Mi novembre, le Japon mettait en place un contrôle des étrangers arrivant sur le sol de l’archipel. L’empreinte des deux index corroborée à une photo numérique prise sur le vif aux postes frontières. Le contrôle biométrique qui semblait de la science-fiction il y a encore quelques années est devenu une réalité. Les Etats-Unis semblent relever ce qui s’apparente à un défi puisqu’ils mettent en place dans six Etats le contrôle à partir des dix doigts. Malheur à celui qui ne les aurait pas tous...

Et chez nous ?

Aujourd’hui, l’obtention d’un Visa Schengen nécessite un certain nombre de pièces justificatives et coûte le « modique somme » de 60 euros pour un court séjour (inférieur à 90 jours) et 100 euros pour les longs séjours.

La France et les autres pays européens membres de l’Espace Schengen s’apprêtent à mettre en place des dispositions similaires au Japon d’ici le 1er trimestre 2009, dans le cadre de V.I.S. (Visas Information Schengen). Les entrées et sorties seraient contrôlées grâce aux identifiants biométriques: empreintes digitales ou iris de l'œil.

Pour éviter des files interminables aux frontières européennes, Bruxelles envisage une procédure presque automatisée pour "les voyageurs de bonne foi" qui franchissent les frontières régulièrement et acceptent qu'on enquête sur eux et prenne leurs éléments biométriques. Cette proposition viserait les ressortissants des pays qui n'ont pas besoin de visa pour entrer dans Schengen, comme certains pays frontaliers de l'UE comme la Croatie ou les Etats-Unis et le Canada.

Ceux qui ont besoin de visa seront en effet déjà fichées dès le début 2009 par la base de données sur les visas (VIS) qui stockera photo et empreintes digitales. Le consulat sera ainsi informé en temps réel des précédentes requêtes effectuées par le demandeur de visa, qui ne pourra plus multiplier les demandes auprès de consulats différents.

Le VIS partagera la même plateforme informatique que le Système d'information Schengen (SIS), qui comprend notamment les personnes indésirables ou recherchées dans l'espace Schengen, et sera mis à jour également en 2009.

A plus long terme, on estime même qu'il est "temps de réfléchir" à la mise en place d'une "autorisation électronique de voyage", comme cela existe en Australie et prochainement aux Etats-Unis.

Le voyageur sans visa devrait faire une demande par internet avant de prendre l'avion pour savoir s'il est le bienvenu en Europe.