Les japonais utilisent 3 écritures différentes : les hiragana et les katakana qui sont des alphabets syllabiques, et les kanjis qui sont des idéogrammes chinois.

Les kanjis
Au 4ième siècle, les japonais sans système d’écriture, se sont approprié les caractères chinois. Certains caractères ont été pris pour leur sens, d’autres pour leur valeur phonétique : le début des problèmes.
Les prononciations issues du chinois, (lecture par le son), ont donné ce qu'on appelle les prononciations ON, tandis que les prononciations issues du japonais, (lecture par le sens) sont appelées KUN .
Pour corser les choses, il peut exister plus d'une lecture ON, suivant l'époque à laquelle elle fut introduite au Japon (le chinois ayant évolué), ou encore suivant la région de Chine d'où elle est venue. De même, il existe plusieurs lectures KUN. Dans certains cas, on dénombre 20 lectures différentes pour un même kanji…
Illustration pour ce kanji de première année :

Prononciation ON : shô ou jô, prononciation kun : ué, uwa, kami, a, noba.

Les hiraganas
Les hiraganas, comme les katakanas, ont été formés par inspiration d'un kanji de même son : ce sont donc des formes simplifiées de caractères chinois. Ils auraient été inventés par les femmes.
Ils permettent d’écrire les mots japonais auxquels ne correspond aucun kanji, telles que les particules grammaticales, les suffixes, les terminaisons grammaticales. Ils servent également à indiquer la phonétique d’un kanji peu connu.

  • Il existe 46 hiraganas de base auxquels peuvent s'ajouter des doubles traits ou des petits ronds.
    Exemple : TE" se prononce DE, ou encore HA° se prononce PA.
  • Il existe également des associations d'hiragana pour former les syllabes supplémentaires : SHI + ya se prononce SHA ou RI + yo se prononce RYO.

  • Les voyelles doubles :
    hâ s'écrit haa,
    hî s'écrit hii,
    hû s'écrit huu,
    hê s'écrit hei,
    hô s'écrit hou
  • Les consommes doubles : pour doubler une consomme, on lui fait précéder un petit "tsu" つ.

Les katakanas :

Ils sont utilisés dans le système d'écriture japonais pour les mots et noms étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Ils peuvent également servir à mettre en valeur dans un texte des mots qui s'écrivent normalement en kanjis ou en hiraganas.
Illustration avec mon nom :
ソフィ (sofi)
デノビオン (dé nobion) Le V n'existe pas

La construction de cet alphabet est le même que celui des hiraganas. Il existe 46 caractères de bases, auxquels viennent s’ajouter 18 autres correspondant à des sons qui n’existent pas dans la langue japonaise.

Appréciez le subtil de ces quelques caractères :
N : ン  et SO : ソ
SHI : シ et TSU : ツ
KU : ク et KE : ケ
ME : メ et NA : ナ
Soyez attentif, ce ne sont pas les mêmes!