Encore un billet “bouffe”. Ce mois-ci sera donc gastronomique. Pour conclure le séjour de nos visiteurs d’octobre, nous avons testé un restaurant spécialisé dans la viande de bœuf et en particulier dans le shabu-shabu. Le shabu-shabu (しゃぶしゃぶ) est une variante du sukiyaki (sorte de fondue japonaise).
Shabu-shabu est l’onomatopée de la viande plongée dans le bouillon chaud. Mon beau-père dirait qu’il s’agit de l’onomatopée d’une personne parlant avec un chewing-gum dans la bouche (ça bout, ça bout).
Le shabu-shabu traditionnel utilise seulement de fine tranches de bœuf, mais le porc peut être utilisé. La viande est accompagnée de tofu et de légumes comme le chou chinois, les negis, les chrysanthèmes légumes et les champignons coupés finement.

Les ingrédients sont plongés dans un bouillon en ébullition puis trempés dans deux sauces froides. L’une, le gomadare, parfumée au sésame, est obtenue en mélangeant la sauce de soja au sésame finement broyé. L’autre, le ponzu, est un mélange de jus de yuzu ou d’orange amère et de shoyu (sauce soja).

Les restaurants spécialisés utilisent un bouillon de bœuf et de légumes, mais un bouillon d’algue kombu est également courant.
Le récipient traditionnel dans lequel se fait la cuisson est un pot chinois en anneau avec une cheminée au centre (le huo guo zi).

Une grande casserole sur un réchaud suffit amplement.
Une fois toutes les victuailles épuisées, le bouillon restant peut être utilisé pour faire cuire des nouilles. Notre repas fut donc délicieux mais bien copieux d’autant plus que le samedi soir, le restaurant Imahan, où nous nous sommes rendus, propose un menu shabu shabu avec mises en bouche

Sushi de viande

Et un sorbet en dessert.
Miam miam miam...