Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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vendredi 31 octobre 2008

Lecteurs de Sophie no sekai (le monde de Sophie)

Au détour d’une conversation, je découvre que mon hébergeur propose un service de statistique, certes rudimentaire mais plein d’infos quand même. Or, rencontrant de plus en plus de personnes sur Tokyo disant connaître mon blog et recevant des commentaires de personnes inconnues, je cherchais depuis quelques temps et sans succès, un outil statistique gratuit et sans pub, afin d’estimer un peu la fréquentation de mon blog.
J’ai donc appris à vous connaître un peu vous, mes lecteurs.

D’où venez-vous ? Une fois éliminé les « .com » et « .net » voici ce que l’on apprend :

  • 52 % d’entre vous se connectent depuis la France
  • 31% depuis le Japon
  • Viennent ensuite les pays francophones : Canada, Belgique, Suisse, puis le Maroc, l’Espagne, Taiwan, l’Allemagne. Au total, 60 pays représentant les 5 continents (Moldavie, Bénin, Argentine, Corée, Nouvelle Zélande etc…) …
Quand venez-vous ?
Toute la semaine avec un très léger pic le dimanche.

Comment venez-vous ?

  • La majorité se connecte directement sur le blog
  • 40% d’entre vous arrivent via une recherche d’image sur google.
  • Certains se connectent via d’autres blogs (voir ci-dessous).

Toutes ces infos m’ont donné envie d’en savoir plus. Aussi je vous propose de participer à un petit sondage. Le sondage comporte deux parties indépendantes

  • l’une centrée sur vous : ici
  • l’autre centrée sur vous et le blog :
Pour répondre au sondage vous devez cliquer sur les 2 liens ci-dessus. N'oubliez pas de valider avant de quitter la page du questionnaire ! Attention, les liens vous redirigent vers un autre site, pour revenir sur le blog il faut utiliser le retour arrière de votre navigateur (ou ouvrir les liens dans un nouvel onglet (cliquer sur le lien avec le bouton droit de la souris). Je vous remercie d’avance pour ces quelques minutes que vous consacrerez au sondage.
En attendant les résultats du sondage (dans quelques semaines), voici quelques blogs qui citent Sophie no sekai :

Sans surprise des blogs de résidents au Japon (connus ou inconnus)

  • De peu pour faire un monde : un beau blog japon voyage et autres articles sur les habitudes japonaise
  • Paddy au Japon : Paddy est un Mouton voyageur et philosophe. Si vous ne croyez pas qu'un mouton (irlandais) puisse manger des sushis et se déguiser en samouraï vous verrez que vous avez tort en lisant son récit de voyage. Je n’ai pas encore eu le temps de m’y plonger vraiment mais j’ai déjà découvert de très belles photos et des sujets sympas.
  • Notre Japon : textes intéressants et belle mise en page pour un blog dont certains sujets recoupent les miens
  • 3 ans au Japon : le quotidien de Flo une desperate housewife à travers ses petites histoires
J’ai aussi découvert des liens de Sophie no sekai sur des blogs qui n’ont rien à voir avec le Japon et dont je ne connais pas l’auteur non plus
  • Lömea : qui nous propose de découvrir ses jolis dessins.
Je félicite tous ces bloggeurs pour leur site et les remercie de me citer ce que je considère comme une belle reconnaissance de mon propre blog. Chers lecteurs inconnus, le billet ci-dessous vous réserve une belle surprise !

Scoop

Dans les prochains mois, je prévois une recrudescence de billet dans la catégorie bébé à Tokyo.
  • Est-ce parce qu’Alexandre n’apparait pas assez souvent sur le blog ? A vrai dire petit Al n’est pas le sujet du blog. Pour cela il y a les pages perso de notre site.

  • Est-ce parce que j’ai en réserve de nombreux billets sur le sujet jamais publiés (poussette japonaise, petits pots saveur locale, maternité et accouchement, prénoms japonais, anecdotes en tout genre…) Peut être…

  • Est-ce parce qu’un grand bouleversement va se produire dans la vie de petit Al et de ses parents début janvier 2009. Assurément !
La preuve en image.

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De profil, c'est encore plus parlant

Depuis déjà 30 semaines un petit être se développe en moi. Et ces derniers mois il s’est fait bien remuant…

Que nous réserve t-il ?

Fille ou garçon ?

Comment va réagir petit Al ?

Une nouvelle aventure à suivre…

Il reste...

...66 jours

jeudi 30 octobre 2008

Yushima seido : le temple noir d'Ochanomizu

J’avais plusieurs fois longé l’enceinte du temple en me rendant à origami kaikan, un magasin de papier washi, mais c’est me rendant à Akihabara (la ville électronique, un quartier commerçant de Tokyo) que j’ai enfin pris le temps de m’arrêter dans cette oasis de verdure (bambou et palmier à profusion) qu’est l’enceinte abritant le temple confucianiste Yushima seido et le collège shoheizaka (lieu de savoir).

Le temple abrite la plus grande statue au monde de Confucius.

Mais est-ce de cette statue dont il s’agit où se trouve t-elle à l’intérieur du temple ?, je ne saurais le dire.
Sur le toit des bâtiments, on peut admirer de nombreuses « gargouilles », monstres terrestres ou aquatiques…

Initialement bâti sur l'actuel parc Ueno en 1630, le Yushima Seido est transféré en 1690 sur son lieu actuel dans le quartier de bunkyô-ku. En 1790 l'édit de Kansai, imposa le neo-confucianisme comme philosophie officielle du Japon, le temple fut alors transformé en une école d'état puis fermé en 1871, lors de la restauration Meji.

Par la suite les bâtiments furent utilisés par diverses institutions (ministère de l’éducation, musée national et universités). En 1922 le temple est désigné comme trésor national mais il est ravagé un an plus tard par tremblement de terre du Kanto de 1923. Il sera reconstruit par Itō Chūta.

Ce qui m’a frappée, c’est bien sûr la couleur noire des bâtiments. Je n’avais encore jamais vu cela. Pourtant, à l’origine, le temple était vermillon. C’est lors d’une reconstruction en 1799 que le noir fut utilisé pour correspondre au style confucéen en vigueur à Mito (Japon) à cette époque.

Pour vous y rendre : Yushima 1-4, bunkyo-ku ; station ochanomizu (chuoo line, marunouchi) ou shin ochanomizu (chiyoda line). A 10 minutes de akihabara. Le temple est d'accès libre toute l'année mais des visites sont organisées les samedi, dimanche et les jours fériés nationaux.

Vu de la station ochanomizu et des alentours :

mercredi 29 octobre 2008

Parent inquiet cherche âme soeur pour enfant célibataire

Photos de leur progéniture en main, une assemblée de vieilles dames consulte fébrilement la liste des hommes et femmes à marier dans une salle des fêtes de Tokyo. Elles cherchent l'âme soeur pour leur enfant, célibataire comme un nombre croissant de Japonais.
L'âge des prétendants s'avère un facteur clé pour des parents motivés par la perspective d'avoir, un jour, des petits-enfants. Un père quitte ainsi piteusement la salle après avoir vu la candidature de sa fille, 43 ans, refusée de toutes parts.
Parmi les trentenaires, quelque 47% des hommes et 32% des femmes étaient célibataires en 2005, une proportion qui a doublé en quinze ans chez les femmes. Pas moins de 70% des célibataires japonais âgés de 18 à 39 ans vivent chez papa et maman.
L'émancipation féminine est citée par les experts comme une cause de la crise du mariage, car les Japonaises sont souvent obligées de choisir entre fonder une famille ou poursuivre leur carrière professionnelle.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici

Playboy

Grâce à Armelle et Laurent j’ai découvert que Playboy n’était pas uniquement un magazine masculin coquin mais également une marque d’accessoires et de vêtements très prisée au Japon notamment par les jeunes filles.

J’ai ainsi découvert le logo de la marque : le profil d’un petit lapin au nœud pap’.
Et voilà que justement hier, je croise une personne affublée d’un vêtement au logo du lapin. Mais à la place d’une jeune fille, je découvre, une ménagère de 50 ans, bigoudis vissés sur le crane.

Voilà qui détonne !

Désolée pour le flou de la photo mais il y avait foule!

mardi 28 octobre 2008

kansho matsuri et kiwi

Où comment le festival de la patate douce (kansho matsuri ) m’amène à vous parler de kiwi.

Aujourd’hui avait lieu au sanctuaire Meguro Fudô, la fête de la patate douce où l’on commémorait Aoki Kon’yo qui composa en 1734 un traité sur la patate douce

Déjà refroidie par ce que j’avais trouvé sur le net -j’espérai plus - « Une multitude de petites échoppes vous proposent des mets cuisinés à partir de pommes de terre sucrées » j’ai été franchement déçue de découvrir les mêmes échoppes que lors de chaque manifestation japonaise : okonomiyaki, yakitori, poissons grillés, beignet de poulpes etc…..

A peine quelques stands proposant des gâteaux à la patate douce, semblables à ceux que l’on trouve dans les magasins mais à des prix prohibitifs. J’ai quand même trouvé de la patate douce violette, très difficile à trouver à Tokyo. Ne me reste plus qu’à la cuisiner….

A noter quand même à côté des traditionnelles échoppes de plats très japonais, un vendeur de kébabs à qui nous avons fait honneur ma comparse et moi. Le temps étant ensoleillé, j’avais apporté notre réflex nikon, histoire de refaire les photos ratées de ma précédente visite dans ce sanctuaire. Malheureusement, prise par le temps, je n’ai pas pu faire grand-chose à part prendre à la volée ces prêtres sortant du honden sous une magnifique ombrelle.

A l’entrée du sanctuaire se tenaient également quelques échoppes proposant des produits variés dont ça :

Comme nous pouvions tester les produits, nous ne nous sommes pas privées. C’était très sucré et délicieux. A gauche : sarunashi et à droite tomate. Oui, de la tomate sucrée et très bonne. Renseignement pris, le sarunashi est une variété de (mini) kiwi endémique du Japon.

Et justement, la veille, j’avais acheté pour la première fois cette autre variété de kiwi doré à la peau nue et très savoureuse.

En trouve t-on en France ? Je n’y ai jamais prêté attention ?

lundi 27 octobre 2008

Shabu-shabu

Encore un billet “bouffe”. Ce mois-ci sera donc gastronomique. Pour conclure le séjour de nos visiteurs d’octobre, nous avons testé un restaurant spécialisé dans la viande de bœuf et en particulier dans le shabu-shabu. Le shabu-shabu (しゃぶしゃぶ) est une variante du sukiyaki (sorte de fondue japonaise).
Shabu-shabu est l’onomatopée de la viande plongée dans le bouillon chaud. Mon beau-père dirait qu’il s’agit de l’onomatopée d’une personne parlant avec un chewing-gum dans la bouche (ça bout, ça bout).
Le shabu-shabu traditionnel utilise seulement de fine tranches de bœuf, mais le porc peut être utilisé. La viande est accompagnée de tofu et de légumes comme le chou chinois, les negis, les chrysanthèmes légumes et les champignons coupés finement.

Les ingrédients sont plongés dans un bouillon en ébullition puis trempés dans deux sauces froides. L’une, le gomadare, parfumée au sésame, est obtenue en mélangeant la sauce de soja au sésame finement broyé. L’autre, le ponzu, est un mélange de jus de yuzu ou d’orange amère et de shoyu (sauce soja).

Les restaurants spécialisés utilisent un bouillon de bœuf et de légumes, mais un bouillon d’algue kombu est également courant.
Le récipient traditionnel dans lequel se fait la cuisson est un pot chinois en anneau avec une cheminée au centre (le huo guo zi).

Une grande casserole sur un réchaud suffit amplement.
Une fois toutes les victuailles épuisées, le bouillon restant peut être utilisé pour faire cuire des nouilles. Notre repas fut donc délicieux mais bien copieux d’autant plus que le samedi soir, le restaurant Imahan, où nous nous sommes rendus, propose un menu shabu shabu avec mises en bouche

Sushi de viande

Et un sorbet en dessert.
Miam miam miam...

dimanche 26 octobre 2008

Cosplay

Homo sapiens japonicus yeux bleutus-cheveux blondus

Homo sapiens japonicus carminus

Rendez-vous à Harajuku, devant l’entrée du parc Yoyogi pour observer ces créatures d’un genre spécial.
Visiblement une fête ce prépare dans le parc comme en témoigne ces rangées de lampions.

Quelques photos des cosplayeurs du WE. (costume – playing, sous culture japonaise née aux Etats unis qui consiste à jouer un personnage de son choix (héros de manga, de jeux vidéos etc…)
A la mode ce WE : le bandeau sur le nez

Comme toujours les cheveux décolorés

Petit diablotin

La même avec le sourire

D’autres accessoires ont leur importance.

D’autres photos ici.

samedi 25 octobre 2008

Actualité florale : Kiku matsuri

Puisque le billet sur les momijis a remporté un vif succès, voici dans sa lignée, le billet kiku (chrysanthèmes).
Je vous l’avais présentée l’année dernière : l’exposition de chrysanthèmes du shinjuku Gyoen. Elle se tiendra cette année encore du premier au 15 novembre. (entrée du parc 200¥, je conseille d’y aller ni trop tôt, les chrysanthèmes ne seront pas encore ouverts, ni trop tard, ils risquent d’être fanés !!).
Les expos de chrysanthèmes ont déjà fait leur apparition dans différents sanctuaires de Tokyo notamment à :
  • Sensoji (asakusa) jusqu’au 15 novembre (vu l’année dernière, pas terrible)
  • Yasukuni (kudanshita) jusqu’au 5 novembre (voir ci-dessous)
  • Meiji (Yoyogi/Harajuku) jusqu’au 23 novembre (voir ci-dessous)
  • Kameido Tenjin ( à 10 mn de Kameido station) jusqu’au 23 novembre
  • Jindai Shokubutsu Koen Kikka-ten dans le jardin botanique, Chofu Entrée : ¥500. ( Keio Line : Chofu Station (North Exit) puis 15 min de bus vers Mitaka ou vers Kichijoji, arrêt Jindai-Shokubutsu-Koen Bus Stop. Jusqu’au 9 novembre
  • Tokyo-to Kanko Kikka Taikai dans le parc d’Hibiya. Jusqu’au 23 novembre

Ce WE, nous nous sommes promenés aux sanctuaires Yasukini et Meiji. Nos visiteurs voulaient voir des chrysanthèmes avant de repartir. Notez au passage l'emblème impérial sur les portes, lanternes et calicots: un chrysanthème à 16 pétales.

Les chrysanthèmes exposés ne présentent pas la même diversité que ceux vus l’année dernière à Shinjuku mais cela donne déjà un aperçu.

Nous y avons vu également des bonsaïs en fleurs.

Cette année, j’ai prévu d’aller voir les chrysanthèmes sous une forme plus originale au sanctuaire Yushima Tenji. Des statues en formes de grandes poupées, faites de chrysanthèmes y seront exposées.

Petite précision avant de clore le sujet : si un jour vous souhaitez m’offrir des fleurs, sachez que les chrysanthèmes ne sont pas du tout mes fleurs préférées.

vendredi 24 octobre 2008

Les "4 trésors" du calligraphe

Dernièrement, je vous présentais le shodo, calligraphie japonaise.

"Automne" (aujourd'hui, pluie serait plus adapté mais je n'ai pas encore ça en rayon....)

Il ne faut pas beaucoup de matériel pour débuter mais cela nécessite tout de même un petit investissement. 4 éléments sont incontournables, on les appelle les 4 trésors du calligraphe.

  • Le pinceau "fude" de calligraphie est fabriqué avec des poils d'animaux (chèvre, cheval, blaireau...), et peut en contenir jusqu'à une dizaine de sortes différentes. Cette variété de matériau permet d'avoir des pinceaux de différentes flexibilité ou dureté, pour pouvoir varier l'épaisseur du trait. La hampe en bambou de section circulaire mesure au moins 18 cm sur 1 de diamètre. A défaut, utiliser des pinceaux à poils de martre ou de boeuf n° 14.
    Lors d’une première utilisation, les poils des gros pinceaux sont rincés à l’eau pour éliminer l’apprêt. Par la suite, le pinceau est trempé directement dans l’encre. En fin d’utilisation, il est rincé puis mis à sécher verticalement. Pour débuter, il est conseillé d’utiliser un pinceau dont les poils feront entre 4 et 6 cm, pas trop souple.
  • L'encre utilisée en calligraphie "sumi" est obtenue en mélangeant de la suie générée par du bois avec de la colle d'origine animale. Ce mélange est traditionnellement séché sous forme de bâtons solides qui, au moment de l'utilisation, sont frottés avec un peu d'eau pour générer l'encre liquide. Il existe également depuis l'ère Meiji de l'encre liquide ("bokuju") d'un usage plus pratique, mais (d'après les puristes) d'une qualité moindre...
  • La pierre à encre "suzuri" est fabriquée soit à partir d'une pierre sculptée (telle que l'ardoise), soit à partir de claie cuite à haute température. Elle sert à la fois de support pour la préparation de l'encre en bâton et de réservoir, grâce à une partie légèrement creusée. La mienne est très banale

    mais il en existe de très belles.

    A défaut, utiliser une assiette en argile cuite non émaillée.

  • Le papier utilisé en calligraphie ("hanshi") est nettement plus fin que le papier courant, avec un côté absorbant, l'autre légèrement brillant sur lequel on écrit. A défaut, on peut utiliser du papier dit offset calendré, peu encollé, légèrement poreux. Très économique aussi pour l'entraînement : la papier journal.
En complément de ces "4 trésors", on utilise également un "bunchin" ou barre de métal servant de poids pour tenir le papier,

ainsi qu'une surface absorbante ("shitajiki"), comme de la feutrine, où poser le papier. Le pinceau lorsqu’il n’est pas utilisé repose sur le fude-oki. Il existe en fait un cinquième trésor du calligraphe :le Hanko c'est-à-dire le sceau qui sert à signer l’œuvre, souvent à l’encre rouge.

J’ai débuté la calligraphie récemment et me suis donc équipée en conséquence.

Dans ma mallette, se trouvait un tapis ressemblant au makisu (le tapis à rouler les sushi). Aucune des participantes au cours n’avait idée de son utilisation. Il sert en fait à protéger les pinceaux lors du transport. Cela s’appelle un pincelier.

Le même matériel est utilisé pour le sumi-e, billet à venir prochainement.

Pour m’entraîner, voici ce que j’ai trouvé récemment :

un papier magique à l’image de l’ardoise magique. On écrit avec de l’eau, celle-ci laisse une trace qui disparaitra en séchant. Pour régénérer le papier, il suffit de le mouiller intégralement et de le faire sécher à son tour. C’est du moins ce que j’ai compris d’après les explications suivantes :

Ne reste plus qu’à tester…

Prochain article en lien : le sumi-e.

mercredi 22 octobre 2008

Shinbun 20 10 22 : sciences et fiction

  • Un Japonais sur quatre regarde la TV numérique hertzienne sur son mobile : Près d'un tiers des Japonais sont équipés d'un téléphone portable muni d'une puce de réception de la TV numérique hertzienne et presque tous avouent la regarder occasionnellement ou souvent, malgré l'étroitesse de l'écran.

  • Des Japonais affirment avoir trouvé des empreintes du yéti dans l'Himalaya : une équipe d'aventuriers japonais a affirmé lundi avoir découvert des empreintes de pas attribuées au mythique yéti qui rôderait dans les montagnes de l'Himalaya entre le Népal et le Tibet.
  • Un chercheur japonais veut reproduire des organes humains grâce à une imprimante : un organe humain n'est jamais qu'un assemblage très ordonné de cellules. Reste qu'il est a priori difficile de le reproduire compte tenu de la taille minuscule des cellules, de leur diversité, de leur nature vivante et de leur positionnement complexe. Mais Makoto Nakamura a découvert que les gouttes d'encre bombardées sur du papier par une imprimante à jet d'encre avaient à peu près les mêmes dimensions que des cellules, et que l'impression d'une photo en millions de couleurs n'était pas moins compliquée. D'où l'idée de reproduire sur des milliers de couches superposées le motif cellulaire d'un organe pour le reconstituer en trois dimensions (3D), en exploitant la rapidité et la précision inégalées des imprimantes à jet d'encre.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici

mardi 21 octobre 2008

Momiji prévision 2008

A vos appareils photos, la saison des momiji (feuilles d’érables rougeoyantes) est à nos portes.
Pour commencer, voici une carte des prévisions sur l’ensemble du Japon :

Et un site -en Japonais uniquement- pour la région de Tokyo. On peut facilement retrouver les localisations des parcs en cliquant sur les cartes.
Pour le plaisir des yeux quelques spots recommandés sur Tokyo :

  • Rikugien, Station Komagome (Yamanote Line, namboku line). Paysage typiquement japonais au nord du centre de tokyo. (vers la fin novembre)
  • Yoyogi Koen, Station Harajuku (Yamanote Line). Jardin de style occidental au centre de Tokyo. (vers la seconde moitié de novembre)
  • Koishikawa Korakuen, Station Korakuen (marunouchi line) Iidabashi Suidobashi (Chuo/Sobu Line). Jardin au centre de Tokyo de style japonais. (Vers la fin novembre)
Dans les environs de Tokyo
  • Ma balade de l’année dernière au Mont Mitake : voir le billet.
  • MontTakao : Station Takaosanguchi (Keio line). Forêt à une heure de Shinjuku. (vers le seconde moitié de novembre)
  • Nikko : JR ou Tobu line. Près du lac Chuzenji ou des sources Yumoto Onsen. En fonction de l’altitude entre fin septembre et début novembre.
  • Hakone : station Hakone –Yumoto par l’odakyu line. Autour du lac Ashi entre fin octobre et début novembre.
  • Les 5 lacs du Fuji : Station Kawaguchiko (Fujikyu line). Le Mont Fuji en arrière plan de lacs bordés de couleurs flamboyantes. Vers fin octobre, début novembre.
  • Shosenkyo Gorge : Station Kofu (Chuo Line). Considérée comme la plus jolie gorge du Japon, très spectaculaire à l’époque des momiji entre octobre et mi novembre.
  • Nishizawa Valley, Station Enzan (Chuo Line). Fôret dense dans une valley profonde, chute d’eau. Vers la fin Octobre, début novembre.
Bonne promenade à tous mes lecteurs résidents au Japon.

lundi 20 octobre 2008

Soirée FAF, édition d'octobre

Après le style Okinawa de septembre, nous avons testé pour cette édition d'octobre la cuisine 'fusion' italiano-japonaise dans une izakaya de nishi-shinjuku.
Pour rappel, la soirée FAF réunit une fois par mois des DH « desperate housewife » 'exilées' au Japon, autour d’une bonne table, sans bambins ni maris.

Tout d’abord installées dans une alcôve, le retard de certaines nous a permis de troquer la table basse version « je m’assois en tailleur » contre une table occidentale avec Window’s view. Vue sur la mairie de Tokyo irremplaçable.
En dehors d’un plat de sushi,

le reste du repas fut très italien avec tomate / mozzarella (la mozzarella au Japon n’est jamais exceptionnelle et celle-là ne sortait pas du lot malheureusement), poulpe à l’huile d’olive, magret de canard sur lit de purée,

spaghetti aux champignons, saumon grillé (la présentation laissait à désirer vu la classe du restaurant).

Avec une mention spéciale pour le dessert : un délicieux fondant au chocolat assorti d’une boule de glace.

En conclusion : service irréprochable comme souvent, ambiance sophistiquée mais bien moins chaleureuse que notre première sortie. Le repas fut beaucoup moins diversifié mais plus cher que notre première expérience. Pour moi, ce n’est pas vraiment une izakaya. (Qu’en pensent les autres participantes ?) Bilan positif, mais…

Une pointe de déception, vite éclipsée par les rencontres que j’ai pu faire à cette soirée. J’ai ainsi pu rencontrer Armelle (qui contrairement à la majorité des particpantes n'est pas une DH mais travaille au Japon depuis 8 ans) et dont je suis le blog avec intérêt depuis plus d’un an. Nous avions déjà eu l’occasion de discuter via blog interposé sans jamais nous rencontrer. J’ai également pu me faire confirmer un certain nombre d’informations d’ordre administratif concernant les bébés français nés à l’étranger qui feront l’objet d’un prochain billet…

Le lien pour le resto : At.

samedi 18 octobre 2008

Vu à Kamakura

Au détour d'une allée ou bien exposées dans un magasin de souvenirs, il y a toujours des choses surprenantes à découvrir. Ainsi, hier à Kamakura, nous avons eu droit à un joli franponais si délicat :

Nous avons aussi découvert une représentation des 7 dieux de la fortune pour le moins inhabituelle.
L’image des Shichifukujin est considérée par la plupart des Japonais comme un charme puissant. Comme quoi, les japonais excellent dans l'art de mêler traditions et bonnes affaires :
Version classique :

version Hello kitty :

(Rappelons que Hello Kitty a été nommée ambassadrice officielle du tourisme au Japon.)

vendredi 17 octobre 2008

Kamakura (2)

Nos visiteurs d’automne étant mes beaux parents, Stan et petit Al ont pris pour l’occasion un jour de congé et nous ont accompagnés à Kamakura. Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous avons quitté Tokyo assez tard et sommes arrivés à l’heure du déjeuner.

Avec plus de 9 millions de visiteurs par an, le Sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu est le symbole de Kamakura, considéré autant comme le centre spirituel que géographique de la vieille capital. Fondé en 1063 par Minamoto Yoritoshi, ancêtre du shogun Minamoto Yorimoto (l'instaurateur du gouvernement féodal de Kamakura qui régna sur le Japon de 1192 à 1333), le sanctuaire est perché sur la colline des Grues (Tsurugaoka). Il est dédié à Hachiman, dieu de la guerre et divinité tutélaire des Minamoto. Les bâtiments qui subsistent datent de 1823.

Le Hon-den, bâtiment principal abrite dans sa galerie de circulation une salle au trésor (photos interdites). Outre de vieux mikoshi (sanctuaire shinto portatif), sont exposés divers œuvres ainsi qu’une statue de Benzai Ten l’une des 7 divinités du bonheur.

De nombreux écoliers reconnaissables à leur chapeau ou leur uniforme, étaient en vadrouille ce jour-là. Impossible de se déplacer au Japon sans tomber sur un tel groupe.

Le sanctuaire, situé dans un grand parc est accessible par différentes entrées. Ma préférence va à celle empruntant le pont en demi- lune Akabashi, littéralement le pont rouge, qui enjambe l’étang Gempei recouvert de lotus en été.

Juste à côté, se trouve le pavillon de danse Maidono. C’est ici que le shogun aurait fait danser Shizuka, danseuse et maîtresse de son frère dans l’espoir de lui faire avouer la cachette de son amant. Shizuka ne trahit pas son amant, eu la vie sauve, mais le shogun n’épargna pas son enfant. Sa bravoure est commémorée chaque année au sanctuaire à la mi-septembre dans des pièces de Nô et des danses.

Nous avons ensuite emprunté l’allée piétonne Wakamiya oji dori bordée de cerisiers et d’azalées (photo prise en avril 2007 par mes parents) pour retourner à la gare et de là prendre un bus qui nous a emmené au grand Bouddha, toujours aussi majestueux.

16h30 déjà, le ciel a perdu ses belles couleurs et lorsque nous arrivons au temple Hase, nous trouvons portes closes. La nuit commence déjà à tomber, voilà bien un des désagréments du pays du soleil levant….

jeudi 16 octobre 2008

shinbun : robotique

HAL : un robot d'assistance musculaire bientôt dans les hôpitaux

HAL, acronyme de "Hybrid Assistive Limb" (membre de soutien hybride), est notamment destiné aux assistants médicaux et personnels de soins pour leur permettre de soulever facilement des personnes dépendantes.
Alimentée par une batterie, la structure extérieure HAL, qui entoure le dos, suit les jambes et les bras, est bardée de capteurs. Ces derniers détectent le signal d'activation des muscles humains émanant du cerveau. L'ensemble se met alors en mouvement, grâce à des micromoteurs, afin de prendre en charge le travail musculaire.
Quelque 500 unités (production d'une année) seront dans un premier temps proposées en location aux hôpitaux et autres institutions médicales. "Cette technologie n'est utile que si elle est mise au service des hommes. Je refuse tout emploi à des fins militaires", a d'emblée précisé le professeur Sankai.

Retrouvez tous les billets consacrés à la robotique ici.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici

mercredi 15 octobre 2008

Patate douce

Le 13 octobre est le jour de la patate douce au Japon.
Pour l’arrivée de nos visiteurs d’octobre, j’avais donc prévu de faire un gâteau avec ce tubercule. Les Japonais ont connu la patate douce au début du 17e siècle, puis développé sa culture partout dans le pays (sauf la région septentrionale).

Comme promis, voici des recettes de desserts à la patate douce. Tout d'abord, une recette adaptée de mon livre de référence (voir billet précédent). Kushi kasutera

Cette recette utilise du miso, ce qui donne un très léger goût salé à l'ensemble, pas mauvais du tout. Petit Al a bien aimé. Si vous n'avez pas de miso blanc, vous pouvez utiliser du brun mais en diminuant la quantité (ce que j'ai fait).
Ensuite, un vrai régal pour qui aime les patates douces : des daigaku imo, patate douce en friture sucrée.

A manger avec des baguettes ou bien à l'aide de petits pics ou cure dent. Après avoir fait frire les patates - soit en 2 temps comme indiqué dans la recette, soit en augmentant progressivement la température de cuisson- celles-ci sont plongées dans du caramel et parsemées de graines de sésame. Pour la présentation, je trouve plus joli de conserver la peau violette de la patate, ce que je ferai la prochaine fois. Et pour les paresseuses, ce qui fut mon cas cette fois-ci, on trouve du caramel liquide spécialement destiné à cet usage dans les supermarchés japonais. Il ne vous reste plus qu'a rajouter le sésame.

Trop facile. Les recettes se trouvent sur notre site internet : japon/ gastronomie/dessert.
Bon appétit!
A une lectrice qui demandait la recette "satsumaimo no yakimochi", j'ai fait des recherches sur Internet mais n'ai trouvé que ce lien.

Pour les amateurs tokyoïtes de patate douce, Kawagoe s'est fait une réputation de douceurs à la patate douce pas mauvaise du tout.
Enfin, le 28 octobre aura lieu au Meguro fudô le kansho matsuri (fête de la patate douce)...

mardi 14 octobre 2008

Yabusame

A l’origine, le Yabusame était une composante incontournable de l’entrainement des samouraïs. De nos jours, il est pratiqué dans de nombreux sanctuaires à l’occasion de manifestations festives.
A l'occasion de la fête des sports, une représentation était proposée au parc Tooyama. Nous nous y sommes rendus.
En chemin, nous avons croisé un festival qui devait être coréen.

Le parc est divisé en 2 parties séparées par 15 minutes de marches. Nous nous sommes bien sûr rendus dans la mauvaise partie ce qui nous a valu d’arriver tard, mais ne nous a pas empêché de profiter du spectacle.

Les chevaliers étaient de tous âges, magnifiques dans leur costume.

Pour se rendre au parc : une des parties du parc se trouve du côté de la station JR Shin Okubo, l’autre plus proche de takadanobaba est appelé Hakoneyama car il s’y trouve le point culminant de Tokyo (hors building) : 45m !! La station nishi waseda de la nouvelle ligne de métro est finalement le moyen de s’y rendre le plus pratique à mi chemin.

lundi 13 octobre 2008

Taiiku no hi

Le sport s’est bon pour la santé.
En octobre 1964, avaient lieu à Tokyo les Jeux Olympiques d’été.

Pourquoi si tard dans la saison ? Pour des raisons météorologiques : éviter une fin de printemps instable, un été très chaud et très humide. Deux ans plus tard, était célébré pour la première fois la journée du sport et de la santé - Taiiku no hi - qui devint dès lors un jour férié. Ce jour-là de nombreuses manifestations sportives ont lieu dans tout le pays afin de rappeler à tous l'importance du sport pour le développement d'un corps sain et d'un esprit sain.
Pour en savoir plus, notamment sur l’esprit créatif des japonais en matière de compétitions sportives, je vous conseille vivement : de regarder cette page.

Nous avons profité de ce jour férié pour nous rendre au parc Toyoma afin d’assister à une démonstration de Yabusame (tir à l’arc à dos de cheval).

dimanche 12 octobre 2008

Visiteurs d’octobre

Nos visiteurs d’automne sont arrivés. Pour respecter la tradition, nous les avons emmenés au 45ième étage de la tour nord de la mairie de Tokyo afin de bénéficier de la vue imprenable sur Tokyo, la nuit.
Extraits : Bretelle d’accès à l’autoroute interurbaine

Shinjuku park tower

Le cocon : dernier gratte ciel de shinjuku dont nous avons vu les étages s’élever progressivement dans les airs depuis notre arrivée.

En ressortant, nous avons assisté à une démonstration de tambour japonais.

Beaucoup de bruit pour un effet saisissant.

Cela n’était pas au goût de petit Al qui pensait surtout à son estomac à ce moment là, je n’ai donc pas pu assister à tout. Dommage…