Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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lundi 31 mars 2008

Il repassera par là...

il est passé par ici...

Hanami encore et encore

Aujourd’hui je devais faire Hanami avec mon groupe de conversation en japonais. La faute au mauvais temps, la rencontre a été annulée. Ce n’est qu’en fin d’après midi, que le ciel s’est dégagé grâce au vent froid qui soufflait. Nous avons donc fait un Hanami furtif avec Alexandre car, vraiment, on « caillait » !

Jeudi dernier, c’est avec Yove que nous avons fait un vrai Hanami (avec pique nique sous les sakuras) au parc de Shinjuku, juste avant leur retour en France.

Les sakuras sont aussi beau en grand ensemble qu’isolés.

Là rien à voir avec le chmilblic mais c’est chouette quand même

Samedi, je récupérais mon vélo acheté dans une sayonara sale chez sa propriétaire. Le rendez vous avait lieu à Roppongi (voilà un billet Tokyo par quartier qui attend depuis un mois d’être publié) et en chemin, se trouvait le cimetière d’Aoyama autre lieu réputé à Tokyo pour admirer les cerisiers en fleurs. Nous avons donc fait un petit arrêt, et nous n’étions pas les seuls !

Certains irréductibles faisaient hanami entre les tombes, encouragés par les restaurateurs ambulants. Mais le ciel décidemment trop blanc nous a convaincu d’acheter un trépied et de photographier les sakuras de nuit. 1er essai avant l’achat du pied plutôt encourageant.

dimanche 30 mars 2008

Miyajima : fin (de notre première visite ?)

Vraiment très jolie cette petite île de Miyajima. Et tellement calme…

Quoi que … que faisait ce daim avec son haut parleur ?

Il jouait au guide touristique ...

Je ne pouvais conclure sans vous parler de notre expérience de « Ryokan de luxe ». Le repas, (une succession de petits plats variés) est servi dans la chambre qui permet d’accueillir 4 convives.

Une fois la table desservie, le personnel prépare les futons pour la nuit. Des massages (40 min quand même) sont proposés en service de chambre. De l’eau fraîche est à dispo dans le mini bar. Et la crème hydratante vendue à la boutique de l’hôtel est disponible dans la salle de bain et dans les vestiaires de l’onsen. Le top !

Billet précédent ici.

samedi 29 mars 2008

Cuisine de mars

Avant de passer à la cuisine d’avril, il est temps que je vous présente le cours de mois de mars. Comme toujours, toutes les recettes sont disponibles sur notre site.
En mars, nous avons goûté de nouvelles saveurs et découvert un nouvel aliment. Depuis le temps que je me demandais de quoi il s’agissait, voici la réponse. Ces bottes de verdure qui une fois passée sous l’eau s’épanouissent en fleurs jaunes sont

….du colza. Colza que les japonais affectionnent en dépit d’une amertume certaine.
Le repas a débuté par du tofu frit en sauce de légumes.

La sauce est épaissie avec de la fécule et convient bien à un repas d’hiver.
Ensuite praires au colza et soja (Asari to nanohana no mushiyaki)

puis une recette que j’avais déjà testée de pot au feu japonais (nigujiyaga).

Un plat typiquement familial, dont chaque grand-mère japonaise possède une recette unique et personnelle.
Pour terminer, un parfait au sésame.

Comme nous sommes en pleine période de contemplation des cerisiers en fleurs, les piques niques s’imposent. Quoi de plus local qu’en bento à emporter ? Voici, pour le plaisir des yeux le san shoku bento

  • Garniture jaune : 3 œufs, 2 cc de sucre et 1 pincée de sel. Battre en omelette et cuire à feu moyen en remuant en permanence avec une baguette ou une cuillère en bois jusqu’à obtenir des petits morceaux bien cuits.
  • Garniture rose : 100g de poisson blanc (cabillaud), 1cc sucre, du sel, 1cc sake, colorant végétal dilué dans une cs d’eau.

    Cuire le poisson à l’eau puis le sécher avec du papier. Transférer dans une casserole avec le reste des ingrédients et émietter le poisson. Ajouter le colorant et continuer à émietter jusqu’à obtenir des pailettes.

  • Garniture beige : 200g de poulet haché, 3 cs sake, 1cc sucre, 1 cs shoyu. Faire cuire à feu moyen pendant 3 min tous les ingrédients avec un peu d’eau en remuant en permanence puis réduire et faire cuire jusqu’à complète absorbance du liquide.
  • Riz
    Rincer minutieusement le riz japonais à grains ronds et le mettre dans une casserole avec 1,3 fois son volume d’eau. A couvert, amener à ébullition pendant 3 minutes puis laisser frémir pendant 10 à 15 minutes. Attendre encore 10 minutes avant de découvrir. Mélanger avec du sésame noir (ou blanc).
Bon appétit

Il est passé par ici

vendredi 28 mars 2008

shinbun 20 03 28

La France et le Japon lancent ce printemps une campagne de promotion touristique conjointe, vantant sur chaque affiche les attraits des deux pays, selon un concept jamais encore utilisé. Le lancement, présenté à Tokyo en présence de l'ambassadeur de France, Philippe Faure, et le ministre japonais des Transports, Tetsuzo Fuyushiba, coïncide avec le 150e anniversaire, cette année, de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
J'avais déjà vu la photo, j'en comprend mieux le sens :

Retrouvez toute l'actualité nippone ici : ici

Le panier de la ménagère (2)

Aujourd’hui au programme racines et tubercules en tous genre.

Commençons par quelque chose de bien connue : les pommes de terre. A Tokyo, on trouve deux types de pommes de terre. Les petites rondes et les petites allongées.
Les rondes servent pour les purées tandis que celles au format allongé s’adaptent à toutes les autres situations : sautées, frites, en soupe… elles ont plus de tenue.
Généralement, on trouve ces tubercules par paquet de 0,5 à 1 kg (ça ne va pas chercher bien loin tous ça !)

Utilisées comme des pommes de terres, voici les satoimos.

C’est l’une des plantes potagères les plus anciennes du Japon (et de Chine). Elle a une saveur proche de la pomme de terre, plus riche et plus douce. Sa consistance bien que ferme est moelleuse sous la dent. Elle est très légèrement gluante (plutôt glissante en fait). Elle se consomme en bouillon mijotée ou cuite à la vapeur. Une fois achetée, se conserve une semaine maximum.

Le gobo Cette racine longue de plus d’un mètre (coupée en 3 sur la photo) est longtemps restée un mystère.

Il s’agit tout simplement de bardane. Les japonais en on fait un aliment de consommation courante. Le gobo se mange cuit. La chair grisâtre est très filandreuse et légèrement amère. Sur ce blog, plusieurs recettes.

J’ai testé la recette de gobo sautés sans grand succès.

Takenoko
Il s’agit tout simplement de pousse de bambou mais sous un format bien différent de celui auquel nous sommes habitués. Je n’ai jamais pensé à le prendre en photo jusqu’ici alors voici une image trouvée sur le net.

Peu calorique, croquant c’est idéal en ragout car la pousse prendra le goût de la sauce. Les japonais utilisent également l’écorce séchée pour envelopper certains aliments.

Je terminerai aujourd‘hui sur cette racine qui tire son originalité de sa forme plus que de son goût (quasi inexistant) : le renkon.

Il s’agit de racine de lotus. Utilisé en tempura, fondue ou salade, il est souvent cuit ou assaisonné avec du vinaigre pour souligner sa douceur.

Voir le précédent billet le panier de la ménagère (1)

jeudi 27 mars 2008

Miyajima, l’île où cohabitent les hommes et les dieux….

…et les daims

Le shinto primitif considérait la naissance et la mort impures et pendant longtemps il était interdit de naître et mourir à Miyajima. Ces superstitions archaïques, n’ont cependant pas empêché les daims de proliférer sur l’île en toute liberté. Comme à Nara, nous avons croisé de nombreux daims aux alentours des temples et sanctuaires. Mais ici, il est interdit de les nourrir.

…alors, quand j’ai sorti des petits biscuits pour Alexandre, j’ai du me réfugier dans une boutique pour ne plus être harcelée par ces animaux (limite agressifs). Même les tigres ne nous ont pas protégés

J’ai eu droit à des coups de têtes (heureusement les bois sont coupés) et Stan a même eu droit à une petite ruade sans conséquence. Il faut dire qu’ils n’ont pas apprécié qu’on leur retire de la bouche le reste du plan de la ville qu’ils nous avaient arraché ni qu’on les houspille pour qu’ils aillent voir ailleurs.

C’est à Miyajima, que Stan a découvert une façon originale et « naturelle » de se coiffer….

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Temples et sanctuaires à Miyajima

Nous n’avons pas compté les temples et sanctuaires qui émaillent l’île de Miyajima, mais ils sont nombreux.
Nous avons commencé par le temple Daiganji qui abrite le Benzaiten caché d’Itsukushima. Tellement bien caché d’ailleurs que nous n’avons aperçu que son gardien ce magnifique Fudo Myo.

Nous sommes également passés devant le sanctuaire de Kiyomori et celui d’Omoto, dont l’intérêt est relatif.

Après avoir dégusté une spécialité régionale (des huitres pour Stan)

nous sommes allés admirer sous tous les angles la pagode à 5 étages Goju no to qui harmonise les styles japonais et Tang à merveille.

La pagode fait face au pavillon aux mille tatamis (857 exactement).

C’est le plus grand bâtiment de l’île. Cette librairie de sutra date de 1587. Y sont exposés entre autres choses, ce tableau de daims et cette cuillère à riz géante...

C’est dans ces lieux, que certains d’entre nous ont pu assister à une représentation de biwa, et même s’y essayer.

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mercredi 26 mars 2008

Sakura : les nouvelles du front

En cette journée ensoleillée, petit Al et moi, sommes allés suivre de près l’évolution de la floraison des cerisiers, événement national. Petit détour par la ganda gawa river (à côté de chez nous)

pour aller au final à shinjuku gyoen.

Les narcisses tiennent le coup.

Le clou de la balade : cet ensemble multicolore :

Shinbun 20 03 26

Après le baseball écolo bientôt le baseball végétarien ? : Un groupe de défenseur des animaux a conseillé aux autorités du baseball japonais de ne plus servir de hot-dogs dans les stades, soulignant l'effet néfaste de l'élevage pour le réchauffement climatique.

mardi 25 mars 2008

Kafun-sho

Depuis plus d’un mois, nous observons une recrudescence des fameux masques d’hôpitaux que beaucoup croient liés à la pollution alors qu’il n’en est rien. Le responsable : le sugi ou cèdre du japon.
Pour combler la pénurie de bois dûe aux incendies de la Deuxième Guerre Mondiale, le cèdre a été planté massivement de 1949 à 1970. Choisi pour sa croissance rapide, il couvrirait aujourd’hui près de 12% de la surface du territoire. Ce cryptomère commence à produire le pollen au bout de 30 à 40 ans, ce qui correspond parfaitement à l'explosion du phénomène "Kafun-sho".
Kafun-sho ou rhume des foins est un mot dans toutes les conversations et tous les médias au Japon, de février à avril. Ainsi, sur la page météo de yahoo japon, il est possible de visionner la carte de l’intensité du phénomène.

Tokyo est dans le rouge et ma gorge le ressent... Ces allergies touchent environ 14 millions des japonais et le moyen le plus efficace pour se prémunir des inconvénients paraît dérisoire : port de masque en tissu ou coton et de lunettes spéciales. Alors ne dites jamais à un japonais allergique qu’Hanami est la plus belle période de l'année !

lundi 24 mars 2008

Miyajima notre premier San-kei

Les japonais ont pour habitude de dresser des classements des lieux ou monuments remarquables de leur pays. Il existe un top 3 des plus beaux jardins, un top 5 des plus belles pagodes. Miyajima fait partie du Nihon sankei, le top 3 des plus beaux lieux.

L’une des images les plus connues de Miyajima, et à travers elle, du Japon, est sans doute celle du grand Tori rouge flamboyant qui prend racine dans la mer face aux montagnes et au sanctuaire d’Itsukushima. Stan l’a photographié avec tous les réglages possibles du nikon.
Voici quelques extraits à marée haute, à marée basse, depuis le sanctuaire ou depuis la mer…. :

Le Torii correspond à la porte d'entrée du sanctuaire. Autrefois, les pèlerinages se faisaient en arrivant par la mer, le Torii a donc été construit sur la mer face au lieu saint. Ce portique date de 1874, il remplace celui qui existait depuis 700 ans
Mensurations : hauteur de 16,8 m ; poids environ 60 tonnes, il se compose de 2 grands piliers principaux et de quatre piliers secondaires en bois de camphriers âgés de 500 à 600 ans . Grâce à la technique de construction antique japonaise, il ne tient debout que par le poids naturel de ses éléments.

Quand je vous disais que le tori prend racine...

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Miyajima l’île sanctuaire : le sanctuaire d'Itsukushima

La consécration de l’île remonte à la nuit des temps. Le premier sanctuaire itsukushima fut édifié en VI ième siècle en l’honneur des 3 filles d’Amaterasu déesse du soleil puis reconstruit en 1168. Le honden, bâtiment principal, leur est encore consacré aujourd’hui.

Bâti sur pilotis, le sanctuaire parait flotter à marée haute tel un immense vaisseau.

Face au Honden, un grand ponton (Hirabutai) de 553 mètres repose sur 239 piliers de pierre.
Comme dans chaque sanctuaire, on retrouve les barils de saké offert en offrande et les chapelets d’omukiji de mauvais augures.

Le seul accès au sanctuaire itsukushima depuis la terre ferme est le Sori Bashi (bashi veut dire pont). Sa cambrure très accentuée le rend difficilement praticable.

C’est dans l’enceinte du sanctuaire que se trouve l’unique scène de théâtre Nô bâtit sur la mer au Japon.

Les différents pavillons du sanctuaire sont reliés entre eux par des galeries en bois d’une longueur totale de 275 m.

Pour terminer, des vues des toits de chaume et du sanctuaire à marée basse.

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dimanche 23 mars 2008

Shichifukujin ou les 7 divinités de Fuku no Kami.

J’en avais déjà croisé au cours de mes promenades et même mis sur le blog, mais c’est à Hiroshima puis Miyajima que j’ai vraiment découvert les Shichifukujin, aussi appelés Fuku no Kami.
Il s’agit du groupe des sept divinités du bonheur censées apporter fortune et bonne santé. Composé de divinités bouddhistes, brahmaniques, taoïstes et shintoïstes d’origine Japonaise, Chinoise et Indienne, ce groupe symbolise pour les confucéens les sept vertus essentielles de l’Homme: Longévité, Chance, Popularité, Magnanimité, Candeur, Dignité et Gentillesse. Fuku no Kami est souvent représenté dans des sculptures et peintures naviguant sur un takara-bune (le bateau des trésors).

Les sept divinités sont (de bas en haut et de gauche à droite): Daikoku-ten, Hotei, Fukurokuju, Benzai-ten, Bishamon-ten, , Ebisu, et Jurôjin.

  • Daikokuten (nom shinto) est le dieu de la richesse. Il est également considéré comme le dieu des cuisines. Généralement, il est représenté, debout sur des balles de riz, coiffé d'un bonnet et portant à l’épaule un gros sac contenant la sagesse et la patience, ainsi qu'un maillet porte-bonheur (uchide no kozuchi). Il est parfois représenté sur un sanglier. Ici, le Daikikuten du temple Hase à Kamakura.

  • Hotei est le dieu du contentement et du commerce. Il est vénéré dans certains monastères zen. Son gros ventre et son sourire symbolise la générosité. Il est représenté tenant un gros sac plein de richesses et un éventail ou levant ses bras en direction du ciel ou bien encore assis dans un sac contenant des trésors. On dit qu’il est le seul mortel parmi les Shichifukujin. Une statue d’Hotei est souvent placée à l’entrée des magasins ou de restaurants comme ici à Shinjuku, ou chez un marchand de bonsaï ou encore à Kamakura.

  • Fukurokuju, est le dieu de la richesse, de la longévité, de la virilité, de la sagesse et de la fécondité (quel drôle d’assemblage !) Il habite le corps d’un vieillard à la tête allongée ou conique, portant une barbe blanche (symbole de sagesse et de l’âge) et tenant une canne ornée d’un rouleau de parchemin sur lequel est inscrite la sagesse du monde et d’un éventail.
  • Benzaiten (ou Benten), la déesse bouddhique de l’éloquence, de la musique, de la littérature, des arts et des sciences, de la vertu et de la sagesse, de la prospérité et de la longévité. Parfois accompagnée par un serpent blanc elle est représentée jouant du biwa(mandoline japonaise). Elle symbolise la beauté, l’amour. Elle est particulièrement vénérée des joueurs, des artistes et des marchands.

  • Bishamon-ten : Pour le bouddhisme il est le gardien de la loi bouddhique. Il est souvent représenté, vêtu d’une armure tenant en ses mains une lance ou une pagode (symbole du Bouddisme). Pour le Shintô il est l’un des 3 « kami » de la guerre (San-Senji).
  • Ebisu, le dieu shinto des pêcheurs et de la prospérité incarne également la santé. Il est représentant vétu d’un kimono et tenant dans ses mains une daurade rouge symbole de bonne fortune et une canne à pêche.On le vénère aussi comme dieu du foyer et, dans les villages agricoles, comme dieu des rizières. Il est célébré tous les ans le 20 janvier dans les sanctuaires qui lui sont dédiés.

  • Jurôjin, dieu de la prospérité et de la longévité est dépeint sous les traits d’un vieillard portant une longue barbe blanche et une coiffe d’érudit. Il est souvent accompagné d’un cerf ou d’une grue (messager). On le représente parfois portant une canne et un parchemin sur lequel est inscrit le secret de la longévité.
L’image des Shichifukujin est considérée par la plupart des Japonais comme un charme puissant. Ainsi, pour les fêtes du nouvel an de nombreux Japonais font un pèlerinage appelé Shichifukujin meguri dans les lieux dédiés à un ou plusieurs Shichifukujin. Pour O-Shôgatsu (nouvelle année) les japonais s’offrent des enveloppes contenant de l’argent. Ces enveloppes de couleur rouge sont souvent ornées du bateau des trésors « takara-bune ».

samedi 22 mars 2008

La police des bonnes manières (shinbun 20 03 25)

Marre des gens avachis dans le train? De ceux qui parlent forts ? La ville de Yokohama a décidé de tout mettre en œuvre pour que la discrétion nippone reste la règle, à commencer dans les transports en commun.

A Yokohama, ces comportements appartiendront bientôt au passé. En effet, la ville de Yokohama vient de recruter pour son métro, une police des bonnes manières. Ainsi, 11 retraités âgés de 70 à 80 ans vont arpenter les lignes de métro afin de rappeler aux passagers le comportement à avoir lorsque l'on prend le train. Selon les officiels de la ville, cette solution a le double avantage de rappeler aux usagers les rudiments de bonne conduite et également de faire un peu d'argent de poche aux personnes âgées qui toucheront 1000 yens (8 euro) par heure de patrouille.
Ils seront toutefois accompagnés d'un agent de sécurité au cas où les usagers n'apprécieraient pas la remontrance.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici : ici

Bientôt Hanami

Voici la carte de la floraison des sakuras qui permet à tous les japonais de faire Hanami dans tous le Japon. Même Hokkaido?

Retrouvez l'info complète (en japonais) ici.

vendredi 21 mars 2008

Hiroshima

Ce WE de pont, nous sommes allées avec Stan et Yove à Miyajima avec un passage obligé par Hiroshima qui constitue la porte d’entrée de cette île magnifique. J’ai longuement réfléchi à la façon dont j’allais présenter la ville et rédiger le billet. Voici comment mon guide entre en matière : Le 6 août 1945 à 8h15, la ville d’Hiroshima entrait dans l’histoire en disparaissant. Ce n’est pas sous l’angle de la tragédie historique que je souhaitais aborder cette ville et c’est pourtant bien difficile de faire autrement. Nous n’avons pas visité le château avec son donjon à 5 étages mais sommes allés profiter de la douceur du soleil au parc mémorial de la paix dont les plans ont été dessinés par Kenzo Tange.
Heiwa Kinen Kôen
Là se trouve le cénotaphe sur lequel est gravée la liste des victimes. Derrière, la flamme Restez en Paix pour que l’erreur ne soit pas commise à nouveau. De part et d’autre, une allée d’arbres taillés en formes oblongues. L’interprétation que j’en fais n’est pas très réjouissante, je vous laisse vous faire votre propre idée.

Face au cénotaphe, avait lieu une cérémonie religieuse.

Senbazuru
Au font du parc, près du dôme de la bombe atomique, se trouve le monument dédié aux enfants hibakusha (survivants). Là, sont rassemblés de nombreux senbazuru : des guirlandes composées de 1000 grues en origami. La légende veut que quiconque plie mille grues de papier voie son vœu exaucé. Sakado Sasaki fut exposé à l’âge de 2 ans aux irradiations. Elle développa quelles années plus tard une leucémie et entreprit de réaliser un senbazuru. Elle mourut avant d’avoir fini. Ses camarades complétèrent alors sa guirlande et depuis, de nombreux senbazuru symbole de paix venant du monde entiers sont déposés ici et enregistrés officiellement par la ville d’Hiroshima.

Alors que nous découvrions ces centaines de senbazuru, un vieux monsieur japonais, nous a demandé de poser pour des photos. Pas moins d’une vingtaine de photos ont été prises de Yove, autant pour Stan et moi et de nombreux autres passant avant et après nous ! Il faisait cela pour son plaisir.

Genbaku dômu
Pour reprendre le tramway, nous sommes repassés devant le dôme de la bombe atomique, situé à la verticale du point d’impact présumé de la bombe. Ce bâtiment renfermait l’office de la promotion industrielle. C’est l’un des rares bâtiments à ne pas avoir été complètement détruit (probablement parce qu’étant à la verticale de la bombe, il n’en n’a pas ressenti le souffle). Le toit de cuivre a fondu, mais la charpente métallique est restée intacte. Il est conservé en guise de témoignage.

Sur ce blog, d'excellent billets sur la visite du mémorial de la paix, rélaisée par une journaliste ayant effectué un séjour de 6 mois au Japon.
La vie dans la ville
Certaines personnes croient qu’Hiroshima n’est plus. Et pourtant, plus d’un million de personnes vivent aujourd’hui à Hiroshima. (419 000 en 1942, 137 000 en 1945).
La ville a une délicieuse spécialité culinaire : l’okonomiyaki qui ravira tout le monde puisqu’on y met ce que l’on veut (okonomo signifiant ce que vous voulez, ce que vous aimez). Il s’agit d’une sorte d’omelette avec du choux,des pâtes de la viande ou du poisson, crevette….

Miamm
Pour venir, nous avons pris le shinkansen. J’en ai déjà parlé, il s’agit du TGV local. Pas de compartiment à bagages mais beaucoup d’espace : on peut même caser entre deux rangées de sièges une poussette (format japonais !)

jeudi 20 mars 2008

Shinbun 20 03 20 : pizza suite...

Après le permis à points, voici la permis-pizza : La police de Tokyo va offrir des bons de réduction dans des pizzerias et d'autres rabais aux seniors qui accepteront de rendre leur permis de conduire, afin de lutter contre l'insécurité routière.
Les accidents de la route impliquant des personnes âgées de plus de 70 ans ont bondi de 30% à Tokyo au cours des six dernières années, a expliqué la police.
Hiroshima-Miyajima : pas de billet pendant 3 jours, le temps d'une petite escapade à Miyajima en compagnie de Yove. Espérons que le beau temps soit de retour!

Shunbun no hi au Hilton de Nishi shinjuku

L'équinoxe de printemps est un jour férié au japon. Pendant la période de 7 jours qui entoure l’équinoxe (Haru no higan) se déroulent des fêtes traditionnelles bouddhiques au cours desquelles, les familles se rendent au cimetière pour apaiser l’esprit des anciens. A cette occasion, les japonais confectionnent des o’hagi, des boules de riz couvertes de pâte d’azuki.

Nous, nous avons profité de ce jour férié pour tester le brunch d’un grand hôtel à deux pas de chez nous avec de bons amis. Délicieux !