Au Japon, vers le 27 ou le 28 décembre les décorations de Noël sont vite remplacées par celles de fin d’année : Shimekazari et kodomatsu. Les Shimekazari “décorations pour démarquer, occuper” servent à empêcher les ‘mauvais esprits’ de pénétrer dans la maison.

Il s’agit de tresses de paille. On y attache des kamishides “papiers pendus” en forme d’éclair.

Les kodomatsu “pins de porte” sont des décorations placées aux pas-de-porte. Coûtant relativement cher, elles sont plutôt réservées aux compagnies, magasins et autres commerces.

Les particuliers et les petites compagnies, accrochent des décorations plus modestes à leurs portes, tels de simples branches de pins accompagnées ou non d’une tige de bambou. (ici à l’entrée d’un chantier).

Les éléments composant ces kodamatsus sont très variés. L’élément commun étant bien sûr les branches de pins. La portion centrale est constituée de trois bambous taillés en biseaux de hauteurs différentes qui symbolisent le ciel, la terre et l’humanité comme il est coutume dans l'Ikebana. On trouve aussi des fleurs de prunier, des oranges amères (fruit du bigaradier) pour la prospérité, du kombu (algue laminaire) pour symboliser le bonheur… . Les boiseries placées au pied du kadomatsu s'appellent toshi-gi (arbre de l'an).

J’ai acheté le mien au 100 yens shop, il mesure 10 cm….

Ces décorations servent à souhaiter la bienvenue à toshi kami sama “le dieu du nouvel an”. Il est préférable de mettre en place les décorations à l’avance pour ne pas vexer les dieux. La veille du jour de l’an, appelée oomisoka, est un peu tardive. Le 29 décembre dont le chiffre 9 prononcé “Ku” est associé avec le kanji “douleur / pénible” n’est pas non plus une date idéale. C’est donc soit le 27, soit le 28 décembre que ces décorations sont mises en place.