Par Sophie de Novion,
mardi 30 septembre 2008 à 13:16 ::Japon Insolite
Au rythme d'une musique enivrante, scrutés par des centaines de spectateurs, les mannequins s'avancent gracieusement sur un podium à Tokyo... revêtus de couches-culottes pour adultes, un marché en pleine expansion dans un Japon vieillissant.
La speakerine annonce le premier modèle, appelé "Soulagement",
"un adorable sous-vêtement très fin qui s'enlève le plus facilement du monde (…) on s'y sent comme dans un vrai sous-vêtement" décrit la présentatrice.
"Numéro deux: ….". Le public, des aides-soignantes, infirmières et personnes âgées, feuillette en même temps le catalogue 2008 où les produits sont présentés en détail. Plus de 400 types de couches pour adultes sont sur le marché au Japon, un pays où 4,3 millions de personnes ont aujourd'hui besoin d'une aide pour leur vie quotidienne. Ce marché est estimé dans l'archipel à 110 milliards de yens par an (710 millions d'euros), selon le fabricant Unicharm.
Les organisateurs prennent soin de rappeler à l'audience que la plupart des êtres humains commencent et finissent leurs jours dans des couches.
Aujourd’hui je vous présente le KABOCHA, potiron japonais et j’en profite pour faire un clin d’œil à Sabine en réponse à un de ces commentaires récents sur le billet automne.
Le potiron japonais originaire d’Amérique centrale a transité par le Cambodge (d’où son nom) avant d’arriver au Japon. Plus petit que les variétés occidentales, il a la peau verte, une chair très dense qui devient moelleuse à la cuisson, semblable à la patate douce. Son goût est proche de la châtaigne. C’est un aliment nourrissant mais considéré comme diététique de part ses qualités nutritionnelles. Il vient de faire son apparition sur les étales d’automne.
Bien qu’il joue un rôle essentiel dans la cuisine japonaise d’après mon livre de référence, je n’ai presque aucune recette l'utilisant.
Il peut remplacer la pomme de terre dans les soupes d’hiver ou les purées.
Je vous propose aujourd’hui deux recettes (admirez au passage la vaisselle au ton automnal, j’y reviendrai).
Version salée (kabocha no fukumeni) :
Version sucrée (kabocha no yokan) :
Les recettes sont sur notre site internet, page Japon/ gastronomie.
La plupart des gâteaux japonais sont à base de riz ou d’azuki (haricots rouges) parfois, des deux.
Aux cours de cuisine, nous voyons essentiellement des recettes à base de kanten (gelée d’algues) ou des glaces, pour une raison d’organisation pratique du déroulement des cours. Ce gâteau permet un peu de varier les plaisirs. De plus, ne faisant jamais de sushi, cette recette me permet en plus d’utiliser le makisu, tapis à rouler les sushis.
Ce n’est pas mon gâteau préféré, mais cela vaut le coup de le tenter une fois. Je serais tentée de mettre un peu plus de sucre et une touche de vanille.
La prochaine fois, gâteau à la patate douce.
Lundi dernier, pas de WE prolongé pour nous en dépit du mardi férié, Stan était en déplacement. Je suis donc allée seule, voir une d’expo d’ikebana un peu particulière pour laquelle on m’avait offert une invitation.
Point de photo à vous montrer, l’artiste est très homme d’affaire et c’était interdit. Un tiers de la surface d’expo était consacré à la vente des produits dérivés : livre, cartes, vase, thé, foulard….
Dommage.
L’expo pouvait se décomposer en 2 parties.
Des bouquets se rapprochant de l’ikebana, fait avec des fleurs artificielles, perles et autres accessoires. Je n’ai pas du tout aimé, mais c’est très populaire parait-il au près d’une frange de la population japonaise féminine vieillissante.
L’autre partie consistait plus en une mise en scène aux couleurs électriques : branches tarabiscotées ou fleurs de couleur jaune citron sur fond bleu nuit vivement éclairé. J’ai beaucoup apprécié. Cela change radicalement des tendances japonaises habituelles plus accrochées aux pastels et assemblages de couleurs qui surprennent nos yeux occidentaux.
L’artiste, Shogo Kariyazaki a commencé sa formation à l’école Sogestu
puis a crée sa propre école.
Une de mes « élèves » de conversation en français, professeur d’ikebana de l’école Sogestu, le considère bien sûr comme un imposteur. « Il ne maîtrise pas les bases et prétend faire de l’ikebana ».
A chacun de se faire sa propre opinion. Sa prochaine expo a lieu au Meguro gajo-en, un lieu dont je vous ai déjà parlé sur le blog ici, du 24 octobre au 9 novembre.
Par Sophie de Novion,
vendredi 26 septembre 2008 à 10:21 ::Shinbun (journal)
Après trois tentatives infructueuses depuis 2001, M. Aso, très populaire auprès du public, a finalement réussi à l'âge de 68 ans à accéder à la charge suprême, à la suite de la démission surprise du Premier ministre Yasuo Fukuda, qui a atteint des sommets d'impopularité en seulement un an de pouvoir.
Lors de sa première conférence de presse, il a souligné que sa première priorité serait de faire voter une rallonge budgétaire pour stimuler la deuxième économie du monde, menacée de récession. Il ne cache pas par ailleurs son opposition à la politique de réduction du déficit à tout prix prônée au cours des dernières années par les réformateurs libéraux du PLD. Il a annoncé la formation d’un gouvernement de 17 membres, dont deux femmes, avec 12 nouveaux ministres, en particulier aux postes-clés des Affaires étrangères et des Finances.
Taro Aso, élu Premier ministre du Japon, est un "faucon" nationaliste, haut en couleur et atypique, qui a roulé sa bosse comme champion de ball-trap
(il représentait le Japon aux JO de 1976) et marchand de diamants en Afrique avant de choisir la politique.
Connu pour son franc-parler mais aussi ses dérapages verbaux, M. Aso a entrepris ces dernières années, avec succès, de polir son image pour mieux passer auprès de l'opinion.
Depuis qu'une équipe de télévision l'a "surpris" en train de dévorer une bande dessinée en attendant son avion, il s'est présenté comme un "otaku" parmi des millions d'autres, fana de bande dessinée et de culture "pop" (mode, jeux vidéo, musique populaire).
Hier, à l’initiative de Flo B, c’était soirée entre FAF, comprenez Femmes Au Foyer (merci à Ariane pour l'inspiration de l'acronyme). L’idée initiale était de faire rentrer nos maris tôt pour nous permettre de sortir (la majorité étant mère de famille). Perso, si Stan rentre tôt du boulot (ce qui n’arrive ((presque)) jamais), je préfère profiter de la soirée avec lui. J’avais donc prévu un baby sitter. Bien m’en a pris car Stan était finalement en déplacement ces derniers jours en Thaïlande.
Cette soirée à été l’occasion de découvrir une nouvelle Izakaya, dans le quartier de Shibuya. Spécialisé dans la cuisine d’Okinawa, le teyandei, se révéla un très bon choix tant sur la qualité gustative que sur le coût de l’addition.
La carte étant exclusivement en Japonais, les serveurs, forts sympathiques nous ont recommandés le party menu, une succession de petits plats. Double avantage : il y en a pour tous les goûts et il n’y a plus besoin de se creuser les méninges pour déchiffrer la carte.
Parmi les plats, nous avons pu goûter :
Roulé de jambon cru à Okura,
toast à la pomme de terre et omelette farcie à l’anguille
Salade sauce samouraï (avec une belle mise en scène des serveurs pour finaliser la sauce devant nos yeux)
Sashimi de « poisson blanc » dixit
Tempura de crevette en sauce blanche, boulette de poulet et beignet de patate douce,
Porc en daube japonaise
Pour conclure, riz nappé d’œuf battu et petits légumes et, une fois n’est pas coutume, le menu comportait même un dessert : baguette de pain sucré farcie à la glace…
Le tout pour 2500 Yens (16 euros) sans les boissons, voilà un budget raisonnable pour une soirée très sympathique.
Petite précision, le plus dur de la soirée, fut de trouver l’entrée du resto. Je vous ai déjà parlé de la gestion des adresses à la japonaise ;
le numéro des blocs est en général assez facile à trouver en revanche, les numéros de maison étaient inexistant. Et pour arranger le tout, l’entrée du resto était anonyme. Même pas une pancarte en Japonais. Heureusement, l’immeuble se trouve à l’angle de 4 blocs de numéros différents…..
Par Sophie de Novion,
mercredi 24 septembre 2008 à 11:52 ::Divers
Un an avant notre expatriation, nous avons acheté une maison. Compte tenu des frais de notaire, cela ne valait pas le coup de la revendre. Nous l’avons mise en location. Le loyer, nous permet de rembourser en partie le prêt.
En 2006, je travaillais. J’occupais une fonction commerciale. J’ai fais une belle performance, mon entreprise aussi. Cela m’a valu en 2007 une prime couplée à l’intéressement assez intéressante (tout est relatif bien sûr).
Il y a 2 ans, nous avons ouvert des PERP (plan épargne retraite). C’était la grande mode, cela donnait droit à des réductions d’impôt…..
La semaine dernière, nous recevons notre avis d’imposition pour 2007. La trésorerie nous doit des sous car nous sommes mensualisés et payons par anticipation en fonction des déclarations des années précédentes. Bonne nouvelle ? Et bien, nous étions franchement déçu car voici succinctement les détails.
Loyers + primes etc… nous avons déclaré 8000 euros. (Stan est payé en Yens le prélèvement sur les revenus se fait à la source au Japon)
Dons : montant retenu par l’état ZERO
PERP : montant retenu par l’état ZERO
Nombre de parts : 2,5.
Bilan : imposition au taux forfaitaire minimum de 20%
Article 34 : Taux minimum applicable sauf justification que l’impôt français calculé sur le revenu mondial serait inférieur à celui résultant de l’application de ce taux !!!
Arnaque numéro 2
Cet été, nous avons loué une voiture pour notre séjour en France pendant une semaine. Nous avons fait la réservation par internet.
Après avoir rempli tous les formulaires, le site de réservation nous informe qu’il doit recalculer le montant à payer car nous résidons à l’étranger. Bilan : une augmentation de 15% du prix initial si mes souvenirs sont bons. Nous refaisons les mêmes démarches en donnant l’adresse de mes beaux parents, le prix final est revenu au montant initial…
Bon plan
Terminons sur une note optimiste.
Beaucoup commandent des livres en français sur amazon.fr qui propose la livraison au Japon. Les frais de livraison seraient moins importants en passant par le site canadien. Je n’ai pas vérifié l’info car je n’ai pas envie de créer un compte, à vous de voir….
La nuit de la pleine lune, vers la mi-septembre, les japonais honorent la première pleine lune automnale en la contemplant et en exposant près de la fenêtre, un plateau de boulette de pâte accompagné d’un aliment caractéristique des récoltes d’automne et décoré d'herbes de Pampa. C’est tsukimi. La pleine lune suivante est honorée de la même façon avec des noisettes. Est-ce encore vraiment pratiqué, je l’ignore, cependant, l’année dernière, ma prof de japonais me l’avait mentionné.
Cette fête (non fériée) est suivie de près par l’équinoxe d’automne (shûbun no Hi) qui lui est férié. Comme pour l’équinoxe de printemps, le plat lié à l’évènement est l’O’hagi. On se rend au cimetière pour honorer ses morts et déposer des chrysanthèmes.
Par Sophie de Novion,
dimanche 21 septembre 2008 à 23:09 ::Tokyo au quotidien
Finalement le typhon (taifuu) qui est passé sur Tokyo dans la nuit de vendredi à samedi n’était rien d’autre qu’une bonne averse tropicale qui n’a pas fait de dégât (je précise sur Tokyo, car j’ai vu aux infos des images de glissement de terrain très impressionnant et dévastateur). Il a beaucoup plu (les prévisions donnaient 200mm) mais le vent était tellement raisonnable que je n’ai pas pu prendre de photo de rues jonchées de cadavres de parapluie, comme j’avais pu l’observer l’année dernière. Tant mieux.
Numéro 13 est maintenant loin des côtes japonaises. (en rouge, Tokyo)
C’est un autre élément naturel qui aura marqué notre WE. Un jishin (tremblement de terre) dont l’épicentre se trouvait dans la préfecture de Chiba à 35 km de Tokyo seulement. Fort heureusement, la magnitude était modérée 4,9 mais sa proximité fait que c’est le plus fort tremblement que j’ai ressenti depuis mon arrivée. Comparativement très court par rapport au dernier dont je vous avais parlé, il a quand même provoqué de « drôles » de craquements dans les murs mais aucune chute d’objet. Reverrais-je bientôt ce groupe d’homme qui, la semaine dernière inspectaient avec beaucoup d’attention toutes les fissures des murs porteurs de notre immeuble (neuf !!) ?...
Il est intéressant de noter que si la distance joue sur le ressenti d’un tremblement de terre, ce n’est pas le seul facteur. Ainsi sur la carte ci-dessus (en rouge l’épicentre), les points de couleurs blanc, bleu et vert, indiquent par ordre croissant la force du tremblement à l’endroit du point. Tokyo se trouve à l’ouest de l’épicentre, de l’autre côté de la baie. Shinjuku est sur un point vert alors que nos voisins à l’est comme à l’ouest sont pour certains sur un point bleu. La nature du sol? Mes cours de géol sont un peu loin...
C’est la rentrée (quel scoop !), j’ai donc repris mes cours mensuels de cuisine avec Hiroko.
Pour cette reprise, nous avons utilisé - avec un peu d’avance sur le calendrier - des ingrédients d’automne et notamment toute la série des champignons découverts l’année dernière à la même époque et le saumon d’automne à la caractéristique couleur rouge.
Enoki, Ringi, Maitake
Shimeji, Shiitake
Même les discussions semblaient identiques à l’année passée (le thème principal étant le typhon numéro 13 attendu pour le WE).
Les recettes en revanche, étaient bien nouvelles !
J’ai particulièrement apprécié l’entrée que j’ai proposée le soir même à Stan et qui a bien aimé lui aussi :
Patates douces au citron et aubergines napées de sauce miso et viande.
La cuisson avec les citrons fait ressortir la couleur jaune des patates. Au Japon, les patates douces les plus courantes ont la chair jaune clair et sont moins sucrées que celles que l’on trouve en France (généralement à la chair orange).
Les aubergines sont grillées au four avant d’être nappées de sauce au miso clair ou rouge, avec ou sans viande.
Pour les personnes pressées résidant au Japon, on trouve la sauce au miso toute prête au rayon du tofu.
Ensuite, nous avons mangé un poisson en sauce champignon accompagné de riz parfumé au gingembre.
Pour conclure le repas, une gelée de kanten à la mangue.
Vous retrouverez bientôt les recettes sur notre site rubrique Japon, gastronomie.
Toujours mon rattrapage sur les jours fériés du Japon, bien qu’ici, il ne s’agisse pas à proprement parler de jours fériés mais plutôt de jours offerts par l’employeur ou d’incitation à prendre des congés ces jours là.
O Bon désigne une période de quatre jours, généralement du 13 au 16 août, pendant laquelle on se remémore et on remercie les ancêtres de leurs sacrifices. Cette fête a lieu durant le mois des fantômes, la seule période où les morts peuvent retourner sur Terre. Pour guider les âmes des morts pendant la journée, des lanternes sont allumées devant chaque maison.
Certaines lanternes peuvent être extrêmement élaborées, faites pour l'occasion.
Le dernier soir, un “feu d’accompagnement” guide les âmes des ancêtres vers l’autre monde. Il s’agit souvent de Toro Nagashi des petites lanternes carrées de papier déposées sur l’eau. Une petite bougie est allumée à l'intérieur de la lanterne qui flottera ensuite sur la rivière ou la mer.
Dans de nombreuses villes, des cérémonies collectives sont organisées. A Kyoto notamment, la montagne s’enflamme pour former des motifs (bateau, tori et des kanjis : grand, miracle, doctrine). Ici, le célèbre daimonji yaki à Kyoto (le kanji de grand).
O Bon est aussi l’occasion de retourner dans son pays natal pour se retrouver en famille. Alors que les enfants ne pensent qu’à s’amuser, notamment avec des feux d’artifices, les parents profitent de ces petites vacances pour éliminer le stress de la vie quotidienne. De nos jours, la presque totalité des compagnies japonaises accordent quelques jours de congés pour O Bon.
C’est pendant l’ère Edo que l’idée de prendre des vacances pendant O Bon trouve ces origines : “si le monde spirituel a le droit à une trêve, pourquoi pas nous autres, mortels ? ”. Ces trois jours furent longtemps les seuls jours fériés de l'année.
Par Sophie de Novion,
lundi 15 septembre 2008 à 14:05 ::Au delà de Tokyo
Shimoda est aussi connue pour ses plages de sable fin (assez rare au Japon, sauf peut être du côté d’Okinawa ?). Nous avons pu faire « trempette » dans le Pacifique.
Cette fois encore le temps était nébuleux, ce qui ne m’a pas empêché de prendre des coups de soleil (soupir….).
Nous avons ensuite pris le téléphérique qui se trouve à la sortie de la gare pour monter en haut du mont Nesugata.
Par temps clair on peut admirer la vue dégagée assez remarquable.
Nous avons surtout profité du magnifique jardin
et du temple Aizendo qui abrite un Bouddha de l’époque Kamakura. 150 statues de jizô y contemplent la baie.
Par Sophie de Novion,
dimanche 14 septembre 2008 à 13:51 ::Au delà de Tokyo
Shimoda est une ville portuaire située à l'extrémité sud de la péninsule d'Izu.
La ville est célèbre pour avoir été un des deux ports ouverts aux étrangers par la Convention de Kanagawa signée en 1854 sous la férule du commodore Matthew Perry.
La convention permettait aux navires noirs (en japonais kurofune) de s'arrêter et d'obtenir vivres et charbon dans le port. Ce terme était donné aux navires occidentaux entre les XVe et XIXe siècles du fait de la couleur de la coque badigeonnée au goudron de bois et, peut-être, à la fumée émise par la chaudière fonctionnant au charbon des navires américains.
Le trajet dure 2h45 depuis Tokyo ou Shinjuku. A l’aller, nous avions choisi un train super view (fenêtres jusqu’au toit). Alexandre a beaucoup apprécié le compartiment réservé aux jeunes voyageurs.
La première chose que nous ayons remarquée à la sortie de la gare : des panneaux de mise en garde :
Après avoir longé le port, sommes allés admirer la vue depuis le parc (à visiter en juin lorsque les hortensias sont en fleur) qui domine la baie à flanc de colline.
En chemin, nous avons découvert des maisons typiques aux murs namako-kabe (carreau d’ardoise en losange, jointés au plâtre).
Le temps étant très brumeux la vue n’était pas exceptionnelle.
Comme souvent au Japon, la ville en elle-même était très moche. Nous avons cependant découvert une petite ruelle en bordure de ruisseau assez sympathique à la tombée de la nuit.
Au Japon, le nombre de centenaires a été estimé à 36.276 pour le mois de septembre, soit une augmentation de près de 4.000 depuis l'an passé. Les femmes représentent 86% des centenaires japonais.
Le gouvernement a envoyé une carte de félicitations à chacun des centenaires. Parmi eux, Tomoji Tanabe, 113 ans cette semaine, présenté au Japon comme le plus vieil homme du monde.
Le troisième lundi de septembre est un jour férié au Japon. On y célèbre les personnes âgées. Cette fête instaurée en 1951 s’appelait à l’origine Toshiyori no Hi (le jour des personnes âgées). En 1966, elle a pris son nom actuel Keiro no hi qui signifie la journée du respect aux personnes âgées…
Ce WE c’est aussi matsuri dans notre quartier. Je vous en avais parlé l’année dernière.
J’avais même promis une vidéo, mais là, il va falloir attendre encore un peu.
Non que nous soyons blasés par ces fêtes, il faut quand même bien avouer que c’est un peu toujours la même chose. Nous avons assisté en mai dernier à un grand matsuri dans les environs de Tokyo, alors pour ce WE prolongé, nous allons snober le matsuri et nous évader de Tokyo.
L’autre jour je me baladais dans les allées du Lowson store (magasin d’alimentation où la majorité des articles sont à 100 yens) et j’arrive au rayon « clef en main ». Sauce à spaghetti, assaisonnement à shirashi etc… tout est prêt, il n’y a qu’à réchauffer et verser. Idéal pour les gens pressés ou paresseux. Généralement je ne m’attarde pas trop par là préférant faire les choses moi-même, mais une fois n’est pas coutume, au nom de la découverte culinaire du pays, je m’y suis attardée. Je suis tombée sur ça :
Visiblement une préparation à verser sur du riz avant de gratiner ?
Stan qui mange tous les midis à l’extérieur, en a marre du riz, c’est alors que m’est venue l’idée d’utiliser ce produit non pas avec du riz mais avec des pates.
Et c’est ainsi que j’ai réalisé mon premier gratin de pates.
Bon ce n’était pas hautement gastronomique mais ça s’est laissé manger. Reste à essayer avec du riz….
Comme l’expo a lieu dans un magasin, la salle qui lui est consacrée ne permet pas de mettre les œuvres en valeur comme dans une vraie galerie, cependant on peut tout de même bien apprécier le travail des artistes.
DES artistes car, il y avait 3 expo en une.
Celle de Céline Tistchenko, dont voici quelques œuvres à 1, 2, 3, 4 et 6 panneaux, faites votre choix.
Chaque oeuvre a un nom mais je ne les ai pas relevés. J'ai une préference pour la première et l'avant dernière. Et vous?
Etaient également exposées des peintures de Môme Assano, je n’ai pas du tout accroché mais à chacun son style…
Et enfin des verreries de Kazuko Oguri que j’ai beaucoup aimé.
Par Sophie de Novion,
mercredi 10 septembre 2008 à 20:32 ::Bébé à Tokyo
A 20 minutes en poussette de la maison, se trouve le parc central de shinjuku qui fait face à la mairie de Tokyo et au shinjuku park Tower.
S’agissant d’un parc ouvert (c’est à dire gratuit), il n’est pas exceptionnel : pas de composition à la japonaise, pas de fleur et quelques sans abris y ont planté leur bâches bleus pour se faire des abris de fortune. Cependant, l’endroit est arboré ce qui rend la promenade agréable lorsque le soleil tape fort. Une cascade offre un peu de rafraîchissement, on y trouve plusieurs aires de sports et un sanctuaire shinto. A l’une des extrémités du parc, se trouve une aire de jeux pour enfants. J’en avais déjà fait vainement le tour plusieurs fois sans parvenir à trouver l’entrée. J’ai finit par comprendre qu’il suffisait de détacher les chaines qui bloquent l’accès au parc puis de les remettre en place pour pouvoir entrer dans l’aire…
J’y ai donc emmené Alexandre ce mercredi.
Découverte du bac à sable : il a tellement aimé qu’il pleurait quand j’ai voulu l’emmener à la balançoire (il a cependant vite compris qu’il quittait un jeu pour en trouver un autre !).
Une bonne après midi pour petit Al et un repos mérité pour sa maman une fois rentrée à la maison.
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Les normes de sécurités japonaises concernant ce domaine, sont loin d’être aussi drastiques qu’en France. Il paraîtrait que se sont les fabricants eux-mêmes qui les déterminent…
Il n’est pas mignon petit Al ? Profitez-en, je mets rarement des photos de lui sur le blog.
Ok celle là est un peu floue, mais elle me plait bien et puis c’est une photo live prise en plein mouvement de la balançoire bébé.
Et le soir sous la douche, devinez ce qu’il recrachait par le nez ?
Du sable bien sûr.
Pour plus de détail sur le parc rendez vous sur le blog de Tokyo maman, j’y ai posté un billet à ce sujet.
Petit rattrapage...
Je devais cette année vous présenter tous les jours fériés au Japon. M'étant absentée presque un mois, j'ai loupé celui de juillet.
Umi no hi, littéralement le jour de la mer, est une fête récente (instaurée en 1996) qui n'a donc pas (encore) de cérémonie traditionnelle qui lui soit associée. Célébré le 3ème lundi de Juillet, Umi no hi était initialement fêté le 20 juillet, date anniversaire de l'arrivée de l'empereur Meiji dans le port de Yokohama en 1876.
Généralement, les Japonais en profitent pour se rafraîchir à la mer ou à la montagne ou bien pour visiter les nombreux aquariums du pays qui organisent des activités particulières à cette occasion. En effet, l'objectif de cette fête est de sensibiliser les gens à l'importance économique et culturelle de la mer. De nombreuses manifestations en lien avec la mer sont donc organisées ce jour là.
A noter que ce jour férié marque le début des vacances estivales des écoliers japonais. Ces vacances durent 1 mois environ mais ne correspondent pas à un changement d'année scolaire comme c'est le cas chez nous. Au Japon, le calendrier académique débute en avril.
Quand l'occident rejoint l'orient...
... cela peut donner une expo originale qui ne manquera pas d'intéresser les amateurs de papier washi et d'art en général.
Alexandre étant malade depuis jeudi (grosse fièvre, grosse fatigue) je n'ai pas encore pu m'y rendre moi même ; mais comme l'expo dure jusqu'au 13 septembre, je ne désepère pas d'y aller.
Céline Tistchenko, mère de famille française est diplômée de sciences humaines. Après avoir vécu 4 ans dans le Michigan, elle entame sa quatrième année à Tokyo.
Elle a rapidement découvert l'art japonais et le papier traditionnel Washi, qu'elle utilise harmonieusement dans des compositions abstraites.
Vous aurez des photos dès que j'aurais pu y aller.
A découvrir jusqu'au 13 septembre à ORIGAMI KAIKAN (très beau magasin de papier washi) à Ochanomizu.
Pour vous y rendre, le plan en anglais ici.
Bonjour,
Voici une vidéo que nous avons tournée lors du festival Awa Odori, qui a lieu chaque année à Koenji.
Ma collègue Hayashida san nous a proposé d'y aller avec ses amis ; Koenji est situé près de notre appartement, sur la ligne Maruのuchi. Comme vous le verrez l'ambiance est animée, et Al a particulièrement apprécié...
Voici une petite explication selon Wikipedia - pour information Tokushima est située sur l'île rurale de Shikoku, les shamisens sont des sortes de guitares. "Le festival awa-odori célébré à Tokushima, du 12 au 15 août durant le O-Bon, le festival des Morts, est la célébration la plus animée du Japon.
Les awa-odori (阿波踊り) (littéralement danse d'Awa, du nom de l'ancienne province d'Awa), sont des danses particulières qui saluent l'arrivée annuelle des esprits des ancêtres sur la terre des vivants. Surnommée « danse des fous » en raison du refrain qui dit : « Que tu danses ou non, tu es un fou, alors autant danser », l'awa-odori provient certainement de l'époque où l'alcool de riz était distribué aux citadins de Tokushima lors de l'achèvement d'un château.
Les danseurs marchent et dansent dans les rues de la ville en scandant « Ah! Yatosa! Yatosa! », accompagnés par le sons des shamisens, tambours, cuivres et flûtes. Ils portent des costumes régionaux. Les troupes professionnelles se nomment Ren (連)." (Wikipedia)
Pour plus d’informations, vous trouverez sur le site http://ikjeld.com/features/awa/ des photos et des explications détaillées.