Evénement très attendu, l’ouverture d’une nouvelle ligne de métro sur le réseau Tokyo metro. La ligne Fukutoshin a été ouverte au public le 14 juin dernier, venant s’ajouter aux 8 autres lignes de la compagnie et portant à 13 le nombre total de ligne de métro. (je ne parle pas des innombrables lignes de « RER ») dont voici un apercu partiel.

Qu’est ce que cela va changer pour nous ?
Au début, je pensais : pas grand-chose.
En effet, cette ligne sert surtout à désengorger la ligneYurakucho : leurs 9 premières stations sont communes (en haut en marron).

Sur les 16 stations de la nouvelle ligne, seules 3 ont été créées.
En fait, cela va permettre de faire des économies de temps et d’argent.

Le réseau de transport public de Tokyo à la particularité de ne pas être géré par une seule compagnie mais par une multitude de compagnies différentes, la majorité privée. De nombreux « dépato » grands magasins style le printemps, possèdent leur propre ligne du même nom. Ainsi, il existe la ligne seibu à ikebukuro, la ligne Keio à Shinjuku, les lignes Tokyu, keiyo etc…

Qui dit changement de compagnie, dit changement de tarif. Si le tarif augmente avec le nombre de stations, il existe un prix de départ identique pour les 3 ou 5 premières stations : que l’on parcourt 1, 2 ou 5 stations, on paiera le même tarif (qui sera variable d’une compagnie à l’autre).

Ainsi, pour aller à Shibuya, je prenais d’abord la ligne Marunouchi (tokyo métro) jusqu’à shinjuku : 1 station 160 Y. Là je changeais pour prendre la ligne Yamanote (JR) : 3 stations 150Y. Total : 310 yens.
Avec la nouvelle ligne, je reste sur le même réseau, j’ai juste une correspondance. Résultats : 5 stations 160 yens. En plus, comme la ligne est nouvelle, il y a des ascenseurs partout ce qui devrait faciliter les déplacements en poussette. Très appréciable. En fin, la moitié des rames est locale, l’autre moitié fonctionnant en express : depuis ma correspondance à shinjuku san chome, pas d’arrêt jusqu’à shibuya !
Voici la nouvelle carte des métros de tokyo, téléchargeable ici.

Comme dans chaque occasions, spéciales ou non, les japonais dégainent leur appareils photos :

Seul bémol, si les rames ne me paraissent pas toutes neuves, les stations elles sont rutilantes et « puent » le neuf : peinture, plastique, goudron… nez sensibles, prenez garde.