Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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vendredi 30 octobre 2009

un costume contre la grippe H1N1

Un fabricant japonais a annoncé le lancement d'un costume "anti-grippe" dont les fibres seraient capables de détruire le virus H1N1. La laine du vêtement contient du dioxyde de titane qui exposé à la lumière permet de décomposer les molécules d'un virus, notamment celles de la grippe H1N1, assure le fabricant qui renchérit : "des expériences de laboratoire ont prouvé que les molécules de virus étaient dissoutes trois heures après avoir adhéré au tissu […] le dioxyde de titane permet aussi de réduire les mauvaises odeurs, comme celle du tabac".

Et quel effet le dioxyde de titane a-t-il sur la peau humaine? Personnellement je n’irai pas dépenser 400 euros pour ce costume (quelques secondes suffise pour être infecté : il suffit que votre voisin de métro porteur du virus éternue face à vous…)

Evolution de la grippe dans le monde : ici.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici

jeudi 29 octobre 2009

Les gasshô-zukuri de shiragawa-go

Récemment on me demandait comment les japonais affrontaient l'hiver autrefois dans leur maisons de bois et de papiers. Bien souvent l'unique source de chauffage était le feu alimenté dans l'espace cuisine.

L'architecture des gasshô-zukuri, maisons au toit de chaume très pentu dans la région d'Hida est un excellent exemple de l'adaptation au climat.

Au dessus du foyer de la cuisine est suspendu un hiama qui avait la double fonction de stopper les brindilles enflammées et de disperser fumée et chaleur. Par dessus, le plancher est percé pour permettre à la chaleur de se répandre dans les étages supérieurs.

Ces maisons tirent leur nom de leur forme qui évoque des mains jointes en prières.
L'une des caractéristiques de ces maisons est que toute la charpente et le toit sont assemblés à l'aide de cordes uniquement.

De façon exceptionnelle, le même procédé était utilisé pour les murs

bien que généralement, ceux-ci aient eu une apparence plus classique.

Les familles aisées habitaient de vastes gasshô pouvant accueillir une trentaines de personnes. Ces maisons étaient composées généralement de 3 étages. Le 1er niveau était l'espace de vie (cuisine, chambre, alcôve pour la vénération de bouddha),

les étages supérieurs étant réservés à la culture des vers à soie.

Les paysans s'entassaient dans des huttes reconverties aujourd'hui en abris de jardin.

Ils devaient quand même bien avoir froid quand ils sortaient dehors au vu de leur équipement pour affronter la neige :

L'isolement de la région a permis l'émergence de cette culture locale unique que l'on ne retrouve nulle part ailleurs au Japon. Bien que menacées par la construction d'un barrage (les maisons ont été déplacées), les traditions se perpétuent toujours telle que la construction à l'unisson de la toiture qui nécessite la participation de 150 à 200 volontaires parmi les villageois!

Les sites préservés de shiragawa-go et Gokayama sont classés au patrimoine mondiale de l'Unesco.
Nous avons visité le musée de plein air gasshô-zukuri minka-en qui regroupe une vingtaine de ces maisons à shiragawa-go. Ces maisons aujourd'hui voisines étaient pour certaines espacées de plusieurs kilomètres autrefois. (Voilà une chose courante au Japon (pour ceux qui en ont les moyens) : acheter une vielle maison à un endroit et la transférer à un autre!)
On y visite des maisons d'habitation,

de stockage,

moulin à eau,

sanctuaire,

tout y est, dans un cadre très fleuri du printemps à l'automne.

En dépit d'un ciel plombé

(rappelez vous, le typhon qui nous poursuivait dans les montagnes), nous avons énormément apprécié cette journée.

mercredi 28 octobre 2009

Takayama (4) ses chars et ses festivals

Au printemps et à l'automne, le temps d'un WE, la ville de Takayama attire une foule de visiteurs venus admirer ses célèbres yatais (chars). Simple cérémonie villageoise il y a 350 ans, ce double festival a vu ses chars s'embellir au fur et à mesure que la ville prospérait et que les artisans soutenus par de riches bourgeois rivalisaient de savoir faire.

Le festival d'automne se tenait le WE suivant notre passage.

Nous nous sommes contentés de visiter la salle d'exposition au sanctuaire Sakurayama Hachiman qui expose à tour de rôle 4 yatais (chars) parmi les 11 participants au festival d'automne. Les autres yatais sont disséminés à travers la ville dans des hangars.

Cette dispersion est volontaire : elle permet en cas d'incendie d'éviter de perdre la totalité de la flotte. Quand on connait le coût d'un seul de ces chars on comprend pourquoi (inutile de me demander le prix, je ne m'en souviens plus mais c'était astronomique).

Lors de notre passage étaient exposés : un mikoshi (temple portatif)

et les yatais suivants (de gauche à droite):

  • Kagura tai
  • sennin tai
  • Hoo tai
  • hotei tai
toutes les photos sont floues (flash interdit et nous n'avions pas de pied) ou mauvaises (scan).

  • Le Kagura tai est appelé la voie de l'ouverture : il ouvre la marche de la parade au son du tambour installé dessus. Construit au début du 17ème siècle ce n'est que plus tard que furent ajoutées les roues.

  • Le sennin tai s'appelait initialement char des fleurs d'eau chaude (...), son toit est similaire à ceux des tout premiers chars de la flotte. (sennin est aussi un terme d'origine chinoise utilisé pour désigner un mage, une personne immortelle). Comme tous les autres chars de la flotte (excepté le Kagura tai), son toit est rétractable ce qui permet de diminuer la hauteur des hangars.

  • le Hoo tai d'âge inconnu fut embelli au cours des siècles. C'est le même takumi qui sculpta les animaux du char et la marionnette du char hotei.

Au 8ème siècle, les différentes régions du Japon payaient leur impôt en riz. Le territoire montagneux et boisé d'Hida (sur lequel se trouve Takayama) fut autorisé à envoyer à la place de sacs de riz, des charpentiers et sculpteurs pour construire les temples aujourd'hui célèbres de Kyoto et Nara. Ces charpentiers étaient menés par Takumi dont le savoir faire et la grande habilité étaient connus de la capitale. Aujourd'hui, takumi désigne les artisans du bois doués dans leur domaine.

  • le Hotei tai. Hotei est l'un des 7 dieux de la fortune.

    Sa marionnette est animée mais c'est surtout celle plus petite qui gravite autour d'elle en jouant au trapèze qui retient l'attention : 8 marionnettistes sont nécessaires pour donner vie à l'ensemble.



lundi 26 octobre 2009

Shibun 21-10-xx

Je traîne un peu pour vous relater notre voyage mais je suis sur plusieurs projets en ce moment qui me prennent pas mal de temps alors forcement, le blog en souffre un peu. Pour vous faire patienter, un résumé de "l'actualité" nippone des deux derniers mois (enfin quand je dis actualité...)
  • Ça c’est de l’info !
L'animal, un golden retriever, a succombé à une maladie à l'âge de 13 ans dans la maison familiale des Hatoyama à Denenchofu, un quartier chic de Tokyo. Le décès s'est produit environ une heure après l'investiture de son maître …. par le parlement nippon.
L'épouse de M. Hatoyama (le nouveau premier ministre japonais), a téléphoné à son mari pour lui apprendre la mauvaise nouvelle, alors que ce dernier était en train de constituer son gouvernement, a indiqué un secrétaire du Premier ministre.

Les journalistes n’avaient donc rien d’autre à se mettre sous la dent ce jour là?

  • Un faux-monnayeur de 12 ans arrêté au Japon
L'écolier a utilisé une photocopieuse couleur pour faire 11 copies de chaque côté d'un billet de 1000 yens. Une fois collées les deux faces, l'enfant s'est rendu chez un commerçant âgé de 70 ans de son quartier. Il a utilisé l'un d'entre eux pour acheter un paquet de chewing gum et un jus de fruit puis s'est vu remettre 850 yens en retour.
"Je voulais voir si les faux billets seraient acceptés"a-t-il expliqué.

  • Manga controversé
Mein kampf aux côtés de Les Frères Karamazov de Dostoïevskiy, et La Métamorphose de Kafka. Le livre dans lequel Adolf Hitler pose les bases du nazisme existe depuis plusieurs mois en version manga au Japon et se vend plutôt bien : plus de 45 000 exemplaires. L'inclusion très discutable de l'ouvrage d’Hitler dans une collection d'œuvres artistiques ne semble pas avoir gêné l'éditeur.

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dimanche 25 octobre 2009

Takayama (3) Maison de commerçant

La famille Kusakabe était une famille de riches commerçants et financiers de l’époque Edo. Après l'incendie de leur maison en 1879, ils décidèrent d'en reconstruire une à l'image de leur puissance employant des matériaux nobles et usant des volumes.

C'est, avec la résidence Yoshijima qui lui est contiguë, la première maison classée patrimoine culturel au Japon. Les amateurs d'architecture parlent à leur sujet de la plus belle association de maisons traditionnelles.

Parmi les caractéristiques de la fin de l'ère Edo, on retrouve

  • le fin treillis de bois en façade
  • une charpente apparente
  • un toit faiblement pentu (en dépit d'une région neigeuse) et des avants-toit modérément profonds
  • un deuxième étage couvrant la presque totalité de la surface construite
  • l'usage du cyprès japonais
Maison de commerçant, l'espace est structuré en deux sections : une partie réservée aux appartements privés et une partie publique où se tiennent les affaires et où sont reçus les invités. L'entrée donne sur la partie publique. La puissance de la famille est formulée par l'impressionnante structure de poutres.

Un espace en pierre relie l'extérieur à la partie habitée dont le plancher est rehaussé et recouvert de tatamis.

La cuisine est ainsi ouverte sur l'entrée.

Le foyer est encastré dans le plancher et la bouilloire suspendue au plafond en permanence. L'autre espace ouvert est le magasin avec sur l'arrière les bureaux.

L'espace privée est plus en retrait. On y retrouve une incontournable pièce réservée au rites bouddhiques,

des cloisons de papiers décorées

une vue sur le jardin intérieur

des détails soignés

A l'étage sont exposés divers objets de la région d'Hida

ou encore une lithographie.

Avec le billet d'entrée, vous serez invité à déguster un délicieux sembei aérien, (galette de pâte de riz) dans la cour intérieure. Miam, on en redemande.

Je termine ce billet sur deux vues extérieures du musée d'art folklorique Fuji situé dans une autre demeure ancienne et restaurée. Le musée renferme diverses collections poteries, laques, broches et peignes à cheveux, peinture sumi-e, le tout tassé dans des vitrines et sans beaucoup d'explications.

Cache ta joie petit Em!

A suivre... ici.

vendredi 23 octobre 2009

Glace à la sauce soja

Vu à Takayama, la glace à la sauce soja

(pas testé)

jeudi 22 octobre 2009

Takayama (2) Ville aux traditions artisanales et commerçantes

Lorsque Takayama tomba sous le contrôle direct du shogun Tokugawa, la plupart des samouraïs quittèrent la ville, celle-ci prospéra alors comme ville de commerce et de villégiature. Pendant le seconde guerre mondiale, la ville fut épargnée des bombardements.

On y trouve donc encore de nombreuses maisons de bois (et de papiers), témoignages non pas liés à la "caste" des samouraïs mais aux gens du peuple : maisons de marchands, fabriques de saké, travail du bois sont à découvrir.

Le quartier le plus parcouru par les touristes est celui de san machi-suji où se succèdent magasins traditionnels, musées, restaurants et demeures particulières. L'endroit est très touristique mais ne manque pas de charme même sous un ciel gris.

En effet, nous sommes partis juste avant l'arrivée d'un typhon sur le Japon et contrairement à ce que je pensais, un typhon s'aventure à l'intérieur des terre jusque dans les montagnes.

Ainsi le beau ciel bleu que nous avions eu à Matsumoto nous a quitté pour ne réapparaître qu'à la fin de notre voyage quand nous quittions Kanazawa... Soupirs... (mais nous avons quand même été chanceux puisque nous n'avons eu qu'une seule journée de pluie).

Certains parcourent ces rues en jinriki-sha (le pousse pousse japonais).

Les distilleries de saké sont aisées à repérer grâce aux grosses boules suspendues au dessus de l'entrée. Ces boules sont constituées d'aiguilles de cyprès. Nous n'avons pas eu le temps d'en visiter, dommage.

Nous avons en revanche déambulé à loisir dans les rues, apercevant tonneaux de saké marqués des yatais qui font la célébrité de la ville,

chat porte bonheur,

mitarashi dango : version locale des dangos (boules de pâte de riz) enrobées d'un sirop au shoyu sucré,

norens en tout genre

et nombres de sarubobos, le porte bonheur emblème de la région d'Hida.

Nous avons également testé quelques spécialités locales : notamment le bol d'udon aux légumes des montagnes

et le célèbre bœuf d'Hida, fondant, très fondant (et pour cause, la viande doit sa saveur à son persillage de gras : bon mais à consommer avec modération).

Version sashimi, nabé ou grillé.
Nous avons également découvert l'artisanat local en visitant le musée de la laque d'Hida "Hida Shunkei" (un peu déçue par la visite).

La particularité de la laque d'Hida est qu'elle laisse apparentes les veinures du bois grâce à son vernis transparent (ailleurs il est souvent noir ou rouge).

Takayama est aussi reconnue pour ses sculpteurs de bois d'if. Ici un masque de tengu.

Enfin, une curiosité, à l'écart du centre ville, le musée commémoratif Hikaru. Ouvert il y a seulement 10 ans, son architecture tranche avec le reste de la ville : murs en blocs de calcaire (importés de France !),

grands volumes, luminosités ( 365 fenêtres dans la pyramide centrale).

L'architecture s'inspire de modèle méso-américain ancien.

On y découvre des objets provenant des 7 grandes civilisations, l'histoire géologique de la région

et des œuvres d'art japonaises principalement peintures et calligraphies. Un musée immense et ... vide, ce qui a permis à Grand Al de se défouler dans les salles sans gêner grand monde.

Un endroit vraiment détonnant avec le reste de la ville.

A suivre... ici

mardi 20 octobre 2009

Le donjon de matsumoto-jo, réponse

La question était combien d'étage compte le donjon du château de Matsumoto.
Alors ceux qui savent compter ont trouvé 5. Il y a bien 5 étages apparents au donjon.
Ceux qui connaissent un peu les châteaux japonais ont ajouté un étage à leur compte. Comme le font justement remarquer Cable et Julien B, il y a (toujours?) un étage caché. La bonne réponse était donc : 6 étages.

A Matsumoto, l'étage caché se situe entre le 2ème et le 3ème niveau apparent. Plus sombre (pas de fenêtre visible) il est aussi bas de plafond. C'est là que se réunissaient les samouraïs et les guerriers en cas d'attaque pour élaborer des stratégies.

lundi 19 octobre 2009

Takayama (1)

C'est à sa situation géographique au cœur des alpes japonaises que Takayama doit son nom qui signifie littéralement "haute montagne". La ville est en effet entourée par des montagnes qui culminent aux alentours des 3000 mètres. En 2005, Takayama avait une population de 97.497 habitants pour une densité de seulement 44,7 hab/km². Très faible, il faut dire que la superficie totale de la ville est de 2179,35 km², soit équivalente à celle de Tōkyō (mais la densité de Tokyo est de 5419 hab/km²...).

Nous avons commencé notre visite de Takayama par le Takayama jinya, le siège du gouvernement de la province d'Hida -à l'époque Edo- à laquelle est rattachée Takayama.

Pendant la période Edo (Shogunat Tokugawa), on comptait 60 jinya répartit à travers le Japon, celui de Takayama est le seul à avoir été conservé. A ce titre, il est classé site national historique. 25 générations de gouverneurs envoyés de Tokyo se sont succédés dans ce bâtiment construit en 1615 pour assurer les taches administratives (collecte des taxes, aménagements, justice...)

La visite commence par la photo de groupe/ famille avec banc et panneau indiquant la date. Au Japon, les choses sont bien organisées.

Nous visitons ensuite les bureaux séparés selon le statut de l'occupant.

Dedans est exposé notamment un panneau reprenant le motif symbolique du gouvernement Tokugawa : la vague bleue (Seigaiha). Un bac à sable, reprend le même motif en unicolore, façon zen.

Nous poursuivons jusqu'à la cuisinette pour prendre le thé en famille

puis changement de bâtiment

pour admirer les lithographies exposées dans les pièces réservées aux invités

et la vue sur le jardin japonais depuis les appartements de la femme du gouverneur.

Les serviteurs avaient leurs propres espaces juste à côté de la grande cuisine.

Retour au premier bâtiment pour découvrir le tribunal situé juste à côté de la pièce à interrogatoire qui s'apparente à une chambre des tortures.

(faut il préciser que l'on ne tient pas debout dans le panier de transport (qui parait bien fragile au regard de son utilisation)) La visite se termine sur une pièce remplie de documents historiques (pas d'explication en anglais mais il y a deux visites guidées en anglais par jour) et le bâtiment de stockage des ballots de riz provenant de la collecte des taxes.

Nous nous rendons ensuite dans le quartier sanmachi suji, le cœur de la vielle ville en empruntant un pont qui enjambe la rivière Miya.

A suivre...ici

dimanche 18 octobre 2009

Pissons pour sauver la planète

La compagnie aérienne japonaise ANA demande à ses passagers depuis le 1er octobre d'uriner avant d'embarquer.

En réduisant le poids des vessies de ses passagers, la compagnie espère économiser du kérosène. Cette mesure s'inscrit dans un programme expérimental « vol écolo » qui comprend de nombreuses initiatives comme le remplacement de bouteilles de vin en verre par des modèles plus légers en plastique ou encore l'emploi de baguettes en bois recyclé.
Va pour les baguettes en bois, mais le plastique ce n’est pas du pétrole ???

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vendredi 16 octobre 2009

Vallée de Kiso

La région de Matsumoto est connue pour sa production de raisins. Nous avons vu sur la route pour la vallée de Kiso de nombreuses pergolas chargée de grappes.

Pas pu faire de photo, dommage, c'était vraiment joli. Nous ne nous sommes pas non plus arrêtés pour en acheter. Personnellement, je ne suis pas fan de raisin japonais. Je lui trouve un goût de vin et ceux qui me connaissent savent que je n'apprécie pas le vin rouge (ni le blanc) en dehors des liquoreux.

Avant de nous rendre à Takayama, nous avons décidé de faire un détour par la vallée de Kiso. Montagneuse et densément boisée elle ouvre la voie à la nakasendo route des postes sinueuses assurant la liaison entre Edo (vieux Tokyo) et Kyoto. Elle fait partie des 5 voies de communication de l'époque Edo (1603-1868).

La vallée de Kiso comptait 11 relais, le village de Narai en est le deuxième. Ces rues évoquent remarquablement bien cette période.

Bâtiments de bois, murs de bois palissés, portes de bois treillissées...

La spécialité du coin est la laque. La région vit désormais du tourisme et de nombreux magasins proposaient des objet en laque : baguettes, bols ou peignes...

Le village de Narai est coincé entre la montagne et une rivière. J'aime bien ces petits ponts.

Nous aurions aimé poursuivre dans la vallée et visiter les villages de Kiso Fukushima, Tsumago et Magome plus pittoresques mais nous devions être à 18h30 à notre minshuku (auberge japonaise) pour le service du diner... (on ne plaisante avec la ponctualité ici!)

jeudi 15 octobre 2009

Matsumoto

De Matsumoto nous n'avions prévu de visiter que le château. Arrivés le soir dans la ville, nous avons eu l'occasion de nous promener dans les rues qui bordent la rivière Metoba enjambée par de nombreux ponts aux formes arrondies. Nawate dori est une rue piétonnière bordée de petits commerces. Le début de la rue est marqué par une imposante statue de grenouille samouraï.

Le thème de la grenouille est récurrent tout au long de la rue : statues de pierre, de bois, autel...

Une autre rue sympathique à découvrir : la nakamachi dori, les maisons y sont de style namako kabe (carreau d’ardoise en losange, jointés au plâtre). Nous avions découvert cette architecture à Shimoda l'an passé. Dans mon guide de voyage sur le Japon, les sites sont souvent présentés comme étant les plus ci ou les plus ça. Le plus beau/ grand/ vieux jardin japonais/zen, le plus vieux château, le plus haut ou le plus grand etc...

Concernant le Matsumoto-jo, mon guide nous apprend qu'il s'agit du plus vieux château en bois du Japon et l'un des 4 a avoir été déclaré trésors nationaux avec ceux d'Himeji, Hikone et Inumiya.

Il doit son surnom de "corbeau" a sa couleur noire.

Ce château du XVIème siècle fut construit pour la guerre (sans jamais la connaître). On y retrouve en effet douves, murs épais, meurtrières de formes variées (pour s'adapter aux armes)... beaucoup d’éléments semblables à ceux des châteaux du Moyen-Age à une exception près : il est fait de bois (comme souvent au Japon).

Les couloirs sont suffisamment larges pour permettre à un samouraï en arme de se déplacer en hâte, en revanche il vaut mieux se montrer prudent dans les escaliers, surtout aux étages supérieurs (porte bébé très utile).

Le château se visite entièrement, des tours en anglais sont proposés gratuitement, ça vaut le coup. On découvrira à l'intérieur une collection d'armes à feu et on pourra même voir de quoi sont fait les murs!

Le dernier étage du donjoin abrite un petit autel dédié au dieu Nijuroku-ya-shin, dieu des 26 nuits, protecteurs du château.

A chaque extrémité du toit les shachihoki protecteurs préservent le château des incendies. Issu du folklore japonais ce poisson à tête de tigre a le pouvoir de contrôler la pluie ; il orne souvent le toits des temples et des châteaux.

A la fin de l'ère Meiji, quand le système féodal est aboli le château est embelli. Deux ailes aux larges fenêtres sont ajoutées ainsi qu'un pavillon d'observation de la lune ( tsukimi yagura).

On pénètre dans le château en empruntant un joli pont rouge,

on ressort par les deux portes :
Kuro-mon (porte noire, intérieure)
et Taiko-mon (extérieure)

mardi 13 octobre 2009

Honshu quizz N°1

De combien d'étages est fait le donjon du château de Matsumoto?

lundi 12 octobre 2009

En voyage

Pas de billet pendant plus d'une semaine sur le blog : nous étions en balade. Depuis bientôt 3 ans que nous sommes au Japon, nous n'avions pas encore pris de vraies vacances dans le pays. Des excursions sur des WE prolongés (Kyoto, Miyajima, Shikoku, Nikko, Aizu Wakamatsu, shimoda) mais pas de boucle telle que nous l'avons fait la semaine passée dans le Honshu. Au programme : Dans les jours qui viennent, les billets seront donc très axés sur le tourisme. Bon voyage!

vendredi 2 octobre 2009

Visite de la mairie de Tokyo TMG

La plupart des voyageurs se rendant au Japon savent qu’il est possible de se rendre gratuitement dans les tours d’observation de la mairie de Tokyo (et avec de la chance, de voir le Mont Fuji). Ce que l’on ignore souvent en revanche c’est qu’il est possible de visiter gratuitement la mairie grâce à des volontaires qui proposent une visite commentée en japonais ou en anglais. La semaine dernière, je m’étais rendue au TMG (Tokyo Metropolitan Government) pour récupérer des brochures à l’office du tourisme qui se trouve RdC du bâtiment. Un « vieux » monsieur fort sympathique commence à me parler en anglais et me propose la visite. Difficile de refuser. Il me confie alors au soin d’une charmante demoiselle.

La visite commence par le deuxième étage où se trouve exposé un kumade (balai décoré) de 250 kg. Mon guide m’explique aussi l’ambition de Kenzo Tange, l’architecte du site : réunir le traditionnel et le moderne.

Ainsi, les façades extérieures rappellent les murs de bois cloisonnés des maisons traditionnelles tandis que les plafonniers reprennent les formes des puces électroniques. Nous montons ensuite d’un étage pour emprunter une passerelle de connexion qui donne accès au bâtiment de l’assemblée. Dans ce long couloir sont exposées des œuvres qui changent tous les mois.

Moquette partout pour insonoriser les lieux c’est très sympa. Ce qui l’est encore plus c’est quand on s’aventure au-delà des zones autorisées aux visiteurs : la moquette triple d’épaisseur. (la bonne excuse de la poussette qui nécessite l’utilisation d’un ascenseur). La passerelle offre une vue sur les deux tours, la grande cour extérieure….

Nous arrivons ensuite au 6ième étage pour découvrir le lieu où se réunit l’assemblée de Tokyo.

Retour dans la cour en demi-cercle pour apprécier les dimensions puis directions les tours d’observation.

Cette fois-ci, j’ai choisi la tour Sud car nous emmenons souvent nos visiteurs à la tour Nord pour voir Tokyo de nuit (la tour nord est ouverte jusqu’à 23h). Mon guide me laisse ici. On aperçoit le cocon,

le NS building avec son toit en verrière,

le shinjuku park tower avec en tout petit l’immeuble tâché de jaune qui fait l’angle avec le Chuoo park,

et encore des buildings que je vous présenterai plus tard.

v

Au retour, j’emprunte un autre accès qui donne sur une place avec fontaine à eau et coccinelles.

jeudi 1 octobre 2009

Le cocon d'écoles

Nous sommes arrivés à Tokyo, les fondations étaient terminées, la tour commençait à sortir de terre. Nous pouvions voir les grues tisser le cocon de cet immeuble design au centre de shinjuku.

Les finitions du toit ont duré longtemps, des problèmes techniques pour peaufiner le sas à hélicoptères peut-être ?

L’allure finale du bâtiment n’était pas surprise en revanche son utilisation si : le bâtiment abrite 3 écoles : médecine, informatique et design.

Sympa d’étudier dans un tel cadre sauf pour les finances des parents ; à plusieurs millions de Yens la scolarité, mieux vaut être assidu.
Que renferme la boule ?

Mystère… probablement un amphi, ils ont eu le bon goût de n’en construire qu’un.

Un chouette bâtiment surtout lorsque le ciel est bleu. Dommage de ne pas pouvoir visiter l’intérieur. D’autre l’ont fait pour nous, allez voir ici, c’est vraiment sympa.

Conception Tange associates