Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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dimanche 29 novembre 2009

La péninsule de Noto au nord de Kanazawa

Lors de notre séjour à Kanazawa, profitant d'une éclaircie, nous avons fait une petite excursion d'une après midi vers la péninsule de Noto .

Nous n'avons pas emprunté la voie nagisa célèbre "autoroute" de sable qui longe la mer sur 8 kilomètres, nous y avons simplement fait une petite halte récréative.

Nous nous sommes ensuite égarés, l'occasion de découvrir de petits villages typiques.

En fin d'après midi, nous avons enfin rejoint les sites vantés dans les guides. Pas aussi pittoresque que ce à quoi nous nous attendions, mais sympa quand même.

vendredi 27 novembre 2009

Poterie

La bonne réponse au précédent quizz était : l'intrus est la photo numéro 6. En effet ce bol ne fait pas partie des prestigieuses œuvres de Ohi mais a été réalisé par moi même, l'année dernière.

J'avais déjà fait un peu de poterie dans un atelier à Mejiro (un prof parle anglais) mais en utilisant une autre technique pour réaliser des tasses : celle des boudins.

Le résultat n'est pas aussi beau.

J'ai aussi réalisé dans cet atelier des vases pour ikebana, mais le résultat n'était pas convainquant.

Ce qui est rigolo en revanche est de choisir une couleur puis de sa demander si vraiment au final, l'objet aura bien la couleur choisit initialement :

En revanche, je suis plutôt contente de mes 6 assiettes à poisson.

mardi 24 novembre 2009

Fruits de saison

Ce WE, j'ai vu les premières fraises dans les magasins. Elles sont encore chères... Depuis un mois et demi, on trouve des kakis frais et depuis quelques jours, des Hoshigaki (kakis séchés). Je les aime sous toutes les formes. L'année dernière, Sumiko sensei, nous avait offert des kakis séchés, faits maison. Délicieux.

Fait maison en plein Tokyo, c'est possible. On utilise pour cela une variété dite kaki "acre" (shibugaki). Il suffit d'enlever la peau et de les exposer au soleil pour les faire sécher.
Nous avons pu voir l'évolution de leur fabrication le mois dernier sur le chemin de la crèche.

Les kakis sont accrochés à des cintres et exposés au balcon. Il suffit de les rentrer quand il pleut. Le reste est histoire de patience.

jeudi 19 novembre 2009

Pub de saison

Qui est allé au Japon n'aura pu échapper aux carrefours des grandes gares à la distribution de paquets de mouchoirs. Ainsi, Stan qui travaille à Shibuya (les locaux jouxtent la gare) récupère tout les jours des paquets, et ce toute l'année.

Se moucher en public étant très impoli, je ne sais pas quelle utilisation les japonais font de ces cadeaux.... Il n'en demeure pas moins que ces pubs font partie intégrante de la vie des tokyoïtes à tel point qu'il est courant d'offrir des petites boîtes décorées ou des sachets en tissu faits mains dans lesquelles on glissera les mouchoirs pub...

(ci dessus, une boîte que j'ai décorée de papier washi). Bien sûr, il existe d'autres supports de pub : ballon, sel de bain (très japonais), éponge, coton tige (Docomo est un opérateur téléphonique).

Bref, il semble donc que les produits d'hygiène soient un excellent vecteur de pub. Il y a aussi, les pub adaptées à la saison : l'été voit fleurir la distribution d'éventails, très appréciés lors des fortes chaleurs estivales.

Et dans le contexte actuel, un nouveau support de pub : le masque !

Ils ont eu la bonne idée de ne faire de la pub que sur l'emballage du masque et pas le masque lui même...

mardi 17 novembre 2009

Honshu, quizz n°2

En 1666, un grand maître de cérémonie du thé est invité par le lord du clan Kaga à Kanazawa. Il amène avec lui, le meilleur apprenti de l'école de céramique, Ohi Chozaemon, pour fabriquer les bols nécessaires à la cérémonie. Au fil des ans, une relation s'établit entre le maître de cérémonie et le potier céramiste qui s'installe à Kanazawa. Ces réalisations sont presque entièrement consacrées à la cérémonie du thé.

10 générations plus tard, les descendants de Ohi Chozaemon perpétuent la tradition Ohi qui utilise une technique de cuisson particulière à basse température. La beauté toute simple des formes au glaçage ambré et le doux contact lors de la prise en main ont fait la renommée de cette céramique.

Nous avons visité le musée, du dernier descendant, dont les œuvres s'étendent au delà de la cérémonie du thé.
Parmi les photos, une ne provient pas du musée. Laquelle?

lundi 16 novembre 2009

Dans le brouillard

J'ai la crève. Rien de bien grave, juste un gros rhume qui me met à plat. Pas terrible avec les enfants mais on survit. Hier, nous avions prévu d'aller dans un magasin de puériculture pour acheter à grand Al une chaise "évolutive". Il est temps qu'il cède sa chaise haute de bébé à petit Em.

Pour nous y rendre, 20 minutes de marche pour aller à la gare puis 25 minutes de train et ensuite un magasin bondé de bébés, enfants, femmes enceintes. Et moi qui éternue... Dans ce pays de (sur?)protection, le port du masque était donc indispensable. J'avais déjà commencé mon entraînement à la maison histoire de protéger mes petits bouts à moi avant de penser au reste de la population, histoire de voir aussi si j'arrivais à respirer.
En fait, pas de problème pour respirer (autre que ceux causés par mon rhume bien sûr).

Le port du masque (en extérieur) m'a permis de découvrir un moyen très efficace pour garder le nez chaud en hiver...mais d'intérêt limité : certes j'avais bien chaud au nez mais à chaque expiration, de la buée sur les lunettes . J'ai donc passé une partie de l'après midi dans le brouillard.

Le masque, est-ce vraiment efficace? On ne parle pas beaucoup de la grippe dans l'actualité nippone et pourtant, il y a 3 semaines, un journal japonais titrait 1 million de nouveau cas en une semaine. Et ce en dépit du port du masque, et toutes autres précautions généralement suivies à la lettre par les japonais... (je n'ai pas la grippe mais je continue à porter le masque).
Sur ce, je retourne me mettre au chaud sous la couette, petit Em fait la sieste, profitons-en!

jeudi 12 novembre 2009

Kanazawa (4), ville moderne

Pour notre dernier jour à Kanazawa, le soleil a daigné pointer le bout de son nez. Un temps idéal pour prendre en photo la gare, qui vaut un petit détour si on est sur place :

Nous nous sommes aussi rendus au musée d'art contemporain du XXI siècle, à l'architecture moderne.

Les façades en verre de ce vaste bâtiment blanc et circulaire très lumineux abritent 28000 m2 de galeries, de salles d'exposition et d'auditoriums tous disposés comme des boîtes sur un plateau.

Une des attractions permanentes est la fausse piscine dont voici quelques photos :

mercredi 11 novembre 2009

Ochaya Shima : maison de geisha (Kanazawa 3)

Les geishas étudient la musique, la danse, la littérature, la poésie, tous les arts qui leur permettront de distraire leurs clients. Aussi n'est il pas surprenant lors d'une visite dans le quartier des geishas de découvrir dans leur maison toute une panoplie d'instruments de musique.
La musique a toujours exercé une place centrale au Japon, surement en raison de ses origines divines et aux pouvoirs de purifications qui lui sont associés.

Shamisen : sorte de luth à 3 cordes doté d'un long manche et d'une petite caisse de résonance de forme cubique, souvent recouverte de peau de serpent. On en joue avec un plectre.

Le biwa, plus court, de forme ovale est une sorte de luth à 5 cordes. Il est généralement richement décoré.

Le koto figure aussi parmi les instruments traditionnels. Cithare à 13 cordes, long de 190cm, on en joue également avec un plectre.
Le taikô est un tambour dont la taille peut varier de quelques centimètres (on les frappe à la main) à plusieurs mètres (utilisés pour les fêtes populaires ou religieuse, on les frappe au bâton).

On découvre aussi dans la maison de ces femmes de séduction de nombreux accessoires de beauté : faux ongles, peignes sculptés....

Nous avons visité la maison Shima datant de 1820. L'arrangement intérieur inhabituel des pièces rend la visite particulièrement intéressante.

L'étage supérieur est dédié aux activités de la maison et se compose de plusieurs modules identiques : une salle pour les clients et une salle d'attente / représentation pour la geisha. Chaque module est bien sûr indépendant.

Il n'y a aucun placard, les finitions sont soignées (poignée de porte)

Le rez-de chaussé est plus privatif (bureau appartement privé et cuisine)

A suivre... ici.

lundi 9 novembre 2009

Nomura-ke : maison de samourai (Kanazawa 2)

Avec l'achèvement de la féodalité, la plupart des maisons de samouraïs ont disparu. Maisons déplacées, jardins convertis en potagers beaucoup de témoignages ont disparu. La maison Nomura est un exemple de ce que fut une maison de samouraïs de l'ère Edo. Difficile de savoir ce qui est d'origine, pas grand chose en vérité, mais la visite n'en est pas moins intéressante et le jardin un enchantement.

Des pièces très classiques avec alcôves,

parois coulissantes dont les peintures sont attribuées à Sasaki Senkei, un artiste très réputé,

une chambre de dessin offrant une vue sur le jardin d'agrément,

une chambre pour la cérémonie du thé avec un décor minimaliste (ikébana dans sa forme restreinte, petite calligraphie) et pour preuve d'humilité une porte plus petite que la hauteur d'un homme : il faut fournir un effort pour apprécier le thé.

même les plus jeunes

Comme souvent dans ces grandes demeures, la maison est composée de plusieurs parties reliées entre elles par des passages extérieurs

Nous avons été surpris par le plafond de plusieurs pièces qui nous a paru inhabituel

Nous avons terminé la visite par une pièce présentant divers objets de l'époque :

boîte à bento laquée et dorée à la feuille d'or (c'est une spécialité de Kanazawa)

divers sabres

de l'intérêt des trous dans les pièces

paire d'étriers ornementés

et bien sûr une armure de samouraï.

Cela ne vous rappelle rien?

Une photo trouvée sur le net et qui me plait bien.

Pour finir, illustration en "live" des gouttières décoratives (dont je vous avais parlé) par temps de pluie.

A suivre ...ici.

mercredi 4 novembre 2009

Tokyo Jidai Matsuri

Le même jour que la danse des hérons blancs se tient dans le quartier d'Asakusa, autour du temple Senso-ji un autre festival relatant l'histoire de Tokyo depuis la construction du premier temple Senso-ji.
1600 figurants costumés défilent dans les rue pour retracer l’histoire d'Edo-Tokyo. Nous n'avons pas assisté à tout le défilé mais c'était plutôt sympa même sans les explications que vous trouverez ici. (Je n'arrive toujours pas à faire recoller ces infos avec mes images...)

Tout d'abord, un personnage connu, le dragon doré : la légende raconte que le 18 mars 628, lorsque la statuette perdue de Kannon, la déesse de la miséricorde, a été trouvée dans la rivière Sumida, le dragon dans le temple a fait étinceler ses écailles d’or afin de célébrer cet événement.

Ce que j'avais tout d'abord pris pour Ebisu le dieu de la fortune des pêcheurs doit être en fait le bateau des pêcheurs qui trouvèrent cette statue.

quelques guerriers

Hojo Masako (1156-1225), l'épouse du shogun Minamoto no Yoritomo qui avait une grande influence et sauva le shogunat après la mort de son époux.

Les hérons blancs, nous ne les aurons pas vu ailes déployées

Un tengu sur échasse???(Je ne sais pas tout!!)

Les plus malins s'étaient équipés pour parer à la foule : appareils photos montés sur perche....

A redécouvrir l'année prochaine!!

mardi 3 novembre 2009

Danse des hérons blancs ( Shirasagi-no-mai)

Aujourd'hui est un jour férié au Japon. C'est le jour de la culture.
C'est aussi à cette date qu'à lieu tous les ans la danse du héron blanc au temple Senso-ji à Asakusa. J'avais réussi à voir la danse du dragon doré mais pas encore celle des hérons. La météo étant favorable j'ai pu y aller (avec petit Em et grand Al mais sans Stan qui est en déplacement).

Il y avait moins de monde que ce à quoi je m'attendais et nous avions trouvé un emplacement parfait : trop parfait puisqu'il a fallu que l'on dégage rapido nous étions sur l'emplacement de la carriole des musiciens.

Reléguées à l'arrière avec les poussettes et Al qui criait famine, nous n'avons pas vu grand chose des huit personnes habillées en costume de héron blanc dansant au rythme des cloches et des tambours ...

Ce festival a été inauguré en 1968. Il présente le raffinement de l'ère Heian (794-1192).

lundi 2 novembre 2009

Kanazawa (1) vieille ville

Kanazawa ou marais d'or fut longtemps réputée pour la richesse de ses récoltes. Cette prospérité permit le développement de nombreux arts. Aujourd'hui la ville est encore réputée pour sa richesse culturelle.

Épargnée par les bombardement, elle a conservé d'anciens quartiers pour lesquelles le temps semble s'être arrêté depuis l'époque féodale. Nous n'avons pas manqué de visiter l'ancien quartier des samouraïs, ainsi que le quartier des geishas.

Nagamachi, le quartier des samouraïs est un réseau de ruelles sinueuses, délimité par deux canaux. Les murs de torchis jaune surmontés de tuiles offrent un cadre magnifiques aux anciennes résidences militaires et à leur jardin paysagé. La plupart des maisons sont aujourd'hui des demeures bourgeoises privées ou ont été reconverties en musées, magasins...

Higashi chaya gai, le quartier des geishas (ou des maisons de thé) offre un autre décors, typique de l'époque. Au début du 19ème siècle les geishas y logeaient et divertissaient leur hôtes de leurs savoir faire.

Tel un décor de cinéma, tout y est : façades treillissées, lanternes à l'entrée etc... j'ai trouvé que cela faisait un peu toc. Le guide nous apprenait que le quartier s'animait la nuit venue : nous n'y avons pas croisé grand monde.

Les murs en torchis, c'est fragile (non ce n'est pas moi!!)

A suivre.... ici.