Par Sophie de Novion,
jeudi 29 mai 2008 à 15:06 ::Bébé à Tokyo
Ca a chauffé le WE dernier et pas seulement le thermomètre extérieur : petit Al a eu des poussées de fièvre dépassant les 40 ! Il est donc resté à la maison vendredi. D’autres symptômes étant apparus, nous avons décidé samedi de l’emmener chez le médecin. Habituellement, je vais chez un pédiatre qui est assez loin de la maison mais qui présente le double avantage de parler anglais et de suivre le calendrier vaccinal de la plupart des pays occidentaux dont la France. Ses tarifs sont très élevés et bien sûr, il n’accepte pas la sécu japonaise ; heureusement, nous avons une excellente mutuelle qui prend tout en charge.
Stan voulait qu’on trouve un médecin plus près pour ne pas avoir à courir dès le moindre petit bobo. Nous avons cherché sur un site spécialisé, l’adresse de médecins japonais parlant anglais. Après avoir éliminé ceux qui refusent de s’occuper de bébé, nous en avons sélectionné un. Tout compte fait, il n’était pas si près de la maison mais le site annonçait « daily conversation » ce qui suppose un bon niveau.
Bon, bien sûr, la réception était en japonais, sans surprise…. Et se serait mentir que de dire que je fus surprise de découvrir que le médecin lui-même ne parlait pas plus de 4 mots d’anglais. Il a réussi à nous dire qu’Al devait boire de la « sport drink ». Voilà ses seuls mots en anglais. Pour le reste, s’est Stan qui a géré tant bien que mal le déroulement de la visite.
Ordonnance en japonais : des petits sachets remplis de poudre dont on ignore tout. Au japon, les médicaments sont délivrés par le médecin. Il donne la juste quantité. Il n’y a donc pas de boîte avec de longues notices explicatives (de toute façon, ça ne nous aurait pas beaucoup servi en japonais !). Le médecin ne nous a rien donné pour la fièvre, nous avons donc continué à lui donner le doliprane ramené de France.
C’est ça aussi le japon : un pays de pointe mais où on ne traite pas la douleur et où le confort du malade, on s’en fiche pas mal. Nous ramenons donc à chaque séjour en France du paracétamol et autre ibuprofène… D’ailleurs ce que je redoute le plus au japon, outre les tremblements de terre s’est de devoir être hospitalisée…
Celui qui sera content de cette aventure, c’est notre mutuelle : avec la sécu japonaise, la consultation était gratuite (nous disposons d'une demie douzaine de bons pour Alexandre nous donnant droit à des consultations), nous n’avons payé que 1'300 yens pour les médicaments.
Notre pédiatre habituel prend 16 000 yens la consultation et le tarif des vaccins atteint des sommets (62 000 yens la visite pour les rappels de vaccination, glups !)
Roppongi Hills s’illustre par la tour Mori, haute de 54 étages.
Le complexe désigné « la ville dans la ville » compte pas moins de 200 restaurants et cafés. Chaque jour 100 000 personnes y viennent en visites (300 000 les jours de WE).
On y trouve aussi le Grand Hyatt Tokyo, dont la suite avec vue sur le Mont fuji avoisine les 230 000 yens la nuit. A ce prix, souhaitons aux clients que la vue soit dégagée !
Au pied de la tour Mori, se trouve le complexe de cinéma Toho dont certaines séances sont ouvertes aux parents accompagnés de très jeunes enfants (lumières tamisées, sons doux et le droit à bébé de pleurer !) .
En haut de la tour se trouve le musée Mori.
Plus loin, on découvre le tout nouveau complexe Tokyo Midtown achevé en Mars 2007 pour une somme faramineuse de 3 milliards de dollars. Ce complexe regroupe 569 000 mètres carrés de bureaux, appartements, magasins ainsi que le plus haut building de Tokyo (248m).
Outre les 132 restaurants et luxueuses boutiques, "Tokyo Midtown" héberge le premier Ritz-Carlton de la capitale, ainsi que le nouvel emplacement du musée contemporain Suntory et le premier haut lieu exclusivement consacré au design de Tokyo, le "21_21" conçu par la star de la mode japonaise, Issey Miyake et le non moins célèbre architecte Tadao Ando.
En face, un parc offre un peu de verdure et des formes étranges .
Autrefois surtout connu pour ses boîtes de nuit et bars à hôtesse, Roppongi est devenu un quartier incontournable pour qui s’intéresse à l’Art. C’est au cœur de ce quartier d’affaire que Tokyo s’est doté d’un ensemble artistique avec le Mori Art Museum, le Centre national d’Art et le Suntory Museum of Art. Si vous recherchez du « Japon authentique », évitez ce quartier. Ici, tout n’est que luxe et modernité. Nous y sommes allés cet hiver (pas de feuilles aux arbres sur les photos).
Centre national de l’art : Doté d'une immense façade en verre "high tech" et d'une superficie d'exposition de 14.000 m2, la principale originalité de ce musée est due à l'absence de collection permanente, ce qui fait de lui le plus grand centre d'art mondial d'expositions temporaires, selon son architecte.
Hello Kitty : alors que le gouvernement a lancé une campagne pour développer le tourisme, le personnage Hello Kitty a été nommé ambassadrice officielle du tourisme.
Une horloge intelligente : NHK (groupe audiovisuel public) et Citizen ont dévoilé mardi une horloge numérique qui s'illumine et avertit vocalement son propriétaire avant un tremblement de terre potentiellement dévastateur. Ce système de prévention existe depuis de nombreuses années mais était réservé jusqu'à recemment aux entreprises et sites sensibles (hôpitaux etc....). Depuis octobre 2007 tout particulier peut être informé quelques secondes avant un gros tremblement de terre.
Perroquet : un perroquet apprivoisé égaré dans la banlieue de Tokyo a pu regagner son foyer après avoir décliné le nom de son maître et son adresse au vétérinaire qui l'avait recueilli, a annoncé la police.
Par Sophie de Novion,
mercredi 21 mai 2008 à 09:58 ::Shinbun (journal)
Typhon : Le premier vol régulier de l'avion géant Airbus A380 vers Tokyo, qui devait marquer le 30e anniversaire de l'aéroport international de Narita, a été dérouté à cause de pluies diluviennes apportées par un typhon. Importateur de riz malgré lui : même si les agriculteurs japonais produisent suffisamment de riz pour nourrir la population, le pays est obligé d'en importer selon un accord avec l'OMC. Ainsi, des montagnes de riz dorment, depuis des années, dans des silos construits dans la banlieue de Tokyo. La plupart du temps, ces grains repartent sous forme d'aide alimentaire car, sur le marché local, le riz importé ne trouve pas preneur, il ne correspond pas au goût des citoyens nippons. Tendances suicidaires :
Près d'un Japonais sur cinq a sérieusement pensé à se suicider à un moment dans sa vie.
Plus de 30.000 Japonais se donnent la mort chaque année, des hommes dans plus des deux-tiers des cas, et le Japon a l'un des taux de suicide les plus élevés au monde. Le gouvernement s'est donné pour objectif de faire reculer ce taux de 24,2 suicides pour 100.000 habitants en 2006 à 19,4 en 2016.
Le pays a été frappé ces dernières semaines par plusieurs dizaines de suicides au sulfure d'hydrogène, un gaz mortel dont la recette de fabrication circule sur Internet.
La police japonaise a demandé aux fournisseurs d'accès internet de retirer cette recette des pages accessibles sur l'internet, et une association de chaînes de drugstores a demandé à ses membres de stopper les ventes de produits contenant du soufre.
Les japonais utilisent 3 écritures différentes : les hiragana et les katakana qui sont des alphabets syllabiques, et les kanjis qui sont des idéogrammes chinois.
Les kanjis
Au 4ième siècle, les japonais sans système d’écriture, se sont approprié les caractères chinois. Certains caractères ont été pris pour leur sens, d’autres pour leur valeur phonétique : le début des problèmes.
Les prononciations issues du chinois, (lecture par le son), ont donné ce qu'on appelle les prononciations ON, tandis que les prononciations issues du japonais, (lecture par le sens) sont appelées KUN .
Pour corser les choses, il peut exister plus d'une lecture ON, suivant l'époque à laquelle elle fut introduite au Japon (le chinois ayant évolué), ou encore suivant la région de Chine d'où elle est venue. De même, il existe plusieurs lectures KUN. Dans certains cas, on dénombre 20 lectures différentes pour un même kanji…
Illustration pour ce kanji de première année :
Prononciation ON : shô ou jô, prononciation kun : ué, uwa, kami, a, noba.
Les hiraganas
Les hiraganas, comme les katakanas, ont été formés par inspiration d'un kanji de même son : ce sont donc des formes simplifiées de caractères chinois. Ils auraient été inventés par les femmes.
Ils permettent d’écrire les mots japonais auxquels ne correspond aucun kanji, telles que les particules grammaticales, les suffixes, les terminaisons grammaticales. Ils servent également à indiquer la phonétique d’un kanji peu connu.
Il existe 46 hiraganas de base auxquels peuvent s'ajouter des doubles traits ou des petits ronds.
Exemple : TE" se prononce DE, ou encore HA° se prononce PA.
Il existe également des associations d'hiragana pour former les syllabes supplémentaires : SHI + ya se prononce SHA ou RI + yo se prononce RYO.
Les voyelles doubles :
hâ s'écrit haa,
hî s'écrit hii,
hû s'écrit huu,
hê s'écrit hei,
hô s'écrit hou
Les consommes doubles : pour doubler une consomme, on lui fait précéder un petit "tsu" つ.
Les katakanas :
Ils sont utilisés dans le système d'écriture japonais pour les mots et noms étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Ils peuvent également servir à mettre en valeur dans un texte des mots qui s'écrivent normalement en kanjis ou en hiraganas.
Illustration avec mon nom :
ソフィ (sofi)
デノビオン (dé nobion) Le V n'existe pas
La construction de cet alphabet est le même que celui des hiraganas. Il existe 46 caractères de bases, auxquels viennent s’ajouter 18 autres correspondant à des sons qui n’existent pas dans la langue japonaise.
Appréciez le subtil de ces quelques caractères :
N : ン et SO : ソ
SHI : シ et TSU : ツ
KU : ク et KE : ケ
ME : メ et NA : ナ
Soyez attentif, ce ne sont pas les mêmes!
Retour à Ueno avec tante B la semaine dernière pour découvrir les temples et sanctuaires que renferme le parc.
Nous avons commencé par le petit sanctuaire dédié à Inari, le renard protecteur des récoltes.
Juste à côté se trouve le sanctuaire Gojo tenjinsha suivi de près par un monticule en haut duquel s’élève cette statue :
Ensuite, à voir absolument, le sanctuaire Tôshôgû, classé trésor national (entrée 200 Y). Comme à Nikkô, il est dédié à Ieyasu Tokugawa, le fondateur du shôgunat des Tokugawa, l'homme qui a élevé Tokyo (à l'époque Edo) au rang de capitale politique.
On y accède par une allée bordée de lanternes de pierre et de bronze (en photo ici sur le blog). Le style architectural de ce sanctuaire est appelé «gongen-zukuri». La porte d’entrée est ornée de dragons qui vont parait-il boire la nuit venue dans l’étang du parc. Nombreux murs peints et laqués à découvrir à l’intérieur (les photos sont interdites).
Toujours dans le parc, une des nombreuses cloches qu'affectionnent les japonais. Le son émis par celle ci est classé!
A voir également : Le Kiyomizu Kannondo, une prochaine fois.
Une caméra de reconnaissance : Une société japonaise a mis au point une camera dotée d’un système de reconnaissance visuelle ultra performant capable de déterminer non seulement l’âge, mais également le sexe de la personne à identifier.
Pavot interdit : Une municipalité japonaise hôte d'un festival d'horticulture a été contrainte de détruire des milliers de fleurs, un policier s'étant aperçu qu'il s'agissait de plants de pavot. Belle et écolo : Le fabricant de lingerie Triumph, a comme chaque année, présenté son nouveau modèle de sous-vêtement innovant :
Le soutien-gorge est équipé d'un panneau solaire capable de recharger des appareils (type téléphone portable) et d'alimenter un petit écran lumineux incorporé. De plus, il dispose d'une poche en plastique capable d'accueillir une boisson, limitant ainsi la quantité de bouteilles en plastique utilisées...
Pas terrible....
L’année dernière, j’avais vu à la TV un soutien gorge convertible en sac à provision. Etait-ce déjà Triumph ?
Par Sophie de Novion,
mardi 13 mai 2008 à 16:01 ::Au delà de Tokyo
Ce WE nous avons accompagné tante B à Nikkô. Nous nous sommes équipés pour affronter les nombreuses marches qui nous attendaient.
Nous avions prévu qu’il y ferait plus froid qu’à Tokyo mais nous n’avions pas anticipé une chute des températures de 10 degrés sur l’ensemble de la région. Nous avons donc écourté d’un jour notre « long» WE et nous sommes contentés de visiter les temples et sanctuaires édifiés à la gloire de Ieyasu Tokugawa, fondateur du shogunat Tokugawa.
Nous avons commencé par le rin nô-ji et son hall aux trois Bouddha (sambutsu-dô). Les 3 statues en bois doré hautes de 8 mètres sont très impressionnantes, on circule à leurs pieds pour ainsi dire, mais les photos sont interdites…
Ensuite passage devant la pagode à 5 étages, déjà montrée dans ce blog, pour rejoindre le Tôshô-gû, mausolée sanctuaire le plus connu de Nikkô. Piliers, linteaux, tout est sculpté, orné, et peint de couleurs vives.
Porte Omotemone vue de dos avec des sculptures de Karajishi (lion) donne accès aux trois magasins sacrés (sanjinko) dont l’un possède des reliefs représentant des éléphants :
Passage sous le premier torii en bronze du Japon haut de 6m (karadou Torii).
Pour accéder à la pagode qui renferme les cendres de Ieyasu (207 marches à gravir)
il faut au préalable passer une porte sculptée d’un chat gris endormi.
Contrairement à l’adage français « quand le chat dort, les souris dansent », le sommeil du chat ici annonce que les rongeurs ont été chassés de l’enceinte sacrée. Au dos de la porte, une autre sculpture représente un moineau. Celui-ci doit être mangé au réveil du chat, or chat et moineau coexistent, signifiant que le chaos fait place à une société de paix.
Nous nous sommes ensuite rendus au sanctuaire Futarasan et au mausolée Daiyûin. Quelques photos des alentours :
Nos souvenirs de Nikkô : des emas. Ceux qui sont déjà allés à Nikkô reconnaîtront la trinité simiesque, le chat qui dort et le dragon gémissant.
Pour en savoir plus :
Un site en français,
un site très complet en anglais,
des photos.
Pour y aller : à 2 heures de Tokyo, Shinkansen au départ de Tokyo ou Ueno jusqu’à Utsunomiya puis JR Nikkô line. Il existe un direct depuis Shinjuku (ligne privée).
Nikkô wo minai uchi wa kekkô to iu na Qui n'a vu Nikkô ne peut dire c'est beau.
Je l'avais déjà cité mais la rubrique n'existait pas encore, alors comme c'est de nouveau à l'ordre du jour....
Le mois dernier, les amis de Chiyoda, proposaient une initiation à l’ikebana. Je m’y suis rendue.
La pratique de l’ikebana nécessite peu d’outils : un récipient, un ciseau
et un pique fleur (kenzan).
Les professeurs appartenaient à l’école sogetsu et nous ont enseigné 2 arrangements que nous avons réalisé en utilisant les mêmes fleurs. La composition s’articule autour de 3 lignes principales (Shin, Soe, Hikae) utilisant 2 végétaux différents.
Les tiges vertes et tendres doivent être coupées dans l’eau pour éviter la formation de bulle d’air privant les fleurs d’eau. 1ère composition : le style basique :
1ère étape mesures : soit A la longueur du vase et B sa hauteur
2ième étape coupe :
symbole rond (shin) : 1.5 x A+B
Symbole carré (soe) : 0.75 x shin
Symbole triangle (hikae) : entre 0.75 et 0.5 x soe
3ième étape disposition des 3 éléments (vu de profil et d'au dessus)
4ième étape finalisation : on ajoute une troisième variété de plante
2ième composition : le style penché
Les étapes sont les mêmes que précédemment : le shin mesure A+B, les autres éléments sont coupés en conséquence.
La disposition des éléments est la suivante :
Pour cette composition penchée, il est important de bien planter les tiges sur le kenzan. Voici comment procéder :
Plus la tige est lourde ou longue, plus le kenzan devra être lourd. A la fin de la séance, nous avons reçu en cadeau souvenir un petit kenzan. Il ne m’a pas permis de refaire le bouquet à la maison, j’ai donc du innover et surtout m’adapter au poids des tiges. Plus rien à voir avec ce qu’on nous avait appris, mais j’étais plutôt satisfaite du résultat !
Tante B est arrivée à Tokyo mardi.
Aujourd’hui, elle m’a accompagnée à mon cours mensuel de cuisine. Principal sujet de conversation du jour, outre la confection de sushi : la nuit agitée (au sens propre) qu’ont connu les Tokyoïtes. Pas moins de 12 secousses auront perturbés notre sommeil. Les premières ne m’ont pas complètement réveillées, dans un semi « coma » j’avais juste une sensation étrange et désagréable. Mais elles se sont amplifiées et allongées. Le mobile en bambou a eu maintes occasions de se rapeller à nous. Difficile de se rendormir dans ses conditions mais bon, tout va bien, c’est l’essentiel !
La plus puissante secousse a atteint la magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter et le degré "5 inférieur" sur l'échelle sismique japonaise, qui mesure les effets ressentis à la surface. Un séisme d'une telle violence est susceptible d'endommager les routes, les poteaux électriques et les bâtiments les plus fragiles, et de provoquer des chutes d'objets et des bris de vitres.
Heureusement, la secousse a eu lieu au fond de l’océan et non sur la terre ferme. Bonne nouvelle également : pas d’alerte tsunami.
Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit des milliers de tremblements de terre chaque année.
Selon une étude gouvernementale publiée en 2006, un tremblement de terre de magnitude 7,3 qui frapperait Tokyo pourrait faire 4.700 morts, endommager 440.000 bâtiments et laisser des milliers de personnes coincées pendant des heures dans des trains ou des ascenseurs.
Demain, nous partons en WE prolongé à Nikko, pas de billet pendant 3 jours...
Par Sophie de Novion,
mercredi 7 mai 2008 à 10:49 ::Japon Insolite
Des dents de seconde main :dernier recyclage à la mode au Japon : les dentiers.
Chaque année, les Japonais se débarrassent de millions de dentiers. Or, les dentiers, bien qu'usagés, sont un véritable trésor : certaines parties contiennent des métaux précieux comme de l'or, de l'argent ou du palladium. Dans un pays où un quart de la population a atteint les 60 ans, si l'on réunit tous les dentiers, cela représente une certaine somme.
L'Association Japonaise du Recyclage des Dentiers possède des centaines de boîtes de dépôt dans les mairies.
Jusqu'à présent 18 millions de yen ont pu être récoltés grâce au recyclage de 30 000 dentiers. Si 3,6 millions de dentiers sont recyclés chaque année au Japon, la fortune amassée par ce procédé devrait atteindre les 7 milliards de yen.
Une partie de l'argent ainsi récolté est reversé à l'UNICEF et l'autre aux gouvernements locaux.
Dans le cadre des activités ALF, j’anime un groupe de conversation en français. Le terme groupe est un peu usurpé puisque dans les premiers temps, je n’avais qu’une seule « élève ». Celle-ci est professeur d’ikebana, elle m’a donc expliqué l’ikebana et la philosophie de son école, l’école sogetsu.
L’ikebana est une composition florale traditionnelle de la culture japonaise. Le terme vient de Ikeru : composer et Hana : fleur. Introduit par les moines, l’ikebana s’est développé dans la bourgeoisie puis les femmes y ont eu accès avec l’ouverture du Japon en 1868.
Il existe différentes formes d’ikebana.
Les formes figées telles :
ika (fleur dressée, très complexe)
O kaka notion confucéenne ternaire : le ciel, l’homme, la terre (ten chi jin). Cette base est toujours d’actualité dans les écoles d’aujourd’hui.
Les formes plus libres telle le chabana, une forme très simple, que l’on retrouve à l’intérieur des maisons dans le tokodoma.
Il existe plus de 1000 écoles d’ikebana.
L’école Sogetsu a été fondée en 1927 par Shigatana san alors âgé de 25 ans. Elle repose sur trois concepts :
Idée : ossature
Matière : chair
Savoir faire : l’enveloppe, le mouvement.
Il faut faire preuve d’innovation (sans rechercher la rareté). Les ciseaux sont très utilisés puisqu’il faut éviter la surcharge.
Il existe de nombreux sites parlant d’ikebana. J’en ai sélectionné deux pour vous.
Un site international en anglais, très complet (différentes écoles, matériel, événement ….) ici
Un site japonais consacré à l’école sogetsu (en anglais, recense les évènements au Japon et à l’étranger. ici
Enfin, un blog photo ici.
(fêtes des enfants, fêtes des garçons par opposition au 3 mars (fêtes des filles)
L’élément le plus représentatif de cette journée est la carpe (koi), symbole de bravoure donné aux petits garçons pour qu’ils deviennent aussi courageux et fort qu’elle. On les retrouve un peu partout : dans la cour de la crèche bien sûr,
mais aussi dans les jardins privatifs accrochés à des mats (koi nobori), les magasins.
Il y a toujours au minimum 3 carpes : la plus grande en noir représente le père suivi d’une carpe rouge pour la mère et d’une ou plusieurs autres petites carpes en fonction du nombre de garçons.
De même que pour Hina masturi, les familles aisées installent une estrade à trois niveaux sur laquelle elles placent des poupées à l'image de héros légendaires, une réplique miniature d'armure de samouraï, avec un arc, des flèches, un sabre, un casque (kabuto), une bannière en soie portant les armoiries familiales, etc ...) ainsi que les objets du culte shintô nécessaires pour invoquer les kami de la guerre. Ces éléments décoratifs coutent une véritable fortune.
Comme c’est aussi l’époque de la floraison des iris, cette fleur est très présente pendant la fête. Dans certaines familles, on fait prendre aux garçons un bain parfumé à l’iris. Certaines pâtisseries utilisent même les feuilles comme enrobage (chimaki) et les enfants sont parfois autorisés à boire du saké aromatisé à l’iris. Une autre pâtisserie associée à cette fête est le kashiwa mochi, un mochi enveloppé dans une feuille de chêne.
Sumiko san nous avait offert un ravissant koi nobori l’année dernière. Cette année, Alexandre s’est vu offrir deux jolies petites boîtes contenant de délicieuses gaufrettes.
De mon côté, je lui ai confectionné des carpes et un casque de samouraï (kabuto) en origami.
Le japon est un des pays au monde qui a le plus de jours fériés : pas moins de 15 !
Voici les règles à connaître en rapport avec les jours fériés:
Si un jour férié tombe un dimanche, le jour suivant devient férié.
Un jour entre deux jours fériés (sauf si c’est un dimanche et dans le cas mentionné ci-dessus) devient un jour férié, comme le 4 mai.
Le jour de repos national a été instauré en 1985 afin d’officialisé le « pont » entre le 3 mai (jour de la nature) et le 5 mai (fête des garçons) et favoriser la consommation et l’industrie touristique.
La période comprise entre le 29 avril et le 5 mai compte ainsi 4 jours de congés. C’est pourquoi, la plupart des entreprises, administrations, écoles et universités ferment pendant toute cette période que l’on appelle Golden Week. Pendant la golden week, tous les lieux touristiques sont bondés et les prix flambent : nous voulions aller à Pékin pour l’occasion (et fuire en même temps la foule de touristes japonais) mais les prix étaient deux fois supérieur à la normale !
Pour info : le 25 décembre n’est pas férié au Japon.
Ce jour à haute valeur patriotique commémore la constitution actuelle du japon adoptée en 1947 après la défaite. Elle repose sur une version présentée par le général Mac Arthur. Grand sujet de fierté parmi les japonais, l’article 9 est certainement le plus connu : il concerne l’interdiction du Japon à participer à des activités de guerre (sauf en cas d’auto défense).
Les autres changements importants apportés par la nouvelle constitution sont :
La perte du pouvoir gouvernemental de l’empereur qui n’occupera désormais plus qu’un rôle purement symbolique
La souveraineté du peuple
La séparation complète des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs.
A l’occasion de cette journée, le bâtiment de la diète (assemblée nationale) ouvre ses portes au public.