Ca a chauffé le WE dernier et pas seulement le thermomètre extérieur : petit Al a eu des poussées de fièvre dépassant les 40 ! Il est donc resté à la maison vendredi. D’autres symptômes étant apparus, nous avons décidé samedi de l’emmener chez le médecin. Habituellement, je vais chez un pédiatre qui est assez loin de la maison mais qui présente le double avantage de parler anglais et de suivre le calendrier vaccinal de la plupart des pays occidentaux dont la France. Ses tarifs sont très élevés et bien sûr, il n’accepte pas la sécu japonaise ; heureusement, nous avons une excellente mutuelle qui prend tout en charge.
Stan voulait qu’on trouve un médecin plus près pour ne pas avoir à courir dès le moindre petit bobo. Nous avons cherché sur un site spécialisé, l’adresse de médecins japonais parlant anglais. Après avoir éliminé ceux qui refusent de s’occuper de bébé, nous en avons sélectionné un. Tout compte fait, il n’était pas si près de la maison mais le site annonçait « daily conversation » ce qui suppose un bon niveau.
Bon, bien sûr, la réception était en japonais, sans surprise…. Et se serait mentir que de dire que je fus surprise de découvrir que le médecin lui-même ne parlait pas plus de 4 mots d’anglais. Il a réussi à nous dire qu’Al devait boire de la « sport drink ». Voilà ses seuls mots en anglais. Pour le reste, s’est Stan qui a géré tant bien que mal le déroulement de la visite.

Ordonnance en japonais : des petits sachets remplis de poudre dont on ignore tout. Au japon, les médicaments sont délivrés par le médecin. Il donne la juste quantité. Il n’y a donc pas de boîte avec de longues notices explicatives (de toute façon, ça ne nous aurait pas beaucoup servi en japonais !). Le médecin ne nous a rien donné pour la fièvre, nous avons donc continué à lui donner le doliprane ramené de France.

C’est ça aussi le japon : un pays de pointe mais où on ne traite pas la douleur et où le confort du malade, on s’en fiche pas mal. Nous ramenons donc à chaque séjour en France du paracétamol et autre ibuprofène… D’ailleurs ce que je redoute le plus au japon, outre les tremblements de terre s’est de devoir être hospitalisée…
Celui qui sera content de cette aventure, c’est notre mutuelle : avec la sécu japonaise, la consultation était gratuite (nous disposons d'une demie douzaine de bons pour Alexandre nous donnant droit à des consultations), nous n’avons payé que 1'300 yens pour les médicaments.
Notre pédiatre habituel prend 16 000 yens la consultation et le tarif des vaccins atteint des sommets (62 000 yens la visite pour les rappels de vaccination, glups !)

La bonne nouvelle : petit Al est guéri !