Dans la religion shintô, un ancien rite appelé gempuku ("don du chapeau d'homme") permettait aux jeunes garçons de passer à l'âge adulte. Jusqu'au 19e siècle, les garçons issus d'une famille de samouraï recevaient entre 10 et 16 ans un chapeau et un nom d'adulte au cours d'une cérémonie. Une variante appelée kanrei était observée dans l'aristocratie et les garçons du peuple recevaient un fundoshi (un pagne semblable à celui des sumos). A l'issue de la cérémonie, ils devenaient des membres à part entière de la communauté; pouvaient notamment se marier et participer aux affaires politiques et religieuses.
Quant aux filles, elles étaient déclarées bonnes à marier entre 12 et 16 ans au cours d'une cérémonie appelée mogi ("revêtir une robe"). De nos jours, l'esprit de ces rites ancestraux de passage à l'âge adulte subsiste dans le "Jour de la Maturité", Seijin no Hi.
Officialisée en 1948, ce jour férié a lieu depuis l'an 2000 le second lundi du mois de janvier.
A cette occasion, tous les jeunes gens qui ont eu 20 ans dans l’année universitaire (soit d’avril à avril) retournent dans leur ville d'origine pour assister à une petite cérémonie au cours de laquelle le maire les instruit des devoirs qu'ils auront à assumer tout au long de leur vie d'adulte.

Ensuite, filles et garçons vont en groupes prier dans les grands sanctuaires de leur ville.
A cette occasion, chaque sanctuaire organise une séance de tir à l'arc qui a pour but de montrer aux jeunes que l'âge adulte est une épreuve continuelle qui ne peut être surmontée qu'avec patience et maîtrise de soi...
Au Japon, l'âge de la majorité est de 20 ans. Les Japonais atteignant cet âge obtiennent le droit de vote et sont légalement autorisés à boire de l'alcool, à fumer d’où certains débordements à la fin de la fête…