samedi 12 juillet 2008
Histoire de vélo
Par Sophie de Novion, samedi 12 juillet 2008 à 11:15 :: Tokyo au quotidien
Et pourtant :
- pas de piste cyclable : les piétons et les cyclistes se partagent bon gré mal gré le trottoir et les collisions ne sont pas rares
- parking vélo largement insuffisant.
Si vous voyez des petits papillons de papier rouges ou jaunes sur les vélos en stationnement, c’est une amande (ou un avertissement), dans tous les cas, cela signifie que vous ne pouvez pas vous garer là.
Parfois, vous découvrez un immense parking à vélo. Après avoir « tourné » pendant 25 minutes pour trouver une place de libre, le gardien du lieu vient vous dire que vous n’avez pas le macaron vous permettant de vous stationner là : c’est un parking à abonnement.
Et oui, au Japon, les vélos sont « immatriculés ». La démarche se fait à l’achat. Mon vélo étant d’occasion, il faut que je m’adresse à la police pour faire les formalités, j’en ai mal à la tête d’avance. Donc je fais traîner.
L’immatriculation permet de retrouver son vélo en cas de vol ( ?) et d’embarquement par la fourrière. C’est très utile.
Le mois dernier, mon amie N et moi-même nous arrêtons dans un café pour prendre un rafraîchissement. Elle est venue à vélo. Devant le café, tous les vélos ont une contravention, on repère un petit escalier en dessous duquel il y a tout juste la place de mette un vélo et pas d’interdiction de stationner. 20 minutes plus tard en ressortant : plus de vélo. On fait un tour du quartier, des fois qu’il ait juste été déplacé. Rien.
Appel de la fourrière. Rien.
Déclaration de vol.
Un mois plus tard, N reçoit un papier de la fourrière. Ils ont son vélo. Comme il a été déposé 3 jours après la déclaration de vol, elle ne paye pas d’amande. Et comme on est au Japon, le personnel de la fourrière lui lave le vélo et lui regonfle les pneus avant de la laisser partir. Trop fort ces japonais !
