Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mardi 23 février 2010

Ukiyo-e, image du monde flottant

Le terme ukiyo s'emploie pour désigner une technique et un style artistique.
Il signifiait à l’origine ce bas monde de misères et de souffrances, de part l'utilisation des deux caractères chinois utilisés pour l’écrire : « affliction » (uki) et « monde » (yo). Puis, à partir du XVIIe siècle, lorsque le Japon entre dans une ère de paix, ce mot prit le sens de jouir des plaisirs de la vie dans ce monde éphémère et " son orthographe" changea : on le trouve alors écrit avec les caractères chinois signifiant flottant, léger , éphémère (uki) et monde (yo). Il prend une connotation contemporaine car les thèmes sont nouveaux ; ils correspondent aux centres d'intérêt de la bourgeoisie : jolies femmes et courtisanes célèbres, scènes érotiques, théâtre kabuki et lutteurs de sumo, le fantastique, calendriers et cartes de vœux ainsi que le spectacle de la nature et des lieux célèbres. De par la valorisation de sujets issus du quotidien, cet art passe pour vulgaire au Japon alors qu'il connaît à la fin du XIXe siècle un grand succès auprès des Occidentaux.
Aujourd'hui, ukiyo-e désigne donc les peintures et estampes qui représentent les mœurs et les plaisirs du monde dans lequel vivaient les gens de l’époque d’Edo.

Il existe deux types d’ukiyo-e :

  • des peintures à exemplaire unique (appelées nikuhitsu ukiyo-e), exécutées au pinceau par l’artiste, directement sur un support en papier ou en soie,

  • des estampes qui reproduisent en plusieurs exemplaires par la technique de gravure sur bois, le dessin réalisé par un peintre. Ainsi, il ne s'agit pas de la reproduction d'une peinture mais bien d'une œuvre originale. L'estampe est faite à partir d'un dessin monochrome complété par des indications de couleurs. Ce dessin sert à graver autant de bois qu'il y aura de couleurs; le papier passera ensuite successivement sur chacun des blocs de bois légèrement encrés.
Alors que les peintures sont exécutées sur rouleau horizontal, paravent, éventail et, plus couramment encore, sur rouleau vertical, les estampes de part leur mode de réalisation, se présentent sous la forme de feuilles séparées ou de plusieurs feuilles réunies en album et brochées à la manière d’un livre. (l'ukiyo-e au sens étroit fait généralement référence aux estampes à feuille unique)

A l'occasion de la fête organisée par la mairie de Bunkyo-ku, grand Al a découvert cette vielle technique toujours au goût du jour de la gravure sur bois.
Il n'était bien sûr pas question de graver soi-même le bois, mais d'utiliser les blocs pour réaliser une petite carte.
Grand Al ayant une patience limitée, j'ai choisi le motif ayant le moins de couleurs.

La peinture est appliquée au pinceau sur les partie en relief du bloc de bois. On y ajoute ensuite de façon parcimonieuse quelques gouttes de fixateur (?) puis on étale sur le bloc la couleur à l'aide d'une brosse.

Ensuite, on dépose sur des repères, la feuille de papier à imprimer et une fois bien positionnée, on frotte l'ensemble avec un outil spécial pour faire adhérer la peinture au papier.

On recommence l'opération autant de fois qu'il y a de couleurs. Il faut donc positionner avec précision la feuille dans les repères. Et voici "l'oeuvre" de grand Al :

dimanche 21 février 2010

Bunkyo international festa

Hier, la mairie de Bunkyo-ku, notre nouvel arrondissement, organisait une fête d'échanges culturels internationale. L'occasion de découvrir la culture (musicale surtout) des pays voisins : Corée, Vietnam et Chine principalement, rencontrer les acteurs des associations soutenues par la mairie, découvrir les villes partenaires (Kaiserlautern, Allemange). L'occasion aussi de découvrir la culture japonaise. Divers stands proposaient la découverte de :

- origami
- furoshiki : emballage en tissu japonais

- shodo (calligraphie)

- Ikebana : arrangement floral

- cérémonie du thé

- Essayage de kimono

- collage en papier washi
- confection de bonsaï artificiel
- kamishibai
- technique de l'ukiyo-e (à suivre)
Le Kamishibai est un petit théâtre d'images ambulant dont l'origine remonte au douzième siècle, quand les moines bouddhistes se servaient de rouleaux de dessins pour illustrer leurs histoires aux fidèles, qui ne savaient pas lire. Cette technique de contage repose sur l'utilisation d'images qu’un narrateur fait défiler dans un castelet en bois à trois portes (le butaï).

A l'arrière de l'image,se trouve le texte. Nous en avions déjà croisé à plusieurs reprises sans savoir qu'il s'agissait d'une vieille tradition japonaise.

Il est possible de se procurer le butai et des planches illustrées avec texte en français ici.

vendredi 19 février 2010

fête des abricotiers au parc de Koishikawa koraku

Nous voilà donc de retour au parc de Koishikawa koraku, pour la fête des abricotiers, ou plutôt des pruniers. De loin, ça ressemble à ça :

au premier plan du riz, les pieds dans la boue...
On se rapproche un peu :

on se rapproche beaucoup :

Petite éclaircie (aujourd'hui il fait vraiment beau, oubliée la neige d'hier) :

et pour conclure, l'envers du décors : des cars en double et triple file pour venir admirer ces fameux pruniers.

vendredi 12 février 2010

LaQua Illuminé

LaQua est un espace indissociable du Tokyo Dome, the big egg de Tokyo. On y trouve de nombreuses boutiques de vêtements (rose bonbon et froufrou à gogo), de déco, quelques boutiques de standing comme Godiva (fournisseur officiel de la royauté Belge) ou Lacoste. S'y trouve aussi, une salle de sports, un spa réputé, un food court et un mini parc d'attraction avec grande roue et montagne russe audacieuse. Depuis la mi novembre et jusqu'au jour des amoureux du 14 février, on peut y admirer des illuminations d'hiver. Petit boule suspendue

grande boule à terre

Vue d'ensemble

Le son et lumière du jour

le kiosque

Et enfin, l'arche de lumière

L'effet est plus saisissant en enfilade.

Ne manquez pas non plus l'esplanade du Dôme

Pour y aller : station Koraku ou Suidobashi