Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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vendredi 30 janvier 2009

Le temple Hoosen-ji de Nakano sakaue

A 15 min à pied de chez nous, se cache au fond d’une ruelle, le temple zen hoosen-ji.
C’est par une belle journée ensoleillée que j’y ai emmené mes parents (à J-2).

Ici aussi, il y a des voitures qui viennent gâcher les photos, il faut vivre avec son temps…

L’enceinte du temple renferme une pagode, la statue d’un personnage important (reste à savoir lequel…),

un cimetière,

un jardin zen

et des jizos.

A 5min de la station nakano sakaue (toei oedo line).

dimanche 25 janvier 2009

yushima-seido : Le temple noir d'ochanomizu (2)

Le temple kanda myojin fait face au Yushima seido, un temple tout noir dont je vous ai déjà parlé il y a quelque temps.
Le dimanche, l’intérieur du temple qui recèle un mini musée, est ouvert au public. Nous avons donc profité de notre passage dans le quartier un dimanche pour retourner voir le temple et ses trèsors.
Voici quelques photos de l’extérieur :

De l’intérieur (entrée 200 yens) :

jeudi 22 janvier 2009

O shichi ya (le 7ème jour)

Le septième jour qui suit la naissance d’un enfant, les parents et leur famille se réunissent autour d’un repas festif pour souhaiter joie et bonne santé au nouveau né. C’est ce jour, que les parents annoncent le prénom qu’ils ont choisit pour le bébé.
Petit Em s'appelle Emmanuel.

Le nom est calligraphié sur un papier de riz qui sera exposé dans un espace réservé de la maison : le kami-dana ou le toko-no-ma (emplacement pour l’ikebana). Bien souvent maintenant, ces emplacements sont absents des nouvelles constructions, le nom du bébé est alors placé tout simplement au dessus de son berceau (dans les familles qui perpétuent ce rituel...)
Deux façons de présenter la calligraphie existe :

Pour Emanuel, voici ce que cela donne (calligraphie réalisée par mes soins, faut bien que les cours servent à quelques choses non?) :

Merci à Sato-san pour ses conseils en calligraphie. J'ai encore beaucoup de progrès à réaliser!

jeudi 15 janvier 2009

Avant après

Avant

Pyzam Family Sticker Toy
Get your own Family Sticker Maker & MySpace Layouts.

Après

Pyzam Family Sticker Toy
Get your own Family Sticker Maker & MySpace Layouts.

Ok, pour la silhouette de Sophie mum, il faudrat attendre un peu....

Quand à l'auréole de petit Al, il est trop tôt pour dire si elle a survécu au séisme d'amplitude 9 sur son échelle... (épicentre Seibo Hospital de Tokyo 2:54 am, heure locale)

dimanche 11 janvier 2009

Festival de Daikoku au Kanda Myojin

Daigoku, l’un des 7 dieux du bonheur était célébré ce WE au sanctuaire kanda myojin.

Au cœur de Tokyo, ce sanctuaire shintoïste fondé en 730 pendant l’époque Nara plonge ses visiteurs dans le Tokyo d’antan.

Kanda-jinja, connu sous le nom de Kanda Myôjin, est dédié aux deux kami Daikoku et Ebisu – chargés d’assurer la prospérité du quartier.

Daikoku reconnaissable à son maillet

Ebisu reconnaissable au poisson

On accède au sanctuaire par un torii et un portail fortement influencé par le bouddhisme. Le bâtiment principal, de style « gongen-zukuri » complètement détruit en 1923 lors du tremblement de terre du Kantô et reconstruit 10 ans plus tard, a survécu en revanche à la seconde guerre mondiale. Le jardin est d’inspiration shintoïste avec pierres, verdure, lanternes et cascades.

Quelques détails du sanctuaire :

A l’occasion du festival de Daikoku, de nombreuses manifestations étaient organisées dans l’enceinte du sanctuaire pendant 3 Jours :
Le 10 avait lieu un rituel de de purification au cours duquel les participants s’aspergent d’eau glacée à l’aide de seau en bois. Particulièrement rafraîchissant en cette période hivernale. Pour découvrir cette cérémonie en image, rendez-vous ici.
Le 12, c’est une étonnante cérémonie (Hocho-shiki) qui était proposée au cours de laquelle un maître de cuisine japonaise Shijo-ryu découpe une carpe en utilisant seulement un couteau et des baguettes. Habillé de manière traditionnelle, ses mains ne touchent jamais le poisson pendant la totalité du rituel de préparation. L’école Shijo-ryu a été créée au début du 17ème siècle et a défini 55 manières de préparer et présenter une carpe. Photos ici.
Tout au long des trois jours, sont proposés des concerts de musiques traditionnelles ainsi que diverses animations pour les grands et les petits.

Pour y aller : station ochanomizu.
Le Kanda Matsuri, l’un des plus importants festivals de Tokyo, s’y tient tous les deux ans mi-mai, en alternance avec le Sanno Matsuri du Hie-jinja à Akasaka.

jeudi 8 janvier 2009

Les 47 Rônin d’Akô

Autrefois, le terme ronin désignait les paysans ayant perdu leurs terres et errant à la recherche de travaux pour pouvoir survivre. Ronin fut par extension appliqué aux samouraïs ayant perdu terres ou maîtres et vendant leurs services à la cause du plus offrant. De nos jours ce terme est utilisé pour les étudiants qui n’ont pas été pris dans l’université de leur choix et qui attendent d’être admis dans une autre faculté.

L’histoire des 47 Rônin d’Akô
L’empereur Higashiyama envoyait chaque année une ambassade auprès du Shôgun Tokugawa Tsunayoshi pour présenter ses vœux. Celui-ci chargeait certains de ses vassaux le soin d’organiser dignement l’arrivée des émissaires de l’empereur. En 1701 le Shôgun désigna le seigneur Asano. Jeune daimyô de 36 ans du petit fief d’Akô, il demande conseil pour l’organisation de cet événement à Kira Yoshinaka. Kira Yoshinaka était un samouraï maître des cérémonies de la maison du Shôgun.
Hautin, il refusa dédaigneusement plusieurs fois son aide à Asano Naganori. Celui-ci, dans un mouvement de colère le blessa légèrement de son sabre. Il était alors interdit d’utiliser son sabre dans la maison du shôgun. Celui-ci, apprenant cet écart de conduite condamnera sans autre investigation Asano Naganori au suicide. Les règles de l’époque auraient voulu que les deux parties de la querelle soient punies. Cependant, Kira Yoshinaka ne fut pas inquiété.
Asano Naganori fut inhumé au temple Sengaku-ji. Sa famille perdit tous ses titres, ses terres furent confisquées, et ses troupes composées notamment de 300 Samouraïs dispersés.
Parmi eux, un groupe de 47, désormais rônin, décida de venger la mort d’Asano. Le groupe dirigé par Ôishi Kuranosuke,

(Ôishi Kuranosuke le leader des 47 rônins)
attendra presque 2 ans avant d’attaquer dans la nuit du 14 décembre 1702 la demeure de Kira Yoshinaka. Ils le décapitèrent, lavèrent sa tête dans le puits du temple Sengaku-ji et la déposèrent sur la tombe de leur maître. Terasaka Kichiemon un rônin du groupe parti immédiatement avertir les autres anciens Samouraï d’Asano Naganori de la nouvelle. Pendant ce temps, les 46 autres rônins se rendirent auprès du Shôgun Tokugawa Tsunayoshi qui les condamna au suicide en dépit d’un important soutien populaire. Ils firent seppuku le 4 février 1703 dans l’enceinte du temple Sengaku-ji et furent inhumés au même endroit que leur maître.
Après avoir accompli sa mission, Terasaka Kichiemon, le quarante-septième Rônin se livra au Shôgun qui le grâcia. A sa mort, il fut inhumé avec ses compagnons et son maître au Sengaku-ji.
Cette histoire toucha profondément le peuple japonais qui l’immortalisa définitivement dans plusieurs pièces de théâtre : Chûshingura, Goban Taiheiki-ki… ainsi qu'un film nommé les "47 rônins" de Kenji Mizoguchi.

Pour en savoir plus.

mercredi 7 janvier 2009

Le temple Sengakuji

Le temple bouddhiste Sengakuji, situé dans le quartier de minato-ku, est très populaire à travers tout le Japon.

Fondé en 1962 par Ieyasu Tokugawa, le premier shogun de l’ère Edo, il est un des trois temples principaux du vieux Tokyo et constitue une institution bouddhique prestigieuse. Il appartient à l’école Soto Zen.

(Statue de Sawaki Kodo Roshi, l’un des prinicpaux maître zen du 20 ème siècle)
On y pratique le zazen, méditation bouddhique. Cependant, le temple est surtout renommé auprès des japonais pour son histoire liée à celle des 47 ronins d’Akô. C’est en effet dans l’enceinte du temple que se trouvent les tombes d’Asano Naganori et de 47 de ses fidèles samouraïs.

En toutes saisons, des japonais viennent déposer des bâtonnets d’encens sur les tombes des fidèles serviteurs.

Les tombes se limitent à des petites stèles sur lesquelles le nom de chaque samouraï est gravé.

L’ensemble est très sobre et les boutiques de souvenir situées juste avant l’entrée du temple, n’altèrent la sérénité des lieux.

Pour y aller : 2-11-1 Takanawa, Minato-ku. Station sengakuji. Entrée gratuite, petit dépliant en anglais pour 10 yens.

mardi 6 janvier 2009

Dezomeshiki (fêtes des pompiers du nouvel an)

Tous les ans, le 6 janvier a lieu la parade des pompiers de Tokyo. L’événement attire beaucoup de famille avec de jeunes enfants mais les adultes y trouvent leur compte également. L’événement se tient à Odaida, sur le site du Big Sight.

On y voit bien sûr le défilé des forces de pompiers, les officiels et les volontaires

Et comme on est au Japon, on y voit aussi des défilés de volontaires vêtues de roses

Les gros camions pour les grandes artères

les motards pour ouvrir la route

Les petits véhicules pour les rues étroites

A quoi pense ce pompier ?

Ensuite, ont lieu des démonstrations d’acrobaties assez impressionnantes :

La confiance est de rigueur, l’échelle sur laquelle évolue le pompier acrobate n’étant tenue qu’au sol par ses collègues.

Défilé de matoi, que l’on voit également souvent dans les parades au cours de matsuri (voir une vidéo du blog ici )

Suivent ensuite divers exercices de simulations tels que incendies,

déblaiement de tremblement de terre, attaques toxiques, accident maritimes nécessitant l’interventions de bateaux ; hélicoptères…

Le show (car tel est le cas) se termine en apothéose avec déploiement des grandes échelles du haut desquelles flottent au vent des fanons multicolores.

Ils ne devaient pas avoir chaud les pompiers sur leur petites passerelles soumises au vent de la baie…

lundi 5 janvier 2009

Les origines du Temple Jougan-ji à Nakano

Il y a plus de 600 ans, Suzuki Kuro s’installa pour vivre à l’endroit même où se dresse aujourd’hui le temple Jougan-ji de Nakano. Tout autour, s’étendaient de grandes plaines d’herbes hautes.

Suzuki mit en culture sa terre et commença un élevage de chevaux.

Les temps étaient durs et rares étaient les jours où il mangeait à sa faim. Il partit un jour vendre un cheval.

En chemin, il s’arrêta dans un temple renommé d’Asakusa pour prier Kannon : « faites que je vende mon cheval un bon prix. Si quelques pièces spéciales sont incluses dans le payement que je reçois, je vous en ferai offrande ».

Au marché, il vendit bien mieux son cheval qu’il ne l’espérait. Quand il regarda les pièces qu’il avait reçues en payement pour honorer sa promesse auprès de Kannon, il découvrit qu’elles étaient toutes spéciales.

Il songea alors que le seigneur Kannon voulait lui enseigner la valeur de l’argent. Il était déraisonnable de demander un tel prix pour son cheval. De retour chez lui, il se mit donc à travailler encore plus dur.

Il acquit une santé surprenante et eut bientôt plusieurs personnes travaillant pour lui. Il devint populaire et fut surnommé l’homme riche de Nakano. Cette prospérité ne l’épargna pas du chagrin de perdre sa fille unique.

Avec sa femme ils offrirent de nombreuses prières aux temples et sanctuaires sans trouver de réconfort. En 1438, Kuro se rendit à Odawara dans le temple Saijo-ji.

Le maître zen Shouoku Sono, lui recommanda de bâtir un hall à Juniso (shinjuku ouest) pour y enseigner le zen. Cela marqua le début du temple Jougan-ji.

Mes parents sont allés se promener dans ce temple situé à Nakano sur Ome Kaido avec petit Al. (Pour des photos voir billet précédent). Les photos illustrants le récit proviennent d’une fresque exposée dans l’enceinte du temple. Petit Al, a reçu de la part d’un prêtre présent ce jour là, un joli livre qui illustre également cette histoire.

Pour y aller : station Nakano sakaue (oedo line)

vendredi 2 janvier 2009

Nengajo : réponse au quizz

Dans les années 60, environ 830 millions de cartes étaient envoyées au nouvel an. Ce chiffre a doublé régulièrement tous les 10 ans jusqu’à atteindre la valeur considérable de 4 milliards de cartes en 2000 !!!
Ces dernières années, ce chiffre tend à diminuer un peu (probablement à cause du développement du courrier électronique).

jeudi 1 janvier 2009

Shogatsu

Le 1er janvier est appelé Shogatsu ou Oshogatsu (O étant une particule honorifique). C'est le jour de célébration du nouvel An est le jour férié le plus important au Japon. Généralement, les japonais prennent pour l’occasion quelques jours de congés supplémentaires : un peu avant et du 2 au 3 janvier pendant la période de fermeture des banques. Cette année, l’activité était réduite du 29 décembre au 4 janvier. Petit Al est donc resté avec nous et ses grands parents. Les étudiants, eux, voient leurs vacances commencer plus tôt, autour de Noël.
Hatsuyume est le premier rêve du nouvel an. Des rêves du mont Fuji, d'un faucon ou d'une aubergine sont considérés comme de bons présages.
Hanetsuki un jeu traditionnel du Nouvel An, ressemblant au badminton. Il est pratiqué avec une raquette ornée de filles vêtues de kimono.

Takoage signifie cerf-volant. Il s'agit d'un jeu fréquemment joué par les petits garçons au moment du Nouvel An.