Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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samedi 31 mars 2007

Tempura

Le tempura (tenpura en Japonais) est un assortiment de Beignets à la fois très savoureux et très digeste (une des rares fritures à basse calorie), populaire au Japon depuis le XVIIe siècle. Il s'agit d'une version plus légère d'une technique de friture (rebozado) introduite par des missionnaires jésuites Espagnols et Portugais un siècle plus tôt.

Petite sortie ce soir pour comparer les tempuras que j’ai confectionnés avec ma mère avec celle des restos.

Visuellement, les miennes ne sont pas appétissantes, mais elles se laissent manger.

vendredi 30 mars 2007

Hanami au parc de shinjuku

Après avoir admiré les sakura aux portes de notre immeuble, nous sommes allés jusqu’au parc de shinjuku. Il semblerait que ce sont les japonais qui ont inventé le zoom et la macro. Pendant toute la période d’Hanami, ils vont et viennent à travers les parcs avec de gros zooms, des pieds d’appareils etc…. Et quand ils ne sont pas équipés d’appareils de pro, ils sortent le téléphone pour prendre encore et toujours les mêmes photos. Cela peut prêter à sourire mais, c’est vraiment très très chouette, et comme tous le monde j’ai mitraillé la vue avec mon numérique. La réalisation de ce billet est donc très difficile car il me faut choisir parmi des dizaines de photos (assez décevantes d’ailleurs par rapport à la réalité).

Il existe des sakuras bi colores :

 

Moi avec mon gros ventre

 

Depuis mon endroit préféré du parc

Pour y aller : station shinjuku gyoemmae

jeudi 29 mars 2007

Hanami (contemplation des fleurs) à Kanda gawa river

Nous voici arrivé à la période des sakuras (cerisiers en fleurs), mondialement célèbre. A cette occasion, tous les japonais vont dans les parcs pour admirer les arbres en fleurs. Les réjouissances commencent dès février avec les pruniers mais se sont les cerisiers les plus attendus au mois d’avril en général. Cette année, la fleuraison a lieu plus tôt que d’habitude en raison de l’inhabituelle douceur de l’hiver.

Pour Hanami, les magasins d’alimentation commandent des milliers de bento (panier repas) supplémentaires. La date est donc très importante. La semaine dernière, la météo nationale a du faire ces plus plates excuses car elle s’était trompée d’une semaine dans la date.

Nous avons commencé notre hanami à deux pas de la maison, le long de la river Kanda gawa. Au loin, les grattes ciel de nishi-shinjuku, notre station de métro.

Le long du chemin

De plus près

Pour changer, ce n'est pas une fleur de cerisier

Depuis notre appart :

Pour y aller : station nishi shinjuku ou nakano sakaue (marunouchi, oedo line)

mercredi 21 mars 2007

Kabuki 1ère

Aujourd’hui, nous avions décidé d’assister à un spectacle de Kabuki. Malheureusement c’était relâche.
Le kabuki est la forme épique du théâtre japonais traditionnel. Centré sur un jeu d'acteur à la fois spectaculaire et codifié, il se distingue par le maquillage élaboré des acteurs et l'abondance de dispositifs scéniques destinés à souligner les paroxismes et les retournements de la pièce.
Les trois idéogrammes du mot signifient : chant et habileté technique. Il s'agit vraisemblablement de la forme ancienne du verbe "katamuku" désignant ce qui était peu orthodoxe, en référence à une forme de théâtre considérée à l'époque comme d'avant-garde.

dimanche 18 mars 2007

Kinryuu no mai (fête du dragon doré)

Nous nous sommes rendus dans l’enceinte du temple le plus visité de Tokyo le sensô ji à Asakusa afin d’assister à la danse du dragon doré. Cette danse tire son origine d’une légende. La légende raconte que le 18 mars 628, lorsque la statuette perdue de Kannon, la déesse de la miséricorde, a été trouvée dans la rivière Sumida, le dragon dans le temple a fait étinceler ses écailles d’or afin de célébrer cet événement.

Comme nous avons eu du mal à trouver la correspondance de métro (il fallait sortir du métro, traverser plusieurs rues et redescendre dans les souterrains, nous sommes arrivés un peu tard, il y avait déjà beaucoup de monde. Mais nous avons quand même pu voir le dragon de 15 m de long porté par les jeunes du quartier ainsi qu’un char sur lequel trônaient des geishas.

2-3 Askusa, Taito –ku, station Asakusa

vendredi 9 mars 2007

Visite de la pâtisserie Toraya

Il y a plus de mille ans que la pâtisserie japonaise est née, émanant de la sensibilité des japonais au Beau et au Délicat, et de leur amour pour la nature et le passage des saisons.

Le wagashi est une pâtisserie, à base d’ingrédients naturels parmi lesquels la farine de riz et de blé, l’agar-agar et le haricot et constitue une nourriture saine et très appréciée. De plus, c’est un art qui s’adresse aux cinq sens. En effet, la pâtisserie japonaise flatte l’œil aussi bien qu’elle régale le palais (la vue et le goût). Mais encore, elle évoque la délicatesse du contact sous la pression légère de la main puis du palais et de la langue (le toucher). Ensuite son parfum délicat et caractéristique lui confère toute sa finesse (l’odorat). D’autre part, ces gâteaux portent des noms correspondant aux saisons. Par exemple, au printemps, on sert le TÔ-ZAKURA (Horizons Vaporeux de Cerisiers en Fleurs). Ce nom rappelle qu’au printemps, les fleurs de cerisiers sont épanouies et qu’elles panachent le paysage de ravissantes couleurs. Ou bien, en automne, on offre le KOZUE no AKI (Palette d’Automne), ce nom évoque les couleurs chatoyantes des feuillages changeants, surtout ceux des érables…Ainsi les noms poétiques dans la pâtisserie sont également liés au cinquième sens (l’ouïe), et ceci traduit bien le caractère de cet art japonais.

Toroya est très réputé pour sa pâtisserie et possède de nombreuses boutiques à travers le japon et même une à Paris. J’ai assisté à une démonstration de la fabrication des namagashi (gâteaux frais) suivi d’une dégustation. La démonstration était très intéressante, toutes ces pâtisseries étant formées à la main. Comme la fabrication s’adapte à chaque saison, il existe une très grande quantité de gâteaux différents. Cependant, seules la forme et la couleur changent, les ingrédients et le goût restent identiques…Ces gâteaux très sucrés sont servis au moment de la cérémonie du thé.

Nous avons également assisté à la projection d’un film expliquant la fabrication des yokan, gâteaux à base de Kanten (algue agar agar). Pour vous faire une idée des formes et des couleurs, rendez vous sur le site de Toraya Paris : http://www.toraya-group.co.jp/paris/ ou directement dans leur boutique : 10, Rue St-Florentin, 75001 Paris

mardi 6 mars 2007

Shibuya

Aujourd’hui j’assistais à ma deuxième rencontre de Tokyo maman. Toujours aussi sympathique, cette réunion est une nouvelle fois l’occasion pour moi de manger de bons cakes aux jambons, gâteaux au chocolat et autres délices franchouillards qui ne peuvent se faire sans un four.

Cette rencontre se déroulait à Shibuya le quartier « jeune et branché » de Tokyo où Stan a ses bureaux (ce qui parait toujours incongru pour un équipementier automobile). J’ai donc donné rendez vous à mes parents aux pieds de la statue d’Hachiko afin que nous nous baladions un peu dans ce quartier. Shibuya est le premier quartier de Tokyo que j’ai visité. C’est en effet là que nous avons passé notre semaine de reconnaissance en septembre dernier. Ce séjour devait nous permettre de nous décider à venir vivre au japon. Nous avions séjourné sur Shibuya, juste à côté de la gare à cause de la proximité des bureaux, mais ce n’était vraiment pas le quartier qui donne envie de vivre à Tokyo. Bruyant, moche et pollué, voici mes premières impressions… Aujourd’hui, j’ai pu voir les choses un peu différemment.

Il y a toujours cette autoroute interurbaine (très moche) qui culmine à une hauteur équivalente à 6 étages,

qui s’entremêle avec les voix ferrées, les passerelles pour piétons, et les voies de circualtions

 

Et  les parvis est et ouest de la gare, toujours noir de monde et bordés d'écrans géants

 

Et puis la fameuse statue d’Hachiko, point de rencontre très pratique.

Petite histoire : Hachiko, accompagnait son maître le professeur Eisaburo Ueno chaque matin à la gare de Shibuya. Le professeur prenait son train tandis qu’Hachiko rentrait à la maison. Le soir venu, le chien retournait chercher son maître à la gare. Un jour, en 1925, le professeur ne rentra pas. Il était mort dans la journée. Jusqu'en 1934, pendant 9 ans, Hachiko attendit son maître sous les soirs à la gare. 


samedi 3 mars 2007

Musée Edo

Pour ce premier WE en compagnie des parents, nous décidons d’aller visiter le Musée Edo. Edo est l’ancien nom de Tokyo Contrairement à de nombreux musées à Tokyo, celui-ci a de nombreuses explications en anglais.

L’exposition permanente située aux niveaux 5 et 6 retrace l’histoire de Tokyo du 15 au 19ième siècle. Mode de vie, habitat, théâtre etc. C’était très intéressant, on le recommande.

On apprend ainsi qu’une femme devait restée en position semi-assise les 7 jours suivant la naissance de son enfant (pas terrible hein ?),

 

 on découvre, le mode de locomotion certainement réservé à une élite,

 

la vie de tous les jours, dur dur Stan ?

 

les vêtements et plein d’autres choses.

Le soir nous sommes allées mangés dans un restaurant japonais. On n’a pas tous eu ce que l’on croyait avoir commandé mais c’était bon quand même.

Adresse du musée : 1-4-1 Yokoami, Sumida-ku, station Ryogogu par JR sobu line ou Toei Oedo Line

vendredi 2 mars 2007

Des visiteurs attendus

Mes parents arrivent de France pour un séjour de presque 2 mois. Je vais les accueillir à Shinjuku à l’arrivée du bus en provenance de l’aéroport. Je suis très émue, je ne les ai pas vu depuis notre mariage, j’ai quelque 14 kg en plus (merci bébé, ça promet) et je suis à la bourre car je me suis paumée une nouvelle fois dans les rues de shinjuku en voulant prendre un raccourci….

Pour cette première journée je les emmène voir Tokyo du haut des tours de la mairie. Ils sont bien fatigués après un long voyage (Lyon-Londres 4h d’attente puis Londres-Tokyo 12h de vol puis 1h40 pour venir jusqu’à Shinjuku)