Romans
Par Sophie de Novion, mercredi 9 juillet 2008 à 08:57 :: Culture et traditions au Japon :: #340 :: rss
- Les dunes de Tottori de Nishimura Kyōtarō (1982)

Pour éponger une partie de son déficit, la Compagnie nationale des chemins de fer japonais organise des excursions surprises d’un WE dites «train du Mystère». Personne n’en connait la destination, cette interrogation constituant un des attraits majeurs de l'affaire. La formule a un tel succès qu'il faut s'inscrire quatre mois à l'avance.
Parmi les visites surprises, figure souvent celle des célèbres dunes de Tottori. Mais un jour, les 407 voyageurs du « Train du mystère » sont enlevés par des truands qui exigent... un milliard de yens de rançon.
Les inspecteurs Honda et Totsugawa enquêtent. Parviendront-ils à empêcher l'exécution des otages, à récupérer le convoi disparu et à arrêter les gangsters avant que les parents des voyageurs ne découvrent l'horrible tragédie ? Telles sont les prémices de ce roman d'action, mais surtout de déduction, que nous propose l'un des plus grands maîtres du policier japonais.
J’aime bien les romans policiers en général et je n’ai eu aucun problème à rentrer dans l’histoire qui illustre de façon délectable la passion des japonais pour leur compagnie de chemin de fer, et la rigueur et le respect tout japonais des horaires.
- Kyoto de Yasunari Kawabata (1962)
Histoire de deux jumelles, très tôt orphelines, qui ont été élevées séparément. Elles ne se retrouvent qu'une fois devenues jeunes filles. Mais elles ont été formées par des milieux à ce point différents que, d'elles-mêmes, elles décident de ne plus se revoir.
Au-delà de ce thème très simple, c'est tout le drame du Japon moderne qui est le sujet de Kyôto : l'européanisation puis, après Hiroshima, l'américanisation accélérée d'une société qui avait jusqu'alors vécu sur des bases sociales, culturelles et morales entièrement autres.
Ce roman sobre et pur plaira aux amoureux de l’entente entre l’homme et la nature mais ennuiera ceux en attente d’action : « écrit en 1962, Kyoto est sans doute l’ouvre qui exprime le plus profondément le déchirement métaphysique et psychologique de l’écrivain japonais ».
Commentaires
1. Le lundi 14 juillet 2008 à 10:04, par Sabine (commentateur confirmé)
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