Autrefois, le terme ronin désignait les paysans ayant perdu leurs terres et errant à la recherche de travaux pour pouvoir survivre. Ronin fut par extension appliqué aux samouraïs ayant perdu terres ou maîtres et vendant leurs services à la cause du plus offrant. De nos jours ce terme est utilisé pour les étudiants qui n’ont pas été pris dans l’université de leur choix et qui attendent d’être admis dans une autre faculté.

L’histoire des 47 Rônin d’Akô
L’empereur Higashiyama envoyait chaque année une ambassade auprès du Shôgun Tokugawa Tsunayoshi pour présenter ses vœux. Celui-ci chargeait certains de ses vassaux le soin d’organiser dignement l’arrivée des émissaires de l’empereur. En 1701 le Shôgun désigna le seigneur Asano. Jeune daimyô de 36 ans du petit fief d’Akô, il demande conseil pour l’organisation de cet événement à Kira Yoshinaka. Kira Yoshinaka était un samouraï maître des cérémonies de la maison du Shôgun.
Hautin, il refusa dédaigneusement plusieurs fois son aide à Asano Naganori. Celui-ci, dans un mouvement de colère le blessa légèrement de son sabre. Il était alors interdit d’utiliser son sabre dans la maison du shôgun. Celui-ci, apprenant cet écart de conduite condamnera sans autre investigation Asano Naganori au suicide. Les règles de l’époque auraient voulu que les deux parties de la querelle soient punies. Cependant, Kira Yoshinaka ne fut pas inquiété.
Asano Naganori fut inhumé au temple Sengaku-ji. Sa famille perdit tous ses titres, ses terres furent confisquées, et ses troupes composées notamment de 300 Samouraïs dispersés.
Parmi eux, un groupe de 47, désormais rônin, décida de venger la mort d’Asano. Le groupe dirigé par Ôishi Kuranosuke,

(Ôishi Kuranosuke le leader des 47 rônins)
attendra presque 2 ans avant d’attaquer dans la nuit du 14 décembre 1702 la demeure de Kira Yoshinaka. Ils le décapitèrent, lavèrent sa tête dans le puits du temple Sengaku-ji et la déposèrent sur la tombe de leur maître. Terasaka Kichiemon un rônin du groupe parti immédiatement avertir les autres anciens Samouraï d’Asano Naganori de la nouvelle. Pendant ce temps, les 46 autres rônins se rendirent auprès du Shôgun Tokugawa Tsunayoshi qui les condamna au suicide en dépit d’un important soutien populaire. Ils firent seppuku le 4 février 1703 dans l’enceinte du temple Sengaku-ji et furent inhumés au même endroit que leur maître.
Après avoir accompli sa mission, Terasaka Kichiemon, le quarante-septième Rônin se livra au Shôgun qui le grâcia. A sa mort, il fut inhumé avec ses compagnons et son maître au Sengaku-ji.
Cette histoire toucha profondément le peuple japonais qui l’immortalisa définitivement dans plusieurs pièces de théâtre : Chûshingura, Goban Taiheiki-ki… ainsi qu'un film nommé les "47 rônins" de Kenji Mizoguchi.

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