Takao san, son temple et ses tengus
Par Sophie de Novion, mercredi 5 novembre 2008 à 07:24 :: Au delà de Tokyo :: #407 :: rss
Nous avons opté pour le chemin de randonnée numéro 1, le plus fréquenté par les familles (nous y avons vu des poussettes mais avions choisi le porte bébé).
Il est possible de faire la première partie de l’ascension en funiculaire ou en télésiège (470 yens l’aller simple) mais en cette belle journée, mieux valait s’armer de patience (à vue de nez, 1 heure de queue).
Peu avant l’arrivée du télésiège nous avons pu observer les premiers momijis de la saison.
Nous aurions pu aller saluer les singes en liberté du Zoo Naturel et du jardin Botanique mais avons préféré monter directement au sommet du mont.
Le temple Yokuoin a été établi en 744. Niché sur le flanc de la montagne, c’est un lieu de pèlerinage très populaire, vénéré depuis plus de 200 ans.
Pour y accéder, nous avons choisi l’allée longeant ces sortes de sotoba (grandes planches de bois que l'on trouve près de la plupart des tombes sur lesquelles sont gravées des prières). Mais s’agit-il ici de sotoba ??
L'autre symbole du Mont Takao est le Tengu. Les tengus sont des dieux mineurs du folklore japonais représentés sous forme de corbeaux. On distingue le karasu tengu reconnaissable à sa tête et son bec de corbeau,
et le konoha tengu (ou yamabushi tengu) au long nez qui ne conserve du corbeau que les ailes. Il porte souvent un éventail de plumes à la main.
Les tengus sont un sujet populaire de l'art, du théâtre, et de la littérature japonaise. Ils jouent un rôle très important dans les fêtes religieuses japonaises tel que O-Bon. Ils peuvent communiquer sans ouvrir la bouche, se téléporter et s'inviter dans les rêves des vivants. Ces divinités moqueuses punissent les arrogants, arrivistes, orgueilleux, vaniteux. Ceux qui enfreignent les lois sont en général leurs cibles favorites.
Un peu plus loin, mes maigres connaissances en kanji (idéogramme japonais) m’ont tout de même permis d’identifier que ceci :
était un poteau d’orientation couleur locale (de gauche à droite : ouest, ouest-sud, sud-ouest).
La foule encore, pour parler d’un sujet tout autre : beaucoup de monde mais pas une poubelle. Et pourtant, aucun déchet ne traîne. Au Japon, c’est possible. Chacun garde sur soi ses emballages et les ramène à la maison.
Ces petites statues sont là pour rappeler à tous qu’il faut prendre soin de l’environnement. Ce sont les symboles japonais du nettoyage et du renouveau. Le temps étant dégagé, nous avons pu voir le mont Fuji dans la splendeur du soleil déclinant :
Au téléobjectif, on distingue bien la neige au somment.
Une belle journée donc mais vous l’aurez compris,
pour les momijis, il faut encore attendre bien que la chasse aux tampons soit déjà ouverte.
Pour y aller : depuis shinjuku prendre la Keio line jusqu’à Yakaosanguchi (370 yens), ou prendre la chuoo line et changer à Takao pour récupérer la Keio.
Pensez que la nuit tombe vite et que la forêt est sombre. Au retour nous avons pris le chemin de randonnée 6 (à ne pas faire avec de jeunes enfants) pour voir les chutes Biwa mais rattrapés par l’obscurité nous ne nous y sommes pas arrêtés…
Site en français : ici.
Commentaires
1. Le mercredi 5 novembre 2008 à 23:55, par chouka (timide)
Ajouter un commentaire