(fêtes des enfants, fêtes des garçons par opposition au 3 mars (fêtes des filles)

L’élément le plus représentatif de cette journée est la carpe (koi), symbole de bravoure donné aux petits garçons pour qu’ils deviennent aussi courageux et fort qu’elle. On les retrouve un peu partout : dans la cour de la crèche bien sûr,

mais aussi dans les jardins privatifs accrochés à des mats (koi nobori), les magasins.

Il y a toujours au minimum 3 carpes : la plus grande en noir représente le père suivi d’une carpe rouge pour la mère et d’une ou plusieurs autres petites carpes en fonction du nombre de garçons.
De même que pour Hina masturi, les familles aisées installent une estrade à trois niveaux sur laquelle elles placent des poupées à l'image de héros légendaires, une réplique miniature d'armure de samouraï, avec un arc, des flèches, un sabre, un casque (kabuto), une bannière en soie portant les armoiries familiales, etc ...) ainsi que les objets du culte shintô nécessaires pour invoquer les kami de la guerre. Ces éléments décoratifs coutent une véritable fortune.
Comme c’est aussi l’époque de la floraison des iris, cette fleur est très présente pendant la fête. Dans certaines familles, on fait prendre aux garçons un bain parfumé à l’iris. Certaines pâtisseries utilisent même les feuilles comme enrobage (chimaki) et les enfants sont parfois autorisés à boire du saké aromatisé à l’iris. Une autre pâtisserie associée à cette fête est le kashiwa mochi, un mochi enveloppé dans une feuille de chêne.
Sumiko san nous avait offert un ravissant koi nobori l’année dernière. Cette année, Alexandre s’est vu offrir deux jolies petites boîtes contenant de délicieuses gaufrettes.

De mon côté, je lui ai confectionné des carpes et un casque de samouraï (kabuto) en origami.