Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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samedi 29 novembre 2008

Locations en tout genre

  • Dans un pays où la plupart des propriétaires interdisent à leurs locataires d'héberger des chiens, on ne compte plus les magasins qui proposent à leurs clients en mal de compagnie les "services" rémunérés de chihuahuas ou teckels nains.

    Un juteux marché : pour 1.600 yens l'heure de balade, on se voit remettre laisse, mouchoirs en papier et sac en plastique (pour ramasser les crottes). Et pour ceux à qui la promenade dominicale ne suffit pas, certains magasins leur permettent d'emporter le chien chez eux pour 24 heures, moyennant 11 000 yens, granulés, niche et bol d'eau compris.
    Bonjour les drames avec les enfants quand le soir venu il faut rendre toutou...

  • C’est bien connu, les apparences ont une importance capitale au Japon. Même en plein cœur de la crise économique, les produits de luxe continuent de se vendre. Les OL notamment (office lady : femme célibataire, vivant généralement chez leur parents et dépensant leur salaire comme de l’argent de poche) sont très friandes de sac de marques, chaussures etc…

    Souvent, on rognera sur le budget nourriture ou chauffage pour pouvoir se balader avec un Vuitton ou un Chanel. Et si vraiment c’est trop cher, il reste la solution : location.
    Le site carui propose la location à la semaine (週間) ou au mois (ヶ月 ) de sacs de marque et accessoires. (ブランドバッグ&アクセサリーレンタル) . Je vous laisse découvrir leur tarif….

vendredi 28 novembre 2008

Recette de grand-mère

A nos amis qui veulent venir nous voir je conseille 2 saisons : le printemps et l’automne. Il est censé faire beau, pas trop chaud. Les fleurs au printemps avec les pruniers puis hanami (floraison des cerisiers),

les feuilles à l’automne avec les érables et les ginkgos.

L’hiver aussi il fait normalement très beau avec un soleil resplendissant mais beaucoup de vent froid.
A éviter : juin-juillet : saison des pluies, août très chaud et très humide, septembre : typhon chaleur et humidité.
Sauf que cette année, nous avons fêté hanami sous la pluie et que cet automne me rappelle Compiègne en Picardie (en plus chaud quand même je dois le reconnaître). Pluie, brouillard cèdent peu la place au beau soleil attendu en cette saison.

Normalement, sur cette photo, on devrait apercevoir les tours de la mairie, un building en construction….
Conclusion : chez certains le moral est en berne, chez d’autre c’est le rhume qui fait son apparition. Petit Al a le nez comme une fontaine depuis 2 jours et ce qui devait arriver est arrivé : à mon tour d’être malade. Gros mal de gorge. Pour faire passer ça, j’applique la recette d’Hiroko, ma prof de cuisine :
Gingembre, yuzu (agrume japonais, c’est la saison) et miel.

Pas mauvais au goût, j’attends maintenant de voir les effets attendus.
Et pour nous réchauffer le corps, quoi de mieux qu’un bon ragout japonais ?

Oden

Hier soir

Grosse flemme de faire la cuisine. Je couve un bon rhume. Que faire dans ces cas là ? Vivent les kit !

  • Stan : on mange quoi ce soir ?
  • Sophie : je ne sais pas
  • Stan : tu veux que je prépare quelque chose ? (il est serviable mon mari hein?)
  • Sophie : Non, c’est prêt, c’est juste que je ne sais pas ce que j’ai fait.
  • Stan : ?
  • Sophie : Je crois que ça s’appelle Oden. Mais les explications sont difficiles à comprendre, il n’y a pas de petits dessins clairs comme d’habitude. Les temps de cuisson sont différents selon les aliments, alors j’ai fait un peu au pif et j’ai ajouté des légumes.
Ce n’était pas mauvais.

Sur la photo

  • A 12h : poche de tofu frit farci au mochi
  • A 1h : Je ne sais pas trop ce que c’était mais c’était bon. Boulette de pomme de terre ?
  • A 4h : hanpen (pain de poisson) , pas terrible
  • A 5h : boulette de surimi ?
  • A 8h : ganmodoki (boulette de tofu aux légumes, pas mal)
  • A 11h : konnyaku : sans saveur, gélatineux mais compact, élaboré à partir de farine de racine de konnyaku. Les japonais « adorent » car ce n’est pas du tout calorique. Je m’en serais volontiers passé.
Le tout dans un bouillon dashi.

jeudi 27 novembre 2008

Accoucher au Japon ; parlons gros sous

Pour commencer le sujet, je vous propose une petite vidéo rigolote. Regardez sans crainte.

Un accouchement, ça coute cher. On a tendance à l'oublier en France car généralement, on ne paye que le tiers payant et d'éventuels suppléments de clinique privée. Dans la réalité, la facture est beaucoup plus importante. Merci la sécu française.
Ici, au Japon, l'accouchement n'est pas considéré comme une maladie (jusque là tout va bien) et à ce titre, n'est pas remboursé par la sécurité sociale japonaise (sauf la césarienne pour raison médicale je crois). Dans ma situation, cela ne change pas grand chose car souhaitant être suivie par un médecin qui parle anglais (à défaut de parler français) je m'adresse à un cabinet qui n'accepte pas la sécu japonaise.
Le médecin qui me suit, obstétricien de formation (nous l'appellerons Dr S.) accouche dans 3 hôpitaux sur Tokyo et consulte dans 2 cliniques (comprenez cabinet médical) différentes.
Pour estimer les frais d'accouchement (ce que nous demande notre mutuelle française), nous devons donc nous adresser à la clinique pour les honoraires de Dr. S et à l'hôpital pour les frais de séjour.
Sans accord préalable, nous prenons le risque de ne pas être remboursés. Bon de toute façon, une fois que la grossesse est engagée, on ne va pas faire machine arrière non ?
A environ 6 semaines d'accoucher, il est cependant temps pour moi de faire les démarches.
Honoraires du médecin :

  • accouchement normal : à partir de 300 000 yens
  • péridurale : à partir de 120 000 yens
  • Accouchement par césarienne :
. - chirurgie : à partir de 350 000 yens
. - assistant : à partir de 80 000 yens
. - anesthésie : à partir de 80 000 yens

A cela s'ajoutent les frais d'hôpitaux (pour 5 jours):

  • Chambre individuelle avec sanitaire et douche : de 646 000 à 700 000 yens
  • Chambre individuelle sans sanitaire et douche : de 566 000 à 646 000 yens
  • Chambre de 4 : 545 000 yens
  • Section césarienne : 846 000 à 946 000 yens.
Précisons qu'il s'agit d'un hôpital privé et qu'il y a donc certainement des hôpitaux moins chers à Tokyo.
Autre précisions, Dr. S étant membre bienfaiteur dans cet établissement, ses clientes sont exemptées de certains frais : 10 000 yens pour la présence du mari en salle d'accouchement, 10 000 yens pour la visite prénatale de l'hôpital.

Pour Alexandre, après une nuit de travail puis la pause d'une péridurale dans la matinée, j'ai finalement accouché par césarienne. Je vous laisse à vos calculatrices.

Voir le billet suivant : ici.

mercredi 26 novembre 2008

Uji et le temple Byôdô-in

Situé à 15 km au sud de Kyoto, Uji tire sa renommée du temple Byôdô-in et des cultures de thés que l’on peut apercevoir lorsque l’on vient en train. Il s’y trouve également un vieux pont de pierre, qui a vu, au fil des siècles se dérouler maints combats.

C’est sous une pluie battante que nous avons entamé la visite du temple et de ses jardins…

Bâti en 1053 par la famille Fujiwara alors toute puissante, le temple Byôdô-in, est célèbre pour l'élégant Hôdô (Pavillon du Phénix) de son vrai nom Amida Hôdô car ce hall abrite une image du Bouddha Amida.

Gardien du Bouddha, le phénix, oiseau sacré de la mythologie chinoise est vénéré par les japonais. Le toit de la salle est surmonté de 2 statues du phénix.

La forme même du bâtiment est sensée représenté l’oiseau mythique : un hall central flanqué de 2 coursives latérales et une coursive à l’arrière.

L’ensemble se trouve au milieu d’un étang comme toujours repère des carpes multicolores.

On y accède par un petit pont de bois.

Sur une petite colline arborée s’étagent plusieurs bâtiments dédiés aux rites, ainsi qu’un musée abritant des trésors.



Ce temple est très présent dans la monnaie japonaise. D’une part, le bâtiment apparaît sur toutes les pièces de 10 yens,

mais le phénix, apparaît lui sur les billets de 10 000 yens !

Fin de la visite, il s’est arrêté de pleuvoir, mais il est temps pour nous de repartir….


Nous repassons devant la statue de Murasaki Shikibu, auteur du célèbre « dit du Genji », roman dont on commémore cette année les 1 000 ans (mille ans).

J’en reparlerai plus tard, sachez simplement que les 10 derniers livres du roman (54 au total) se passent à Uji, la ville a donc consacré un musée à cette œuvre magistrale de la littérature japonaise.

Depuis Kyoto, prendre la ligne JR Nara (même ligne que celle desservant Inari et descendre à Uji (17 min en express). (le temple est à moins de 10 minutes de marche). L'entrée 600 yens n'inclut pas la visite de la salle du phénix. Il faudra débourser 300 yens de plus et faire la queue (1 visite par heure)

Camouflage

Que se cache t-il derrière ces arbres ?

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Une maison au toit de chaume.

mardi 25 novembre 2008

La cuisine kaiseki

La cuisine kaiseki constitue la haute gastronomie japonaise.
Si elle n’était à l’origine qu’un repas léger servi avant une cérémonie du thé, elle s’est développée jusqu’à devenir le menu complet d’un dîner japonais des plus raffinés. Kaiseki signifie pierre éteinte et fait référence aux pierres chauffées que les moines portaient serrés contre leur corps pour se prémunir du froid et de la faim (ces mêmes moines qui ont introduit la cérémonie du thé).
Aujourd’hui, le kaiseki est considéré par certain comme une forme d’art qui équilibre saveurs, textures, apparences, couleurs et nourritures.
Un menu kaiseki est traditionnellement composé d’une succession de plats :
  • Sakizuke: mise en bouche ou amuse-gueule.

  • Hassun: annonce le thème de la saison. Généralement, un sushi servi avec de petits accompagnements.
  • Mukozuke: sashimi de saison.

  • Takiawase: légumes servis avec de la viande du poisson ou du tofu. Chaque ingrédient est mijoté séparemment.

  • Futamono: un plat couvert (typiquement une soupe)

  • Yakimono: poisson de saison grillé.

  • Su-zakana: un plat “rince bouche” tel que des pickles .

  • Hiyashi-bachi: (en été uniqument) légumes froids
  • Naka-choko: un autre plat “rince bouche” telle qu’une soupe légère.
  • Shiizakana: un plat chaud plus consistant
  • Gohan: riz accompagné d’ingrédients de saison.

  • Ko no mono: des pickles de saison
  • Tome-wan: soupe au miso avec des légumes
  • Mizumono: dessert de saison (fruit, crème glacéee, gâteau)

Ci-dessous une longue vidéo pour illustrer tous ces plats. (commencer la vidéo à partir de 5min 15)

Si nous sommes retournés à Kyoto le WE dernier, c’est avant tout pour y retrouver des amis de passage en congrès. Nous leur avons proposé de découvrir la cuisine japonaise sophistiquée. L’hôtel ne proposant pas de menu kaiseki à moins de 10 000 yens, nous avons opté pour un menu moins élaboré (quoi que) mais qui fut fort apprécié par tous.
Aux photos ci-dessus, s’ajoutent celles des plats suivants : Boules de tofu aux légumes

Tiroirs aux 3 poissons (sashimi, grillé, en pain)

Soupe claire avec une boule de miso sucrée

Tempura

Et macha accompagné d’un gâteau à la pâte de riz.

Si il est très facile de manger pour pas cher au Japon , il serait dommage de ne pas essayer au moins une fois ce type cuisine au cours d’un voyage.

lundi 24 novembre 2008

Kinrō Kansha no Hi

Encore un jour férié. La fin de l’année approchant, j’en aurai bientôt fait le tour (15 billets quand même !). Que vous raconterais-je l’année prochaine ?

Aujourd’hui, ou plutôt hier, le 23 novembre c’était la fête du travail. Comme le gouvernement japonais a instauré cette sympathique coutume de décaler au lundi le jour férié tombant un dimanche, nous avons donc profité d’un long WE une fois encore. Notre escapade prévue à Okinawa ne s’est pas faite (pas très raisonnable après Kyoto) Nous irons donc une fois bébé né car maintenant, je n’ai plus le droit de prendre l’avion.

Revenons à nos moutons. Aujourd’hui nous fêtions donc Kinrô Kansha no Hi. Une fête pour commémorer le travail accompli et remercier les travailleurs qui par leur travail quotidien assurent la prospérité du pays.
Cette fête tire son origine d'un ancien rite shintô auquel se prêtait l'empereur chaque année. A l'issue des récoltes de riz, l’empereur offrait du riz nouveau aux divinités du ciel et de la terre. Ce rituel appelé niinamesai ("festival des récoltes") fut par la suite perpétué dans les campagnes par les communautés paysannes.
A l’ère Meiji, la coutume fut instaurée dans tout le pays le 23 novembre. Elle prit sa forme actuelle après la seconde mondiale.

samedi 22 novembre 2008

Pour les parisiens et banlieusards

A l'occasion du 150ème anniversaire des relations franco-japonaises, de nombreuses expositions et manifestations sont organisées à Paris et en province. Petite présentation des expos en cours sur Paris :

- "Contemplations japonaises": à travers les oeuvres ( peintures et sculptures) de quatre artistes - Takéo Adachi, Noriko Fuse, Tomohide Kameyana et Eri Tanaka- le visiteur est amené à découvrir les sensibilités contemporaines à la Maison des Arts d'Antony.

Jusqu'au 4 janvier 2009
Parc Bourdeau ; 20 rue Velpeau (RER B - station Antony ; sortie rue Velpeau) 92160 Antony
Site internet

- "Les dessins d'Akira Kurosawa": une rétrospective inédite en France de 87 dessins du célèbre réalisateur.
Jusqu'au 11 janvier 2009

Petit Palais, Musée des beaux-Arts de la ville de Paris
Site internet

- "L'esprit Mingei au Japon. De l'artisanat populaire au design" : Dans cette exposition, à partir d'un cas précis - celui du penseur Yanagi Soetsu, promoteur du mouvement « Mingei », et son fils Yanagi Sori, premier designer d'après-guerre -, il s'agit de réfléchir au rapport que le XXème siècle a établi entre la redécouverte de certains arts traditionnels et l'évolution de l'art moderne international à travers le design.

Jusqu'au 11 janvier 2009
Musée du Quai Branly-Arts premiers ; 37 quai Branly- 75015 Paris
Site internet

- "Estampes japonaises, images d'un monde éphémère": L'exposition propose une vision d'ensemble de cet art, depuis son apparition, à la fin du XVIIe siècle, jusqu'au milieu du XIXe siècle. Cent cinquante œuvres d'une qualité exceptionnelle, souvent rarissimes ou uniques, ont été sélectionnées dans le fonds prodigieux du département des Estampes.

Jusqu'au 15 février 2009
Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, 58 rue de Richelieu, 75002 Paris
Site internet

- "La France regarde le Japon. Le Japonisme et les arts de la table en France": A l'occasion du cent cinquantième anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la France et le Japon, le musée d'Orsay présente un ensemble de pièces décoratives représentatives des rapports artistiques ayant uni les deux pays au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

Jusqu'au 7 décembre 2009
Musée d'Orsay, 1, rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
Site internet

- "Konpira-San, sanctuaire de la mer. Trésors de la peinture Japonaise". Des Trésors japonais pour la première fois en France.

Jusqu'au 8 décembre ; Musée des arts asiatiques Guimet, 6, place d'Iéna, 75116 Paris
Site internet

- " Ryoji Ikeda": dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, l'artiste multi-cartes présente ses installations dans un lieu avant-gardiste, situé dans une ancienne imprimerie du XIXe siècle.
Jusqu'au 12 janvier 2009
Le laboratoire, 4 Rue du Bouloi - 75001 Paris
Site internet

- "Splendeurs des courtisanes": exposition de peintures de la période Edo (1615-1868) issues du musée Idemitsu (fermé jusqu'à fin 2009).

Jusqu'au 4 janvier 2009
Musée Cernuschi, 7, avenue Vélasquez 75008
Site internet

- "Wa. L'harmonie au quotidien. Design japonais au quotidien": tout l'univers des Japonais.
Jusqu'au 31 janvier 2009
Maison de la culture du Japon, 101 bis quai Branly, 75015 Paris
Site internet

- "Shokokuji, Pavillon d'Or, Pavillon d'Argent" : 80 oeuvres d'art, du XIIe au XVIIIe siècle, sélectionnées parmi les trésors artistiques de trois des plus célèbres temples zen de Kyôto (dont deux sont inscrits au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco) et jamais encore présentées en Europe.
Petit Palais, Musée des beaux-Arts de la ville de Paris

Pour consulter le calendrier complet des événements inscrits dans le cadre du 150ème anniversaire des relations franco-japonaises, se rendre sur le site de l'Ambassade du Japon en France

Source : aujourd'hui le Japon.

vendredi 21 novembre 2008

Quartier de Kyoto : nishiki et pontocho

Après la visite des 2 temples hongan-ji, nous nous sommes accordés une pause dans un café de Kyoto avant de poursuivre vers des quartiers certes, touristiques mais d’un style totalement différent.
Nous avons commencé par le marché nishiki qui rassemble tout ce que la cuisine traditionnelle de Kyoto (inépuisable) peut offrir.

On y découvre de nombreuses variétés de poissons, fruits et légumes ainsi que de délicieuses friandises raffinées.

Poissons séchés,

légumes inconnus,

daikons aux formes inhabituelles,

aubergines,

tsukémono de légumes (pickles),

nukamiso (autres variétés de pickles),

pâtes de fruits,

souvenir, pêcher gourmand.

Arrivés au bout de la rue, nous "tombons" sur le tori de nishiku tenmangû.

Il fait déjà nuit. Nous voulions poursuivre jusqu’au quartier de Gion, royaume des Geishas, malheureusement, nous devrons écourter notre visite, nous avons une réservation dans un restaurant à 19h. Nous nous baladerons simplement dans la ruelle de pontocho, un petit hanamachi.

Le hanamachi ou kagai (ville fleur) est le nom que l'on donne aux quartiers dans lesquels vivent et exercent les geishas. On y trouve notamment les okiya (maisons de geisha), les ochaya (maisons de thé) ainsi que tous les commerces liés aux activités et besoins des geishas.
Pontochō une allée plutôt étroite. L'architecture japonaise traditionnelle y est particulièrement bien représentée et préservée tout comme à Gion.

Le nom Pontochō viendrait du mélange entre le mot anglais ou portugais "ponto" signifiant "point" et du japonais "cho" qui signifie ville.

On y trouve des geishas depuis le début du 16ème siècle.

Les geishas, ou geikos (nom qui leur est donné à Kyoto) : sont des dames de compagnie raffinées, réservées à une clientèle très aisée. Leur vie est consacrée à la pratique des arts traditionnels japonais.

Bien que leur nombre soit en constante diminution (environ 17 000 dans les années 1980 et 200 aujourd’hui), le nombre d'apprenties geisha (maiko) a connu récemment une nette augmentation grâce à une meilleure communication sur leurs activités.

2 vies, 2 styles…

Le respect des traditions n’empêche pas la modernité…

Ces magnifiques photos de geisha ainsi que les suivantes sur le quartier de Gion sont issues de la banque de données de wikipédia commons.

En dépit du déclin du nombre de geishas depuis une centaine d'années, le quartier de Gion reste célèbre pour ce qui est de la préservation des traditions.

Une partie de Gion est d’ailleurs classée patrimoine historique du Japon. La rue shirakawa minami (autrement appelée shimbashi) serait la plus belle rue d’Asie.

jeudi 20 novembre 2008

Vie du blog

Bienvenue aux lecteurs du magazine « Paroles de mamans » : il y a environ 6 semaines, j’ai été contactée par une journaliste de France 2 qui faisait un reportage sur les familles qui partent au bout du monde et les expats. Elle avait lu mon blog et souhaitait que je réponde à des questions ouvertes. Je lui ai répondu un long mail, (j’attends toujours une réponse…). Deux jours plus tard, c’est une maman journaliste, du magazine « Paroles de mamans » qui réalise un article sur les mamans sans frontières. Elle souhaite citer mon blog. Pas de problème. Cette fois-ci, le contact a été suivi et je lui ai envoyé à sa demande, une photo de petit Al (de son vrai nom Alexandre) avec moi dans un cadre japonais afin d’illustrer son article. De nouveaux lecteurs pour le blog ? J’espère que vous prendrez du plaisir à la lecture de ces articles qui se veulent sans prétention.

Sondage : plus que 10 jours pour répondre au sondage avant que je ne vous donne les résultats. Pour rappel, le sondage comporte deux parties indépendantes

  • l’une centrée sur vous : ici
  • l’autre centrée sur vous et le blog :
Spam : le WE dernier, le blog a subit une attaque en règle : plus de 400 spams en 3 jours. J’ai donc été obligée de fermer les commentaires des 2 billets visés. Il y a régulièrement des attaques, mais jamais de cette ampleur… Ces attaques sont la raison pour laquelle vos commentaires ne s’affichent pas tout de suite sur le blog. Ils arrivent dans ma boîte mail et je dois les valider pour qu’ils s’affichent.

Voilà un billet pas passionnant du tout mais de temps en temps....

mercredi 19 novembre 2008

Kyoto : temples Hongan-ji

La météo nous annonçait un ciel couvert et de la pluie, c’est finalement sous un soleil réconfortant que nous avons passé notre première après midi à Kyoto.
Nous avons commencé par le temple nishi hingan-ji.

(enceinte extérieure du temple)
Principal temple de l’obédience Jôdo Shin-shû (la vraie terre pure, 12 millions de fidèles dans le monde), les bâtiments au nombre de 5 illustrent les prouesses architecturales et artistiques de la courte période Azuchi-momoyama (1568-1600).
A l’extérieur, la porte Kara-mon se remarque par ses sculptures. Malheureusement, pour les protéger des méfaits des oiseaux, des filets ont était installés partout gâchant l’ensemble.

Pas de chance pour nous, les principaux bâtiments étaient en rénovation, nous n’avons pas pu voir grand-chose.

Cela n’a pas empêché petit Al de faire ses ablutions.

Même le jardin qui recèle deux scènes de théâtre Noh était interdit alors qu’il semblait très prometteur.

En temps normal, la grande salle du Daisho-in permet d’admirer de somptueuses sculptures et ornements métalliques…
Nous avons donc terminé plus rapidement que prévu cette première visite et sommes allés 300 m plus loin pour comparer ce temple avec son rival, le higashi hongan-ji (nishi : ouest, higashi : est) après avoir, comme lot de consolation, tamponné notre dépliant souvenir.

Comme il y a 2 ans, les bâtiments (1895) étaient là encore en rénovation ne permettant pas d’en apprécier la majesté.

En effet, si d’un point de vue artistique il n’égale pas le temple ouest, ses dimensions monumentales en imposent. Et c’était d’ailleurs le but, puisque ce temple fut bâti par Ieyasu Tokugawa qui se sentait menacé par le pouvoir de la secte. Peine perdue puisqu’au aujourd’hui ce monument est le temple principal de la branche Otani de cette obédience. Nous avons quand même pu pénétrer dans le hall Amida qui renferme une statue du Bouddha Amida et où se recueillaient prêtes et fidèles.

Puis nous avons emprunté une coursive extérieure (à ce stade je dois préciser qu’il faut ce déchausser et qu’en hiver, on se gèle les pieds) pour nous rendre dans le hall principal. Il s’agit de la plus grande construction en bois du monde.
Goei-dô mon est l’immense porte (la plus grande de Kyoto) menant au temple.

(photo de janvier 2007)
Bâtie en 1911, elle porte l’inscription Shinshu Honbyô (nom officiel du temple). Y sont sculptés le Bouddha historique, son principal disciple et le futur Bouddha.


Agrandir le plan

La fonction street view de google permet de remonter les avenues longeant ces 2 temples et de voir les murs d’enceintes et les portes. Les extras vous donnent également accès à des photos et des liens vers wikipédia.
Pour la petite histoire, les pièces de la charpente étaient si lourdes que toutes les cordes utilisées par les bâtisseurs pour tenter de les hisser se rompaient.

Pour apporter leur aide à l’édification du plus grand toit du Japon, les femmes offrirent leur longue chevelure. La corde, 20 mètres le long et 40 cm de diamètre, faite de leurs cheveux, a tenu bon et le temple put être érigé.

Quizz : les réponses

Trop facile.

Tous ceux qui ont répondu ont plus au moins trouvé les bonnes réponses au quizz de la semaine dernière.

  • Réponse 1 : le métro de Tokyo
  • Réponse 2 : les grands magasins
  • Réponse 3 : le cœur d’une fleur de chrysanthème dont la photo était déjà sur le blog ici.
Que c’est pénible ces changements de température. Quel gaspillage d’énergie ! Alors qu’il fait une chaleur suffocante en été, vous avez intérêt à prévoir une « petite laine » lorsque vous prévoyez un long trajet en métro ou une virée dans les grands magasins. A l’inverse, en hiver, il faudra se dévêtir (presque complètement). Si cela peut facilement s’envisager dans les grands magasins (vous êtes quitte pour vous trimballer manteau et pull sous le bras), essayez donc en heure de pointe dans le métro, cela relève de la prouesse technique.
Mais au moins les employés de ces grands magasins, ceux qui vous accueillent dans les ascenseurs répétant inlassablement les mêmes formules de politesse à longueur de journée à chaque étage (cela mérite un billet), au moins sont-il toujours habillés, invariablement du même costume : chemisier, tailleur 3 pièces, petit chapeau, gants blancs et foulard aux couleurs de l’enseigne.

mardi 18 novembre 2008

2 ans de bonheur...


18 novembre 2006

lundi 17 novembre 2008

Kyoto

Nous étions à Kyoto ce WE. La météo ne prévoyait pas un temps exceptionnel mais nous avons quand même eu quelques bonnes surprises et aussi quelques déconvenues.

Cité gardienne de la culture traditionnelle japonaise, Kyoto est la scène de la majorité des événements historiques du pays. De 794 à 1868, Kyoto fut la capitale impériale du Japon. Aujourd’hui, on dénombre environ 1,5 millions d’habitants. Contrairement à Tokyo, il est très facile de s’orienter dans la ville. Les grandes artères portent toutes des noms et les intersections perpendiculaires les unes aux autres dessinent une grille.

Petit Al ne restant pas en place sur un siège lorsqu’il n’est pas attaché nous avons décidé de prendre 2 places en 1ère plutôt que 3 places en éco. Erreur ! Certes, les sièges sont un peu plus larges qu’en éco mais l’accoudoir central (également beaucoup plus large), ne se relève pas : impossible de caler Al entre nous deux !

De plus, impossible également de glisser la poussette devant nous comme nous l’avions fait lors d’un précédent voyage en shinkansen (TGV japonais) car les repose-pieds ne se relèvent pas (je rappelle qu'il n'y a pas de compartiment à gros bagages comme cela existe dans les TGV).

Bref, on avait tout faux !!

L’automne à Kyoto correspond à une saison haute du point de vue touristique. (Normalement il ne pleut plus) et la ville revêt son manteau aux couleurs automnales. Splendide...

Il faut donc s’y prendre à l’avance pour avoir un hôtel, ce que bien sûr nous n’avons pas fait. Nous avons donc du nous rabattre sur un hôtel de standing. Coût exorbitant mais :

  • Lit bébé dans la chambre (le lit des parents est sur la droite de la photo bien sûr)
  • Vue sur la Kyoto tower imprenable
  • Et banquette dans les ascenseurs pour se reposer…
Kyoto compte parmi les villes du monde ayant un des patrimoines culturels les plus riches avec 1600 temples (-ji, ou -in), 400 sanctuaires (-jija) et pas moins de 17 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco :
  • Château des shoguns Nijô –jô
  • Kamigamo-jinja, Shimogamo-jinja, Ujigami-jinja (à Uji).
  • Byôdô-in, Daigo-ji, Enryaku-ji, Kinkaku-ji (pavillon d’or), Kyomizu-dera, Kôzan-ji, Ninna-ji, nishi Hongan-ji, Ryoan-ji, Saihô-ji, Tenryû-ji et Tôji.
Nous avions déjà visité le pavillon d’or et le temple Kyomizu dera en Janvier 2007. Cette fois-ci, notre programme incluait le Byôdô-in (sous la pluie malheureusement) les Hongan-ji (nishi-Hongan-ji et higashi-Hongan-ji, en rénovation tous les deux…). Nous avons également flâné dans le quartier de Ponto-cho (petit Gion) et sur le marché de nishiki. Et nous sommes allés nous promener sous les allées de toriis de Fushimi.
Tout cela ne peut se raconter en une seule fois, les billets de cette semaine seront donc très touristiques !

samedi 15 novembre 2008

Shichi go san

Le 15 novembre a lieu chaque année le festival shichi go san (sept, cinq trois), un rituel traditionnel shinto de passage de la petite enfance à la moyenne. Tous les garçons âgés de 3 et 5 ans ainsi que toutes les filles de 5 et 7 ans se rendent aux sanctuaires vêtus spécialement pour l’occasion de somptueux vêtements.

3, 5 et 7 sont bien sûr des chiffres qui portent chance. Cette tradition remonte au 8ème siècle. Pendant la période Edo (17 – 19ème s), les enfants de 3 ans et plus étaient autorisé à garder les cheveux longs. Les garçons âgés de 5 ans pouvaient commencer à porter le Hakama (sorte de jupe culotte alors portée par les samouraïs)

tandis que les fillettes de 7 ans pouvaient remplacer la cordelette de leur kimono par un obi.

Les fillettes de 5 ans, portent couramment un hifu (sorte de veste) par-dessus leur kimono.

De nos jours, la tradition des cheveux n’est heureusement plus respectée et les vêtements de cérémonie, extrêmement couteux sont parfois remplacés par des habits plus classiques. (le moindre kimono coûte au minimum 30 000 yens et à cela s’ajoute toutes sortes d’accessoires, en particuliers pour les filles).

Ce festival est l’occasion pour les plus jeunes d’aller au sanctuaire pour la première fois. Des prières sont adressées pour éloigner les mauvais esprits et apporter longue vie et santé. A l’occasion de cette fête, les enfants se font offrir des chitose ame (sucre candy) blanc et rouge dont la forme allongée ainsi que les couleurs symbolisent la longévité.

Ces chitose ame sont généralement emballés dans une grande sacoche de papier aux motifs de héron et de tortue, autres symboles de longévité.

Cette année, le 15 novembre tombe un samedi. Mais comme ce n’est pas toujours le cas et qu’il ne s’agit pas d’un jour férié, il est courant tout au long du mois de novembre de croiser des familles se rendant au sanctuaire pour ce rituel.
Ce WE, nous serons à Kyoto, peut être pourrons nous croiser quelques unes de ces familles…

vendredi 14 novembre 2008

Cuisine de Novembre

Traditionnel billet mensuel de cuisine suite aux cours d’Hiroko.

Ce mois-ci, comme toujours étaient favorisés les aliments de saisons. Nous avons cuisiné des aubergines. On en trouve toute l’année mais c’est en ce moment qu’elles sont les meilleures. Il paraît que les belles mères n’en donnent pas à leurs belles filles car l’aubergine refroidit le corps ce qui serait « nuisible » à la fécondité. Nous avons également utilisé deux poissons de saison : saumon et bar sauvages ainsi que des racines de lotus.

Les racines de lotus (renkon) sont également souvent consommées au nouveau an car on pourrait voir l’avenir à travers leurs trous. Nous avons également fait bon usage du Yuzu, agrume japonais à la saveur particulière que l’on trouve principalement en ce moment. Enfin ; comme attendu, nous avons testé une recette de patate douce à la chair violette. Toutes ces recettes peuvent se préparer la veille ...

Entrée :

Salade d’aubergines (nasu no salada). Les aubergines étant cuites au micro-onde, cette recette est donc plutôt diététique.

Poissons frits au vinaigre (sakana no nambanzuke). Comme les tempuras, cette recette est d’origine portugaise. Cela ressemble à l’escabèche. Délicieux

Plats :

Accompagné de sauce au champignon et de riz aux coquilles St Jacques, les racine de lotus farcies (renkon no hikinikuzume).

Nous avons testé une farce à la viande (cuisson façon toast)

et une farce à la crevette (cuisson façon sandwich).

Dessert :

Mousse aux patates douces violettes (murasaki-imo). Cette recette peut se faire avec une patate douce ordinaire également.
Comme j’avais acheté dernièrement des patates douces à chair violette, voici une autre utilisation possible : version salée en purée.

Du plus joli effet servi en bento avec du jambon rose ou bien mélangé à des carottes râpées.

Retrouvez (bientôt) toutes ces recettes sur les pages gastronomie de notre site internet.
Bon appétit!

jeudi 13 novembre 2008

Apprendre la propreté

Compte tenu de l'arrivée imminente de bébé numéro 2, nous avons décidé de ne pas commencer ce que certains décrivent comme un combat acharné entre parents et progéniture : je veux parler de l'apprentissage de la "propreté", terme, à mon sens bien mal choisi.
On entend souvent dire que l'arrivée d'une deuxième enfant au sein de la famille peut faire régresser l'aîné, notamment dans ce genre d'apprentissage. Alors nous attendons. A vrai dire, je ne suis pas spécialement pressée contrairement à d'autres, et le temps venu, si petit Al refuse de passer dans la cour des grands, j'aurais cette vidéo en réserve. Oserai-je m'en servir?

Une chose est sûre, je n'ai pas l'intention de faire la chorégraphie avec papa à chaque fois que tigron aura fait popo!!!!

mercredi 12 novembre 2008

Le quizz du jour

Question numéro 1 :
Où a-t-on chaud en hiver et frais en été à Tokyo?

Question 2 :
Où étouffe t-on de chaud en hiver et frissone-t-on de froid en été à Tokyo?

Question 3 :
Sujet toujours d'actualité. De quoi s'agit-il?

Les bonnes réponses ne seront affichées qu'après publication du résultat.

mardi 11 novembre 2008

Expo ikebana

Ces derniers jours, à l’occasion de la 90ème exposition annuelle d’ikebana de l’école Sogetsu, une présentation du tout nouveau curriculum de formation de l’école était proposée. Ce n’est pas aujourd’hui que je rentrerai dans les détails, je vous propose juste une sélection de quelques compositions. Exercice très difficile car les bouquets étaient nombreux et il est très difficile de choisir une photo plutôt qu’une autre.

Citrouille verte

jardin aquatique

Fer à cheval (mon « élève » du groupe de conversation en français)

Récupération (plaque de tôle rouillée)

Oasis

Arche légumière

Trophée d’automne

Potence

Spirale automnale

néons

Précisions :

  • Les noms donnés aux compositions sont pure invention de ma part.
  • les bouquets sont peu éclairés et le public nombreux. On oublie donc les pauses longues et le trépied pour se contenter du flash. Résultat : l’ombre portée donne une impression de flou mais c’est juste une impression.
  • l'expo se termine aujourd'hui. Takashimaya de Nihombashi, 8F, 800 yens.
Voir d'autres photos d'une autre expo : ici.