Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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lundi 31 mai 2010

Aizome, la teinture à l'indigo

Grâce aux ALF, j'ai pu découvrir dernièrement, une technique de teinture japonaise, un clin d'œil à ma mère, passionnée par les textiles. Seiju Yamazaki, une sommité dans ce domaine, présente ainsi la chose:
Aizome représente le bleu du ciel, de l'eau, de la mer et du Japon. "Ai" nous fait penser au pays natal et nous donne la sérénité de l'esprit.
Cette technique de teinture l'une des plus vieilles du Japon aurait été importée de Chine et évolué au fil des siècles. L'ère industrielle l'a quasiment fait disparaître. Et pourtant, à en croire ses défendeurs, cette technique confère aux tissus de multiples vertus :
  • tout d'abord, les tissus et papiers teintés à l'indigo éloigneraient les insectes, les serpents.
  • les sous-vêtements teints selon ce procédé permettraient d'éviter les problèmes d'irritations liés à la chaleur et divers problèmes de peau
  • les livres anciens recouverts d'indigo seraient dans un excellent état de conversation.
Bon de toutes façons au Japon, dès qu'il s'agit d'une tradition japonaise (quand bien même celles-ci dérivent souvent de traditions chinoises plus anciennes) c'est BON POUR LA SANTE !! C'est ce que vous diront toujours les japonais. Que ce soit le matcha, le natto, les chaussures de pailles tressées, la teinture aizome.... IT'S GOOD FOR HEALTH !

Le procédé de teinture est extrêmement simple :
le tissu est plongé dans une cuve d'indigo.

Pour obtenir une couleur homogène, on remue délicatement pendant 5 minutes puis on essore doucement. Pour obtenir une couleur plus soutenue on peut faire un deuxième bain, ou se contenter de bien aérer le tissu en l'exposant au soleil (la couleur se fixe avec l'oxydation). En effet, au sortir du bain, le tissu aura pris une couleur verte, quand celle-ci vire au bleu, on a la garantie d'obtenir un beau bleu profond. Pour finir, le tissu est rincé dans plusieurs bains successifs d'eau (éventuellement additionnée d'eau oxygéné)
La couleur se fixant par oxydation, les parties des tissus non exposées à l'indigo et à l'oxygène, ne seront pas teintées. Dès lors, il est très facile de réaliser toutes sortes de motifs uniques et sympathiques à l'aide d'ustensiles aussi variés que des élastiques, des pinces à linges, de petites boîtes hermétiques ou simplement en nouant le tissu bien fort.

C'est à l'atelier de teinture du village du folklore traditionnel japonais Nihon Minkaen à 20 minutes de shinjuku, que nous nous sommes rendues.

Voici ma réalisation :

j'ai utilisé des billes maintenues par des élastiques,

des pinces à linge de plusieurs tailles

et j'ai aussi fait des nœuds.

Maintenant, grand Al a un petit bandana de pirate japonais!

Le procédé était tellement facile, qu'on serait tenté de vouloir le reproduire chez soi. Le hic, c'est pour obtenir l'indigo : les feuilles séchées de l'indigotier sont mises à fermenter pendant tout l'hiver pour obtenir le sukumo. Puis un savant mélange de saké, chaux, cendre de bois, eau etc... est ajouté, le tout chauffé pour un second cycle de fermentation qui permettra d'obtenir l'indigo. Pour en savoir plus, c'est ici.

jeudi 27 mai 2010

Confiture de...

.....sésame noir,
après quelques hésitations, les bonnes réponses sont apparues.
Il s'agit donc bien de confiture de sésame noir ou plus exactement de crème de sésame noir. Le goût ressemble à la pâte d'arachide et certains trouvent que sa saveur se marie bien avec le café... D'autres idées fournies par la fabricant :
  • toast et crème
  • mochi grillé
Et pour finir, rien à voir avec le sésame, voici le lien vers un article relatant une proposition de loi remettant en cause l'anonymat des blogueurs français. ICI Voilà qui fait réfléchir. Je ne cache pas mon identité mais je ne cherche pas spécialement à la mettre en avant et surtout pour des raisons de tranquillité et d'intimité personnelle et familiale, je ne souhaite certainement pas divulguer sur le blog mes coordonnées. Cela pourrait être remis en cause? Le projet n'empêcherait certainement pas les diffamateurs de diffamer mais musèlerait bon nombre de blogueurs honnêtes.... voire les ferait carrément disparaître!

lundi 24 mai 2010

Tokyo sea life park

Faut-il croire que la saison des pluies a commencé? Voilà 3 jours qu'il pleut sans discontinuer. Hier, nous nous sommes rendus en bonne compagnie au Tokyo sea life park pour visiter l'aquarium et voir les tortues (en fait, nous n'en avons vu qu'une).
Par beau temps :

Hier :

L'une des attractions majeures est le bassin aux pingouins

On y découvre que les colonies de pingouins ont un comportement similaire aux bancs de poisson un coup à gauche, un coup à droite

la chorégraphie se désagrège à l'heure du repas, où l'anarchie prend le dessus.

Le bassin en verre permet de voir nager les pingouins sous l'eau.

Nous y avons aussi admiré moult poissons coloriés

de nombreuses anémones,

un dragon de mer que je prenais de loin pour une algue,

des algues,

et aussi, des poissons que l'on croise souvent dans notre assiette :

Le bassin aux thons est très impressionnant (photo empruntée).
Et pour ceux qui ne le savent pas encore, le thon, c'est gros!

Bye bye les poissons, à la prochaine les pingouins.

vendredi 14 mai 2010

Fuki (Pétasite du Japon)

Fuki en japonais, pétasite du Japon dans la langue de Molière ou encore Butterbur pour les anglophones, cette plante native du Japon ressemble fortement à la rhubarbe à la différence qu'ici elle se consomme comme un légume. Il n'y a pas beaucoup de plantes natives du Japon aussi est-ce l'occasion de disserter un peu dessus.

Très populaire au printemps dans tout le Japon d'Hokkaido à Okinawa, le fuki possède un goût particulier que la cuisine japonaise a mis en valeur dans des préparations simples, le plus souvent mijotées. Ce sont les tiges qui sont le plus fréquemment consommées bien que les jeunes pousses et les feuilles puissent aussi être cuisinées (en tempura notamment). Riche en fibre et faible en calorie, c'est un allié des repas légers. Il contient des vitamines, du carotène, du fer et possède diverses vertus réelles ou imaginaires... Il existe à l'état sauvage mais se cultive depuis le 9 ou 10ème siècle.
Pour retirer l'amertume, les tiges sont roulées dans le sel, ébouillantées pendant 1 minute puis plongées dans l'eau froide. Ensuite, les tiges sont épluchées comme pour la rhubarbe. On trouve facilement les tiges de Fuki déjà préparées, elles sont présentées dans des bacs d'eau chez les maraîchers et mesurent environ 50 cm.

Non préparées elles sont présentées en bottes pouvant atteindre plus d'un mètre de long.

Je vous propose une recette toute simple pétasite mijotées façon Tosa : Pour environ 150 g de tiges préparées et coupées en morceaux de 5cm :
porter à ébullition les tiges avec

  • 300 ml de dashi (bouillon de poisson que vous pourrez remplacer par du bouillon de poule)
  • 1 cs de saké
  • 1 cs de mirin
  • 1cc sucre
Puis ajouter 1/2 cc sauce soja clair et du sel (ou simplement un peu de sauce soja normale) et des copeaux de bonites. Remuer puis laisser refroidir.

Sur la photo, les tiges ont bruni car j'ai utilisé du shoyu normal.

Une autre préparation très populaire consiste à faire revenir dans l'huile les tiges avec de l'abura-age (tofu frit) puis les laisser mijoter dans un bouillon similaire à celui ci-dessus.

Dans la catégorie inhabituel, je vous présente également les fougères que les japonais consomment un peu comme les fuki, mijotés, ou pour la variété en photo ci-dessous en tempura

la salade aux vésicules salées (à mi chemin entre la salade et l'algue, pas forcement japonais),

et pour terminer sur une note sucrée, la confiture de ? : je vous laisse deviner.

Bon appétit.

lundi 10 mai 2010

banques japonaises

Chers lecteurs, ce blog n'est pas mort, il tourne juste au ralenti. Depuis notre déménagement, j'ai beaucoup moins de temps libre, la faute aux horaires rachitiques de la nouvelle crèche de grand Al, aux temps de parcours à rallonge, à petit Em qui en grandissant demande de plus en plus d'attention et de surveillance (...) Cependant, je continue d'écrire des articles pour le blog, le plus souvent dans ma tête.
Aujourd'hui je reprends le clavier, pour vous faire part d'une de mes premières surprises japonaises (autant dire que ça date).

Au Japon la paye est versée à la fin du mois, aussi, au début, n'avions nous pas de Yens. Pour cela, il nous fallait retirer avec nos cartes françaises sur notre compte en euros. Dans un pays où la plupart des achats mêmes importants se règlent en liquide, nous avons souvent été à la recherche d'un distributeur. D'autant plus que lorsqu'on s'installe, il faut s'équiper. Je me souviens de nos premiers achats : des ampoules, une planche et un fer à repasser, du pain de mie et du café instantané. Mais je m'égare.
Trouver des distributeurs qui acceptent les cartes Visa ou Master (plus rare), rien de plus simple, il suffit de partir à la recherche du petit logo sur le distributeur. Simple en théorie car en pratique, c'est plus compliqué. Tout d'abord, certains distributeurs ne prennent pas la Visa, il faut donc vraiment chercher le logo, le chercher parmi une multitude d'autres logos correspondants aux banques concurrentes.

Car les banques n'acceptent pas forcement les cartes des concurrents. Mais trouver le logo Visa, ne suffit pas toujours : certaines banques n'acceptent que les visa issues de comptes japonais!!! Si ce n'est pas de la discrimination ça!

Parfois l'explication est en anglais mais souvent elle n'est donnée qu'en japonais, dur dur au début. (A cela s'ajoute les plafonds de retraits autorisés par nos cartes trop faible pour tenir un mois, mais c'est une autre histoire).

Quiconque vivant au Japon, vous dira que les banques japonaises ne sont pas au top. Ce n'est pas un hasard s'il y a tellement de banques étrangères qui s'installent à Tokyo (un tiers des expats français seraient dans le domaine bancaire, info non vérifiée).
En revanche, s'il est un domaine où le Japon est en avance, c'est celui de la robotique. Tellement en avance, que les robots et autres automates se sont d'ailleurs réunis en syndicat (mais chutttt c'est un secret), syndicat fort puissant à n'en pas douter puisque les négociations ont aboutis à cela :

Pour ceux qui, comme moi, ne lisent pas le japonais, le tableau inférieur indique les tarifs pratiqués pour retirer de l'argent depuis un distributeur d'une banque concurrente qui à l'amabilité d'accepter ma carte (japonaise). Les tarifs varient suivant que l'on retire de l'argent en semaine / WE ainsi que l'heure du retrait. Ces automates ont une majoration de 100% en travail de nuit, qui dit mieux?

  • 1ère ligne : du lundi au vendredi
  • 2ème : samedi
  • 3ème : dimanche
  • 4ème : jour fériés probablement
Notez qu'il n'est plus possible de retirer de l'argent à partir de 21-22h et ce jusqu'à 8h lendemain en WE. Si vous voulez faire la fête, pas d'improvisation vous voilà prévenu!