Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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dimanche 31 décembre 2006

JOYA NO KANE (cloche de la nuit qui supprime )

Comme un million de Tokyoïte, nous nous sommes rendus à l’occasion d’oomisoka au sanctuaire Meiji situé dans le parc YOYOGI.

Il ne faisait pas très chaud.

Pour Oomisoka (dernier jour du dernier mois), on procède au joya no kane, rite destiné à dissiper les maux et la mauvaise fortune accumulés au cours des douze mois écoulés. A minuit, 108 coups de cloche sont sonnés dans les temples pour supprimer les 108 bonnô (passions, fautes) qui affligent continuellement les Hommes dans la croyance bouddhique. Ce n’est que lorsque le 108ème coup a fini de retentir que le Nouvel An est accueilli, purifié. On peut alors faire des vœux et une offrande.

Nous sommes arrivés très en avance et n’avons fait la queue que 20 minutes après les 108 coups. D’autres feront la queue pendant des heures dans le froid.

Comme souvent au japon, tout est parfaitement organisé. Des policiers encadrent les visiteurs qu’ils font avancer par paquets de 400 personnes environ jusqu’au bord du temps. On peut alors lancer une pièce pour faire son vœu. Les policiers au front du temple sont munis de visières pour se protéger des jets de pièces.

Retrouvez les vidéos sur notre site Pour y aller : station yoyogi ou harajuku par la yamanote ou sangubashi par odakyu line

samedi 30 décembre 2006

Seibo Hospital

Le docteur Sakamoto pratique les accouchements dans 3 hôpitaux, mais c'est à Seibo international catholic hospital qu'il a toutes les libertés de travail puisqu'il donateur dans cet établissement. Il nous propose donc de rencontrer une sœur Anglophone pour la visite. Nous visitons ainsi la maternité (est-ce possible en France de faire une visite?). Comme souvent au japon, nous nous déchaussons et découvrons, les salles de travail, d'accouchement, les chambres. Il est possible d'avoir un repas "occidental" ce qui à cette période particulière de ma vie ne sera pas de refus (riz et poisson au petit déjeuner, très peu pour moi).

lundi 25 décembre 2006

1er Noël à Tokyo

Nous avons fêté Noël au restaurant de l’institut franco japonais. Le repas était excellent bien qu’il n’y ait pas de fromage. Le 25 étant un lundi, Stan travaillait. Moi j’avais RV avec l’obstétricien, le contact est bien passé, j’ai compris son anglais… il peut s’occuper de moi et me faire accoucher dans l’hôpital où il travaille. Ce qui veut dire que Stan pourra être présent ce qui est inconcevable pour un japonais ou une japonaise.

Pour y aller : iidabashi

samedi 23 décembre 2006

Pas de repos pour les travailleurs

La grande majorité des français a déserté Tokyo depuis mardi jour du début des vacances du lycée franco japonais. Bien que certaines rues soient magnifiquement illuminées à l’occasion de Noël, nous ne ressentons pas d’ambiance particulière et peinons à réaliser que Noël est là. Je suis un peu limitée en vêtement du fait de la grossesse. Stan m’offre alors une belle tenue pour Noël. Les retouches seront prêtes demain, à savoir dimanche : ils travaillent tous les jours les Japonais.

mardi 12 décembre 2006

L'argent au japon

Vous qui lisez ces lignes savez vous ce que ressent un analphabète. Savez-vous ce que ressent un analphabète étranger ? En quelques semaines je suis passée du statut de femme autonome à celui de femme au foyer dépendante et analphabète. Sentiment de dégringolade… Outre cet obstacle de la langue, nous avons rapidement été confrontés à un petit souci qui aurait pu vite être très désagréable : l’argent. Les Japonais payent la grande majorité de leurs achats en liquide, seuls les grands magasins acceptent les CB. Nous avons donc retiré des yens:

1ère difficulté : de nombreux distributeurs portent le logo VISA ou MASTER, mais n’acceptent que les VISA japonaises !!!

2ième difficulté : la vie coute cher au japon, les frais d’installation sont nombreux : au bout d’une semaine nous avons atteint le plafond limite de retrait autorisé par nos cartes. Il nous restait l’équivalent de 40 euros en poche pour tenir pendant 3 semaines. Nous nous sommes finalement arrangé pour ne pas manger des nouilles pendant 20 jours.

dimanche 10 décembre 2006

1ere semaine

Commence une longue semaine de silence et de vide. Stan part au boulot vers 7h30 et rentre le soir vers ….

Je suis dans l’appart vide : un matelas et des valises vidées, des placards presque vides

Je suis dans l’appart silencieux : pas de radio, pas de musique, pas de télé, pas d’ordi, personne…..

Je suis dans l’appart, vide silencieux….

Petite balade jusqu'à la mairie de Tokyo qui se trouve proche de notre uartier. Ce bâtiment offre gratuitement au sommet de chacune de ses tours une vue panoramique sur Tokyo et Fuji san par beau temps. De jour choisissez la tour sud, de nuit la tour nord. En face se trouve un parc qui abrite un petit temple.

Pour notre premier WE à Tokyo, nous sommes invités à une fête d’anniversaire organisée par un collègue de Stan. A cette occasion un autre collègue expat m’a dit grand philosophe ; «finalement, l‘expatriation, ces deux mois pendant lesquels on attend ses affaires qui arrivent par bateau, permettent de réaliser que l’on peut vivre avec presque rien ». Douces paroles de l’ignorant qui toute la journée a l’esprit occupé par son boulot, rencontre des collègues, déjeune sur une table et non pas par terre sur un matelas gonflable seule etc….

Il est évident que Stan et moi n’allons pas vivre tout à fait la même expérience : lui va découvrir le monde du travail japonais, moi plutôt la vie courante.

mardi 5 décembre 2006

Oasis francophone

La difficulté de la langue étant ce qu'elle est, il existe sur Tokyo plusieurs associations françaises qui permettent au français de se retrouver et de s'entre aider.

Tous les mardis matins dans les locaux de l'ambassade de France, une petite bibliothèque est accessible. On y trouve de nombreux livres et DVD français et japonais, tous en français. Petit oasis de langue française dans ce désert aride de "hiéroglyphes".

Le premier mardi de chaque mois, l'association Tokyo Accueil y tient une permanence. Après une demi-heure pendant laquelle j'explique que comme nous n'avons pas encore notre visa, nous n'avons pas internet, la responsable conclue la discussion en me donnant son adresse mail... Le puits est sec et l'abime profond. Une âme charitable face à ma mine déconfite me propose de venir manger chez elle. Quel réconfort. Merci encore C de cette parenthèse dans ma semaine de silence.

L'ambassade de France vue de l'extérieur.

et de l'intérieur :

dimanche 3 décembre 2006

2ieme jour

Hier Stan à jouer à l’équilibriste : comment accroché une ampoule au plafond sans chaise ? Empiler vos valises et monter dessus en priant pour ne pas tomber.

Cette première nuit s’est bien passée malgré la clim trop bruyante, nous étions tellement fatigués …. Et puis la couverture est vraiment trop petite. Premier petit déjeuner dans l’appart : comme tout bon occidental nous utilisons le four à poisson pour toaster le pain de mie (ou plutôt carboniser les très épaisses tranches 2 cm environ). Dans le salon, la clim est réglée au hasard des boutons différemment et fait moins de bruit que dans notre chambre : nous déménageons donc le matelas dans cette pièce qui nous servira également de siège pour les repas.

 

Au japon les magasins sont ouverts tous les jours jusqu’à 20 – 22h y compris le dimanche ce qui nous facilite la tache. Demain Stan travaille et nous devons acheter un fer à repasser pour qu’il ait l’air présentable.

 

samedi 2 décembre 2006

Nous voilà débarqués à Tokyo !

Nous sommes bien chargés : 30 kilos d’excédent de bagage (comptez 30euros par kilo excédentaire et faites le calcul). Entre la carte de fidélité de Stan, le retour en bagage à main d’une valise et le temps limite pour embarquer, nous n’avons finalement rien payé.

Après 12 h d’avion et 1h30 de transfert, nous voilà arrivé à destination

Tokyo, capital du pays du soleil levant.

C’est peu dire : il fait jour à 6h du matin et nuit à partir de 16h30. En juin, il fera grand jour à 4h20, et nuit noire à 19h00.

 

Il fait un temps magnifique, frais mais ensoleillé.

La personne de l’agence de « relocation » nous attend à l’arrêt de bus : direction notre nouvelle demeure.

Superbe mais il y règne un froid glacial et comme on se déchausse toujours quand on rentre dans une demeure japonaise, on ne tarde pas à voir les pieds gelés.

 

Et voilà le premier défi : comprendre la signification des boutons de la télécommande de la clim réversible. Bouton bleu pour le mode clim et rouge pour le mode chauffage, jusque là, je maîtrise, pour le reste c’est une autre histoire.

L’agent nous installe le chauffage dans le salon. Nous explique comment programmer l’eau du bain depuis la cuisine, comment faire fonctionner l’interphone.

On passe ensuite aux boutons de réglage de la ventilation dans la salle de bain, puis aux commandes de la machine à laver.

Les machines japonaises lave à l’eau froide  (en fait l’expérience montrera plus tard que l’eau à 5° ça ne lave pas le linge)

Tout ça en anglais, 14 heures après avoir quitté Roissy, ça commence à être dur. Heureusement toutes les notices concernant l’appart sont consignées dans un gros classeur : clim, four à poisson, toilette électrique, bloc salle de bain, parquet, échelle de secours. Le hic : nous ne lisons pas le japonais. On verra plus tard.

 

Déballons nos affaires 

 

Popote de camping, matelas gonflable, petite couverture (vraiment trop petite), quelques vêtements, 25 kilos de papiers divers à emmener avec soi : contrats de travail, impôts, , cartons de remerciement pour le mariage (il en manque la moitié qui sont partis dans la malle avion), bijoux, parfums (tout ce qui est entamé ne peut pas voyager en bateau…), et quelques bouquins pour tenir le coup. L’appart paraît gigantesque comparé au volume de nos affaires.

Faisons la sieste avant que monsieur gaz ne vienne ouvrir la ligne et nous expliquer comment ça marche en japonais.

 

Le décalage horaire se fait durement ressentir mais il faut lutter et faire des courses avant la fermeture des magasins car il n’y a d’ampoule dans les pièces

 

vendredi 1 décembre 2006

Le compte à rebours

Une semaine avant notre départ : le déménagement à l’internationale.

Entre les cours d’anglais, de japonais, l’écho du bébé, les visites de la maison qui est mise en location, le solde de tout compte à Evreux pour moi, à Compiègne pour Stan, les achats des cadeaux sur notre liste de mariage, les remerciements…. nous avons aussi étiqueté toutes nos affaires selon le code suivant : garde meuble, air, mer.

Inutile d’emmener le taille haie au japon, il ne nous servira pas. Impossible d’emporter la haut du buffet, le plafond sera trop bas, inutile encore tous l’électroménager, le japon fonctionne en 110V… : ça part au garde meuble.

Impossible d’attendre 2 mois une couette et une batterie de casseroles, des vêtements en nombre suffisant et l’ordinateur : ça part en malle avion (nous avons droit à 50kg).

Le reste partira en bateau. Nous devons abandonner tout ce qui est entamé : adieu ma collection d’épices de cuisine, adieu notre bar bien garni etc….Nous abandonnons à nos locataires engrais et produits d’entretien divers qui sont interdits dans les containers.

Direction l’hôtel étape de Compiègne, pour notre dernière nuit, nous n’avons plus de lit.