Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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jeudi 24 juillet 2008

Le jeu des 7 erreurs

C'est les vacances. Pour vous occuper l'esprit pendant mon absence (un mois environ), je vous propose un petit jeu.

Même principe qu'en France,
sauf que.... ils ont retourné l'image les coquins!

Je vous laisse réfléchir. Réponse à mon retour fin août.
Croyez moi, ça aurait pu être pire, genre :

mercredi 23 juillet 2008

Cuisine de juin

Encore une fois, je suis en retard sur le calendrier, mais les voici enfin, les recettes du mois de juin. Heureusement, il y a une pause estivale me permettant de combler mon retard.
Ce serait d'autant plus dommage de tarder à vous donner ces recettes que l'entrée en particulier est parfaitement adaptée aux chaleurs de l'été (tout du moins à Tokyo parce qu'en France visiblement ce n'est pas la canicule...).
Nous avons donc préparé en juin une salade de vermicelle à la sauce soja (harusame salada), délicieusement fraîche et qui peut parfaitement prendre la place de plat complet dans un menu,

suivi d'un riz composé (takigumi gohan)

et nous avons terminé le repas avec une gelée de fruits rafraîchissante.

Ces 3 recettes se déclinent à l'infini puis que l'on remplacer à loisir le poulet par des crevettes, du jambon blanc etc... en fonction du goût et des envies du moment. De même pour le dessert, les fruits peuvent varier en fonction des envies, des couleurs etc... Faîtes parler votre imagination.

Comme toujours, vous retrouverez toutes les recettes sur notre site internet rubrique Japon/ gastronomie.

En France vous trouverez facilement les vermicelles harusame dans les rayons épicerie du monde des supermarchés. Contrairement aux idées reçues, les harusames (littéralement pluie de printemps, très d'actualité avec la saison des pluies en juin) ne sont pas des vermicelles de riz mais de fèves de haricot et pomme de terre. Leur couleur est blanche, légèrement transparente alors que les vermicelles de riz, bizarrement sont plutôt jaunâtre. Ils portent un autre nom (mais j'ai pour l'instant un trou de mémoire). A Tokyo, Harusame est généralement indiqué en katakana sur le paquet.

mercredi 16 juillet 2008

Billet culturel : mangas

Cette fois ci ce sont des mangas adaptés au grand écran que je vous propose... Il en faut pour tous les goûts!
Akira de Katsushiro Otomo 1988

  • Synopsis : Dans un Neo-Tokyo post atomique, Kaneda et sa bande vivent la nuit et disputent leur territoire à la bande des Clowns. Tetsuo, un ami de Kaneda, est victime d'un étrange accident lors d'une poursuite à moto. Evacué par des militaires, il sert alors de cobaye à des expériences qui éveillent en lui un pouvoir psychique qui dépasse sa conscience. Il est victime du projet AKIRA...
  • Mon avis : Il doit falloir aimer le manga pour apprécier….

Ghost in the shell d'Oshii Mamoru, 1995

  • Synopsis : Le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations déontologiques. Le jour où sa section retrouve la trace du 'Puppet Master', un hacker mystérieux et légendaire elle se met en tête de pénétrer son 'ghost' dans l'espoir d'y trouver les réponses à ses propres questions existentielles...
  • Mon avis : Je suis bien rentrée dans l'histoire mais j'ai été déçue par les dessins des personnages, semblables à ceux des dessins animés du mercredi après midi.

Retrouvez d'autres synopsis sur notre site.

lundi 14 juillet 2008

sucre brun?

Nouveau Kit kat
Voilà un bout de temps qu'il est sorti mais comme je suis obligée de le conserver dans le frigo pour qu'il ne fonde pas, je ne pense ni à le manger (ce n'est pas une perte) ni à le mettre sur le blog.

Au dessin sur l'emballage on dirait du sucre roux. Je reconnais un goût et une odeur que je n'arrive cependant pas à déterminer. Pas terrible en tout cas. Je ne le recommande pas.

Rretrouvez toute la série ici.

dimanche 13 juillet 2008

Poulpe farci...

.... on l'a goûté!

Caoutchouteux mais pas mauvais. Bon appétit!

samedi 12 juillet 2008

Histoire de vélo

Les transports en commun étant bondés, on s’attendrait à ce que le vélo soit mis à l’honneur.
Et pourtant :

  • pas de piste cyclable : les piétons et les cyclistes se partagent bon gré mal gré le trottoir et les collisions ne sont pas rares
  • parking vélo largement insuffisant.

    Si vous voyez des petits papillons de papier rouges ou jaunes sur les vélos en stationnement, c’est une amande (ou un avertissement), dans tous les cas, cela signifie que vous ne pouvez pas vous garer là.

    Parfois, vous découvrez un immense parking à vélo. Après avoir « tourné » pendant 25 minutes pour trouver une place de libre, le gardien du lieu vient vous dire que vous n’avez pas le macaron vous permettant de vous stationner là : c’est un parking à abonnement.

Conclusion j’utilise beaucoup moins mon vélo que je ne le pensais. Je repère d’abord les lieux pour savoir si je peux me garer quelque part (mission impossible si on est près d’une gare). Hors de question de l’abandonner, surtout que je n’ai pas fait le changement de propriétaire.

Et oui, au Japon, les vélos sont « immatriculés ». La démarche se fait à l’achat. Mon vélo étant d’occasion, il faut que je m’adresse à la police pour faire les formalités, j’en ai mal à la tête d’avance. Donc je fais traîner.
L’immatriculation permet de retrouver son vélo en cas de vol ( ?) et d’embarquement par la fourrière. C’est très utile.

Le mois dernier, mon amie N et moi-même nous arrêtons dans un café pour prendre un rafraîchissement. Elle est venue à vélo. Devant le café, tous les vélos ont une contravention, on repère un petit escalier en dessous duquel il y a tout juste la place de mette un vélo et pas d’interdiction de stationner. 20 minutes plus tard en ressortant : plus de vélo. On fait un tour du quartier, des fois qu’il ait juste été déplacé. Rien.
Appel de la fourrière. Rien.
Déclaration de vol.
Un mois plus tard, N reçoit un papier de la fourrière. Ils ont son vélo. Comme il a été déposé 3 jours après la déclaration de vol, elle ne paye pas d’amande. Et comme on est au Japon, le personnel de la fourrière lui lave le vélo et lui regonfle les pneus avant de la laisser partir. Trop fort ces japonais !

jeudi 10 juillet 2008

Expériences culinaires

J’ai voulu tester de nouveaux produits : cela fait déjà 18 mois que nous sommes à Tokyo, la moitié de notre séjour et pourtant, il nous reste tant de choses à découvrir !
Alors je me suis lancée et j’ai commencé par quelque chose de très simple.
Voici le paquet :

Retourné, on y lit au dos les instructions.

  • Mélanger la poudre avec 75 cc d’eau
  • Malaxer
  • Faire des boules de 10g environ
  • Faire bouillir 1 à 2 min
  • Passer sous l’eau froide.
Pas besoin de savoir lire le japonais finalement…
Voici le résultat avant et après cuisson.

Et le goût ? Franchement pas terrible. Cela doit être une sorte de mochi. Insipide, collant à l’extérieur et surement pas assez cuit à l’intérieur. A consommer à grand renfort de sauce sucrée. En l’occurrence, j’avais du sirop d’érable ; là, ça devient acceptable.
En tout cas on arrive à porter l’aliment à notre bouche. Ce qui n’est pas encore le cas de ça :

Cadeau de la nounou d’Alexandre. Elle m’explique que c’est du poulpe farci au riz. Heureusement, internet vous épargne l’odeur. Je suis sûre que ce n’est pas mauvais mais je n’ai pas encore réussi (2 jours après l’avoir reçu) à en mettre un morceau dans la bouche. Mais ce soir Stan devrait rentrer pas trop tard, alors peut être….

Combien de temps cela se garde t-il ???

mercredi 9 juillet 2008

Romans

En complément des billets sur le 7ième art et plus facile à emporter sur la plage, je vous présente aujourd'hui des romans japonais.
  • Les dunes de Tottori de Nishimura Kyōtarō (1982)

Pour éponger une partie de son déficit, la Compagnie nationale des chemins de fer japonais organise des excursions surprises d’un WE dites «train du Mystère». Personne n’en connait la destination, cette interrogation constituant un des attraits majeurs de l'affaire. La formule a un tel succès qu'il faut s'inscrire quatre mois à l'avance. Parmi les visites surprises, figure souvent celle des célèbres dunes de Tottori. Mais un jour, les 407 voyageurs du « Train du mystère » sont enlevés par des truands qui exigent... un milliard de yens de rançon.
Les inspecteurs Honda et Totsugawa enquêtent. Parviendront-ils à empêcher l'exécution des otages, à récupérer le convoi disparu et à arrêter les gangsters avant que les parents des voyageurs ne découvrent l'horrible tragédie ? Telles sont les prémices de ce roman d'action, mais surtout de déduction, que nous propose l'un des plus grands maîtres du policier japonais.

J’aime bien les romans policiers en général et je n’ai eu aucun problème à rentrer dans l’histoire qui illustre de façon délectable la passion des japonais pour leur compagnie de chemin de fer, et la rigueur et le respect tout japonais des horaires.

  • Kyoto de Yasunari Kawabata (1962)

Histoire de deux jumelles, très tôt orphelines, qui ont été élevées séparément. Elles ne se retrouvent qu'une fois devenuesjeunes filles. Mais elles ont été formées par des milieux à ce point différents que, d'elles-mêmes, elles décident de ne plus se revoir.
Au-delà de ce thème très simple, c'est tout le drame du Japon moderne qui est le sujet de Kyôto : l'européanisation puis, après Hiroshima, l'américanisation accélérée d'une société qui avait jusqu'alors vécu sur des bases sociales, culturelles et morales entièrement autres.

Ce roman sobre et pur plaira aux amoureux de l’entente entre l’homme et la nature mais ennuiera ceux en attente d’action : « écrit en 1962, Kyoto est sans doute l’ouvre qui exprime le plus profondément le déchirement métaphysique et psychologique de l’écrivain japonais ».

lundi 7 juillet 2008

Un vélo, ça change la vie

Un vélo, ça change la vie ;
un vélo diminue les distances ;
un vélo fait gagner du temps.

Depuis que j’ai mon vélo japonais (avec béquille et antivol intégré), la corvée d’achat de couches et lait en poudre s’est transformée en balade.
Depuis que j’ai mon vélo, j’ai découvert des petits temples, des parcs ombragés, des commerces cachés… Tout plein d’endroits qui n’offrent pas suffisamment d’intérêt pour figurer dans un guide et qui de la maison étaient trop loin pour être découverts au cours d’une promenade... mais qui tout à coup deviennent accessible facilement à vélo.

Ma première balade, en avril dernier, m’a menée jusqu’à un sanctuaire dans le quartier de Nakano. J’ai observé pour la première fois que les yeux de certaines statues étaient polis, leur donnant un reflet « vivant ».

J’ai découvert, que certaines statues de pierre étaient peintes.

J’ai découvert l’énorme attribut masculin de ces statues que l’on rencontre pourtant très souvent.

Un sac côté droit, un pot côté gauche, de quel Dieu s'agit-il?

samedi 5 juillet 2008

JR

La réponse au quizz de la semaine dernière.
Pour rappel :

De quoi s'agit-il?

Alors il ne s'agit pas de sonneries de téléphone portable quoi que je n'ai aucun doute sur le fait qu'elles aient été adaptées à cette usage, il ne s'agit pas non plus des mélodies que l'on peut entendre aux passages piétons pour guider les aveugles, ni de celles indiquant aux enfants qu'il est l'heure de rentrer à la maison, ni des musiques d'ascenseurs. Merci à Philippe38 pour son imagination débordante!

Il s'agissait d'un petit clin d'oeil à tous les usagers du JR, le train japonais. C'est en effet, les petites musiques que l'on entend lorsque les portes des rames s'ouvrent et se ferment. Elles varient en fonction de la ligne et de la station.

Je vous propose pour conclure, cette vidéo décalée sur le JR, je ne m'en lasse pas!

J'ignore qui est le type qui apparaît en photo, probablement le créateur de la vidéo qui doit être un accro du film "electric dreams" (en français : La belle et l'ordinateur 1984).

vendredi 4 juillet 2008

Shinbun

Le Japon renforce son système d'alerte précoce des séismes et tsunamis : l'Agence nationale de météorologie japonaise va disposer prochainement d'un lot supplémentaire de détecteurs de séismes et de tsunamis, qui seront plongés en mer au large de l'archipel pour renforcer les outils d'alerte anticipée.

Le sumo atteint à son tour par la crise mondiale du pétrole : le numéro un du sumo, le Mongol Asashoryu, a réclamé une augmentation du salaire des lutteurs, pour la première fois depuis sept ans, en citant la crise mondiale du prix des carburants, a rapporté un quotidien japonais.

Le Japon vante ses atouts sur YouTube pour attirer les touristes étrangers : l'Organisme National du Tourisme Japonais (JNTO) a ouvert une chaîne de vidéos sur la plate-forme de partage de contenus multimédia YouTube (groupe Google) pour promouvoir l'archipel.

Découpe de baleine au programme des écoliers japonais : très contestée à l'étranger, la chasse à la baleine est une tradition transmise aux nouvelles générations au Japon. Des écoliers assistent régulièrement au dépeçage d'une baleine, chassée en mer la veille. Ils sont invités à prendre des notes et à faire des croquis pendant la découpe du mammifère.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici

Un parapluie pour......

La question était : à quoi ça sert?

Vous avez été nombreux à trouver la bonne réponse, y compris parmi les non résidents au Japon, preuve que l'esprit du blog vous imprègne (?) ou juste un bon sens de l'observation. Voici la réponse

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Il s'agissait d'un parapluie pour chien, typiquement japonais!!

jeudi 3 juillet 2008

7ième art (2)

Je poursuis la série "billet culturel de l'été" avec 2 nouveaux films :
Kaosu de Hideo Katana 1999

  • Synopsis : Un homme se retrouve complice d'un faux kidnapping, celui de la femme d'un riche homme d'affaires qu'elle met elle-même en place. Elle se laisse cloitrer dans sa maison, tandis qu'il envoie la demande de rançon. Mais lorsqu'il rentre chez lui au soir, il retrouve la femme morte, son cadavre allongé sur le sol...
  • Mon avis : Un thriller tout en suspens qui n'a rien à envier à Hitchcock

Blood and bones de Yoichi Sai, 2005
avec Kitano

  • Synopsis : En 1923, un jeune paysan coréen, quitte son île natale et débarque à Osaka. Son obsession : faire fortune. Le film retrace le parcours de cet être à la limite de l’humain dont les actions et réactions imprévisibles vont détruire sa famille
  • Mon avis : Kiatano incarne le rôle à la perfection mais le film ne fait que ressasser la même violence complaisante. L'absence de sens et de synthétisme, la durée trop longue plombe ce film.

Retrouver d’autres synopsis sur notre site.

mardi 1 juillet 2008

Tsuyu : les gadgets

Comme promis, le billet sur (une partie) des gadgets que l’on trouve au Japon pour surmonter la saison des pluies.

Il y a bien sûr les parapluies et tout ce qui tourne autour.

Commençons par ce parapluie qui résiste au vent (l'air circule grâce à l'ingénieux système de double toit):


Ensuite, pour éviter de transformer le sol en pataugeoire : pratique dans le métro par exemple.

En bas, le capuchon se dévisse, permettant de faire la vidange. Trop fort !
Les japonais sont des adeptes du téléphone portable. Il est donc fréquent de croiser des cyclistes en pleine conversation téléphonique « au guidon ». Mais quand il pleut, il ne leur reste plus de main pour porter le parapluie. Heureusement :

La photo suivante permet d’apprécier le sens pratique des japonais (qui n’est pas toujours évident) : L’eau récupérée par le porte parapluie alimente le gazon…

Passons maintenant à la protection des pieds.
Qui nous viennent du pays d’Oz (Australie), les Crocs, qui se déclinent dans une gamme de couleurs presque infinie.

Et pour celles qui trouvent que ce n’est pas très féminin, quelques modèles plus gracieux :

Et des pins pour customiser le tout :

Pour assortir à son téléphone portable : le croc porte-téléphone…

Les femmes japonaises plébiscitent plutôt les grandes bottes dont voici un maigre aperçu :

Enfin, si malgré toutes ces précautions, vous êtes quand même mouillé, vous n’avez plus qu’à sortir de votre sac, une petite serviette éponge. En fait, ces petites serviettes sont présentes toute l’année dans les sacs, quand il pleut ou qu’il fait très chaud pour s’éponger et d’une manière générale pour se sécher les mains dans les toilettes publiques (pas de papier, ni soufflerie en général). Là encore, les japonais sont épatants ; jugez par vous-mêmes ces serviettes éponges :

Appétissant non? Retrouvez sur le blog de Baiya, d’autres photos et un article très inattendu sur le métier de « sommelier des serviettes » !!!

Pour conclure, à quoi cela vous fait-il penser?