Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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lundi 23 février 2009

Yurikamome


Où comment joindre l’utile à l’agréable....
Lors de notre expédition à Odaiba pour y voir les illuminations, ou bien encore la parade des pompiers, nous avons emprunté la ligne de métro aérien Yurikamome.

Cette ligne est exploitée par une société privée et les tarifs sont relativement élevés. A cela rien d’étonnant vu les infrastructures : des ponts culminants parfois à une hauteur équivalent à 6 étages, sur tout le parcours.

Le trajet à lui seul est un véritable divertissement, surtout si l’on peut se placer à l’avant de la rame qui offre une vue imprenable sur le paysage environnant.

Pour accéder à l’île d’Odaiba, la ligne emprunte l’étage inférieur du rainbow bridge.

Ensuite elle fait le tour de l’île, passant successivement devant l’immeuble TV FUJI,

la grande roue,

le big sight

etc…

Par temps clair, on peut même apercevoir le vénérable mont Fuji.

dimanche 15 février 2009

Omiya mairi (un mois)

Environ un mois après la naissance d’un enfant, le nouveau né est présenté au sanctuaire shinto proche de chez lui. Ses parents prient pour son bonheur et sa santé. S’il s’agit d’un garçon, le rituel a lieu 31 jours après la naissance. Pour une fille, c’est 33 jours. La tradition veut que les grands parents paternels tiennent l’enfant si cela est nécessaire et que l’enfant soit vêtu d’un kimono de soie (noir pour les garçons, coloré pour les filles) portant les armoiries de la famille.

Le coût élevé des kimonos tend à faire disparaître cette tradition.
Voici quelques exemples de kimono
Version garçon :

Version fille :

Impossible bien sûr d'enfiller un tel habit à un bébé, alors en fait, c'est la maman qui le porte. Ca donne ça :

Il existe aussi la version dentelle, plus occidentale :

N'oublions pas le petit bonnet

Et comme ces kimono représentent un gros investissement et que le nouveau né ne les portera pas, autant tailler grand pour qu'il puisse s'en servir pour de vrai lors de la fête des 7, 5, 3 ans.

mardi 3 février 2009

Setsubun à Hosen-ji – Nakano

Bien que le soleil n’ait pas été au rendez-vous, la météo pour setsubun était plus clémente que l’année dernière.
C’est au temple Hosen-ji que nous nous nous sommes rendus pour chasser les démons et fêter l’arrivée du printemps. Car en dépit du calendrier météorologique, c’est au 4 février que les japonais attribuent risshun, le premier jour du printemps. Et pour l’occasion, il faut chasser les démons.

Pour ce faire, les gens autrefois accrochaient devant la maison des choses puantes, telles des têtes de sardines. De nos jours la préférence va aux branches d'épineux ou de houx. L’objectif reste le même, les odeurs en moins !
Pratiqué aussi bien à la maison que dans les temples, le mame maki (lancer de haricot) est un rite vieux de 1000 ans et qui perdure aujourd’hui ... La tradition de jeter des graines de soja pour chasser les démons viendrait d’un prête bouddhique qui il y a 1000 ans, exorcisait les démons en leur jetant des haricots, ceux-ci fuyant alors pour ne pas devenir aveugle….
Pour en savoir plus sur les démons et les rites c’est ici (blog en anglais).

A Tokyo, le temple Senso-ji à Asakusa ou le temple Zojo-ji à Hamamatsucho sont des lieux très courus pour le mame maki. Des vedettes de la télé ou des sumos prennent part aux cérémonies.
A Nakano, moins de foule et plus de folklore.

La cérémonie commence par l’arrivée de bonzes guerriers qui s’installent autour de l’emplacement où se tiendra le feu sacré.

Les bonzes (hommes et femmes) portent des costumes amples de toiles brutes et de couleurs sobres. Ils sont accompagnés de prêtes.

Certains jouent de la conque. A la suite d’un rituel occulte, le feu est mis au tas de branches de pin réunies dans un espace délimité par ces fameux papiers pliés les kamishidés.

Commence alors une distribution de boisson et mikan (mandarine) auprès des spectateurs qui font la queue (ce qui n’est pas sans rappeler la distribution de l’hostie dans une église).

Ensuite a lieu le mame maki quelque peu déformé : en effet, les haricots de soja sont remplacés par des gousses de cacahouètes … et de mandarines.

Le lancer de mandarine, voilà bien une chose étrange et quelque peu dangereuse. Nous nous éloignerons vite pour protéger d’un projectile inopportun petit Em qui dort tranquillement dans sa poussette.