jeudi 18 décembre 2008
Faire sa thèse au Japon
Par Sophie de Novion, jeudi 18 décembre 2008 à 18:47 :: Tokyo au quotidien
Voici quelques extraits choisis :
Venir faire un doctorat au Japon est une aventure pour laquelle il faut soigneusement se préparer.
Communication
Efforcez-vous d'apprendre le japonais. Vous pourrez ainsi communiquer avec vos collègues qui très souvent ne parlent pas l'anglais. N'ayez pas de discussion scientifique en japonais, surtout lorsqu'il s'agit des orientations de vos recherches. Vous éviterez ainsi les quiproquos.
Relations avec vos collègues
• Relations professeurs-élèves : pour mieux saisir la relation qui existe, il est souvent préférable de la considérer comme une relation maître-disciple.
• Relations élèves-élèves : les relations entre étudiants ne se peuvent comprendre qu'en ayant toujours à l'esprit la hiérarchie rigide qui existe entre eux selon leur âge et leur position.
Encadrement
En entrant en thèse, vous êtes considéré (au Japon) comme indépendant et vous ne bénéficiez au mieux que d'un encadrement minimum. (NDLR : ça peut aussi se produire en France… )
Discussions scientifiques
Ne soyez pas non plus surpris de n'apprendre les résultats de votre collègue assis au bureau voisin que lors des comptes rendus de recherche annuels ...
En cas de problèmes
Vous serez amené à faire face à de nombreux problèmes lors de votre séjour. Montrez et réclamez de la précision et de l'honnêteté pour éviter les quiproquos, soyez toujours calme et évitez les confrontations publiques. Au Japon, une des manières très répandue de résoudre les problèmes est... de les ignorer jusqu'à ce qu'ils disparaissent.
Organisation du travail :
Rapports hebdomadaires, présentations, obligations multiples, horaires à rallonge, travail le samedi, vacances limitées (voire inexistantes) et un minimum d'articles à publier. Toutes ces contraintes, ajoutées aux difficultés culturelles et à la barrière linguistique, peuvent engendrer énormément de stress.
A ceux tentés par l'expérience, je souhaite bien du courage…
