisseurs de papiers collés pour faire un passage aux tiges. Chaque tige se compose d'une partie visible, de largeur constante, et d'une partie qui va en s'effilant, sous le papier. Elles sont légèrement incurvées en dedans pour tenir les autres tiges bien serrées, quand l'éventail est fermé.
    4. on monte alors le papier sur les tiges pré-assemblées
    5. on referme l'éventail pour bien marquer les plis et on coupe pour ajuster papier et baguette
    6. dernière étape (pas fait), on encolle les baguettes extérieures.
    Bien sûr, nous n'avons pas réalisé un éventail vierge. La plus grande partie de la séance a donc été consacrée à la décoration. J'ai choisi les pruniers. le modèle :

    le mien :

    Au final, beaucoup de motifs typiquement japonais : libellule, prunier, bambou, campanule, iris et quelques motifs géométriques. Il manque des carpes pour compléter le tableau.

    Comme nous étions en pleine saison des pluies, il a fallu attendre 2 semaines pour que le papier sèche. Nous n'avons donc pas monté nous même nos œuvres sur les tiges.
    Et voila le résultat :

lundi 2 août 2010

De retour avant le grand départ pour ...

Bonjour,
Ce n'est pas notre (imminent) déménagement qui m'a réduite au silence mais des vacances en France ponctuées de plusieurs visite chez le médecin.
Alors la réponse concernant notre nouvelle destination, que certains attendent avec impatience :
  • Le premier indice "nous restons en Asie" élimine d'office USA, Québec et Suède.
  • Le deuxième indice "à l'opposé du Japon au sens figuré" élimine -selon ma vision des choses- Singapour et la Corée du Sud
  • Corée du Nord et Mongolie étaient des réponses intéressantes même si je doute, moi aussi qu'il soit possible de s'expatrier en Corée du Nord. Une personne a cité la bonne réponse : nous partons en Inde.

A la question, vais-je créer un nouveau blog pour l'Inde, je ne sais pas encore quoi répondre. En revanche, Sophie no sekai va continuer, du moins quelque temps. Il me reste des tas de billets partiellement rédigés et des "tonnes" de photos inexploitées. Cependant, comme il ne nous reste que quelques semaines avant notre départ (Stan attaque son nouveau poste le 1er septembre), je ne promets pas pour les deux mois à venir une grande régularité).