Deuxième billet sur la street food du Japon. Aujourd'hui, l'okonomiyaki.

Une énorme crêpe farcie, recouverte d’une épaisse sauce brune, quadrillée de mayonnaise. Dessus - comme vivant - ondulent sous la chaleur dégagée par la cuisson, de fins copeaux de katsuoboshi (bonites séchées). Telle est la description de l’okonomiyaki, une sorte de grosse crêpe aux choux, farcie de « tout ce que l’on veut ».

L’okonomiyaki est à la cuisine japonaise ce que la pizza est à la cuisine italienne : populaire, bon marché, diversifiée et évolutive. Originaire de la région d’Osaka, Hiroshima en a également fait une de ses spécialités… avec quelques variantes. S’il existe dans ces régions des restaurants spécialisés ne proposant que ce plat en d’infinies déclinaisons, c’est lors des innombrables matsuris (festivals) à travers tout le Japon qu’elle est le plus souvent dégustée.
Sous les copeaux mouvant et la sauce couleur caramel, se cache une grande diversité d’ingrédients tels que de petits morceaux blancs et rouges de poulpes, de fines lanières de viande, de petits pétales roses de crevette séchées (sakura ebi) … Et pour les plus gourmands la galette sera couronnée d’un œuf blanc et or. L’okonomiyaki, c’est aussi un spectacle : une succession de mouvement, une chorégraphie que le vendeur exécute en préparant les galettes. Après le plaisir des yeux, viendra celui du ventre.
Là, il faudrait une vidéo mais impossible de charger les vidéos sur youtube (dommage on en a un paquet en réserve)

okonomiyaki : grillade de gourmandises (okonomi : ce que l’on veut, ce que l’on préfère, ce que l’on savoure ; yaki : grillé). Les photos du dessus ont été réalisées lors de matsuris à Tokyo où les ingrédients sont mélangés directement à la pâte, celle ci-dessous a été prise dans un restaurant spécialisé à Hiroshima. L'okonomiyaki est composée là bas de plusieurs couches successives d'ingrédients. Les assiettes sont posées sur une plaque chauffante sur laquelle les clients peuvent s'ils le désirent préparer eux mêmes leur crêpes.