Le vélo fait partie du paysage urbain de Tokyo. Il est omniprésent. Pour un scooter, combien de vélo compte-t-on?

Quand nous avons emménagé à Tokyo, nous avions placé dans le container mon vélo. Très vite, nous nous sommes rendus compte qu’il n’était pas du tout adapté à cette ville. La première chose à savoir est que tous les vélos doivent être immatriculés. Cela pour deux raisons : les contraventions et les vols. Ensuite, un vélo doit être équipé d’une béquille car il n’est pas question de le poser contre un mur ou sur la marche du trottoir.

Avec l’entrée d’Alexandre en crèche, est venue l’occasion de m’acheter un vélo. Voici l’acquisition.

Je l’ai acheté à l’occasion d’une sayonara sale : des expats qui repartent et revendent ce qu’ils n’emportent pas. Très pratique. Bien que son ancienne propriétaire l’ait jugé trop petit, je le trouve plutôt grand. Surtout que les japonais en moyenne ne sont pas spécialement grands. Je le trouve aussi très lourd. L’anti vol en revanche est très pratique.

Mes premiers essais furent catastrophiques : j’avais l’impression de ne pas réussir à maintenir le guidon droit. J’ai rapidement pris le pli mais je préfère éviter les trottoirs encombrés. Cette expérience m’a permis de comprendre pourquoi, les japonais paraissent si dignes même à vélo. Cela tient tout simplement à la forme de leur vélo. Une fois dessus, on est assis comme sur une chaise, les coudes contre le corps d'où la gène du début.
Cependant, je généralise, car il existe une diversité impressionnante de vélo. Jugez donc (toutes les photos sont des vélos d’adultes)
Vélo pliable :

Vélo à grand guidon :

Vélo à armature renforcée :

Vélo à petites roues :

Tricycle :

Tout ça prend de la place. Le moindre espace est donc utilisé :

L’effet domino : une scène très courante en hiver et lors de la saison des typhons :

La police veille :

Et pour finir, illustration du vélo pliable :