Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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jeudi 9 octobre 2008

La voie de l'écriture (Calligraphie asiatique)

Initialement née en Chine depuis plus de 3000 ans, la calligraphie a été introduite au Japon avec l'écriture chinoise. A travers les siècles, elle est devenue l'un des arts les plus importants de la culture asiatique.
En japonais, calligraphie se dit shodo, littéralement la voie de l'écriture. A la différence de la calligraphie européenne, le shodo n'est pas considéré uniquement comme un simple moyen d'écriture ou une forme d'art décoratif mais comme un moyen permettant d'atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l'esprit. Les moines bouddhistes l’utilisent comme une forme de méditation.
Le caractère est produit en quelques secondes, sans retour possible. Tout le corps participe à ce déversement d'énergie, qui est canalisée vers la pointe du pinceau.

Difficile d'apprendre la calligraphie de façon autonome.
Au Japon, la technique du trait se travaille en étudiant, outre le style de base carré (dit "Kaisho"), différents styles calligraphiques dont les principaux sont le semi-cursif (appelé "Gyôsho") ou cursif (appelé "Sôsho"). Exemple avec clair de lune.

J'ai une préférence pour le semi cursif. Le cursif est franchement illisible pour des yeux non habitués...

  • Kaisho signifie le statut. Chaque ligne est écrite l’une après l'autre. Les lignes sont écrites distinctement, assurément. Les kanji sont précis, carré selon la forme.
  • Gyosho - le semi-italique. Tracé rapide. lignes harmonieuses, arrondi.
  • Sosho - l'italique. Tracé précipité. lignes rapides, volant.
Dans un prochain billet, je vous décrirai le matériel nécessaire au calligraphe. Pour l’instant, quelques mots sur la technique.

Le pinceau est tenu verticalement et perpendiculairement au papier. Il est maintenu légèrement entre deux ou trois doigts et le pouce par le milieu du manche, loin de la tête, de sorte que le bras soit presque parallèle à la surface de travail. En faisant des traits de pinceau, la main et le poignet se déplacent jamais ou à peine. C'est le bras qui effectue la plus grande partie du travail.
Maîtriser un pinceau tenu bien droit, éviter les débordements de l’encre sur une feuille fragile, commander à la main le dessin voulu par l’esprit relèvent de la virtuosité. On dit parfois que les calligraphes sont un peu magiciens : en quelques traits simples, rapides, ils insufflent à la ligne le mouvement qui suffit à convaincre.
Avec plusieurs amies, nous avons débuté la calligraphie cet été. Notre professeur nous fait d’abord travailler les hiragana (alphabet syllabique) avant de passer aux kanji.

Nous avons cependant vu comment signer en utilisant des kanji.
Voici ce que cela donne pour moi :

  • 租  SO : de sosen (ancêtre)
  • 富  FU : de tomi (fortune), le kanji se prononce aussi FU
  • 偉  I : de erai, (grand, célèbre)
Tout cela ne se trace pas dans n’importe quel ordre ni dans n’importe quel sens, mais c’est une autre histoire….

Pour en savoir plus sur l’histoire de la calligraphie.

Shinbun : économie

Pour une fois n’est pas coutume, je vais vous parler économie, actualité oblige.
Alors que mardi, Taro Aso, le nouveau premier ministre assurait qu’en dépit d’une baisse des exportations liée à la crise économique, le système financier du pays était "solide", la Bourse de Tokyo a chuté mercredi de 9,38% en clôture, son pire crash depuis 1987.
Les investisseurs japonais sont paniqués par la crise financière mondiale et par la chute du dollar face au yen, qui pénalise les exportateurs nippons. Le dollar est tombé sous le seuil des 100 yens pour la première fois en sept mois, en raison de la crise économique aux Etats-Unis qui fait de la devise japonaise une valeur-refuge.

Conséquence :

Une grande claque pour nous : cet été, lorsque nous sommes venus en France, un euro nous coûtait 168 yens. Les indicateurs économiques prévoyaient que le yen allait continuer à perdre encore de la valeur face à l’euro, nous avons donc transféré une bonne partie de nos économies. Et bien les indicateurs se trompaient puisque avant-hier un euros ne nous coûtait plus que 135 yens. Perte sèche pour nos économies : ENORME.

Les choses bougent très vite dans ce domaine et ce billet rédigé hier est déjà périmé. En effet, aujourd’hui, la bourse de Tokyo semble avoir récupéré du poil de la bête. (mais pour nos économie, rien de changé !…)

Retrouvez toute l'actualité nippone ici